Publié le 29 Juin 2014

En Angleterre et en Grèce, de nos jours.

Si Fliss a grande habitude des ratages amoureux de sa sœur Lottie, elle était pourtant persuadée que Richard, l’homme que Lottie fréquente depuis un an, allait faire sa demande. Encore raté ! Fliss s’apprête donc à suivre le protocole habituel : laisser Lottie donner libre cours à sa colère, la freiner dans ses envies de tout envoyer valser/s’exiler sur une île déserte/entrer dans une secte, et la réconforter, le temps qu’elle trouve un autre fiancé. Sauf que cette fois, Lottie a innové : elle n’a rien trouvé de mieux qu’en épouser un autre ! Un certain Ben avec qui elle avait entretenu un vague flirt. Tous deux sont d’ailleurs en route pour un sublime hôtel en Grèce. Catastrophe ! D’autant que Richard a des remords et qu’un autre homme voit également cette union d’un très mauvais œil : Lorcan, l’associé de Ben. Une seule solution : empêcher à tout prix que les deux tourtereaux consomment leur union express et faire annuler le mariage. Et pour saboter la nuit de noces, Fliss a plus d’un stratagème en réserve…

Sophie Kinsella, c'est une valeur sûre des lectures détente. C'est avec elle et son héroïne Becky que j'ai découvert la chick-lit et la littérature girly et je dois dire qu'elle ne m'avait jamais déçu en terme de divertissement. Oui mais ça c'était avant son dernier roman : Wedding night que je me suis procuré en Angleterre en mars dernier. Quelle déception !

Lottie est dévastée. Après quelques années de relation avec Richard, l'homme parfait, selon elle, la voici qui se retrouve dans une situation des plus délicates : elle était persuadée que ce dernier allait la demander en mariage, or il s'avère que ce n'était pas du tout son attention. Pire encore, le déjeuner romantique qui devait sceller leur union se transforme en cauchemar et elle finit par rompre. Effondrée, elle peut compter sur le soutien de sa sœur Fliss et...sur un coup de fil inattendu de son amour de jeunesse Ben, qui lors de leur premier rendez-vous quelques jours plus tard, lui demande de l'épouser. Bien sûr, elle accepte, ce qui n'est pas du tout au goût de sa soeur ni de l'ami de Ben : Lorcan.

Le seul élément positif que je pourrais retenir de ma lecture, c'est – encore et toujours – le style très enjoué, drôle, frais et optimiste de l'auteure. Sophie Kinsella arrive sans soucis à nous faire rire et c'est bien ce qui sauve de l'ennui ce roman. Malgré tout, j'ai quand même noté quelques soucis de rythme dans Wedding night, dû notamment au fait que, contrairement à ses précédents romans, l'auteure a choisi d'alterner les points de vue de deux personnages. Ce qui ne m'a pas franchement convaincu.
 

Je ne sais pas vraiment ce qui m'a le plus dérangé dans le récit. Le fait qu'il soit trop prévisible (on voit arriver le dénouement dès le début du roman. Alors certes, c'est de la chick-lit mais là c'était vraiment trop facile), le fait que ce n'est pas crédible pour deux sous (trop de péripéties trop abracadabrantesques. J'ai eu l'impression qu'on était dans la surenchère de situations plus loufouques les unes que les autres et qui honnêtement n'étaient pas drôles) ou encore un décor pas assez exploité (on est à Londres et en Grèce, come on ! Il y avait matière à faire vraiment quelque chose de sympa, mais non ça reste plat), mais la mayonnaise n'a pas pris avec moi.
 

Par ailleurs, les personnages ne m'ont guère aidé à plus apprécié le récit car je les ai trouvé, dans l'ensemble, assez quelconque, fades et sans grands intérêts. Fliss est beaucoup trop stricte, trop réprobatrice pour me plaire et les personnages masculins sont loins de faire rêver. Trop versatile, strict ou indécis, aucun n'aura vraiment su me séduire. La seule que j'ai aimé découvrir c'est Letty, un peu fofolle, un peu naïve sur les bords certes, mais beaucoup plus attachante et humaine que sa soeur.
 

Wedding night est donc une déception tant en ce qui concerne le récit (trop lourd et convenu) que des personnages, qui n'ont guère su me passionner. Néanmoins, une lecture divertissante grâce à la plume toujours aussi sympathique de Sophie Kinsella. Mais certainement le moins bon de cette auteure que j'ai pu lire jusqu'à présent.

 

Wedding night de Sophie Kinsella
Titre VF : Nuit de noce à Ikonos
Chick-lit - Editions Black Swan - 460 pages
Où l'acheter : Nuit de noces à Ikonos

D'autres romans de cette auteurs chroniqués sur le blog :
Confessions d'une accro du Shopping

L'accro du shopping à Manhattan
La madonne des enterrements
Samantha, bonne à rien faire
Remember me

Wedding night de Sophie Kinsella

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère de la Chick-Lit

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Publié le 19 Juin 2014

Vingt années après Orgueil et Préjugés, nous faisons la connaissance des cinq filles d’Elizabeth et Darcy. Alors que leurs parents sont en voyage à Constantinople, les demoiselles viennent passer quelques mois à Londres chez leur oncle Fitzwilliam. La découverte de la vie citadine, des plaisirs et des disgrâces qu’elle offre, associée au caractère fort différent de ces jeunes personnes, va mener à des aventures – et des amours – inattendues, dans un cadre particulièrement mondain, où de nombreux individus se côtoient. On retrouve avec plaisir certains personnages créés par Jane Austen.

Je traîne ce livre dans ma PAL depuis quelques mois si ce n'est plus et cherchant une lecture pour le mois anglais, je me suis dis que ce roman serait parfait pour ça. Une austenerie, quoi de plus significatif pour un thème british ? Alors, contrairement à ce que j'ai pensé en ouvrant le roman, je l'ai terminé en quelques jours (vu le style et la narration, je m'étais dis que j'allais y passer des semaines !) mais ce fut un véritable calvaire. Pour être honnête, je n'arrive pas à croire que ce roman ait pu se faire publier. Alors oui, je suis dure, très certainement, car ce roman possède quand même quelques qualités mais malheureusement si on le prend au sens premier de sa fonction, c'est-à-dire une suite d'Orgueil et Préjugés, c'est une véritable catastrophe.
 

Mr et Mrs Darcy se rendent à Constantinople pour un an, laissant en garde à leur cousin Fitzwilliam Darcy leur cinq filles. Si les deux ainés : Camillia et Letty sont plutôt raisonnables, il n'en est pas de même pour leurs sœurs cadettes : les jumelles Belle et Georgina ainsi que Alethea qui n'en font qu'à leur tête. Cette année ne s'annonce pas de tout repos pour Fitzwilliam et sa femme Fanny.
 

Que dire de ce roman si ce n'est que tout le long de ma lecture, j'ai eu l'impression que c'était une insulte à l’œuvre de Jane Austen. Non pas que je sois une fanatique de cette auteure, si vous suivez un peu le blog vous savez que j'apprécie ses romans mais sans plus. Pourtant je n'ai pas pu m'empêcher de me demander si, comme pour Cher Mr Darcy d'Amanda Grange, l'auteure des Filles de Mr Darcy avait vraiment lu l’œuvre de la romancière anglaise avant de nous livrer ce roman ennuyeux, insipide et peu crédible.
 

Bon déjà le fait que Elizabeth et Darcy se barrent à l'autre bout du monde en laissant leurs enfants (dont deux garçons en bas âge) à leurs proches ne me semblent pas du tout mais alors pas du tout en accord avec les personnages. Par ailleurs, ce qui m'a le plus choqué, c'est ce que ces deux personnages (absents tout le long du roman malheureusement) aient pu élever des filles aussi stupides et superficielles que les jumelles et une fille aussi bigote que Letty. Mais je vais y revenir. Donc même si on passe outre le fait que ce livre est bourré d'incohérences, l'histoire n'est franchement pas terrible.
 

Le récit est presque calquée sur celui d'Orgueil et préjugés. On y retrouve les mêmes actions (les fuites, les mariages arrangés, etc), les mêmes traits de personnages et pourtant, n'est pas Jane Austen qui veut. En effet, même si Elizabeth Aston tente de rendre par un style un peu ampoulé et assez lourd et ennuyeux l'atmosphère de l'époque, il n'en reste pas moins que l'on s'ennuie prodigieusement en lisant ce roman. Je n'avais qu'une hâte, c'est que cela se termine. La première partie du roman est monotone et trop lente, la seconde tout aussi molle et ennuyeuse mais les actions se succèdent trop rapidement et certains dénouements arrivent comme un cheveu sur la soupe : on ne sait pas pourquoi ils sont là, si ce n'est pour essayer de donner un semblant de consistance aux chapitres finaux qui sont bien fades.
 

Mais ce qui fâche le plus dans ce roman, ce sont les personnages qui sont absolument imbuvables. Toutes les sœurs sont insupportables ou presque (même Camilla qui est censé être l’héroïne du livre a fini par m'énerver). Letty et ses mimiques et faux airs m'ont agacé, je ne parlerais même pas des jumelles qui sont encore pire que Lydia et Kitty réunies et que j'ai eu envie de baffer de la première à la dernière ligne du roman. Les personnages masculins ne font guère rêver et ceux que l'on connaissait déjà dans Orgueil et Préjugés ne respectent pas du tout leur caractères originaux, ce qui les a rendu fort antipathiques à mes yeux (notamment Fitzwilliam mais aussi et surtout les Gardeners qui m'ont particulièrement déçu). Personnellement, je pars du principe que lorsque l'on se lance dans cet énorme défi qui est d'écrire la suite d'un classique, on a deux choix, soit on garde les bases de ce classique (histoire, atmosphère, caractère des personnages) et on les fait évoluer, soit on change tout et là on peut se permettre de faire un peu ce qu'on veut. Or on dirait que l'auteure n'a pas véritablement su choisir entre ces deux options, notamment en ce qui concerne les personnages, et ça donne vraiment un résultat discutable !
 

Enfin quelques notes sur le style de l'auteure. Trop lourd, trop lent, pas assez ironique et enjoué, je n'ai rien relevé de transcendant dans cette plume et je ne pense pas que je lirai un autre de ses romans. Ou en tout cas, je ne lirai pas un autre de ses romans para-austeniens.
 

Les filles du Mr Darcy fut une énorme déception. Si on fait exception du fait qu'il s'agit d'une suite d'Orgueil et Préjugés, l'ensemble est correct (bien que long et assez convenu) mais malheureusement en tant qu'austenerie, c'est une vaste blague. Aux amateurs du romans de Jane Austen, passez votre chemin !

 

Les filles de Mr Darcy d'Elizabeth Aston
Titre VO : Mr. Darcy's daughters
Romance historique - Editions Milady - 480 pages
Où l'acheter : Les filles de Mr Darcy

Les filles de Mr Darcy d'Elizabeth Aston

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Rédigé par Evy

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Publié le 3 Juin 2014

Cinderella's lesbian lover de Lilly Cummings

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La rencontre de Cendrillon avec le Prince Charmant ne s'est passé aussi bien qu'elle ne l'espérait. Alors qu'elle attendait le prince à la fête qu'il organisait, elle se rend compte qu'il a disparu. Après avoir vadrouillé quelques temps dans les couloir du château, elle le découvre dans une chambre à l'étage en train “festoyer” avec une autre femme. En pleurs, elle fuit le château et décide de rentrer chez elle. Sur la route, elle rencontre une jeune femme d'une beauté exotique troublante qui lui propose de la ramener chez elle.

Comme je l'ai déjà indiqué plusieurs fois au cours de mes derniers billets livresques, j'ai envie de lire des histoires romantiques entre femmes et force est de constater que malheureusement ça ne courre pas les rues. Or en fouillant un peu sur le net pour remplir mon kindle, je suis tombée sur cette nouvelle saphique gratuite. Bingo, je me suis tout de suite dis que ça pourrait être une lecture plaisante à chroniquer pour le rendez-vous du premier mardi c'est permis de Stephie. Et après lecture...euh comment dire, j'ai bien ri tout le long de ma lecture, celle-ci n'a rien de romantique, et est plutôt ridicule du début à la fin. Surtout la fin d'ailleurs, mais je vais y revenir.

Ne vous attendez donc pas à une chronique dithyrambique chers lecteurs car pour moi cette lecture est une véritable blague. Passez votre chemin si vous avez quand même envie de découvrir cette formidable nouvelle de votre plein gré car j'ai l'intention de spoiler l'histoire (si on peut vraiment appeler ça une histoire) de la première à la dernière page . Vous êtes prévenus (fuyez pendant qu'il est encore temps! )

Cendrillon (cette idiote ! Pardon, ça m'a échappé mais bon, c'est pas ma faute si elle est pas bien dégourdie la pauvre fille) cherche désespéramment son prince dans toute la foule venue assistée au bal royal. Elle a chaud, très chaud et attend impatiemment de se retrouver seule avec le prince pour pouvoir laisser libre cours à ses pulsions sexuelles. D'autant que ce n'est pas comme si ils ne se connaissaient pas ; il l'a emmené dîner et lui a déjà acheté plein de jolies fringues et chaussures (C'est à partir de ce moment que j'ai commencé à tiquer car plusieurs fois, on nous mentionne que c'est le grand bal classique où elle est venue grâce à sa marraine la bonne fée et pourtant, on nous sous-entend que le prince et Cendricon, pardon Cendrillon aurait déjà eu quelques rendez-vous avant le bal ? Première incohérence et c'est loin d'être la dernière). Donc voilà, pour résumer Cendrillon elle envie de pécho et de devenir princesse pour arrêter de récurer les toilettes de sa belle-mère. (et on la comprend franchement!). Et puis bon, comme le prince lui fait pas mal d'effets, dixit ses sous-vêtements trempés, ben c'est tout bénef' !

Cendrillon finit par retrouver son prince dans une des chambres du palais...en train de fourrager rageusement le derrière d'une autre jeune femme. Malheur, sacrilège ! Lui qui lui faisait encore des déclarations enflammées moins d'une heure auparavant est en train de prendre du bon temps doggy style avec une pouffe. Cendrillon est dévastée et fuit le palais. (Et c'est là que ça commence à se gâter...et aussi que j'ai commencé à rigoler).

Donc Cendrillon fuit le château mais comme son carrosse va bientôt se retransformer en citrouille et qu'elle n'a pas envie d'emprunter un véhicule au prince (pfff, aucun classe cette Cendrillon, moi je lui aurait piquer un carrosse et je l'aurais revendu en pièces détachées...), elle décide de marcher ou plutôt de courir dans les rues boueuses comme une âme en peine. Bon finalement pas – trop – folle la fille, avec ses souliers en verre (apparemment offerts par le prince, oui, je commençais sérieusement à ne rien comprendre moi aussi), c'est pas pratique de courir alors elle les enlève et finit par marcher pieds nus (le truc super logique, elle aurait pu aussi tout simplement marcher avec ses chaussures mais bon, visiblement, elle a pas grand chose dans la cervelle la pauvre).

Et là, dans la noirceur de la nuit, elle entend un délicat klaxon (non, ce n'est pas Oui Oui et son taxi magique venue la ramener chez elle – mais ça aurait pu être drôle), se retourne et tombe nez-à-nez avec une femme sur un vélo (anachronisme bonjour !). La nouvelle venue est d'une beauté exotique envoûtante et Cendrillon se dit que « son père noir et sa mère blanche avait fait un travail magnifique en mettant cette créature au monde » (D'une, comment Cendrillon sait-elle tout ça sur cette jeune femme alors qu'elle ne l'a jamais rencontré auparavant ? De deux, « Créature » ? Really ?!). Elle sent la noix de coco, a une peau caramel et des cheveux afro (Mais bien sûr! Hello clichés!) et tout de suite, elle propose à Cendrillon de la ramener chez elle car il fait froid et noir dehors (ben oui, c'est la nuit j'ai envie de dire!) et que Cendrillon est magnifique (le rapport ?). Cendrillon accepte, monte sur la selle du vélo (qui est chaude, l'auteure insiste bien sur ce point, pourquoi, je ne sais pas...) et passe ses bras autour de la taille de la jeune femme dont on finit par apprendre le prénom : Olivia. A cause ou grâce au mauvais état de la route et aux soubresauts du vélo, Cendrillon en profite pour peloter Olivia et ça la rend tout chose !

Elles arrivent dans la chambre de Cendrillon et comme cette dernière est toute sale, elle décide de se faire couler un bain. Ce à quoi Olivia répond :

« I'm kind of hot myself. Do you mind if I come in with you and splash a bit of water on my face ? » / « J'ai un peu chaud aussi. Est-ce que ça te dérange si je rentre dans le bain avec toi pour m'asperger d'un peu d'eau ?

Je ne sais pas pour vous mais moi, ça m'a tout de suite fait penser à la pub pour les kinder bueno, vous savez quand la voisine un peu intrusive s'incruste chez la personne pour manger le dernier kinder. Bon là, c'est pareil, sauf que c'est une autre sorte de kinder qu'elles vont manger si vous voyez ce que je veux dire (and of course you do !).

Malgré le choc initial, Cendrillon se laisse se déshabiller par Olivia et cette dernière commence doucement à la caresser. En soit, je n'ai pas grand chose à reprocher aux scènes hot de la nouvelle. Ce sont probablement les seuls éléments à peu près positifs que j'ai pu en retirer. Elles sont passionnelles et plutôt bien écrites. Néanmoins, on notera le talent de l'auteure pour les comparaisons et les phrases un peu WTF avec ces très bels exemples (moi, j'ai beaucoup ri) :

« Her little pussy was roomy, but cozy on the inside » / « Son petit vagin était étroit mais très confortable à l'intérieur ».

«Olivia's hair was natural [...] » / « Les poils d'Olivia étaient naturels » (Là, j'ai tiqué. Aurais-je été garder dans l'ombre ? Ne m'aurait-on pas mis au secret d'une des plus grandes découvertes scientifiques ? Les poils pubien peuvent-ils être non-naturels ? Si oui, cela veut dire qu'il existe des perruques pour pubis, des postiches pour entrejambes ? Mon dieu!)

Anyway, Cendrillon et sa compagne s'en donnent donc à cœur joie, d'abord dans le bain (alors moi je suis toujours admirative des auteurs qui osent les scènes de sexe dans le bain parce que dans mon imagination, ça donne toujours quelque chose d'horrible : des corps se contorsionnant et des fesses qui font « bouchons » à l'arrière de la baignoire. Non, je ne suis pas bizarre!), puis, sur la paillasse, Oui sauf que les deux jeunes filles ne sont pas du tout discrètes et que bientôt les sœurs de Cendrillon viennent frappés à la porte pour voir ce qui se passe. Après avoir inventé quelques excuses bidons pour les éloigner, les deux amantes reprennent leurs petites affaires. Sauf que là, c'est la belle-mère qui débarque et tombe sur les deux jeunes filles nues sur la paillasse, Cendrillon a genou et Oliva, la tête entre ses fesses. Et c'est là que ça commence vraiment à partir en sucette (oui oui, pire qu'avant).

Horrifiée, la belle-mère ordonne à Cendrillon d'aller s'enfermer dans la cave et commence à la trainer de force hors du lit. Sauf que ça ne plait pas à Super Olivia, qui attrape fermement la belle-mère et lui envoie un coup de poing si monumental qu'elle en tombe évanouie au sol. Les deux sœurs débarquent et subissent le même sort que la mère. Cendrillon, comme un petit chien, suit et obéi aux ordres d'Olivia qui veut dépouiller les sœurs :

« Help me out. We are stealing these bitches' clothes ! This shit is hot and I want it ». / « Aide-moi. On va piquer leurs fringues à ces pouffes. Ces trucs sont cools, je les veux » (Vous noterez la finesse du ton employé).

Elles déshabillent donc les sœurs, leur piquent leurs vêtements, s'habillent avec (oui parce que en attendant, elles se baladaient toute nue dans la baraque, un détail!), dévalisent la maison en volant bijoux et argent et s'enfuient avec le carrosse de la belle-mère.

Elles retournent au château, s'y introduisent sans rencontrer le moindre garde et découvre le prince en pleine séance de « sport » avec deux filles. Olivia les chasse, ordonne au prince de s'installer sur le lit, ce qu'il fait allégrement, croyant que les deux femmes sont venues pour son bon plaisir et se laisse attacher au lit. Trop tard pour lui ; Olivia et Cendrillon (gone wild) l'habille en femme et lui lie les membres de tels manière qu'il deviendra probablement impuissant en moins de quelques heures (Mon dieu qu'elles sont vilaines!).

Là encore, elles piquent tout l'argent mais ne s'arrêtent pas là puisqu'elles s'amusent également à déféquer sur les tapis (si, si, c'est vrai...Vous en avez marre ? Moi aussi, heureusement, c'est bientôt la fin), verser du vin sur les peintures et briser les beaux vases.

Enfin, elles piquent deux chevaux et partent à l'aventure ! The End.

Pffff c'est enfin terminé ! Vous l'aurez compris, j'ai passé tout le long de ma lecture à me demander ce qui avait bien pu passer par la tête de l'auteure en écrivant ça ! Néanmoins, j'ai beaucoup ri (même si, je ne pense pas que c'était le but à la base) ! Je ne le recommande pas, à part si vous avez envie d'une bonne tranche de rigolade en un temps de lecture très court. Car oui tout ça se passe en moins de 34 pages !

Cinderella's lesbian lover de Lilly Cummings

Cinderella's lesbian lover de Lilly Cummings
Romance, érotisme - 34 pages
Où l'acheter : Cinderella's Lesbian Lover

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère de la Romance

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Publié le 1 Juin 2014

Le mois anglais #1. Billet récapitulatif !

Ce mois-ci, le blog se met à l'heure anglaise ! Au programme des lectures d'auteurs anglais ou se passant en Angleterre (je pense miser pas mal sur des classiques ce mois-ci !), des billets d'humeurs (anglophone), des recettes, de la musique, bref it's England baby !

Ce challenge qui met à l'honneur l'Angleterre tout le mois de juin est organisé par Lou, Cryssilda et Titine. N'hésitez pas à visiter leurs blogs pour plus d'infos ou tout simplement pour vous inscrire !

En ce qui me concerne, je vais utiliser ce billet comme article récapitulatif !

See you soon !

Le mois anglais #1. Billet récapitulatif !

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Rédigé par Evy

Publié dans #Challenges

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Publié le 1 Juin 2014

Bilan-du-mois.jpg

Comme beaucoup de mes compatriotes blogueurs, j'ai eu envie de me lancer dans un petit bilan livresque par mois, plus pour mon propre plaisir que pour le reste. En effet, cela ma permettra de regarder un peu quel est mon rythme de lecture, à quelle vitesse j'écris mes chroniques (ah j'ai déjà peur de connaître le résultat de cet étude), etc.

Voici donc ce que j'ai lu en ce mois de mai pluvieux et gris !

Au secours ! J'ai perdu mon slip ! de Christophe Loupy & Bérangère Delaporte - Editions Marmaille & Compagnie - 32 pages - Chronique
Nos étoiles contraires de John Green - Editions Nathan - 323 pages - Chronique
Nuit de noces à Ikonos de Sophie Kinsella - Editions Black Swan - 460 pages - Chronique

Bilan du mois #20Bilan du mois #20Bilan du mois #20

Total : encore un petit mois côté lecture mais je m'y remets petit à petit ! En espérant que juin soit un peu mieux !

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Rédigé par Evy

Publié dans #Le bilan du mois

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Publié le 31 Mai 2014

Gabe Hamilton est l’un des hommes d’affaires les plus en vue de New York. Il obtient toujours ce qu’il veut. Or, l’objet actuel de son désir lui est interdit : la troublante Mia, la jeune sœur de son meilleur ami et associé. Un fruit défendu qui ne cesse de l’obséder.
Mia rêve de Gabe en secret depuis toujours. Jamais elle n’aurait pensé attirer l’attention de cet homme aussi inaccessible qu’envoûtant. Et quand il lui offre de signer un contrat d’un genre très particulier, elle ne peut s’empêcher d’accepter. Tandis qu’elle se laisse entraîner dans l’univers dangereusement excitant de Gabe, elle découvre à quel point il peut se montrer exigeant... à tous points de vue.
Entre irrésistible attraction et sentiments naissants, le petit jeu qui s’instaure entre eux risque de leur coûter bien plus qu’une simple liaison passagère…

C'est lors d'un tea-time aux éditions Milady Romance que j'ai découvert ce roman qui semblait beaucoup plaire aux blogo-lectrices. De fait, quand j'ai reçu ce livre, j'étais ravie car je cherchais une lecture qui me fasse frémir de plaisir et me fasse couiner. Bon, force me fut de constater que j'ai bien frémi, mais plus de désespoir que d'autre chose en lisant ce roman.

Mia a toujours eu un gros faible pour Gabe, un des associés de son frère. Mais celui-ci, plus âgé qu'elle ne semble pas se rendre compte qu'elle existe. Pourtant celui-ci a bien remarqué la jeune femme ; elle l'obsède même. Et pour assouvir sa passion, il lui propose un étrange contrat qui va la lier à lui de façon très intime.

Autant le dire tout de suite, je n'ai pas aimé cette lecture. J'ai trouvé l'histoire banale, clichée et irréaliste au possible, la romance inintéressante et les personnages franchement antipathiques. Et je ne parle même pas des scènes de sexe à répétition et des incohérences qui ponctuent le texte ! Bref, vous l'aurez compris : Rush et moi, ce ne fut pas le grand amour, loin s'en faut.

Pourtant, je savais à quoi m'attendre. Rien qu'en lisant le résumé, je me doutais que ce livre n'allait pas révolutionner le genre de la romance et qu'il ressemblerait à s'y méprendre à 50 shades of grey ou à la saga Crossfire (série que j'apprécie au demeurant). Alors, je ne sais pas si c'est parce que je commence à me fatiguer de ces romances pour le moins irréalistes (non mais sans rigoler, vous en connaissez beaucoup des multi-millionnaires à moins de 35 ans qui sont beaux comme des dieux et finissent par vénérer le sol sur lequel vous marcher ?) ou si celle-ci est franchement mauvaise (je penche pour un mix entre ces deux hypothèses) mais Rush fut une terrible déception.

Parlons un peu de l'histoire, enfin, si on peut vraiment se permettre d'utiliser ce mot pour qualifier le minuscule fil rouge qui nous balade de la première à la dernière page de ce roman. Je peux la résumer en deux lignes (attention spoilers) : Gabe veut se faire la sœur de son meilleur ami. Il lui fait signer un contrat censé par protéger mais en fait c'est un bon vieux contrat BDSM. Ils copulent encore et toujours pendant environ les trois quart du livres. Ils sont surpris en pleine séance « Bondage/Sex-toy/Cravache/Plug anal » par le frère de Mia. Ils s'avouent leurs sentiments. Le frère accepte leur relation. Ils copulent. The End.

Le tout est servi par des scènes de sexe qui ne sont pas du tout sexy, pas du tout passionnelles et qui sont tellement répétitives que l'on a qu'une envie : les lire en diagonale. J'en suis même venue à vaguement espérer que Gabe ait des problèmes de précocité pour que cela se termine plus vite. C'est dire ! En soit, ce n'est pas que le BDSM me choque (même si je trouve la position de la femme pour le moins dégradante) mais c'est juste que dans ce roman, il n'apporte rien, ne sert à rien si ce n'est à me faire détester encore plus le personnage principal (mais je vais y revenir).

Concernant le rythme du récit, rien à dire, l'ensemble se lit vite et bien (heureusement, j'ai envie de dire!) grâce un style fluide, simple mais efficace. Néanmoins, j'ai vraiment trouvé que les – trop nombreuses scènes de sexe – desservaient le récit en le rendant lourd et ennuyeux.

Parlons maintenant du sujet qui fâche vraiment : les personnages. Mia, tout d'abord, est l'archétype de la gourdasse sans volonté, incapable de prendre des décisions et surtout incapable de résister à la pression de « l'alpha mâle ». De la première à la dernière page, j'ai eu – littéralement – envie de la baffer. Elle accepte tout, se laisse humilier, frapper voire même presque violenter par d'autres personnes sous le regard de Gabe (cette scène « épique » à Paris, où Gabe la jette en pâture à d'autres hommes, était tout simplement à vomir) et continue toujours de dire « amen » à tout. Non mais vraiment ! Bon et maintenant le pire du pire : Gabe. Égoïste, macho, coléreux, jaloux et possessif, le pauvre n'a rien pour lui (mise à part son physique de rêve et la grandeur de son porte-monnaie et encore, tout cela m'a laissé de marbre). J'ai rarement détesté un personnage autant que lui mais j'avoue que même son changement de comportement (qui arrive un peu comme un cheveu sur la soupe vers la fin. Difficile de comprendre comment un tel homme se transforme en chaton inoffensif en deux chapitres mais bon) n'a pas su me séduire. En parlant de séduction, je vais avoir besoin de vos lanternes mesdemoiselles, vous qui avez aimé le roman. Qu'est-ce qui vous a plu dans Gabe ? Non parce que franchement, un type qui parle à son sexe, qui vous fait porter un plug anal du matin jusqu'au soir (d'ailleurs, cela a soulevé pas mal de questions physiologiques chez moi) et qui vous attache à une table basse pendant que d'autres hommes se tripotent à côté de vous, ben moi, ça ne me fait pas rêver !

Les personnages secondaires ne sont guère plus captivants ni intéressants (d'ailleurs les tomes suivants les mettent en valeur, ça sera sans moi) et n'arrive pas à sauver cette romance d'un ennui terrible.

Rush fut une très très grosse déception. L'histoire, insipide et barbante ainsi que les personnages, très antipathiques, n'ont pas su me séduire. A éviter ! Ou alors seulement si on est vraiment très friand de ce genre.
 


 

A fleur de peau. Tome 1. Rush de Maya Banks
Titre VO : Rush
Romance, Erotisme - Edition Milady - 576 pages
Où l'acheter : A fleur de peau, Tome 1 : Rush

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère de la Romance

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Publié le 22 Mai 2014

Au secours ! Tarzan a perdu son slip ! Perdu ? Ou volé... Les animaux de la savane rêvent de posséder un slip de chef, de devenir le roi de la forêt, d’être adulés.Mais l’apparence n’a jamais donné les compétences. A travers un récit burlesque, Christophe Loupy s’amuse à brosser le portrait de ceux qui croient devenir célèbres avec pour seul talent le fait d’être... culotté.

C'est lors de la dernière Masse critique de Babélio que j'ai été sélectionnée pour découvrir cet album. Le résumé me tentait beaucoup et le coup de crayon que la couverture nous laissait entrevoir présageait d'un très joli ouvrage.

Finalement, je ne me trompais pas car je suis conquise par ce livre qui plaira tout autant aux petits qu'aux plus grands. L'histoire en elle-même est très bien pensée, écrite avec beaucoup de finesse et j'ai beaucoup aimé la morale sous-jacente. Le ton est léger et drôle, ce qui est un gros plus pour moi. L'ensemble est un peu court mais c'est le format qui veut ça, donc cela ne m'a pas formalisé plus que cela.

Mais ce qui m'a le plus enchanté, je dois l'avouer, ce sont les illustrations. Le coup de crayon de la dessinatrice est absolument superbe et j'ai adoré ce petit ton un peu fouilli, un peu brouillon, qui donne un rendu très authentique et reste dans le ton de l'album. De même, j'ai apprécié le choix des couleurs, très douces.

L'objet livre en lui-même est vraiment très agréable à manipuler. Les pages sont glacées et soyeuses, la couverture rigide mais très jolie néanmoins. Bref, un sans faute pour cette maison d'édition que je ne connaissais pas mais que je vais suivre avec énormement d'attention !


 

Au secours ! J'ai perdu mon slip ! ou la véritable histoire de Tarzan de Christophe Loupy & Bérangère Delaporte
Album, Jeunesse - Editions Marmaille & Compagnie - 32 pages
Où l'acheter : Au secours ! J'ai perdu mon slip ! Ou la véritable histoire de Tarzan

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère des Bd-Mangas-Albums

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Publié le 4 Mai 2014

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Comme beaucoup de mes compatriotes blogueurs, j'ai eu envie de me lancer dans un petit bilan livresque par mois, plus pour mon propre plaisir que pour le reste. En effet, cela ma permettra de regarder un peu quel est mon rythme de lecture, à quelle vitesse j'écris mes chroniques (ah j'ai déjà peur de connaître le résultat de cet étude), etc.

Voici donc ce que j'ai lu en ce mois d'avril !

La rivière de la passion de Kathleen E. Woodiwiss - Editions J'ai Lu pour Elle - 504 pages - Chronique
Vampire Academy, tome 6 : Sacrifice ultime de Richelle Mead - Editions Castlemore - 608 pages - Chronique
Ready to rock ! de Meg Cabot - Editions Albin Michel Wiz - 416 pages - Chronique

Bilan du mois #19Bilan du mois #19Bilan du mois #19

Total : Un tout, tout, tout petit mois de lecture. J'avoue qu'en ce moment, je suis absolument épuisée et je n'arrive pas du tout à me concentrer sur le lecture ! J'espère que le mois de mai, cela va s'arranger !

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Rédigé par Evy

Publié dans #Le bilan du mois

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Publié le 29 Avril 2014

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Je vous retrouve pour ce petit rendez-vous hebdomadaire qui nous permet de partager notre top 10 littéraire chaque semaine selon un thème bien particulier ! Vous pouvez retrouver les autres participants chez Iani.

Le thème de cette semaine :  
Les 10 séries TV que vous aimeriez voir exister en format livre

 

 


Grey's anatomy
Cela fait un moment que j'en parle mais je cherche désespéremment une série livresque dans le ton de cette série. Au programme du drama, de l'amour, des péripéties, des émotions en milieu hospitalier...What's not to like ?!!

 

 


Friends
Elle fait partie de mes séries chouchoutes depuis presque 10 ans et qu'est-ce que j'aimerais lire des livres qui suivent le même déroulement (je vois bien une série de petits feuilletons livresques, pas vous ?)

 

 

L Word
Je trouve que l'homosexualité féminine est quasi inexistante en littérature moderne (j'en avais déjà parlé ici) et j'aimerais follement lire des livres qui seraient écrits sur le modèle de cette série.

 

 

The big bang theory
C'est geek, c'est fun, c'est drôle, je pense qu'il y a matière à faire quelque chose là !

 

 

Leverage
Pour le côté intellectuel et Robin des bois moderne ! J'imagine bien une bande de voleurs aidant les plus démunis sur papier !

 


Californication
Sex, Rock'n'roll et écriture ? Tout ce qui me plait dans une série (non, je ne vais pas passer pour une perverse après) et ça dépoterait pas mal en livre je trouve !

 

 

Revenge
Une sorte de Monte-Cristo des temps modernes avec tromperies, drama et vengeance, ça ferait une série de livres du tonnerre !

 

 

Stargate
Cette série pourrait faire une fabuleuse saga livresque de science-fiction !

 

 

Maison close
Si cette série de Canal + est loin d'être une réussite, j'aime le thème et l'esthétique de l'ensemble et je vois très bien cette série adaptée en roman historique.

 

 

Chuck
On manque cruellement de saga livresque sur le thème des espions un peu maladroit/geek ! Si Chuck était adapté en livre, je serais une des premières à l'acheter (et puis bon avec un personnage comme Sarah, on ne peut s'empêcher d'aimer ! Moi partiale ? Pas du tout !)

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Rédigé par Evy

Publié dans #Top Ten Tuesday

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Publié le 26 Avril 2014

Kira a trouvé un remède au virus du RM. Il coule dans le sang des Partials. Les nouveau-nés survivent, enfin. Si l’espèce humaine n’est plus directement menacée, les Partials le sont : ils meurent à l’âge de 20 ans. Kira doit cette fois sauver l’ennemi d’autrefois. Quête d’autant plus déchirante qu’elle est elle-même une Partial, qui doit trouver sa place dans ce monde fragmenté…

L'année dernière, j'avais dévoré le premier tome de cette trilogie dystopie - Partials - en quelques jours et j'avais eu un beau coup de coeur pour ce roman palpitant et futuriste. Aussi étais-je ravie de pouvoir lire la suite et j'attendais avec impatience d'avoir les réponses aux nombreuses questions que le premier tome avait soulevées. Tout comme avec Partials, j'ai dévoré les pages de ce livre en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Cependant, je suis moins enthousiaste que ma lecture précédente, même si j'ai passé un très bon moment de lecture en compagnie de Fragments.
 

Attention possibles spoilers sur le premier tome.

Kira a découvert l'impensable. Elle n'est pas humaine, elle est une partiale, un être crée de toutes parts par des scientifiques. Alors que le peu d'êtres humains restant sur terre tentent par tous les moyens de vaincre le virus qui tue les nouveaux nés à la naissance, Kira part à la recherche de Samm, le partial qui l'a aidé à sauver l'enfant de sa meilleure amie. Mais le cours de l'Histoire s'accélère quand les partials attaquent les humains et décident de les tuer un par un jusqu'au retour de Kira. Kira, qui décide, malgré tout, de continuer sa quête, en direction des bureaux de Paragen, l'entreprise qui fabriquait les Partials, pour y trouver - enfin - les réponses aux questions qu'elle se pose.

Fragments est une suite bien menée. Très haletant, le récit mis en place par l'auteur fait la part belle au côté aventure que l'on avait déjà pu lire dans le premier tome. Néanmoins, malgré les nombreux rebondissements et changements de décors (ce roman m'a vaguement fait penser à un road movie), je n'ai pas pu m'empêcher de ressentir une certaine lassitude au fur et à mesure de ma lecture. L'ensemble souffre de plusieurs passages relativement longs, qui n'apportent, d'ailleurs, pas grand chose au récit en lui-même, et cela m'a un peu gêné. Heureusement que l'alternance de points de vue entre les différentes personnages à chaque nouveau chapitre permet de rendre le roman plus vivant.

Maintenant, en ce qui concerne l'histoire à proprement parlé. Disons que là aussi, je suis beaucoup moins enthousiaste que je l'aurais souhaité. Si l'auteur distille avec une main de maître diverses révélations et coups de théâtre dans son récit; j'ai trouvé celui-ci parfois difficile à suivre, voire un peu confus et compliqué (je pense d'ailleurs que c'est un effet voulu pour garder un peu de suspense pour le dernier tome de sa trilogie, qui s'annonce tout aussi explosif que les deux premiers). Dommage, car j'ai parfois décroché pendant quelques pages. On notera également une montée en puissance au fur et à mesure du roman. L'auteur, même si il écrit pour de la jeunesse, n'hésite pas à nous livrer un récit sombre et violent, ce que j'ai beaucoup apprécié. Contrairement à beaucoup d'autres auteurs, il ne cherche pas à édulcorer ou minimiser les effets de la guerre.

Le monde dystopique crée est toujours aussi captivant, mais est desservi, au moins dans ce tome-ci, par le côté parfois trop complexe et scientifique du récit. J'aime l'idée de base, un peu moins son développement, un peu trop confus. Cependant, comme après ma lecture de Partials, je n'ai pu m'empêcher de penser que cette histoire pourrait se révéler prémonitoire pour notre société. J'apprécie toujours autant les questions d'éthique que ce roman soulève et rien que pour cette raison, je suis ravie de continuer de lire cette série.

Petites notes sur les personnages, qui là, sont un très bon point, que dis-je, un excellent point du récit. Kira me plait de plus en plus, de part son acharnement et sa combativité, Samm est et restera, je pense, mon chouchou de la trilogie. J'apprécie sont côté pragmatique et je dirais même que, à bien des égards, il m'apparait beaucoup plus humain que d'autres personnages - qui eux, le sont réellement. Leur relation prend peu à peu (et c'est tant mieux, l'évolution se fait en douceur) une tournure un peu plus personnelle, un peu plus sentimentale qui ne fut pas pour me déplaire. Les personnages secondaires ne sont pas en reste et c'est avec plaisir qu'on les observe mûrir et souffrir. Tous sont très attachants et il me tarde de savoir comment vont se terminer leurs histoires respectives.
 
Enfin, concernant le style de l'auteur. Dan Wells nous livre un roman bien écrit, dynamique, noir et prenant. Le lecteur ne peut s'empêcher de tourner les pages à une allure folle, voulant absolument connaitre le dénouement des aventures de Kira et Samm. Une réussite, malgré les quelques passages de descriptions assez longs dont j'ai déjà parlé.
 

Fragments fut une lecture en demi-teinte. Quelques longueurs et un récit parfois un peu trop complexe, m'ont empêché d'apprécier le texte à sa juste valeur. Néanmoins, un roman à fort capital divertissant, aux personnages attachants et au monde dystopique passionnant !
 

Fragment de Dan Wells
Titre VO : Fragments
Dystopie, Young-adult - Editions Albin Michel Wiz - 537 pages
Où l'acheter : Fragments

D'autres romans de cet auteur :
Partials

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère Jeunesse - Young adult

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