Publié le 7 Novembre 2013

Elles étaient jeunes et belles de Karen Rose

Jeunes, belles et brunes. Nuit après nuit, des lycéennes disparaissent de leur chambre. L'un après l'autre, leur corps est retrouvé quelques jours plus tard, sans vie...
Révolté par l'horreur de ces meurtres qui terrorisent Raleigh, en Caroline du Nord, l'agent spécial Steven Thatcher n'a plus qu'un but : mettre le tueur en série sous les verrous. Hélas, celui-ci a méticuleusement effacé tous les indices, l'enquête piétine. Jusqu'à ce que la ravissante Jenna, un des professeurs de son fils aîné Brad, ne commence à recevoir d'inquiétantes et sombres menaces. De crainte qu'elle ne soit la prochaine cible du tueur, Steven se jure de la protéger. Car comme toutes les victimes de l'assassin, Jenna est jeune, belle et brune...

Quand on m'a proposé de rencontré une auteure américaine très célèbres de thrillers romantiques, j'ai tout de suite sauté sur l'occasion et j'en ai profité pour découvrir l'univers de Karen Rose, que je ne connaissais pas du tout. Ce fut une très très agréable découverte, car j'ai adoré ma lecture de ce thriller (et encore plus ma rencontre avec l'auteure, qui est absolument formidable).

 

La petite ville de Raleigh est en état de choc. En effet, un tueur en série semble sévir dans la région et plusieurs lycéennes sont retrouvés mortes dans les alentours, assassinées de manière monstrueuses. Le détective Steven Thatcher mène l'enquête et va bientôt croiser le chemin de la charmante professeur de sciences de son fils : Jenna à laquelle, il va avoir bien du mal à résister.

 

La particularité des romans de cette auteure, c'est qu'elle mélange savamment la romance et l'intrigue policière et Elles étaient jeunes et belles ne fait pas exception à la règle et nous offre d'une part, une romance très sympathique, grâce aux héros très attachants et crédibles (je vais y revenir un peu plus tard dans cette chronique) et d'autre part, une enquête policière très bien ficelée, qui tient parfaitement la route et balade son lecteur de pages en pages. J'avais échafaudé nombreuses théories et plus d'une fois j'ai été surprise par la tournure des événements. Néanmoins, comme je suis une enquêtrice hors pair (merci le visionnage de 8 saisons d'Esprits criminels cette année !), j'avais trouvé le nom de l'assassin avant la fin mais cela ne m'a pas du tout gâché mon plaisir, bien au contraire.

 

Le récit est très rythmé, très bien équilibré en terme de scènes d'actions et de scènes plus descriptives, ce qui rend l'ensemble dynamique, vivant et très plaisant à lire. Le roman est, pour tout avouer, très addictif. Pour ma part, je l'ai dévoré en moins de 24h !

 

Quant aux personnages, là encore, c'est une réussite. L'auteure nous a indiqué lors de notre rencontre qu'elle voulait vraiment s'intéresser à l'envers du décor des enquêtes, c'est-à-dire s'occuper des proches des héros et c'est particulièrement bien rendu dans ce roman. Le roman est construit de telle manière qu'à chaque chapitre, nous avons le droit au point de vue d'un nouveau personnage, ce qui permetnde créer un kaléidoscope des liens entre les différents personnages. Chacun d'entre eux sont très bien caractérisés, ce qui les rend plus réels, plus vivants et donc plus proches du lecteurs.

 

C'est pour cette raison que la romance fonctionne très bien dans le thriller (au début, j'étais septique. « Hum de la romance mélangée avec du policier, ça doit donner un roman bizarre »). La romance complémente le thriller et ainsi de suite et finalement, on ne peut s'empêcher de prendre beaucoup de plaisir à suivre les aventures de nos deux héros.

 

Le style de Karen Rose est, ma foi, très agréable à lire. Percutant, dynamique, fluide, on ne s’ennuie pas une seule minute en lisant ce roman et j'ai vraiment hâte de me plonger dans d'autres romans de sa bibliographie pour pouvoir savourer une nouvelle de ses intrigues !

 

Elles étaient jeunes et belles fut une très très bonne découverte ! Je ne donnais pas cher de ce roman alliant romance et thriller et pourtant j'ai été embarquée dedans de la première à la dernière page. Une réussite ! Un roman à découvrir !

 

Elles étaient jeunes et belles de Karen Rose

Elles étaient jeunes et belles de Karen Rose
Titre VO : Have you seen her ?
Policier, Romance - Editions Harlequin - 608 pages
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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère des Thrillers-Policiers

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Publié le 5 Novembre 2013

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Paillettes et gros dossiers

 

Cléo Buchheim

 

(Site Web)

 

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S’afficher en robe du soir et talons vertigineux au bras d’un acteur à la mode, dans les soirées les plus chics et branchées où le champagne coule à flots ? Jackie sait que toutes les filles de la terre se damneraient pour prendre sa place. Sauf que, en réalité, elle n’est pas vraiment la petite amie de cet acteur qui déchaîne les foules. Non, ça, c’est le rôle que l’horrible patron de l’agence de presse où elle travaille l’a obligée à jouer, mais, elle, dans la vraie vie, c’est du sublime Arnaud, alias Mister sexy, qu’elle est amoureuse. Si amoureuse qu’elle n’a plus qu’un but : lui prouver qu’elle est la femme de sa vie ! Oui mais voilà : primo, Mister sexy est persuadé qu’elle est la petite amie de ce fameux acteur et, deuxio, il est l’ennemi juré de son propre patron…

 

 

LigneFleur

 

 

Généralement, j'aime beaucoup les romans de la collection Red Dress Ink, car j'apprécie énormement les romans de Chick-Lit, les univers un peu girly et les héroïnes drôles et sympathiques. Ausssi, j'étais ravie d'avoir été sélectionnée pour découvrir ce roman d'une auteure suisse lors de la dernière Masse Critique de Babélio. Mais finalement, force me fut de constater que ce roman n'était pas à la hauteur de mes espérances. Et c'est bien dommage, car si le fond ne m'a pas vraiment plu, j'ai vraiment apprécié le ton et le style de Cléo Buchheim

 

Jackie est une jeune fille pleine de vie et d'enthousiasme. Entourée de ses amis, elle tente, tant bien que mal, de trouver l'homme idéal et de survivre à son boulot de stagiaire dans une grande boite d'agents de stars. Son patron est horrible et la force à prétendre être la petite amie d'un acteur très célèbre. Si la célébrité a son petit effet sur elle pendant un moment, elle se rend vite compte que cela pourrait lui rendre la vie impossible, d'autant qu'elle a rencontré quelqu'un qui pourrait bien s'avérer être l'homme de sa vie.

 

Ce qui m'aura le plus gêné dans le roman, ce fut le récit, que je n'ai pas trouvé ni captivant ni vraiment intéressant. Je me suis ennuyée pendant tout le long du roman et malheureusement l'histoire, un peu trop abracadabratesque à mon goût, n'a vraiment pas su me passionner. Les rebondissements sont trop peu crédibles et pas très bien emmenés dans le récit, ce qui fait que plus d'une fois, j'ai levé les yeux au ciel devant l'absurdité de certaines situations (la palme en revient certainement à cette scène où le patron de Jackie lui demande de seduire son rival, pour qu'il la ramène chez lui et qu'elle puisse fouiller son appartement).

 

Les personnages ne sont malheureusement guère mieux. Très caricaturaux (notamment les amis de Jackie, qui ne me sont pas apparus naturels du tout), pas assez travaillés, je ne les ai pas trouvé attachants ni vraiment plaisants à découvrir. Par ailleurs, l'héroïne m'a vite énervé, de part son comportement un peu trop puéril. Dommage, car elle avait vraiment du potentiel. Je pense que cela est dû au fait que le récit en lui-même est assez court.

 

Très honnêtement, je pense qu'une centaine de pages de plus aurait vraiment apporter un peu plus de profondeur à l'histoire et aux personnages (et comme j'ai adoré le style de l'auteure, cela ne m'aurait pas du tout déranger de les lire ces pages supplémentaires, au contraire !).

 

Parlons justement du style de Cléo Buchheim, qui est sûrement l'aspect le plus plaisant du roman. Une plume drôle, dynamique, fraîche et vivante, bref, un ton girly et enjoué qui m'a séduite du début à la fin. C'est d'ailleurs pour cette raison, que je retenterai l'aventure avec un autre de ses romans, car je pense vraiment que son style vaut le détour à lui-tout seul.

 

Paillettes et gros dossiers fut une déception tant au niveau du récit que des personnages. Néanmoins, je retiendrais de cette lecture le style de l'auteure qui est très sympathique et donne envie d'y revenir.

 

Star2

 

Chick-Lit, Romance - Editions Harlequin - 306 pages

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère de la Chick-Lit

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Publié le 1 Novembre 2013

 

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Comme beaucoup de mes compatriotes blogueurs, j'ai eu envie de me lancer dans un petit bilan livresque par mois, plus pour mon propre plaisir que pour le reste. En effet, cela ma permettra de regarder un peu quel est mon rythme de lecture, à quelle vitesse j'écris mes chroniques (ah j'ai déjà peur de connaître le résultat de cet étude), etc.

 

Voici donc ce que j'ai lu en ces deux mois de septembre et octobre !

 

Heroes of Olympus. Book 1.The lost hero de Rick Riordan - Editions Hyperion Books - 576 pages - Chronique

Elles étaient jeunes et belles de Karen Rose - Editions Harlequin - 608 pages - Chronique

Partials de Dan Wells- Editions Albin Michel - 522 pages - Chronique

 

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Girl heart boy, tome 1 : Amour ne rime pas avec toujours d'Ali Cronin - Editions J'ai Lu - 223 pages - Chronique

Twilight, tome 1 : Fascination, partie 1 de Stephenie Meyer & Kim Young - Editions Pika - 225 pages - Chronique

Paillettes et gros dossiers de Cléo Buchheim - Editions Harlequin - 206 pages - Chronique

 

Girl heart boy  Twilight  Paillettes et gros dossiers

 

Bilan : Seulement un livre de lu en septembre. Mais heureusement je me suis rattrapée en octobre, même si finalement, je me rend compte que j'ai quand même peu lu pendant ces deux mois !

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Rédigé par Evy

Publié dans #Le bilan du mois

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Publié le 28 Octobre 2013

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Sexy. Authentique. Irrésistible.

4 filles et 3 garçons : une bande inséparable. Dernière année de lycée et premières expériences : la série de toute une génération.
Dans le rôle de Miss Fidélité, j'ai nommé Cass. Ashley, elle, ne pense qu'à jouer avec les garçons. Donna est une vraie fêtarde. Et moi ? Mes amis ont beau me dire de me lâcher, je reste Sarah Millar : l'éternelle anti-mecs. Ne bois pas, ne flirte pas, ne couche pas. Point.
Mais quelque chose me dit que tout ça va changer. Et pas plus tard que cet été...

Je partais avec beaucoup de préjugés en ce qui concernait ce roman. La couverture me faisait penser à un énième roman à la Gossip Girl, très caricatural et peu captivant. Finalement, je me suis lourdement trompée car non seulement j'ai passé un excellent moment de lecture avec Girl Heart Boy, mais en plus, j'ai découvert un roman pour adolescents écrit avec beaucoup de justesse et qui m'a rendu vraiment nostalgique.

Sarah est une jeune fille comme une autre, qui se sent bien seule au milieu de son cercle d'amis. En effet, c'est la seule à ne pas être en couple ou à n'avoir eu de vrai petit copain. Mais un été, tout va basculer quand elle va rencontrer un étudiant qui va vite lui faire tourner la tête !

L'histoire du roman est somme toute assez simple mais particulièrement réaliste et ancrée dans notre société actuelle. Pas de situations exagérées ou caricaturées, l'intrigue nous conte l'histoire de jeunes lycéens en proie aux affres de l'adolescentes, aux problèmes sentimentaux et amicaux. J'ai beaucoup apprécié suivre les aventures de Sarah et de ses amis, même si j'ai regretté que l'ensemble ne soit pas plus long (à peine plus de 200 petites pages en tout, c'est relativement court et j'aurais volontiers lu une centaine de pages supplémentaires). Mais l'auteure prend quand même le temps de poser les bases de son récit et je pense que le deuxième tome de la saga (qui en compte déjà 4 en VO) n'en saura que d'autant plus intéressant et agréable à lire.

Le point le plus appréciable de ce roman reste sans conteste ses personnages, qui sont absolument bien dépeints et très humains. L'auteure a su les travailler de telle façon que l'on se sent immédiatement proche d'eux (je n'ai pas pû m'empêcher de me dire, tout le long du roman que j'aurais pû être Sarah, que je la comprenais parfaitement). Chacune des filles est différentes (d'ailleurs, d'après le site web de l'auteure, chaque tome de la série sera consacré à une des filles en particulier, ce qui est très sympa pour suivre l'évolution des personnages) et j'ai également aimé la personnalité des garçons même si là, j'émets un petit bémol dans la mesure où je les ai trouvé un peu lisses et un peu trop semblables (pour être honnête, j'avais du mal, parfois, à distinguer qui était qui parmi la gente masculine du roman).

Le style de l'auteure est relativement simple mais efficace. C'est très jeunesse, léger et dynamique et cela rend la lecture vraiment agréable et rapide. En soi, rien de bien mémorable mais un style qui fait son petit effet néanmoins.

Girl Heart Boy est vraiment un très bon roman jeunesse. Alliant le côté réalisme et girly, il met en scène des personnages très humains et contemporains auxquels on s'identifie facilement ! Un peu trop court mais une très très bonne surprise ! Je lirai la suite avec plaisir.

Star4


Girl Heart Boy. Tome 1. Amour ne rime pas avec toujours d'Ali Cronin
Titre VO : Girl heart boy, book 1 : No such thing as forever
Jeunesse, Chick-Lit - Editions J'ai Lu - 223 pages
Où l'acheter : Girl Heart Boy, Tome 1 : Amour ne rime pas avec toujours

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère Jeunesse - Young adult

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Publié le 26 Octobre 2013

Le jour du coup de crayon. #2

Je lance aujourd'hui, cette nouvelle rubrique, qui j'espère vous plaira. Le principe est tout simple, comme j'ai beaucoup de mal à écrire des chroniques sur les mangas et les BDs, je me disais, qu'il serait plus sympa de regrouper toutes mes lectures "bullesques" en un article hebdomadaire/mensuel qui mettrait en scène ces livres et mon avis dessus en quelques lignes.

 

Petit tour d'horizon de mes lectures BDs et/ou mangas de la semaine !

 

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# 1. Twilight. Fascination. Volume 1. de Stephenie Meyer & Young Kim 

 

Pour être honnête, je n'attendais pas grand chose de ce graphic novel et pourtant je suis absolument conquise (Pour tout avouer, je trouve que c'est limite mieux réussi que les adaptations ciné, c'est pour dire !). J'aime beaucoup les dessins, tout en finesse, et le texte, qui colle vraiment au roman d'origine. Finalement, je ressors conquise par ce manga !

 

Editions Pika - 225 pages

Graphic Novel

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère des Bd-Mangas-Albums

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Publié le 21 Octobre 2013

La maitresse de rome

 

La maîtresse de Rome

 

Kate Quinn

 

(Site web - Facebook - Twitter)

 

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Jeux du cirque, complots, banquets, orgies... Dans cette formidable saga antique, Kate Quinn fait revivre avec panache l'univers dépravé et sanglant de la Rome du Ier siècle.

Jeune esclave juive soumise aux caprices de l'arrogante Lepida Pollia, sa maîtresse, Thea connaît pour la première fois le bonheur dans les bras du gladiateur Arius le Barbare, la nouvelle coqueluche de Rome. Mais leur idylle attise la jalousie de Lepida, qui s'emploie de son mieux à les séparer.
Cette dernière n'est pas le seul obstacle à se présenter sur la route des deux amants. Grâce à ses talents de musicienne, la belle Thea ne tarde pas àêtre remarquée de l'aristocratie romaine... et d'un dangereux admirateur : l'empereur Domitien, un homme brillant mais cruel qui en fait sa favorite. Devenue la femme la plus influente de Rome, Thea doit plus que jamais garder son amour pour Arius secret.

 

LigneFleur

 

Ce livre a fait vibrer la blogosphère il y a quelques mois et j'avoue que tous ces billets ultra positifs quant à ce roman historique m'ont donné envie de me jeter également dans l'arène (mouahahahah quel beau jeu de mots ! ). Anyway, j'ai donc commencé et dévoré ce roman en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Néanmoins, si j'admets volontiers que j'ai passé une excellent moment de lecture avec La maîtresse de Rome, je suis quand même loin du coup de coeur ou d'être aussi exaltée que d'autres blogueuses.

 

Théa est une jeune esclave, vivant à Rome au temps des empereurs et des gladiateurs. Sa maîtresse, Lepida Pollia, du même âge qu'elle, est une femme cruelle et perverse qui prend plaisir à humilier Théa. Toute sa famille ayant été massacrée, elle est seule et ne parvient vraiment à trouver un semblant de bonheur à sa vie que lorsqu'elle rencontre Arius, un gladiateur. Mais Lepida, qui convoite cet homme, va tout faire pour les séparer.

 

J'ai apprécié le récit. L'histoire est travaillée, bien construite et écrite avec beaucoup de cohérence. Le gros point positif du roman, c'est, pour moi, cette aspect un peu grande fresque dans la mesure où l'on suit les aventures des personnages sur de très très nombreuses années. J'ai apprécié de pouvoir suivre l'évolution des personnages, ce qui leur arrive, etc. Le final est vraiment très réussi, toutes les actions qui s'étaient décantées dans le roman trouvent une fin parfaite dans les derniers chapitres.

 

J'ai noté deux petits points concernant le roman qui m'ont gêné durant ma lecture. D'une part, je trouve l'ensemble un peu long et pas très bien équilibré. Certes, il y a beaucoup de rythme, il se passe constamment quelques actions pour relancer l'intrigue mais j'ai eu l'impression que l'auteure cherchait à en faire trop. D'autre part, et c'est lié à mon premier point, j'ai noté un peu trop de longueurs. Parfois, on sentait que certains dialogues et descriptions étaient superflus et n'apportaient pas grand chose à l'histoire. Dommage !

 

En revanche, les personnages sont une vraie réussite. Très bien caractérisés et dépeints, on prend énormement de plaisir à suivre leurs aventures, à apprendre à les aimer (au début Théa ne me plaisait pas trop, mais j'ai appris à l'apprécier) ou à les détester (Lepida est une juste horrible, mais je pense que c'est certainement un des personnages les plus intéressants du roman, même si parfois, on peut se demander si l'auteure n'a pas voulu en faire trop avec elle, car certaines de ses réactions sont un peu exagérées, voire peu crédibles). Mon préféré restera Arius, qui m'a plu du début à la fin et qui est resté fidèle à lui même tout au long du roman. De fait, les personnages sont assez nombreux dans ce roman, mais l'auteure a réussi le tour de main de tous les rendre captivants (je pense que le changement de voix et points de vue à chaque chapitre y est pour beaucoup d'ailleurs) et j'attends avec impatience de pouvoir lire la suite de cette saga, pour les retrouver quelques années plus tard.

 

La plume de Kate Quinn fut une découverte très sympathique. Assez simple, mais graphique et légère, j'ai apprécié la fluidité du récit, même si j'ai regretté que la traduction ne soit pas à la hauteur du récit (certaines phrases sonnaient vraiment très étranges, voire un peu anachroniques). En tout cas, je pense que je lirais ces prochains romans en version originale.

 

La maîtresse de Rome fut une agréable lecture, passionnante et captivante ! J'ai vibré avec les personnages et adoré les suivre durant toutes ces années. Pour autant, ce ne fut pas un coup de coeur, la faute à quelques longueurs et à certains personnages qui virent un peu au ridicule à cause de traits de caractère poussés à l'extrème. Néanmoins, un roman historique que je recommande !

 

Star4

 

Titre VO : Mistress of Rome

Historique, Romance - Editions Presse de la cité - 535 pages

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère des romans historiques

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Publié le 18 Octobre 2013

La saison du péché

 

La saison du péché

 

Adrienne Basso

 

(Site web - Facebook)

 

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Douce nuit, chaude nuit.
Juliet Wentworth s’attendait à un mariage de convenance qui lui permettrait de sauver son domaine et sa famille… Elle ne pensait certainement pas trouver l’amour dans les bras de celui qu’on lui destinait.
Richard frissonne de désir devant celle qu’il a récemment épousée… avant de fuir à toutes jambes. Après tout, l’amour n’a jamais fait partie de leur marché. Mais alors que les fêtes de Noël le ramènent dans son manoir, Juliet va s’employer à le conquérir.

 

LigneFleur

 

Pour le challenge de Lily bouquine, qui consistait à lire 1000 pages en un week-end, j'ai choisi de lire une romance que m'a offerte ma merveilleuse copinaute Jen du blog Bibliobulle, car celle-ci s'annonçait croustillante et divertissante. Force fut de constater que finalement, je ressors cruellement déçue par cette lecture.

 

Juliet Wentworth se trouve dans une situation financière difficile et n'arrive plus à subvenir correctement aux besoins de ces enfants depuis la mort de son mari. Aussi, lorsqu'un riche américain se présente chez elle pour acheter la demeure familiale, elle n'a d'autre choix que d'accepter. Mais son beau-frère, qui a encore la main mise sur la propriétés de sa belle-soeur, refuse cet achat. Une seule solution s'impose alors au couple, ils doivent se marier.

 

Que dire de ce roman ?! Hum, je ressors perplexe et déçue par cette lecture, qui, sur papier, vendait un peu du rêve mais qui, au final, fut ennuyeuse au possible et peu captivante. Le récit, en soi, est cousu de fil blanc et ne réserve aucune surprise aux lecteurs. Par ailleurs, il faudrait vraiment que quelqu'un m'explique le sens du titre car je le cherche encore. En effet, celui-ci n'a strictement rien à voir avec le contenu du texte. D'ailleurs, pour ma part, on a plus affaire à un sympathique conte de Noël plutôt qu'à une vraie romance.

 

Vous me direz l'un n'empêche pas l'autre, c'est vrai, mais j'étais tellement peu passionnée par cette romance que j'ai préféré me concentrer sur l'aspect "famille" développée par l'auteure. La faute aux deux personnages principaux qui ont le charisme d'un mollusque et aucune alchimie entre eux. De fait, je les ai vite laissé de côté au profit des personnages secondaires, beaucoup plus sympathiques et intéressants. Les enfants sont vraiment choupinou et la sécrétaire et ami de Richard sont adorables. Bref, ce qui m'a le plus dérangé dans ce roman, ce sont vraiment les deux personnages principaux. Trop égoïste et lunatique pour Richard, trop fade et effacée pour Juliet, je n'ai pas aimé leur personnalité et je dirais même plus, j'ai eu du mal à les supporter durant ma lecture. Et c'est bien dommage car le récit en lui-même n'est pas désagréable à lire, d'autant que l'on assiste à plusieurs scènes typiques des traditions de Noël en Grande-Bretagne, ce qui m'a beaucoup plu.

 

Quelques notes enfin sur la plume de l'auteure. Agréable et fluide, mais finalement assez peu mémorable. Beaucoup de dialogues et peu de dialogues apportent un côté vivant et dynamique à l'ensemble et le roman se lit vite, en quelques - courtes - heures.

 

La saison du péché fut une lecture très décevante. La faute aux deux héros au charisme insignifiant qui n'auront pas su me plaire. En revanche, le côté famille et esprit de Noël mis en avant est très agréable.

 

Star2

 

 

Titre VO : Tis The Season To Be Sinful

Romance historique - Editions Milady - 358 pages

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère de la Romance

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Publié le 16 Octobre 2013

Partials

Un virus. La guerre contre les Partials – ces êtres mi-humains, mi-robots – a décimé la population. Seuls quelques milliers retranchés à Long Island ont survécu. Et le virus mystérieux – le RM – les tue petit à petit. Chaque nouveau-né vit moins d’une journée si ce n’est quelques minutes. La race humaine s’éteint inexorablement et aucun médecin n’a de remède. Un espoir. Dans cette atmosphère désespérée, Kira, jeune interne en médecine, a une nouvelle hypothèse. Pourquoi les Partials sont-ils naturellement immunisés contre le RM ? Et si la solution venait de l’ennemi juré lui-même ? Une héroïne. Kira se lance alors dans une expédition au risque de devenir une hors-la-loi. Infiltrer les Partials, en capturer un et le ramener à long Island pour l’étudier et peut-être, trouver un antidote. Mais le pari est risqué : soit elle réussit et sauve l’humanité, soit elle échoue et sera considérée comme une terroriste par son propre gouvernement. À moins que ce soient les Partials eux-mêmes qui ne la tuent…

Quand j'ai reçu ce livre, je ne savais pas trop à quoi m'attendre. Je ne connaissais pas l'auteur et je dois avouer que le sujet ne m'inspirait guère. Mais finalement, après avoir lu quelques chapitres, j'ai été complétement happée par l'intrigue et j'ai terminé ce roman en moins d'une journée. Pour tout dire, je n'apprécie pas les bandeau en papier sur les livres avec des phrases accrocheuses telles que " La dystopie la plus passionnante depuis Hunger Games" mais pour une fois, je dois avouer que c'était vrai ! Non seulement ce roman est absolument captivant mais en plus, la réfléxion mise en place par l'auteur est vraiment intéressante.

Kira a 16 ans et vit à Long Island avec le peu de survivants de la race humaine qu'il reste encore sur Terre. En effet, après avoir crée des êtes mi-humains, mi-robots, la civilisation humaine s'est faite écraser par ces créatures et mourut presque entièrement d'un virus appellé RM. Les survivants semblent y être immunisés mais par leurs enfants, qui meurent tous dans les heures qui suivent leur naissance. Kira, interne en médecine et spécialiste du virus va tous faire pour essayer de trouver un remède à ce fléau, même si cela veut dire entrer en terrain Partials pour y trouver la réponse à ses questions.

Le récit est haletant, palpitant et très bien construit. J'ai apprécié le découpage en trois parties distinctes et le rythme apporté par l'auteur. Il y a très peu de temps morts pendant ce roman et je ne me suis pas ennuyée un seul instant. L'ensemble du roman est développé sur une intrigue fort intéressante et particulièrement bien travaillée. On voit que Dan Wells maîtrise son sujet (parfois même un peu trop bien, certains passages, un peu trop scientifiques à mon goût, m'ont un peu perdus, je dois l'avouer) et de fait, le lecteur se retrouve complétement embarqué dans cette histoire un peu post-apocalyptique.

Un des gros points forts de ce roman est vraiment cette aspect "dystopie", basé sur sur des postulats scientifiques que nous connaissons tous (les progrès de la robotique et de la science moderne), ce qui apporte véritablement un côté très réaliste au roman. Plusieurs fois dans le roman, je me suis dis : "ça pourrait vraiment arriver tout ça dans quelques années !". Gros point positif également pour les réflexions éthiques développées par l'auteur : un être mi-humain, mi-robot doté d'une conscience est-il considéré comme un être à part entière ? La fin justifie-t-elle les moyens quand il s'agit de sauver l'espèce humaine ? Les femmes n'ont-elles plus le droit de disposer de leur corps dans de telles conditions ? Bref, autant de questions que le lecteur se pose au fil des pages.

Mais il ne faut pas oublier que ce roman est avant tout un divertissement et Dan Wells a réussi d'une main de maître à me balader de pages en pages sans que j'arrive à voir où il voulait en venir. Si certains points sont assez prévisibles quand même (un gouvernement pourri est un peu la base des dystopie jeunesse du moment), le reste, notamment les révélations finales m'ont particulièrement surprise et je dois dire que je dois me faire violence pour ne pas me jeter tout de suite sur le tome 2, qui est déjà sorti en VO.

Petit point sur les personnages qui sont, là encore, bien travaillés. Même si certains sont plus attachants que d'autres (notamment Samm, mon chouchou du roman), ils fonctionnent très bien entre eux, une bonne dynamique s'installent entre eux et j'ai hâte de voir ce que la suite des aventures de Kira leur réservent.

Quelques mots enfin sur le style de Dan Wells, que je découvrais avec ce roman. Une plume dynamique, légère, assez simple mais très graphique. On se croirait presque transporter dans ce monde violent. Une jolie découverte.

Partials est un gros coup de coeur ! Une dystopie détonnante, qui va vous captiver du début à la fin et vous faire vibrer avec ses personnages ! Bref, si vous ne l'avez pas encore dans votre bibliothèque, courez chez votre libraire vous le procurer et jetez-vous dessus !

 

Star5

coup de coeur 11

Partials de Dan Wells
Titre VO : Partials
Dystopie, Jeunesse - Editions Albin Michel - 522 pages

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère de la dystopie

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Publié le 13 Octobre 2013

Rencontres Karen Rose

(Photo de Valérie d'Onirik - Passez la souris sur l'image pour lire la légende)

Vendredi 04 octobre dernier, j'ai été invitée à Paris pour rencontrer l'auteur de thriller romantique : Karen Rose, par la maison d'édition qui la publie : Harlequin. Ce fut l'occasion de rencontrer quelques blogueuses absolument adorables : Karen du Boudoir Ecarlate, Melisande de Accroc des livres et Valérie d'Onirik, ainsi que l'équipe tout aussi sympathique des éditions Harlequin. Une rencontre en petit groupe, ce qui était vraiment un plus car nous avons pu dialoguer avec Karen Rose et poser toutes les questions qui nous passaient par la tête !

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(Photo de Melisande d'Accroc des livres - Passez la souris sur l'image pour lire la légende)

 

Et bien sûr, ce fut aussi la rencontre avec une auteure absolument géniale ! Drôle, bavarde, captivante, Karen Rose est une femme pétillante, un écrivain passionné et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle sait parfaitement donner envie aux lecteurs de découvrir son univers et de se jeter sur ses romans !

Une rencontre courte, une heure, dans un cadre magnifique : Le dôme du Marais, dans le 4ème arrondissement de Paris, mais une superbe rencontre ! J'en garde un très très bon souvenir et j'espère que je pourrais vraiment renouveller l'expérience en compagnie des éditions Harlequin, car nous avons été accueillies avec beaucoup de chaleur.

 

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(Photo de Karen du Boudoir Ecarlate - Passez la souris sur l'image pour lire la légende)

 

Karen avait fait un enregistrement audio de notre rencontre et me l'a très gentimment envoyé pour que je puisse le traduire. Vous pouvez donc lire le compte-rendu de notre interview groupée de Karen Rose ! Attention, c'est assez long, Karen Rose est une petite bavarde ! Mais quel plaisir de l'écouter !

 

Karen : Quelle matière avez-vous enseigné ?

Karen Rose : Je n'enseigne plus désormais. J'ai arrêté en 2006. Comme j'étais professeure dans une petite école, j'enseignais beaucoup de matières différentes dont les mathématiques, la physique et la chimie. Pendant quelques années, j'ai également enseigné la lecture et l'écriture, ce qui est vraiment très difficile à enseigner ! C'est beaucoup simple de le faire directement !

 

Evy : Donc, vous avez abandonné votre carrière de professeure pour devenir écrivain ?

Karen Rose : Eh bien en réalité, je devais plutôt enseigner pour gagner ma vie tout en écrivant. J'ai exercé le métier d'ingénieur pendant de nombreuses années et j'adorais ça. […] Donc non, je n'ai pas abandonné ma carrière de professeur. C'était juste un moyen pour moi de payer mes factures. Mais j'ai beaucoup apprécié faire cela, j'ai passé de très bon moment pendant ces années d'enseignement. Mais c'était très difficile car j'ai écris 6 livres tout en travaillant à plein temps et j'étais fatiguée, très fatiguée. J'attendais même avec impatience de démissionner pour pouvoir écrire à plein temps et pouvoir enfin dormir.

 

Karen : A quoi ressemble une journée typique de Karen Rose ?

Karen Rose : Je suis tellement heureuse que mon mari ne soit pas là en ce moment, car il vous donnerait une réponse totalement différente de celle que je vais vous donner et elle ne serait pas très flatteuse [Rires]. En fait, je suis une auteure compulsive, j'écris sans m'arrêter jusqu'à ce que le livre soit terminé. Ce livre-ci, Dors bien cette nuit, je l'ai fini en 17 jours. Ça a été le livre le plus rapide que j'ai écrit et depuis j'espère en écrire un autre aussi rapidement mais ce n'est jamais arrivé. Je vais tout simplement écrire jusqu'à ce que j'ai terminé. Je connais des auteurs qui écrivent 8 heures par jour et pour être honnête, je serais prête à payer pour être capable de faire la même chose, n'écrire que 8 heures par jour et avoir une vie à côté, des amis...J'écris dans mon bureau et quand mes amis me voit rentrer dans “ma cave”, ils savent que je ne vais pas en ressortir avant un mois ou quelques semaines au moins. Je sors pour mes enfants bien sûr, mais ils sont à l'université maintenant donc...La dernière fois que j'en suis sortie, une de mes amies avait déménagé et tout plein d'autres choses se sont passés et je me suis dit : “Oh, mais combien de temps est-ce que je me suis coupée du monde ?”. Cela faisait presque 2 mois en réalité. Le temps passe vraiment vite lorsque l'on écrit. C'est de cette façon que j'écris, je me laisse portée par l'histoire. Donc non, pas vraiment de journée typique. J'écris, j'écris, j'écris et après je rattrape le temps perdu, avec mes amis, mes animaux, les factures, les projets, le ménage.

 

Valérie : Oh non, le ménage, c'est pour votre mari ! [Rires]

Karen Rose : Mais oui, c'est lui qui le fait ! Enfin, plus tellement maintenant, mais c'est lui qui fait toute la cuisine. C'est lui qui m'apporte mes repas dans mon bureau aussi. Quelques fois, il ouvre juste la porte et me laisse un petit plateau. Mais oui, il fait beaucoup de choses. C'est lui qui gère la maison quand je suis dans “ma cave”.

 

Valérie : Une vrai cave ? Comme Batman ?

Karen Rose : J'aimerais bien ! Ça serait cool ! Mais non, c'est simplement une pièce toute simple avec un bureau, des étagères, des masques. Je collectionne les masques et les statues hideuses. Tous les murs de mon bureau sont remplis de statues. J'ai beaucoup voyagé grâce à ma précedente carrière et à chaque voyage, j'achetais une statue. Les plus moches, c'était le mieux ! Et je les ramenais à la maison.

 

Valérie : L'année prochaine, si l'on se revoit, on vous apportera une statue très moche. Une statue française.

Karen Rose : Comme une gargouille ou quelque chose comme ça ? Super. J'ai déjà trois gargouilles sur mon mur, qui me regardent constamment, mais pas des françaises. […]. J'ai aussi beaucoup d'animaux de compagnie. J'ai un chat. Mais nous avons l'habitude d'en avoir plusieurs qui vont et viennent. Mais la plus vieille des chattes que j'ai eu s'appelle Bella et elle est présente dans un de mes livres. Elle a même reçu du courrier de fans ! Et puis, nous avons aussi Lucky et Thor, qui sont des chiens. Thor est un très très gros chien (il fait 48 kg). C'est un très beau chien noir, mais on ne peut jamais le prendre en photo car il disparait tout le temps ! Mais c'est un gros bébé de presque deux ans maintenant. Et finalement, j'ai aussi des chevaux. C'est quelque chose de nouveau chez moi, nous faisons des sauvetages de chevaux avec une association. A cause de la crise, beaucoup de propriétaires de chevaux ont perdu leur terrain sur lesquels les chevaux vivaient et se nourrissaient et du coup, le chevaux commençaient à mourrir de faim alors on les a récupéré et pris soin d'eux.

 

Valérie : Combien de chevaux avez-vous ?

Karen Rose : J'en possède un, qui n'a pas été sauvé. C'est un très beau cheval, que l'on pourrait voir dans un western par exemple. Au cours des deux dernières années, on a sauvé cinq chevaux. C'est comme vivre son rêve de petite fille. On les soigne, on s'occupe d'eux et ensuite on les revend, pour un doller symbolique à de bonnes familles. Nous avons perdu deux chevaux et ce fut vraiment très triste. L'un d'eux s'appellait Patrick et était un descendant du très célèbre Secretariat. Un été, juste avant mon premier voyage à Paris, il y a eu des innondations, le pré dans lequel Patrick se trouvait a été innondé et des serpents sont sortis de la terre et l'on mordu...On a essayé de le sauvé pendant deux mois après cela mais finalement on l'a laissé partir et j'en ai pleuré pendant deux jours. Mais la plupart du temps, on peut tous les soigner et les placer dans de bonnes familles. Il y a des milliers de chevaux dans le besoin, on ne peut pas tous les sauver, mais on peut en sauver quelques uns. D'ailleurs, dans un de mes romans, qui n'a pas encore été traduit en français, l'héroïne a des chevaux et pratique la thérapie équestre car cela l'avait beaucoup aidé lorsqu'elle était enfant et avait subi un grave traumatisme.

 

Evy : Faites-vous beaucoup de recherches avant d'écrire vos romans ?

Karen Rose : Un peu. Enfin, je n'en fais pas tellement avant d'écrire. Si il arrive un moment lorsque j'écris où j'ai besoin d'une information, je vais aller faire quelques recherches mais sinon non. Il y a eu néanmoins un livre pour lequel j'ai fais beaucoup de recherches : Je te volerai ta mort. Une fois, pour des recherches justement, j'ai fais une visite à la morgue...On ne sait jamais ce qui peut devenir un livre, une histoire ! J'ai des amis qui ont une tasse sur laquelle il est écrit : “Faites attention à ce que vous faites, vous pourriez attérir dans un de mes livres !” et c'est vrai !

 

Valérie : Si j'étais un auteur, tous mes ennemis seraient dans mes livres !

Karen Rose : Oh mais tu peux faire ça ! Mais tu dois faire très attention à bien les déguiser pour qu'ils ne se reconnaissent pas ! Cela m'est déjà arrivé de prénommer un criminel dans un livre d'après le nom des ex-mari de mes amies, pour qu'elles puissent les voir mourir à la fin. Enfin, ce n'est pas vraiment leur ex-mari, juste une petite ressemblance ! Dans mon 4ème livre (qui n'est pas encore sorti en France) Nothing to fear, il y a un personnage qui porte le nom, juste le nom, de l'ex-mari de ma meilleure amie et il meurt d'une façon horrible à la fin et mon amie m'a dit “Oh je t'aime Karen merci !”. Du coup, maintenant, j'ai un liste, donnée par mes amies, de noms pour des personnages à tuer, mais cela doit être fait en tout discrétion !

 

Karen : Pourquoi aimez-vous écrire de la romance ?

Karen Rose : Et bien, j'ai commencé avec de la romance. Mon tout premier roman, que personne n'a jamais vu et qui est un très mauvais livre (c'était mon coup d'essai), est une romance. Et la raison pour laquelle j'ai commencé à lire des romances fut pour les fins heureuses. Quand on commence une romance, on nous promet une fin heureuse, c'est le contrat que l'auteure passe avec son lecteur. Quand j'ai commencé à en lire, mon mari avait un cancer et on ne savait pas si il allait s'en sortir, ma fille n'avait que 6 semaines et j'étais en congé maternité. Puis, j'ai dû retourner au travail et je devais énormement voyager et je détestais prendre l'avion. En plus, à ce moment là, je voyagais en me disant que mon mari malade était avec mon bébé à la maison et j'avais peur qu'il ne se passe quelque chose donc j'ai commencé à lire des romances dans l'avion pour ne pas avoir peur de le prendre et les fins heureuses étaient ce que j'attendais le plus, ce dont j'avais besoin à ce moment là. Je savais qu'à la fin, les personnages allaient etre heureux et c'était l'essentiel, c'était reconfortant. Je dis toujours que dans mes livres, le héros et l'héroïne ne risquent rien, ils vont vivre, pareil pour les enfants et les animaux, et pour tous les autres advienne que pourra ! Ils y aura toujours une fin heureuse dans mes livres, pour au moins deux personnages. Sinon, j'apprécie beaucoup les romances avec des vampires.

 

Karen : Vraiment lesquelles ? J'ai lu que vous aimiez La confrérie de la dague noire. Quel est votre personnage préféré ?

Karen Rose : Zadist. Mais je trouve que les derniers romans de J.R Ward sont un peu moins passionnants que les premiers. Mais je les ai tous adoré !

 

Karen: Avez-vous déjà écrit une romance Men to Men ?

Karen Rose : Non. Je mettrais peut-être en scène un couple gay dans un de mes livres mais non pour le moment rien de concret. Car normalement, j'écris ce que je crois pouvoir écrire de façon crédible. J'adore lire ces romances mais je ne pense pas pouvoir en écrire. De la même façon, je ne pourrais jamais écrire un roman se passant à New York ou Los Angeles car je n'y ai jamais vécu, je ne connais pas la façon de parler de leur habitants, leur coutume. Je suis du Mid-West alors j'écris sur des villes que je connais. […] Avez-vous lu la dernière série de JR Ward ? La série de anges ?

 

Karen : Oui!

Karen Rose : Nanili Singh est mon autre auteure favorite.

 

Karen : Quelle est votre saga préférée de cette auteure ?

Karen Rose : Je les adore toutes mais je préfère celle sur les Archanges ! J'adore cette auteure. Je la connais bien et parfois elle m'envoit même ses livres ! Comme nous avons la même maison d'édition (Penguin), j'ai la chance de pouvoir lire ses livres avant leur sortie. Je garde ces livres (et ceux de Ward) comme des récompenses après avoir terminé un de mes romans !

 

Valerie: Pourquoi est-ce que vous n'écrivez pas vous-même de la romance paranormale ?

Karen Rose : Je le ferais peut-être ! J'ai beaucoup de contrats pour écrire des thrillers mais j'aimerais bien être en avance dans mon programme d'écriture pour avoir le temps d'écrire une romance paranormale.

 

Valerie : Avec des vampires ? Ou d'autres créatures ?

Karen Rose : J'ai une autre idée ! Mais je la garde sécrète ! Mais j'adorerais avoir le temps d'écrire ce genre de roman. J'adore écrire mes thrillers et je sais que c'est ce qui paye mes factures mais... J'ai aussi commencé à écrire des nouvelles (qui servent d'intermédiaires entre certains romans) qui sont sorties uniquement en format ebook. Car parfois, j'ai une intrigue un peu trop longue pour certains tomes et je dois couper certaines parties de mes livres qui deviennent ensuite des nouvelles ! Donc voilà, peut-être qu'un jour je pourrais écrire une romance paranormal, mais pas dans l'immédiat.

 

Evy : Je suis curieuse de la manière dont vous écrivez vos livres ? Est-ce que vous vous inspirez de faits divers que vous lisez dans les journaux ou c'est juste votre imagination ?

Karen Rose : Cela arrive que je m'inspire d'un fait divers mais c'est toujours très librement inspiré ! Quelques fois, c'est juste une idée qui me vient ou alors je commence avec un personnage. Comme avec La proie du silence dont le héros est Daniel Hunter. Je recevais des courriers de lecteurs me demandant quand Daniel aurait son propre roman, donc j'ai commencé à me demander ce que je pourrais dire sur ce personnage. En plus, j'avais peur de décevoir mes lecteurs qui attendaient depuis longtemps pour ce livre. Et une amie, qui avait lu tous mes romans, m'a aidé à mettre mes idées en ordre et avec mes scènes de combat (elle est très bonne avec les armes et fait du karaté). D'ailleurs, le criminel dans ce livre est inspiré de quelqu'un que j'ai rencontré dans un café. C'était pendant l'été et comme je n'arrivais pas à écrire chez moi à cause de mes enfants, j'ai décidé d'aller dans un café (ce qui n'était pas une bonne idée, car le café est un endroit très bruyant dans la journée) et j'ai rencontré un couple qui se trouvait devant moi. C'était un premier rendez-vous et la jeune femme s'était faite toute belle. Et cela se voyait que l'homme ne voulait que la ramener chez lui pour la mettre dans son lit. Et ça m'a choqué de voir à quel point les gens parlent fort dans un café comme si personne ne les écoutait, mais moi je les écoutais ! C'est la même chose quand les gens parlent au téléphone, on entend tout sorte de choses. Et alors que j'écrivais, j'ai pensé : “si j'étais une criminelle, je pourrais me faire beaucoup d'argent avec ça ! Je pourrais les faire chanter” et c'est de là qu'est venue l'inspiration pour ce méchant, qui va devenir un maître chanteur. […]. Donc oui, j'ai eu cette idée à partir de la réalité. D'autres fois, ça vient de quelque chose que je vais lire dans les journaux. En réalité, j'ai une vie très ennuyeuse mais les gens que je connais ont une vie plus palpitante que la mienne alors c'est plus de cela dont je vais me servir. […]

 

Evy : Je suis en train de lire Elles étaient jeunes et belles et je n'arrête pas de me dire : “on dirait vraiment une vraie histoire, ça pourrait arriver !”.

Karen Rose : Merci ! Ce roman là est vraiment intéressant. C'est mon deuxième roman et au moment d'écrire le trame, j'ai pensé à une histoire de cambriolage de banque. Mais mon éditrice n'en voulait pas alors je lui ai demandé ce qu'elle voulait et elle m'a répondu : “Je veux un sérial killer !”. Je ne pensais pas que cela intéresserait les lecteurs mais elle m'a convaincu du contraire et ce fut mon premier roman mettant en scène un tueur en série.

 

Evy : C'est vraiment très captivant. J'ai l'impression de lire un très long épisode d'Esprits Criminels ! J'aime beaucoup la façon dont on suit les différents personnages et pas seulement le narrateur mais aussi le tueur, la famille, etc.

Karen Rose : Oui les différents points de vue ! C'est ce qui m'a toujours marqué quand j'étais petite et que je lisais des livres, c'est que généralement on ne parlait pas des familles des détectives, on les voyait juste élucider le crime. Mais ces personnes ont des proches, des amis, des animaux, un travail, des voisins très embêtants, comme dans ce roman. Mais j'ai adoré écrire ce roman. Je suis d'ailleurs devenu enseignante après avoir écrit ce roman. Mais je n'ai pas dis à l'école que j'étais une auteure parce que justement dans Elles étaient jeunes et belles, l'héroine est une prof qui insulte le proviseur. Mais c'était très drôle car je ne pensais pas que mes collègues et supérieurs étaient au courant. Quelques mois après le début de ma carrière de professeur, ce livre est devenu un best-seller (mon premier) et je n'en n'ai parlé à personne. Un peu plus tard, l'école a voulu mettre en place un cours d'écriture et je voulais l'enseigner mais sur papier, je n'avais pas vraiment les compétences requises, donc j'ai décidé de tout avouer à la principale en lui disant : “Je peux enseigner cette matière et il y a quelque chose que je dois vous avouer quelque chose.” On m'avait conseillé de ne pas parler du fait que j'écrivais car dans mes livres, il y a de la violence, des insultes et du sexe et j'avais peur de me faire renvoyer, étant donné que j'enseignais dans une toute petite école assez stricte. Alors quand j'ai décidé de le dire à la principale, elle m'a répondu “Oh j'étais déjà au courant, j'attendais juste que tu m'en parles !”

 

Mélisande : Quel est votre livre préféré et pourquoi ?

Karen Rose : Des miens ou des autres auteurs ?

 

Mélisande : Des votres !

Karen Rose : J'aime beaucoup Dors bien cette nuit car c'est vraiment le livre que j'ai eu le plus de facilité à écrire. L'autre que j'apprécie beaucoup est Et tu périras par le feu, car c'est le premier livre que j'ai écrit sans avoir vraiment rien planifié et au fur et à mesure que j'écrivais, des personnages et des histoires me tombaient dessus naturellement. Ça m'a rappellé mes débuts d'auteure, quand j'écrivais pour moi-même et que je ne savais pas ce qui allait se passer dans la suite de mes intrigues.

 

Karen : Il y a beaucoup de critiques de la part des amateurs de thrillers qui disent que les romances suspense ne sont pas de vraies thrillers. Qu'aimerez-vous répondre à ces détracteurs ?

Karen Rose : Hum, c'est aussi que question que l'on me pose chez moi. Aux Etats-Unis, mes livres sont classés en “Romantic Suspense”. Et j'ai remarqué que les lecteurs de romance vont volontiers lire des thrillers mais que l'inverse n'était pas souvent vrai. Il y a de vrais préjugés contre la romance parfois. Je ne sais pas si c'est la même chose en France, mais aux Etats-Unis, plus de la moitié des livres vendus dans le pays sont des romances. Dans les librairies, il y a plus de romances vendus que tous les autres genres réunis. La plupart des critiques envers ce genre sont que la romance, c'est prévisible et que j'aime répondre à cela c'est “que penseriez-vous si vous achetiez un roman d'horreur qui ne fasse pas peur ? Un western qui se passe dans le New York contemporain ?! Ça vous surprendrez et vous n'aimeriez peut-être pas”. Quand on lit de la romance, oui, on sait comment ça va finir, mais c'est le genre qui veut ça. C'est tout l'intérêt des genres et classificitations. Je pense vraiment que le Romantic Suspence est un des genres les plus intéressants et mettant en scène des personnages très intelligents. […] D'ailleurs, je pense vraiment que les criminels dans mes romans sont des personnages très intelligents mais que les héros doivent l'être encore plus qu'eux ! Et si le criminel n'est pas aussi intelligent qu'il n'y parait, alors le livre ne serait pas aussi intelligent. Et je pense que les lecteurs de romance sont des gens sophistiqués qui savent ce qu'ils aiment lire, tout comme les lecteurs de thrillers ou de romans d'horreur. Et je remercie chacun d'entre eux. Je suis d'ailleurs une lectrice comme cela !

 

Karen : Avez-vous eu des retours de lecteurs qui, à la base, n'avaient jamais lu de thrillers mais ont lu un de vos romans et qui l'ont aimé ?

Karen Rose : Oui absolument ! Je reçois des lettres de ces lecteurs là ! Je pense vraiment que la romance met en avant le suspense. Dans un bon roman de romantic suspense, les histoires sont tellement liées que si vous en enlevez une, le livre s'écroule. Le héros et l'héroïne se rencontrent et interagissent grâce au criminel. Si le criminel n'est pas là, personne n'est là ! Il est vraiment important et c'est lui qui va mettre en place l'action. C'est pour capturer ce criminel que les héros dépassent leur peur, grandissent, etc. D'ailleurs, si le roman, romance ou thriller est vraiment bon, le lecteur doit pouvoir se dire que le criminel est si intelligent qu'il peut vraiment s'en tirer sans se faire prendre ! C'est ce que j'aime lire et j'espère que c'est ce que j'écris. Je pense vraiment que le romantic suspence, en tant que genre, est vraiment sophistiqué.

 

Valérie : Quels autres auteurs de romantic suspense aimez-vous lire ?

Karen Rose : J'aime beaucoup lire Lisa Gardner, c'est vraiment une auteure très intelligente. C'est une de ces personnes qui a l'air tellement douce et gentille que l'on se demande comment elle peut écrire de tels romans. J'aime aussi Allison Brennan. Toutes les deux écrivent vraiment des romans très captivants. Voyons voir, qui j'aime lire ?! Hum, alors j'aime lire ses romans mais ce ne sont pas vraiment des romantic suspense : Michael Connelly. J'adore les livres qui me captivent tellement que j'oublie que je suis une auteure. Nora Roberts est également une auteure dont j'apprécie beaucoup le travail. Les romans de Tami Hoag m'ont également aidé à devenir l'auteure que je suis maintenant car en lisant ces romans, je voulais comprendre comment elle les construisait. J'étais toujours très surprise à la fin et j'ai fini par découvrir qu'il y avait des indices dissiminés partout dans ses livres mais que j'étais tellement absordée par l'intrigue que je n'avais même pas envie de les trouver. Et de fait quand mon éditeur m'a proposé d'écrire des romans de romantic suspense, car au début ce n'était pas ce genre que j'écrivais, j'ai relu ses livres à l'envers, en les disséquant, je suis ingénieure, il ne faut pas l'oublier, pour découvrir comment elle construisait ses romans, ce que j'avais manqué en lisant les romans la première fois, etc.

 

Evy : Je me demandais lequel de vos livres vous me recommanderiez de lire après celui-ci (Elles étaient jeunes et belles) ?

Karen Rose : Et bien, je pense que c'est bien de les lire dans l'ordre, car vous avez différents personnages qui apparaissent dans chacun des livres et que l'on retrouve aussi dans les suivants donc vous pouvez lire leur évolution.

 

Karen-Rose-3.jpg

(Photo de Melisande d'Accroc des livres - Passez la souris sur l'image pour lire la légende)

Une très belle rencontre ! Merci à Karen Rose, à l'équipe Harlequin et à mes camarades blogueuses pour cette superbe après-midi !

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Rédigé par Evy

Publié dans #Escapades Littéraires

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Publié le 8 Octobre 2013

La ligue des coeurs brisés

 

La ligue des coeurs brisés

 

Pamela Wells

 

(Site web)

 

Sydney, Raven, Kelly et Alexia, quatre amies inséparables, découvrent les affres de la rupture… Alors que Sydney filait le parfait amour avec Drew depuis deux ans, celui-ci semble soudain s’ennuyer, préférant les soirées branchées aux soirées en tête-à-tête… Le cœur de Raven balance entre deux garçons, et Kelly, elle, aime sans être aimée en retour. C’est auprès d’Alexia, l’éternelle célibataire du groupe, que les trois filles trouvent du réconfort. Et ensemble, elles vont établir la liste des 29 choses à faire (et à ne pas faire) pour oublier un ex…

 

LigneFleur

 

J'avoue volontiers que je partais avec énormement d'à prioris en ce qui concerne cette lecture. Je m'attendais à une énième lecture jeunesse complétement niaise et ennuyeuse et je me rend compte que je me suis lourdement trompée. J'ai passé un très bon moment en compagnie de ces quatres jeunes filles et je ressors de ma lecture très émue.

 

Durant la même soirée, trois jeunes lycéennes se font plaquer par leur copain respectif et vont retrouver leur quatrième amie, qui elle, se plaint de n'avoir jamais eu de petit ami. Dans leur malheur, elles décident de se serrer les coudes et de créer une liste de 29 choses à faire ou ne pas faire pour essayer d'oublier leur ex. Mais Sydney, Raven, Kelly et Alexia se rendent bien vite compte que suivre ces règles n'est pas aussi facile que cela en avait l'air lorsqu'elles les ont écrites.

 

Ce roman fut une lecture très agréable, divertissante et bourrée d'émotions. J'ai aimé le récit, écrit avec beaucoup de finesse et de pudeur. Je m'attendais à beaucoup de niaiseries et de scènes un peu caricaturales et finalement, j'ai été surprise par la justesse du ton utilisé par l'auteure. L'ensemble se lit rapidement (moins de deux heures en ce qui me concerne) et m'a tout de suite fait penser à la saga Quatre filles et un jean d'Ann Brashares tant au niveau de la forme (nous avons le droit à une alternance de point de vue à chaque chapitre, ce que j'apprécie toujours beaucoup, cela apportant un petit côté plus vivant au récit) que du fond avec des thèmes traités semblables mais qui fonctionnent bien : l'amitié (très bien développée dans ce roman), l'amour, la famille, l'importance de soi, etc.

 

Mais la grande force de ce roman, ce sont vraiment ses personnages si humains. Les quatres adolescentes, au caractère bien distinct les unes des autres, ont véritablement sû me toucher. Chacune d'entres elles a sa propre histoire, son propre parcours semé d'embûches et l'on ne peut que s'attacher à elles. J'ai également apprécié les personnages secondaires, qui sont très justes et bien décrits. A nouveau, une réussite.

 

Le style de Pamela Wells est somme toute assez simple mais très agréable à lire. Très léger, enjoué, bourré de sentiments, il nous transporte à travers les émotions des différents personnages et l'on ne se rend même pas compte que l'on arrive déjà à la dernière page.

 

La ligue des coeurs brisés fut une excellente surprise. Un roman girly, acidulé et fort en émotions qui ravira les amatrices du genre. Un roman que l'on lit d'une traite et qui nous fait passer un très très bon moment de lecture. Une suite est prévue, nul doute que je la dévorerais également !

 

Star4

 

Titre VO : The Heartbreakers

Jeunesse - Editions Albin Michel - 375 pages

Où l'acheter : La ligue des coeurs brisés

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère Jeunesse - Young adult

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