Publié le 16 Octobre 2013

Partials

Un virus. La guerre contre les Partials – ces êtres mi-humains, mi-robots – a décimé la population. Seuls quelques milliers retranchés à Long Island ont survécu. Et le virus mystérieux – le RM – les tue petit à petit. Chaque nouveau-né vit moins d’une journée si ce n’est quelques minutes. La race humaine s’éteint inexorablement et aucun médecin n’a de remède. Un espoir. Dans cette atmosphère désespérée, Kira, jeune interne en médecine, a une nouvelle hypothèse. Pourquoi les Partials sont-ils naturellement immunisés contre le RM ? Et si la solution venait de l’ennemi juré lui-même ? Une héroïne. Kira se lance alors dans une expédition au risque de devenir une hors-la-loi. Infiltrer les Partials, en capturer un et le ramener à long Island pour l’étudier et peut-être, trouver un antidote. Mais le pari est risqué : soit elle réussit et sauve l’humanité, soit elle échoue et sera considérée comme une terroriste par son propre gouvernement. À moins que ce soient les Partials eux-mêmes qui ne la tuent…

Quand j'ai reçu ce livre, je ne savais pas trop à quoi m'attendre. Je ne connaissais pas l'auteur et je dois avouer que le sujet ne m'inspirait guère. Mais finalement, après avoir lu quelques chapitres, j'ai été complétement happée par l'intrigue et j'ai terminé ce roman en moins d'une journée. Pour tout dire, je n'apprécie pas les bandeau en papier sur les livres avec des phrases accrocheuses telles que " La dystopie la plus passionnante depuis Hunger Games" mais pour une fois, je dois avouer que c'était vrai ! Non seulement ce roman est absolument captivant mais en plus, la réfléxion mise en place par l'auteur est vraiment intéressante.

Kira a 16 ans et vit à Long Island avec le peu de survivants de la race humaine qu'il reste encore sur Terre. En effet, après avoir crée des êtes mi-humains, mi-robots, la civilisation humaine s'est faite écraser par ces créatures et mourut presque entièrement d'un virus appellé RM. Les survivants semblent y être immunisés mais par leurs enfants, qui meurent tous dans les heures qui suivent leur naissance. Kira, interne en médecine et spécialiste du virus va tous faire pour essayer de trouver un remède à ce fléau, même si cela veut dire entrer en terrain Partials pour y trouver la réponse à ses questions.

Le récit est haletant, palpitant et très bien construit. J'ai apprécié le découpage en trois parties distinctes et le rythme apporté par l'auteur. Il y a très peu de temps morts pendant ce roman et je ne me suis pas ennuyée un seul instant. L'ensemble du roman est développé sur une intrigue fort intéressante et particulièrement bien travaillée. On voit que Dan Wells maîtrise son sujet (parfois même un peu trop bien, certains passages, un peu trop scientifiques à mon goût, m'ont un peu perdus, je dois l'avouer) et de fait, le lecteur se retrouve complétement embarqué dans cette histoire un peu post-apocalyptique.

Un des gros points forts de ce roman est vraiment cette aspect "dystopie", basé sur sur des postulats scientifiques que nous connaissons tous (les progrès de la robotique et de la science moderne), ce qui apporte véritablement un côté très réaliste au roman. Plusieurs fois dans le roman, je me suis dis : "ça pourrait vraiment arriver tout ça dans quelques années !". Gros point positif également pour les réflexions éthiques développées par l'auteur : un être mi-humain, mi-robot doté d'une conscience est-il considéré comme un être à part entière ? La fin justifie-t-elle les moyens quand il s'agit de sauver l'espèce humaine ? Les femmes n'ont-elles plus le droit de disposer de leur corps dans de telles conditions ? Bref, autant de questions que le lecteur se pose au fil des pages.

Mais il ne faut pas oublier que ce roman est avant tout un divertissement et Dan Wells a réussi d'une main de maître à me balader de pages en pages sans que j'arrive à voir où il voulait en venir. Si certains points sont assez prévisibles quand même (un gouvernement pourri est un peu la base des dystopie jeunesse du moment), le reste, notamment les révélations finales m'ont particulièrement surprise et je dois dire que je dois me faire violence pour ne pas me jeter tout de suite sur le tome 2, qui est déjà sorti en VO.

Petit point sur les personnages qui sont, là encore, bien travaillés. Même si certains sont plus attachants que d'autres (notamment Samm, mon chouchou du roman), ils fonctionnent très bien entre eux, une bonne dynamique s'installent entre eux et j'ai hâte de voir ce que la suite des aventures de Kira leur réservent.

Quelques mots enfin sur le style de Dan Wells, que je découvrais avec ce roman. Une plume dynamique, légère, assez simple mais très graphique. On se croirait presque transporter dans ce monde violent. Une jolie découverte.

Partials est un gros coup de coeur ! Une dystopie détonnante, qui va vous captiver du début à la fin et vous faire vibrer avec ses personnages ! Bref, si vous ne l'avez pas encore dans votre bibliothèque, courez chez votre libraire vous le procurer et jetez-vous dessus !

 

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Partials de Dan Wells
Titre VO : Partials
Dystopie, Jeunesse - Editions Albin Michel - 522 pages

Où l'acheter : Partials

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère de la dystopie

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Publié le 13 Octobre 2013

Rencontres Karen Rose

(Photo de Valérie d'Onirik - Passez la souris sur l'image pour lire la légende)

Vendredi 04 octobre dernier, j'ai été invitée à Paris pour rencontrer l'auteur de thriller romantique : Karen Rose, par la maison d'édition qui la publie : Harlequin. Ce fut l'occasion de rencontrer quelques blogueuses absolument adorables : Karen du Boudoir Ecarlate, Melisande de Accroc des livres et Valérie d'Onirik, ainsi que l'équipe tout aussi sympathique des éditions Harlequin. Une rencontre en petit groupe, ce qui était vraiment un plus car nous avons pu dialoguer avec Karen Rose et poser toutes les questions qui nous passaient par la tête !

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(Photo de Melisande d'Accroc des livres - Passez la souris sur l'image pour lire la légende)

 

Et bien sûr, ce fut aussi la rencontre avec une auteure absolument géniale ! Drôle, bavarde, captivante, Karen Rose est une femme pétillante, un écrivain passionné et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle sait parfaitement donner envie aux lecteurs de découvrir son univers et de se jeter sur ses romans !

Une rencontre courte, une heure, dans un cadre magnifique : Le dôme du Marais, dans le 4ème arrondissement de Paris, mais une superbe rencontre ! J'en garde un très très bon souvenir et j'espère que je pourrais vraiment renouveller l'expérience en compagnie des éditions Harlequin, car nous avons été accueillies avec beaucoup de chaleur.

 

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(Photo de Karen du Boudoir Ecarlate - Passez la souris sur l'image pour lire la légende)

 

Karen avait fait un enregistrement audio de notre rencontre et me l'a très gentimment envoyé pour que je puisse le traduire. Vous pouvez donc lire le compte-rendu de notre interview groupée de Karen Rose ! Attention, c'est assez long, Karen Rose est une petite bavarde ! Mais quel plaisir de l'écouter !

 

Karen : Quelle matière avez-vous enseigné ?

Karen Rose : Je n'enseigne plus désormais. J'ai arrêté en 2006. Comme j'étais professeure dans une petite école, j'enseignais beaucoup de matières différentes dont les mathématiques, la physique et la chimie. Pendant quelques années, j'ai également enseigné la lecture et l'écriture, ce qui est vraiment très difficile à enseigner ! C'est beaucoup simple de le faire directement !

 

Evy : Donc, vous avez abandonné votre carrière de professeure pour devenir écrivain ?

Karen Rose : Eh bien en réalité, je devais plutôt enseigner pour gagner ma vie tout en écrivant. J'ai exercé le métier d'ingénieur pendant de nombreuses années et j'adorais ça. […] Donc non, je n'ai pas abandonné ma carrière de professeur. C'était juste un moyen pour moi de payer mes factures. Mais j'ai beaucoup apprécié faire cela, j'ai passé de très bon moment pendant ces années d'enseignement. Mais c'était très difficile car j'ai écris 6 livres tout en travaillant à plein temps et j'étais fatiguée, très fatiguée. J'attendais même avec impatience de démissionner pour pouvoir écrire à plein temps et pouvoir enfin dormir.

 

Karen : A quoi ressemble une journée typique de Karen Rose ?

Karen Rose : Je suis tellement heureuse que mon mari ne soit pas là en ce moment, car il vous donnerait une réponse totalement différente de celle que je vais vous donner et elle ne serait pas très flatteuse [Rires]. En fait, je suis une auteure compulsive, j'écris sans m'arrêter jusqu'à ce que le livre soit terminé. Ce livre-ci, Dors bien cette nuit, je l'ai fini en 17 jours. Ça a été le livre le plus rapide que j'ai écrit et depuis j'espère en écrire un autre aussi rapidement mais ce n'est jamais arrivé. Je vais tout simplement écrire jusqu'à ce que j'ai terminé. Je connais des auteurs qui écrivent 8 heures par jour et pour être honnête, je serais prête à payer pour être capable de faire la même chose, n'écrire que 8 heures par jour et avoir une vie à côté, des amis...J'écris dans mon bureau et quand mes amis me voit rentrer dans “ma cave”, ils savent que je ne vais pas en ressortir avant un mois ou quelques semaines au moins. Je sors pour mes enfants bien sûr, mais ils sont à l'université maintenant donc...La dernière fois que j'en suis sortie, une de mes amies avait déménagé et tout plein d'autres choses se sont passés et je me suis dit : “Oh, mais combien de temps est-ce que je me suis coupée du monde ?”. Cela faisait presque 2 mois en réalité. Le temps passe vraiment vite lorsque l'on écrit. C'est de cette façon que j'écris, je me laisse portée par l'histoire. Donc non, pas vraiment de journée typique. J'écris, j'écris, j'écris et après je rattrape le temps perdu, avec mes amis, mes animaux, les factures, les projets, le ménage.

 

Valérie : Oh non, le ménage, c'est pour votre mari ! [Rires]

Karen Rose : Mais oui, c'est lui qui le fait ! Enfin, plus tellement maintenant, mais c'est lui qui fait toute la cuisine. C'est lui qui m'apporte mes repas dans mon bureau aussi. Quelques fois, il ouvre juste la porte et me laisse un petit plateau. Mais oui, il fait beaucoup de choses. C'est lui qui gère la maison quand je suis dans “ma cave”.

 

Valérie : Une vrai cave ? Comme Batman ?

Karen Rose : J'aimerais bien ! Ça serait cool ! Mais non, c'est simplement une pièce toute simple avec un bureau, des étagères, des masques. Je collectionne les masques et les statues hideuses. Tous les murs de mon bureau sont remplis de statues. J'ai beaucoup voyagé grâce à ma précedente carrière et à chaque voyage, j'achetais une statue. Les plus moches, c'était le mieux ! Et je les ramenais à la maison.

 

Valérie : L'année prochaine, si l'on se revoit, on vous apportera une statue très moche. Une statue française.

Karen Rose : Comme une gargouille ou quelque chose comme ça ? Super. J'ai déjà trois gargouilles sur mon mur, qui me regardent constamment, mais pas des françaises. […]. J'ai aussi beaucoup d'animaux de compagnie. J'ai un chat. Mais nous avons l'habitude d'en avoir plusieurs qui vont et viennent. Mais la plus vieille des chattes que j'ai eu s'appelle Bella et elle est présente dans un de mes livres. Elle a même reçu du courrier de fans ! Et puis, nous avons aussi Lucky et Thor, qui sont des chiens. Thor est un très très gros chien (il fait 48 kg). C'est un très beau chien noir, mais on ne peut jamais le prendre en photo car il disparait tout le temps ! Mais c'est un gros bébé de presque deux ans maintenant. Et finalement, j'ai aussi des chevaux. C'est quelque chose de nouveau chez moi, nous faisons des sauvetages de chevaux avec une association. A cause de la crise, beaucoup de propriétaires de chevaux ont perdu leur terrain sur lesquels les chevaux vivaient et se nourrissaient et du coup, le chevaux commençaient à mourrir de faim alors on les a récupéré et pris soin d'eux.

 

Valérie : Combien de chevaux avez-vous ?

Karen Rose : J'en possède un, qui n'a pas été sauvé. C'est un très beau cheval, que l'on pourrait voir dans un western par exemple. Au cours des deux dernières années, on a sauvé cinq chevaux. C'est comme vivre son rêve de petite fille. On les soigne, on s'occupe d'eux et ensuite on les revend, pour un doller symbolique à de bonnes familles. Nous avons perdu deux chevaux et ce fut vraiment très triste. L'un d'eux s'appellait Patrick et était un descendant du très célèbre Secretariat. Un été, juste avant mon premier voyage à Paris, il y a eu des innondations, le pré dans lequel Patrick se trouvait a été innondé et des serpents sont sortis de la terre et l'on mordu...On a essayé de le sauvé pendant deux mois après cela mais finalement on l'a laissé partir et j'en ai pleuré pendant deux jours. Mais la plupart du temps, on peut tous les soigner et les placer dans de bonnes familles. Il y a des milliers de chevaux dans le besoin, on ne peut pas tous les sauver, mais on peut en sauver quelques uns. D'ailleurs, dans un de mes romans, qui n'a pas encore été traduit en français, l'héroïne a des chevaux et pratique la thérapie équestre car cela l'avait beaucoup aidé lorsqu'elle était enfant et avait subi un grave traumatisme.

 

Evy : Faites-vous beaucoup de recherches avant d'écrire vos romans ?

Karen Rose : Un peu. Enfin, je n'en fais pas tellement avant d'écrire. Si il arrive un moment lorsque j'écris où j'ai besoin d'une information, je vais aller faire quelques recherches mais sinon non. Il y a eu néanmoins un livre pour lequel j'ai fais beaucoup de recherches : Je te volerai ta mort. Une fois, pour des recherches justement, j'ai fais une visite à la morgue...On ne sait jamais ce qui peut devenir un livre, une histoire ! J'ai des amis qui ont une tasse sur laquelle il est écrit : “Faites attention à ce que vous faites, vous pourriez attérir dans un de mes livres !” et c'est vrai !

 

Valérie : Si j'étais un auteur, tous mes ennemis seraient dans mes livres !

Karen Rose : Oh mais tu peux faire ça ! Mais tu dois faire très attention à bien les déguiser pour qu'ils ne se reconnaissent pas ! Cela m'est déjà arrivé de prénommer un criminel dans un livre d'après le nom des ex-mari de mes amies, pour qu'elles puissent les voir mourir à la fin. Enfin, ce n'est pas vraiment leur ex-mari, juste une petite ressemblance ! Dans mon 4ème livre (qui n'est pas encore sorti en France) Nothing to fear, il y a un personnage qui porte le nom, juste le nom, de l'ex-mari de ma meilleure amie et il meurt d'une façon horrible à la fin et mon amie m'a dit “Oh je t'aime Karen merci !”. Du coup, maintenant, j'ai un liste, donnée par mes amies, de noms pour des personnages à tuer, mais cela doit être fait en tout discrétion !

 

Karen : Pourquoi aimez-vous écrire de la romance ?

Karen Rose : Et bien, j'ai commencé avec de la romance. Mon tout premier roman, que personne n'a jamais vu et qui est un très mauvais livre (c'était mon coup d'essai), est une romance. Et la raison pour laquelle j'ai commencé à lire des romances fut pour les fins heureuses. Quand on commence une romance, on nous promet une fin heureuse, c'est le contrat que l'auteure passe avec son lecteur. Quand j'ai commencé à en lire, mon mari avait un cancer et on ne savait pas si il allait s'en sortir, ma fille n'avait que 6 semaines et j'étais en congé maternité. Puis, j'ai dû retourner au travail et je devais énormement voyager et je détestais prendre l'avion. En plus, à ce moment là, je voyagais en me disant que mon mari malade était avec mon bébé à la maison et j'avais peur qu'il ne se passe quelque chose donc j'ai commencé à lire des romances dans l'avion pour ne pas avoir peur de le prendre et les fins heureuses étaient ce que j'attendais le plus, ce dont j'avais besoin à ce moment là. Je savais qu'à la fin, les personnages allaient etre heureux et c'était l'essentiel, c'était reconfortant. Je dis toujours que dans mes livres, le héros et l'héroïne ne risquent rien, ils vont vivre, pareil pour les enfants et les animaux, et pour tous les autres advienne que pourra ! Ils y aura toujours une fin heureuse dans mes livres, pour au moins deux personnages. Sinon, j'apprécie beaucoup les romances avec des vampires.

 

Karen : Vraiment lesquelles ? J'ai lu que vous aimiez La confrérie de la dague noire. Quel est votre personnage préféré ?

Karen Rose : Zadist. Mais je trouve que les derniers romans de J.R Ward sont un peu moins passionnants que les premiers. Mais je les ai tous adoré !

 

Karen: Avez-vous déjà écrit une romance Men to Men ?

Karen Rose : Non. Je mettrais peut-être en scène un couple gay dans un de mes livres mais non pour le moment rien de concret. Car normalement, j'écris ce que je crois pouvoir écrire de façon crédible. J'adore lire ces romances mais je ne pense pas pouvoir en écrire. De la même façon, je ne pourrais jamais écrire un roman se passant à New York ou Los Angeles car je n'y ai jamais vécu, je ne connais pas la façon de parler de leur habitants, leur coutume. Je suis du Mid-West alors j'écris sur des villes que je connais. […] Avez-vous lu la dernière série de JR Ward ? La série de anges ?

 

Karen : Oui!

Karen Rose : Nanili Singh est mon autre auteure favorite.

 

Karen : Quelle est votre saga préférée de cette auteure ?

Karen Rose : Je les adore toutes mais je préfère celle sur les Archanges ! J'adore cette auteure. Je la connais bien et parfois elle m'envoit même ses livres ! Comme nous avons la même maison d'édition (Penguin), j'ai la chance de pouvoir lire ses livres avant leur sortie. Je garde ces livres (et ceux de Ward) comme des récompenses après avoir terminé un de mes romans !

 

Valerie: Pourquoi est-ce que vous n'écrivez pas vous-même de la romance paranormale ?

Karen Rose : Je le ferais peut-être ! J'ai beaucoup de contrats pour écrire des thrillers mais j'aimerais bien être en avance dans mon programme d'écriture pour avoir le temps d'écrire une romance paranormale.

 

Valerie : Avec des vampires ? Ou d'autres créatures ?

Karen Rose : J'ai une autre idée ! Mais je la garde sécrète ! Mais j'adorerais avoir le temps d'écrire ce genre de roman. J'adore écrire mes thrillers et je sais que c'est ce qui paye mes factures mais... J'ai aussi commencé à écrire des nouvelles (qui servent d'intermédiaires entre certains romans) qui sont sorties uniquement en format ebook. Car parfois, j'ai une intrigue un peu trop longue pour certains tomes et je dois couper certaines parties de mes livres qui deviennent ensuite des nouvelles ! Donc voilà, peut-être qu'un jour je pourrais écrire une romance paranormal, mais pas dans l'immédiat.

 

Evy : Je suis curieuse de la manière dont vous écrivez vos livres ? Est-ce que vous vous inspirez de faits divers que vous lisez dans les journaux ou c'est juste votre imagination ?

Karen Rose : Cela arrive que je m'inspire d'un fait divers mais c'est toujours très librement inspiré ! Quelques fois, c'est juste une idée qui me vient ou alors je commence avec un personnage. Comme avec La proie du silence dont le héros est Daniel Hunter. Je recevais des courriers de lecteurs me demandant quand Daniel aurait son propre roman, donc j'ai commencé à me demander ce que je pourrais dire sur ce personnage. En plus, j'avais peur de décevoir mes lecteurs qui attendaient depuis longtemps pour ce livre. Et une amie, qui avait lu tous mes romans, m'a aidé à mettre mes idées en ordre et avec mes scènes de combat (elle est très bonne avec les armes et fait du karaté). D'ailleurs, le criminel dans ce livre est inspiré de quelqu'un que j'ai rencontré dans un café. C'était pendant l'été et comme je n'arrivais pas à écrire chez moi à cause de mes enfants, j'ai décidé d'aller dans un café (ce qui n'était pas une bonne idée, car le café est un endroit très bruyant dans la journée) et j'ai rencontré un couple qui se trouvait devant moi. C'était un premier rendez-vous et la jeune femme s'était faite toute belle. Et cela se voyait que l'homme ne voulait que la ramener chez lui pour la mettre dans son lit. Et ça m'a choqué de voir à quel point les gens parlent fort dans un café comme si personne ne les écoutait, mais moi je les écoutais ! C'est la même chose quand les gens parlent au téléphone, on entend tout sorte de choses. Et alors que j'écrivais, j'ai pensé : “si j'étais une criminelle, je pourrais me faire beaucoup d'argent avec ça ! Je pourrais les faire chanter” et c'est de là qu'est venue l'inspiration pour ce méchant, qui va devenir un maître chanteur. […]. Donc oui, j'ai eu cette idée à partir de la réalité. D'autres fois, ça vient de quelque chose que je vais lire dans les journaux. En réalité, j'ai une vie très ennuyeuse mais les gens que je connais ont une vie plus palpitante que la mienne alors c'est plus de cela dont je vais me servir. […]

 

Evy : Je suis en train de lire Elles étaient jeunes et belles et je n'arrête pas de me dire : “on dirait vraiment une vraie histoire, ça pourrait arriver !”.

Karen Rose : Merci ! Ce roman là est vraiment intéressant. C'est mon deuxième roman et au moment d'écrire le trame, j'ai pensé à une histoire de cambriolage de banque. Mais mon éditrice n'en voulait pas alors je lui ai demandé ce qu'elle voulait et elle m'a répondu : “Je veux un sérial killer !”. Je ne pensais pas que cela intéresserait les lecteurs mais elle m'a convaincu du contraire et ce fut mon premier roman mettant en scène un tueur en série.

 

Evy : C'est vraiment très captivant. J'ai l'impression de lire un très long épisode d'Esprits Criminels ! J'aime beaucoup la façon dont on suit les différents personnages et pas seulement le narrateur mais aussi le tueur, la famille, etc.

Karen Rose : Oui les différents points de vue ! C'est ce qui m'a toujours marqué quand j'étais petite et que je lisais des livres, c'est que généralement on ne parlait pas des familles des détectives, on les voyait juste élucider le crime. Mais ces personnes ont des proches, des amis, des animaux, un travail, des voisins très embêtants, comme dans ce roman. Mais j'ai adoré écrire ce roman. Je suis d'ailleurs devenu enseignante après avoir écrit ce roman. Mais je n'ai pas dis à l'école que j'étais une auteure parce que justement dans Elles étaient jeunes et belles, l'héroine est une prof qui insulte le proviseur. Mais c'était très drôle car je ne pensais pas que mes collègues et supérieurs étaient au courant. Quelques mois après le début de ma carrière de professeur, ce livre est devenu un best-seller (mon premier) et je n'en n'ai parlé à personne. Un peu plus tard, l'école a voulu mettre en place un cours d'écriture et je voulais l'enseigner mais sur papier, je n'avais pas vraiment les compétences requises, donc j'ai décidé de tout avouer à la principale en lui disant : “Je peux enseigner cette matière et il y a quelque chose que je dois vous avouer quelque chose.” On m'avait conseillé de ne pas parler du fait que j'écrivais car dans mes livres, il y a de la violence, des insultes et du sexe et j'avais peur de me faire renvoyer, étant donné que j'enseignais dans une toute petite école assez stricte. Alors quand j'ai décidé de le dire à la principale, elle m'a répondu “Oh j'étais déjà au courant, j'attendais juste que tu m'en parles !”

 

Mélisande : Quel est votre livre préféré et pourquoi ?

Karen Rose : Des miens ou des autres auteurs ?

 

Mélisande : Des votres !

Karen Rose : J'aime beaucoup Dors bien cette nuit car c'est vraiment le livre que j'ai eu le plus de facilité à écrire. L'autre que j'apprécie beaucoup est Et tu périras par le feu, car c'est le premier livre que j'ai écrit sans avoir vraiment rien planifié et au fur et à mesure que j'écrivais, des personnages et des histoires me tombaient dessus naturellement. Ça m'a rappellé mes débuts d'auteure, quand j'écrivais pour moi-même et que je ne savais pas ce qui allait se passer dans la suite de mes intrigues.

 

Karen : Il y a beaucoup de critiques de la part des amateurs de thrillers qui disent que les romances suspense ne sont pas de vraies thrillers. Qu'aimerez-vous répondre à ces détracteurs ?

Karen Rose : Hum, c'est aussi que question que l'on me pose chez moi. Aux Etats-Unis, mes livres sont classés en “Romantic Suspense”. Et j'ai remarqué que les lecteurs de romance vont volontiers lire des thrillers mais que l'inverse n'était pas souvent vrai. Il y a de vrais préjugés contre la romance parfois. Je ne sais pas si c'est la même chose en France, mais aux Etats-Unis, plus de la moitié des livres vendus dans le pays sont des romances. Dans les librairies, il y a plus de romances vendus que tous les autres genres réunis. La plupart des critiques envers ce genre sont que la romance, c'est prévisible et que j'aime répondre à cela c'est “que penseriez-vous si vous achetiez un roman d'horreur qui ne fasse pas peur ? Un western qui se passe dans le New York contemporain ?! Ça vous surprendrez et vous n'aimeriez peut-être pas”. Quand on lit de la romance, oui, on sait comment ça va finir, mais c'est le genre qui veut ça. C'est tout l'intérêt des genres et classificitations. Je pense vraiment que le Romantic Suspence est un des genres les plus intéressants et mettant en scène des personnages très intelligents. […] D'ailleurs, je pense vraiment que les criminels dans mes romans sont des personnages très intelligents mais que les héros doivent l'être encore plus qu'eux ! Et si le criminel n'est pas aussi intelligent qu'il n'y parait, alors le livre ne serait pas aussi intelligent. Et je pense que les lecteurs de romance sont des gens sophistiqués qui savent ce qu'ils aiment lire, tout comme les lecteurs de thrillers ou de romans d'horreur. Et je remercie chacun d'entre eux. Je suis d'ailleurs une lectrice comme cela !

 

Karen : Avez-vous eu des retours de lecteurs qui, à la base, n'avaient jamais lu de thrillers mais ont lu un de vos romans et qui l'ont aimé ?

Karen Rose : Oui absolument ! Je reçois des lettres de ces lecteurs là ! Je pense vraiment que la romance met en avant le suspense. Dans un bon roman de romantic suspense, les histoires sont tellement liées que si vous en enlevez une, le livre s'écroule. Le héros et l'héroïne se rencontrent et interagissent grâce au criminel. Si le criminel n'est pas là, personne n'est là ! Il est vraiment important et c'est lui qui va mettre en place l'action. C'est pour capturer ce criminel que les héros dépassent leur peur, grandissent, etc. D'ailleurs, si le roman, romance ou thriller est vraiment bon, le lecteur doit pouvoir se dire que le criminel est si intelligent qu'il peut vraiment s'en tirer sans se faire prendre ! C'est ce que j'aime lire et j'espère que c'est ce que j'écris. Je pense vraiment que le romantic suspence, en tant que genre, est vraiment sophistiqué.

 

Valérie : Quels autres auteurs de romantic suspense aimez-vous lire ?

Karen Rose : J'aime beaucoup lire Lisa Gardner, c'est vraiment une auteure très intelligente. C'est une de ces personnes qui a l'air tellement douce et gentille que l'on se demande comment elle peut écrire de tels romans. J'aime aussi Allison Brennan. Toutes les deux écrivent vraiment des romans très captivants. Voyons voir, qui j'aime lire ?! Hum, alors j'aime lire ses romans mais ce ne sont pas vraiment des romantic suspense : Michael Connelly. J'adore les livres qui me captivent tellement que j'oublie que je suis une auteure. Nora Roberts est également une auteure dont j'apprécie beaucoup le travail. Les romans de Tami Hoag m'ont également aidé à devenir l'auteure que je suis maintenant car en lisant ces romans, je voulais comprendre comment elle les construisait. J'étais toujours très surprise à la fin et j'ai fini par découvrir qu'il y avait des indices dissiminés partout dans ses livres mais que j'étais tellement absordée par l'intrigue que je n'avais même pas envie de les trouver. Et de fait quand mon éditeur m'a proposé d'écrire des romans de romantic suspense, car au début ce n'était pas ce genre que j'écrivais, j'ai relu ses livres à l'envers, en les disséquant, je suis ingénieure, il ne faut pas l'oublier, pour découvrir comment elle construisait ses romans, ce que j'avais manqué en lisant les romans la première fois, etc.

 

Evy : Je me demandais lequel de vos livres vous me recommanderiez de lire après celui-ci (Elles étaient jeunes et belles) ?

Karen Rose : Et bien, je pense que c'est bien de les lire dans l'ordre, car vous avez différents personnages qui apparaissent dans chacun des livres et que l'on retrouve aussi dans les suivants donc vous pouvez lire leur évolution.

 

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(Photo de Melisande d'Accroc des livres - Passez la souris sur l'image pour lire la légende)

Une très belle rencontre ! Merci à Karen Rose, à l'équipe Harlequin et à mes camarades blogueuses pour cette superbe après-midi !

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Rédigé par Evy

Publié dans #Escapades Littéraires

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Publié le 8 Octobre 2013

La ligue des coeurs brisés

 

La ligue des coeurs brisés

 

Pamela Wells

 

(Site web)

 

Sydney, Raven, Kelly et Alexia, quatre amies inséparables, découvrent les affres de la rupture… Alors que Sydney filait le parfait amour avec Drew depuis deux ans, celui-ci semble soudain s’ennuyer, préférant les soirées branchées aux soirées en tête-à-tête… Le cœur de Raven balance entre deux garçons, et Kelly, elle, aime sans être aimée en retour. C’est auprès d’Alexia, l’éternelle célibataire du groupe, que les trois filles trouvent du réconfort. Et ensemble, elles vont établir la liste des 29 choses à faire (et à ne pas faire) pour oublier un ex…

 

LigneFleur

 

J'avoue volontiers que je partais avec énormement d'à prioris en ce qui concerne cette lecture. Je m'attendais à une énième lecture jeunesse complétement niaise et ennuyeuse et je me rend compte que je me suis lourdement trompée. J'ai passé un très bon moment en compagnie de ces quatres jeunes filles et je ressors de ma lecture très émue.

 

Durant la même soirée, trois jeunes lycéennes se font plaquer par leur copain respectif et vont retrouver leur quatrième amie, qui elle, se plaint de n'avoir jamais eu de petit ami. Dans leur malheur, elles décident de se serrer les coudes et de créer une liste de 29 choses à faire ou ne pas faire pour essayer d'oublier leur ex. Mais Sydney, Raven, Kelly et Alexia se rendent bien vite compte que suivre ces règles n'est pas aussi facile que cela en avait l'air lorsqu'elles les ont écrites.

 

Ce roman fut une lecture très agréable, divertissante et bourrée d'émotions. J'ai aimé le récit, écrit avec beaucoup de finesse et de pudeur. Je m'attendais à beaucoup de niaiseries et de scènes un peu caricaturales et finalement, j'ai été surprise par la justesse du ton utilisé par l'auteure. L'ensemble se lit rapidement (moins de deux heures en ce qui me concerne) et m'a tout de suite fait penser à la saga Quatre filles et un jean d'Ann Brashares tant au niveau de la forme (nous avons le droit à une alternance de point de vue à chaque chapitre, ce que j'apprécie toujours beaucoup, cela apportant un petit côté plus vivant au récit) que du fond avec des thèmes traités semblables mais qui fonctionnent bien : l'amitié (très bien développée dans ce roman), l'amour, la famille, l'importance de soi, etc.

 

Mais la grande force de ce roman, ce sont vraiment ses personnages si humains. Les quatres adolescentes, au caractère bien distinct les unes des autres, ont véritablement sû me toucher. Chacune d'entres elles a sa propre histoire, son propre parcours semé d'embûches et l'on ne peut que s'attacher à elles. J'ai également apprécié les personnages secondaires, qui sont très justes et bien décrits. A nouveau, une réussite.

 

Le style de Pamela Wells est somme toute assez simple mais très agréable à lire. Très léger, enjoué, bourré de sentiments, il nous transporte à travers les émotions des différents personnages et l'on ne se rend même pas compte que l'on arrive déjà à la dernière page.

 

La ligue des coeurs brisés fut une excellente surprise. Un roman girly, acidulé et fort en émotions qui ravira les amatrices du genre. Un roman que l'on lit d'une traite et qui nous fait passer un très très bon moment de lecture. Une suite est prévue, nul doute que je la dévorerais également !

 

Star4

 

Titre VO : The Heartbreakers

Jeunesse - Editions Albin Michel - 375 pages

Où l'acheter : La ligue des coeurs brisés

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère Jeunesse - Young adult

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Publié le 30 Septembre 2013

reflectedinyoubigger

 

Crossfire

 

Book 2. Reflected in you

 

Sylvia Day

 

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Sylvia-day.jpg

 

  (D'autre(s) roman(s) de cette auteure)

Crossfire. Tome 1. Dévoile-moi

 

Gideon Cross était l'incarnation de l'homme idéal, mais je n'étais pas dupe, moi qui savais désormais quels tourments cette perfection dissimulait.
De son passé, j'ignorais pourtant presque tout. Son entêtement à le garder secret me blessait. En revanche, son refus obstiné de répondre à mes questions attisait ma jalousie et sapait la confiance qu'il exigeait de moi. Être ensemble était parfois douloureux. Ne pas l'être était pire.
J'espérais que l'amour fou qui nous liait l'un à l'autre serait plus fort que tous les obstacles que la vie s'acharnait à dresser entre nous. Je n'imaginais pas à quel point...


LigneFleur

 

Souvenez-vous, j'avais plutôt bien aimé le premier tome de cette saga érotique, même si je n'étais pas ressortie aussi enthousiaste que d'autres lectrices. Pourtant, j'avais passé un bon moment en compagnie de Gidéon et d'Eva (et de ses sous-vêtements en dentelle) et dernièrement, à l'occasion de la sortie du 3ème tome de la saga en VF, j'ai eu envie de continuer la série, mais en VO cette fois.

 

Attention spoilers possibles sur le tome1.

Eva et Gidéon, après moults péripéties et mésententes, finissent enfin par laisser une chance à leur couple. Tout semble allait pour le mieux, si ce n'est que Gidéon agit toujours de façon aussi protecteur et qu'Eva n'arrive pas à contrôler sa jalousie maladive. Vont-ils réussir à vaincre leurs travers et à se faire mutuellement confiance ?

 

A nouveau, je m'interroge sur comment parler de l'intrigue alors que celle-ci est quasiment inexistante tout le long du roman. Pour être tout à fait honnête, tout le long de ma lecture, je me suis profondemment ennuyée, je n'en voyais pas la fin et les révélations finales (qui tiennent en trois - courts - chapitres) sont prévisibles à souhait et presque baclées car traitées beaucoup trop rapidement. Durant tout le premier tome de la série, on avait déjà eu droit aux "Je t'aime...moi non plus" et là franchement relire quasiment exactement les mêmes passages pendant des centaines de pages, c'était vraiment difficile.

 

J'ai vraiment l'impression que Sylvia Day suit le même schéma narratif pour tous les tomes de sa série : Gidéon se la joue macho et ultra protecteur et Eva fait une crise de jalousie, Gidéon lui cache quelque chose, Eva pique une crise et ainsi de suite. Tout est très redondant et pour tout dire, ce deuxième tome, est, pour moi, un simple tome de "remplissage", si je puis dire. Il n'apporte quasiment rien à l'intrigue principale et on termine le roman en se disant que la relation Gidéon/Eva n'a finalement pas tant évoluée que cela.

 

La même constation est également valable pour le développement des personnages. J'attendais de cette suite un peu plus de détails concernant l'histoire de Gidéon et si effectivement on en apprend un peu plus sur lui, l'ensemble reste particulièrement superficiel et ne tient pas le lecteur en haleine. Eva est de plus en plus insupportable, ses petites crises et sautes d'humeurs à chaque chapitre m'énervent au plus haut point et malheureusement les personnages secondaires ne sont guère mis en avant alors qu'il y a un bon potentiel en ce qui les concerne.

 

La plume de Sylvia Day est plutôt agréable en VO, bien que là encore, un peu redondante. Beaucoup de répétitions (notamment dans les dialogues et les scènes un peu hot), assez peu de descriptions et trop peu de rythme (mon Dieu, j'ai même cru que j'allais m'endormir dessus !). Le roman se lit rapidement mais on n'est guère passionné, ni par l'histoire, ni par la plume de l'auteure, ni par les personnages (en fait, si on fait le bilan, je n'ai quasi rien apprécié dans ce tome-ci, outch !).

 

Reflected in you est une grosse déception. Un tome de remplissage, selon moi, où l'histoire n'avance pas, les personnages n'évoluent pas (et même agacent de plus en plus d'ailleurs) et où le style n'a pas su m'accrocher plus que ça. Je me me demande même si je vais lire la suite, car l'histoire, qui aurait dû être une trilogie, a été prolongée par l'auteure d'au moins un ou deux tomes et franchement, je pense qu'il s'agit là, juste d'une question d'argent et je n'apprécie pas, en tant que lectrice, d'être prise pour une vache à lait. Alors don't get me wrong, quand il s'agit d'une série livresque où le nombre de tomes est justifié par une intrigue travaillée, ça ne me dérange pas d'acheter et de lire plusieurs tomes, mais là clairement c'est du remplissage de pages tout simplement.  

 

Star1

 

Titre VO : Crossfire, Tome 2. Regarde-moi

Romance érotique - Editions Berkley - 338 pages

Où l'acheter : Crossfire. Tome 2. Regarde-moi

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère de la Romance

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Publié le 22 Septembre 2013

irresistible intégrale

Adieu paillettes, robes ultra-moulantes et talons aiguilles ! Heather Wells, ex-Lolita de la pop reconvertie en directrice adjointe de l’université de New York, est toujours aussi à l’aise dans ses baskets. Et plus que jamais folle amoureuse du beau, du sublime, du magnifique Cooper, détective ET colocataire. Cooper, justement, est furieux qu’Heather mène seule l’enquête sur le meurtre de Lindsay Combs, la pom-pom girl sauvagement assassinée dans la résidence. Mais, fidèle à elle-même, Heather n’en fait qu’à sa guise. Imprudente et sexy, amoureuse et tête à claques, elle risque cette fois d’y laisser un peu plus que son ancienne garde-robe…

Petit coup de coeur pour le deuxième tome de cette saga girly qui met en scène Heather, cette jeune fille complétement déjantée et terriblement attachante. Un roman de Meg Cabot, que je ne peux que vous recommander chaudement !

Attention spoilers sur le tome 1.

Heather a élucidé les meurtres commis dans son dortoir universitaire et espère bien débuté l'année plus tranquillement que la précédente. C'était sans compter la découverte de la tête d'une pom-pom girl dans une des casseroles de la cafétéria. Bien que Cooper, son très sexy colocataire, également détective privé, lui demande de ne pas se mêler de cette histoire, Heather se retrouve malgré elle embarquée dans l'enquête.

J'ai dévoré ce roman en quelques heures. Si le récit est en soi assez fidèle au premier tome, c'est-à-dire une enquête relativement simple et sans véritable complexité, j'ai particulièrement aimé le développement des personnages (mais j'y reviendrai un peu plus loin dans cette chronique) ainsi que leurs relations les uns avec les autres. Mon couple chouchou, enfin pas vraiment couple hein, parce que malgré le titre, je trouve que leur romance a du mal à passer la seconde, Heather et Cooper sont très mignons et j'ai particulièrement aimé leurs interactions (et autant vous dire que je n'attends qu'une chose, c'est de lire la suite !). Ainsi, contrairement au premier tome où l'enquête policière était au coeur de l'intrigue, dans ce roman-ci, on va plutôt se consacrer sur les personnages et leur évolution ou découverte (pour les petits nouveaux), ce qui ne fut pas pour me déplaire (même si j'ai trouvé l'enquête agréable à suivre, bien qu'un peu prévisible).

Ainsi, l'accent est mis sur les personnages. Et quels personnages ! Heather, fidèle à elle-même m'a fait mourir de rire et je maintiens que j'aurais adoré avoir une soeur ou une amie comme elle. Elle est si naturel, sarcastique et en même-temps si fleur bleue ! Cooper, lui, reste stoïque et très très craquant, mais j'ai quand même bien envie de dire qu'on lui mettrait bien un coup de pied au derrière pour qu'il se dépêche d'avouer ses sentiments à Heather. J'ai adoré découvrir le père d'Heather dans ce tome. Un personnage très sympathique, très humain et qui m'a parfois bien fait rire (il faut dire aussi que certaines situations entre lui et sa fille sont particulièrement cocasses). Les personnages secondaires prennent de l'importance dans ce tome-ci et ce ne fut pas pour me déplaire, au contraire. J'espère la suite continuera dans cette voix car ils valent tous le détour.

La plume de Meg Cabot est toujours aussi savoureuse. Pleine de surprises, d'éclats de rire, de fraîcheur, on ne peut s'empêcher de tourner les pages avec un sourire aux lèvres. Contrairement au tome précedent, je n'ai pas noté du tout de longueurs, les chapitres sont bien équilibrés, les dialogues savoureux, bref, que du bonheur !

Une irrésistible envie d'aimer est une suite absolument parfaite de la saga d'Heather Wells. Une intrigue un peu légère mais compensée par une évolution des personnages très bien développée. Personnages qui sont véritablement l'atout coeur de ce livre. Il me tarde de lire la suite et si vous n'avez pas encore débuté cette saga, mais qu'attendez-vous donc ?!

 

Star5

coup de coeur 11

 

Une (irrésistible) envie d'aimer de Meg Cabot
Titre VO : Size 14 is not fat either
Chick-lit, romance - Editions Albin Michel Wiz - 1120 pages
Où l'acheter : Irrésistible ! L'intégrale

 

D'autres romans de cette auteure chroniqués sur le blog :
Journal d'une princesse. Tome 1
Journal d'une princesse. Tome 2. Premiers pas
Une irrésistible envie de sucré

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère de la Chick-Lit

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Publié le 21 Septembre 2013

Le bleu de l'été

 

Le bleu de l'été

 

Emilie Richards

 

(Site web - Facebook - Twitter)

 

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(D'autre(s) roman(s) de cette auteure)

Secrets de Louisiane

Le parfum du thé glacé

 

Aujourd’hui, Maddie est en bleu, un bleu couleur de ciel d’été…
Maddie, c’est la petite-fille que Charlotte Hale n’a jamais pu embrasser, à qui elle n’a même jamais pu parler. Car pour parvenir au sommet de la réussite, — et laisser définitivement derrière elle une enfance pauvre et douloureuse —, elle a dû renoncer, bien des années plus tôt, à l’affection de tous ceux qui comptaient pour
elle. Un choix qu’elle a toujours considéré comme le seul possible, et qu’elle n’a jamais remis en question. Jusqu’au jour où, bouleversée par une terrible nouvelle, elle prend conscience qu’elle ne peut plus continuer ainsi : avant qu’il ne soit trop tard, elle doit renouer les fils rompus de sa vie. Et pour commencer, parvenir à faire enfin la connaissance de Maddie, cette petite fille si attachante, si fragile, afin de lui offrir tout son amour. Cette quête, aussi désespérée que lumineuse, pour trouver le vrai sens de son
existence, Charlotte comprend très vite qu’elle ne pourra l’entreprendre seule. Et qu’elle ne touchera au but que grâce aux femmes extraordinaires dont le chemin vient de croiser le sien…

 

LigneFleur

 

Emilie Richards ne m'a jamais déçu. Des deux romans que j'ai pu lire de cette auteure, aucune mauvaise surprise et toujours des lectures passionnantes et bourrées d'émotions. Ce roman-ci ne fait pas exception et j'ai passé un très bon moment lors de sa lecture, même si je ressors un peu moins conquise que pour mes lectures précédentes.

 

Charlotte apprend une nouvelle dévastrice et décide de reprendre sa vie en main. Elle qui vit seule depuis des années tente petit à petit de reconstruire sa vie et de reprendre contact avec son ex-mari (l'amour de sa vie) et avec sa fille, avec qui elle s'est fachée de nombreuses années auparavant. Mais rien n'est aussi simple qu'il n'y parait, car sa fille n'a pas du tout l'intention de laisser sa mère refaire surface dans sa vie. Heureusement, il y a Maddie, la petite fille de Charlotte, qui pourrait bien les réunir.

 

Ce récit fut poignant. Une jolie histoire où s'entremêle les destins de tous les personnages et qui s'articule doucement autour de Charlotte. Une histoire émouvante qui saura vous toucher et peut-être vous donner envie de vous ouvrir aux autres. Après, on n'échappe pas à quelques longueurs et c'est bien dommage car l'intrigue en soi se suffit à elle-même et j'ai trouvé que beaucoup de passages, notamment les descriptions de lieux, étaient un peu superflus et plombaient le récit. Dommage car l'alternance entre flashbacks dans le passé et les différentes voix de narrations apporte vraiment une belle dimension et atmosphère à l'ensemble du roman.

 

Comme toujours avec Emilie Richards, l'accent est mis sur les personnages et leurs relations et force est de constater qu'à nouveau, elle nous offre une très très belle palette de personnalités différentes. J'ai beaucoup beaucoup aimé Charlotte, sa force de caractère, sa volonté de changer et de se repentir ainsi que son ex-mari, qui m'a beaucoup ému avec sa personnalité tout en finesse et sa douceur. Les autres personnages sont tous aussi charmants et attachants, sauf la fille de Charlotte, justement, qui m'est apparue trop égoïste pour vraiment arriver à me toucher.

 

Quelques mots, pour terminer sur le style de l'auteur, que, si vous ne le connaissez pas, je vous recommande de découvrir très rapidement. Emilie Richards écrit avec beaucoup de justesse, de sensibilité et de légèreté. Les pages défilent toutes seules et je ne me lasse pas de cette plume si fluide et agréable à lire.

 

Le bleu de l'été fut une belle lecture mais j'ai regretté le trop plein de descriptions qui plombent un peu le récit. A lire néanmoins, rien que pour le style de l'auteure qui vaut le détour !

 

Star3

  

Titre VO : One mountain away

Romance - Editions Harlequin, Collection Mosaïc- 507 pages

Où l'acheter : Le bleu de l'été

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère des contemporains

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Publié le 17 Septembre 2013

 

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Je vous retrouve pour ce petit rendez-vous hebdomadaire qui nous permet de partager notre top 10 littéraire chaque semaine selon un thème bien particulier ! Vous pouvez retrouver les autres participants chez Iani.

 

Le thème de cette semaine :

Les 10 livres de ma PAL pour cet automne

 

Vous allez voir que j'ai décidé pour cet automne et cette fin d'année en particulier d'essayer le plus possible dans mes séries en cours et donc peu de début de sagas dans cette PAL mais plutôt des suites !

 

1. Of poseidon d'Anna Banks
2. Pénélope Green, tome 2 : L'affaire Bluewaters de Béatrice Bottet

3. Timeless de Gail Carriger

 

Of-Poseidon-cvr.JPG  penelope-green-affaire-bluewaters.jpg  Timeless.jpg

 

4. Il était une fois, tome 1 : Au douzième coup de minuit d'Eloisa James
5. Dance of Shadows de Yelena Black

6. Days of blood and starlight de Laini Taylor

 

minuit10.jpg  Dance-of-shadows.jpg  days-of-blood-and-starlight.jpg

 

7. Chasseuse de la nuit, tome 5 : Réunis dans la tombe de Jeaniene Frost
8. Alera, tome 3 : Sacrifice de Cayla Kluver

9. Wicked Lovely, tome 3 : Ne jamais t'embrasser de Melissa Marr
10. Insurgent de Veronica Roth

 

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Rédigé par Evy

Publié dans #Top Ten Tuesday

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Publié le 3 Septembre 2013

Une lady nommé patience

 

Une lady nommée Patience

 

Lisa Valdez

 

(Site web)

 

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Coup de tonnerre à la cour d'Angleterre ! On vient d'apprendre que Matthew Hawkmore, frère du comte de Langley, n'est qu'un vulgaire bâtard. Le scandale fait de lui un paria maudit que nul ne saurait fréquenter... excepté Patience, sa belle-soeur, qui se sent tout de suite fascinée par cet homme dominateur et assoiffé de revanche. La belle rousse n'aspire pas au mariage ; elle n'aime que la musique. Pourtant, une autre passion va bientôt l'embraser et éveiller en elle des instincts qu'elle ignorait.

LigneFleur

 

ll y a quelques semaines, en me balandant au rayon livres dans mon supermarché, j'ai eu envie d'un J'ai lu pour elle. J'apprécie énormement cette collection pour la qualité de ses traductions et celle de ses textes. De fait, mon choix s'est porté sur deux romans, l'un que je n'ai pas encore commencé et celui-ci. Autant le dire tout de suite, je n'ai pas, mais alors pas du tout aimé ma lecture ! Mais bon au moins, j'ai de quoi blablater pour le très bon rendez-vous de Stephie, du blog Milles et une pages, Le premier mardi, c'est permis.

 

Matthew Hawhore est devenu le nouveau mouton noir de la cour d'Angleterre. En effet, toute la bonne société anglaise a découvert que ce lord anglais est, en réalité, un batard, le fils du jardinier. Il devient alors la risée de l'aristocratie et tous ses amis et investisseurs lui tournent le dos. Sa fiancée le quitte et il se retrouve seul. Mais une femme va lui tendre la main (et s'en servir pour lui faire plaisir, ah non oups, je prend trop d'avance dans le récit) : Patience.

 

Alors comment parler de ce récit en quelques phrases...Les deux héros, qui se connaissent déjà depuis quelques mois (le frère de Matt s'est marié avec la soeur de Patience, qui s'appelle, tenez vous bien : Passion (oui je pense sérieusement que les parents des soeurs devaient avoir fumé des champignons quand ils ont choisi ces noms, mais bon, je vais y revenir)), sont irrémédiablement attirés l'uns par l'autre et vont vite finir par jouer à touche pipi pendant les deux tiers du roman (parce que bon Patience, qui est chaude comme la braise, pardon qui est très attirée par Matt, tient quand même à sa petite réputation), le tout sous fond de machination sordide que fomente Matt pour se venger de son ex futur beau-père (en gros le père de son ancienne fiancée qui est une vrai ordure). Je m'arrête là au cas où certains d'entre vous serez quand même tenter de lire ce roman, mais sachez quand même qu'en gros l'intrigue s'arrête là ! Il ne se passe quasiment rien dans ce roman et on s'ennuie du début à la fin.

 

Il y a un élément qui m'a énormement dérangé lors de ma lecture, et c'est là que je suis en faute malheureusement car je n'avais pas du tout compris cela en lisant la 4ème de couverture, c'est le côté BDSM du roman. Parce que d'une part, la soumission, bondage, et autre pratiques sexuelles du même genre, ce n'est vraiment pas ma tasse thé et d'autre part, car ces pratiques sont mises en avant à l'extrème durant tout le roman, mais alors quasi du premier chapitre jusqu'au dernier. Et franchement, je n'arrive pas à comprendre comment une femme peut accepter de supporter tout ça (surtout que le Matt, il n'y va pas avec le dos de la cuillère dans le genre : “je-suis-le-mâle-je-suis-supérieur-à-toi-alors-toi-petite-femelle-sans-importance-tu-dois-m'obéir-et-si-je-prend-mon-pied-à-te-soumettre-toi-aussi-tu-dois-prendre-le-tien”). Pour vous mesdames, admirez un peu le machisme de ce très cher Matt :

  • Matt commence à caresser Patience et après lui avoir couper ses vêtements avec un couteau, l'attache à son lit et la laisse en plan pour aller jouer au poker avec ses amis. La jeune femme qui arrive à se détacher, décide de rester dans le lit. Pourquoi ? Eh bien voici la réponse de Patience et la réaction de Matt : "Non...Parce que je voulais rester. Et au bout d'un moment, je me suis sentie reconnaissante." (What the Hell ?! Non mais franchement, reconnaissante d'être abandonnée pendant des heures ?). Réponse de Matt : "C'est très bien que tu ressentes de la gratitude, c'est un excellent préliminaire (Ah bon, pas chez moi en tout cas !). Maintenant, tu vas faire exactement ce que je te dis."
  • "Quand tu auras appris que la soumission et l'obéissance peuvent engendrer de la fierté, tout ira bien. (C'est bizarre, moi je pensais que c'était le contraire mais bon). Pour le moment, pense à ce collier comme à un tremplin. Il sert seulement à te rappeler où est ta place, et que je peux t'attacher quand je le décide".
  • "Tu devras toujours être disponible, à mon égard." [...] Ton sexe et tes fesses devront m'être accessibles à tout moment. (Bon, je vais m'arrêter là, parce que je sens que ça m'énerve, rien que de recopier les citations !)

 

Pour enchaîner (quel mauvais jeu de mots hihihihi), je peux maintenant vous parler de l'autre sujet qui fâche dans ce roman : ses personnages. Matt, vous l'aurez compris, ne m'a pas du tout plu. Détestable, macho, immature (“oh la la, tu t'es moqué de moi et de ma famille, je vais me venger !), pas du tout romantique ni craquant, bref pour moi, tout le contraire d'un homme qui me plait. Là, déjà, ça partait mal et puis bon, je me suis dis : “à la limite, si l'héroïne est intéressante et captivante, ça devrait passer”. Oui sauf que l'héroïne est tout sauf captivante. Au début, on veut nous faire croire que Patience (non, je ne me remets pas de son prénom, mais je vais y revenir) est une femme forte et indépendante, or force est de constater qu'au contraire, on se retrouve face à une jeune fille naïve, soumise et sans aucune volonté propre. Et moi, si il y a quelque chose que je déteste chez une héroïne, en particulier dans la romance, c'est cette passivité. De fait, forcement, quand on n'accroche pas plus que cela aux personnages principaux, le reste ne suit pas et je pense que c'est aussi pour cette raison que cette lecture ne m'a pas tout convaincue. Les personnages secondaires sont malheureusement presque inexistants, à part bien sûr le frère de Matt et la soeur de Patience, Passion (ça va vous suivez, avec tous ces noms ridicules ?!), mais qui sont eux peu présents car déjà les héros du premier roman de l'auteure : “Une lady nommée Passion”. Dommage, car cela aurait largement contribué à rendre l'atmophère de ce roman un peu plus vivante et agréable.

 

Petite aparté “ressenti de lecture”, car tout au long du roman, j'ai eu du mal avec le choix des prénoms des héroïnes, alors là, je me permets de vous poser la question directement : Est-ce que vous aussi vous trouver que ces prénoms ne sont pas du tout approprié ou c'est juste moi ? Non et puis il faut dire aussi que l'auteure s'en donne à coeur joie avec les blagues pourries concernant Patience. Extrait : "De la patience, Patience ? Si tu savais à quel point, j'ai été "patient" !"

 

Deuxième petit aparté, historique cette fois-ci, car, c'est bien connu, je ne suis animée que par la soif de culture hein...Bref, dans le roman, à un moment Matt demande à Patience comment elle est devenu experte en plaisirs buccaux et  celle-ci lui répond : "Mais j'ai connu des gadgets ! Et je peux te dire que je suis devenue experte" (et c'est là que je me suis dis que le truc partait vraiment en cacahuètes.). De fait, je me demande bien, et là je fais appel à vous dear readers pour me répondre, à quoi pouvait bien ressembler les gadgets sexuels datant de la Régence Anglaise. Hum, question à méditer !

 

Quelques notes enfin sur le style de l'auteure, qui est ma foi, somme toute assez quelconque. Certes, les dialogues sont bien tournés, les description assez imagées et le tout se lit très bien mais je ne garderais certainement pas un souvenir impérissable de cette lecture ou de ce style !

 

Bref, vous l'aurez compris, les romances où l'héroïne est traitée pire qu'un chien, très peu pour moi ! Une lady nommée Patience fut une déception. Le récit ne m'a guère passionnée, les personnages furent pour moi, trop antipathiques pour que je puisse m'y attacher. Un beau râté !

 

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Titre VO : Patience

Romance érotique - Editions J'ai Lu - 441 pages

Où l'acheter : Une lady nommée Patience

 

 

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère de la Romance

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Publié le 1 Septembre 2013

 

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Comme beaucoup de mes compatriotes blogueurs, j'ai eu envie de me lancer dans un petit bilan livresque par mois, plus pour mon propre plaisir que pour le reste. En effet, cela ma permettra de regarder un peu quel est mon rythme de lecture, à quelle vitesse j'écris mes chroniques (ah j'ai déjà peur de connaître le résultat de cet étude), etc.

 

Voici donc ce que j'ai lu en ce beau mois d'août !

 

Le souffle suspendu d' Heather Gudenkauf - Editions Harlequin - 409 pages - Chronique

Drame en trois actes d'Agatha Christie - Editions Le Livre de Poche - 218 pages - Chronique

La Ligue des Coeurs Brisés de Pamela Wells - Editions Albin Michel - 374 pages - Chronique

 

Le souffle suspendu  Drames en trois actes  La-ligue-des-coeurs-brises.jpg

 

Kaamelott (Scripts), tome 1, partie 1 : Livre I, épisodes 1 à 50 d'Alexandre Astier - Editions J'ai Lu - 318 pages - Chronique
La Saison du Péché d'Adrienne Basso - Editions Milady - 358 pages - Chronique

Le bleu de l'été d' Emilie Richards - Editions Harlequin - 507 pages - Chronique

 

Kaamelott.jpg  La-saison-du-peche.jpg  Le-bleu-de-l-ete.jpg

 

Crossfire. Tome 2 : Regarde-moi (Reflected in you) de Sylvia Day - Editions Berkley - 338 pages - Chronique

Une (irrésistible) envie d'aimer de Meg Cabot - Editions Albin Michel Wiz - 1120 pages - Chronique

♣ La maîtresse de Rome de Kate Quinn - Editions Presses de la Cité - 535 pages - Chronique

 

reflectedinyoubigger.jpg  irresistible intégrale   La maitresse de rome

 

Bilan : 9 livres de lus ce mois-ci, je n'en reviens pas moi-même ! Cela faisait des mois que je n'avais pas autant lu (merci le chômage, ou pas !) et je dois avouer qu'à part concernant un ou deux romans, j'ai pris énormement de plaisir à la lecture de ces livres !


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Rédigé par Evy

Publié dans #Le bilan du mois

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Publié le 23 Août 2013

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Le souffle suspendu

 

Heather Gudenkauf

 

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(D'autre(s) roman(s) de cette auteure)

L'écho du silence

 

Pour les enfants de Broken Branch, dans l’Iowa, c’est le dernier jour de cours avant les vacances. Une journée ordinaire, si ce n’est le froid glacial et la neige, inattendus en ce début de printemps. Une journée comme les autres qui tourne pourtant au cauchemar quand un homme armé s’introduit dans l’école, prenant les élèves et leurs professeurs en otage. A l’intérieur comme à l’extérieur de l’école débute alors une attente terrible et angoissante. Face à la peur, face au danger, Holly, Augie, Will, Meg et les autres habitants de Broken Branch vont devoir abandonner toutes leurs certitudes, donner un autre sens à leur vie et poser un regard différent sur ceux qu’ils aiment, parfois si mal. Tandis qu’une tempête de neige isole peu à peu la petite ville du reste du monde, tous le savent : plus rien ne sera jamais comme avant à Broken Branch…

 

LigneFleur

 

 

Après avoir découvert cette auteure avec le très poignant roman : L'écho du silence, j'étais ravie de pouvoir poursuivre cette découverte avec la lecture d'un autre de ses romans, qui s'annonçait tout aussi captivant et riche en émotions. Bon, pour être honnête, riche en émotions, ce roman le fut incontestablement; j'ai même versé ma petite larme à la fin, mais captivant beaucoup moins, la faute à de trop nombreuses longueurs.

 

Dans la petite ville compagnarde de l'Iowa, Broken Branch, la routine s'est installée depuis de nombreuses années. Aussi quand un homme surgit dans l'école de la ville et prend en otage une classe de primaire, l'ensemble de la communauté est choqué, d'autant que tout le monde a au moins un proche qui se trouvait dans l'école à cet instant.

 

Le récit est construit de telle manière que chaque chapitre, relativement court, donne voix à un membre de la communauté de Broken Branch : une femme qui fait partie de la police, une mère, expatriée depuis longtemps de la ville mais qui se voit obligée de confier ses enfants à ses parents, l'enseignante dont la classe a été prise en otage, etc. Et en soi, j'ai beaucoup apprécié cette multitude de points de vue différents sur cet événement plus que traumatisant. Les chapitres ne faisant que quelques pages chacun, l'ensemble du récit est assez vivant et rapide à lire. Pour autant, j'ai noté un trop grand nombre de longueurs. Certes, il est important de connaitre un minimun l'histoire de chacun des protagonistes du roman, mais trop de détails et surtout de descriptions m'ont parfois lassés, et j'avais même envie de zapper certains passages, qui me semblaient trop longs et peu captivants. Et en soi, c'est vraiment dommage, car plus on avance dans le roman, plus on gagne en intensité pour terminer sur un beau final, fort en émotions .

 

L'accent est donc mis sur les personnages et leurs relations les uns avec les autres. Ce que j'ai apprécié, c'est que l'aspect psychologique des protagonistes et leurs histoires respectives soient vraiment bien développés. On sent que c'est véritablement le côté humain qui est mis en avant dans chacun des romans d'Heather Gudenkauf. Aucun personnage ne prend vraiment le pas sur les autres et j'ai apprécié le côté un peu “melting pot” de ce mélange de différentes personnalités.

 

La plume de l'auteure est toujours aussi agréable à lire. Heather Gudenkauf offre à ses lecteurs un roman à l'atmosphère étouffante qui vous tiendra en haleine de la première à la dernière page. Elle sait jouer avec les émotions des lecteurs mais également celles de ses personnages. Un roman écrit avec beaucoup de finesse et de douceur.

 

Le souffle suspendu fut une excellente lecture. Un thème percutant, une fin émouvante et des personnages bien travaillés, le lecteur ne peut que passer un bon moment de plaisir en compagnie de ce roman. Néanmoins, je reste un peu sur ma faim car les trop nombreuses longueurs m'ont véritablement empêché d'être complétement happée par le récit.

 

Star4

 

 

Titre VO : One breath away

Contemporain - Editions Harlequin, collection Mosaïc - 409 pages

Où l'acheter : Le souffle suspendu

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère des contemporains

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