Articles avec #escapades litteraires tag

Publié le 12 Décembre 2013

Rencontre-0834.JPG

Samedi dernier, j'ai eu la chance d'assiter à un "Tea-time" organisé par les éditions Milady et que dire si ce n'est que ce fut une superbe rencontre ! Quelques blogueuses et moi-même avons été accueillies de façon absolument royale. C'est bien simple, quand nous sommes entrées dans la pièce où nous avions rendez-vous, on se serait cru à un "tea-time" digne d'une scène d'Alice aux pays des merveilles.

tea-time.jpg

Des tables magnifiquement décorés nous attendaient, parsemées de bonbons (hum des chamallows pétillants !), de macarons, de petits gâteaux, de thé (absolument délicieux, du Kusmi Tea, il me semble) et d'un dossier presse aux couleurs des éditions Milady.

Rencontre-0835.JPG

Car, ne l'oublions pas, nous sommes ici pour parler des parutions de la maison d'éditions, collection Romance et de leurs nouveautés catalogue que voici : 

 

Janvier 2014
La trilogie Fire after dark. Tome 3. L'Étreinte des promesses de Sadie Matthews
Le Retour des Highlanders. Tome 4. Le chef de Margaret Mallory
Noblesse oblige - 2 livres en 1 de Sally MacKenzie
Coeurs vaillants. Tome 1. L'équation amoureuse de Nina Rowan
Confessions d'une fan de Jane Austen de Laurie Viera Rigler

Tribulations d'une fan de Jane Austen de Laurie Viera Rigler

10 bonnes raisons d'être célibataire de Lindsey Kelk

 

Février 2014
Darcy Gentleman. Tome 3. Un mot de vous de Pamela Aidan
Les Héritiers. Tome 1. Le Milliardaire et moi de Ruth Cardello
Fruit défendu. Tome 1. Un soupçon de malice de Robyn DeHart
En secondes noces de Jane Ashford
Les Séducteurs. Tome 2. Désir ardent de Beverley Kendall
Séduis-moi si tu peux de Jennifer Crusie

 

Mars 2014
La Rose et l'armure. Tome 3. Le highlander d'Heather Grothaus
Fruit défendu. Tome 2. Un soupçon de scandale de Robyn DeHart
L'Autre Mrs Darcy d'Elizabeth Aston
Les Idoles du stade. Tome 1. La courbe parfaite de Jaci Burton
J'adore New York de Lindsey Kelk
Les stagiaires de Samantha Bailly
La Dernière lettre de l'amant de Joho Moyes
La Confrérie des lords. Tome 2. Pour l'amour d'une lady de Mary Jo Putney

 

Avril 2014
Les Idoles du stade. Tome 2. Le Coup Sûr de Jaci Burton
Wherlocke. Tome 2. Pouvoirs de persuasion d'Hannah Howell
Les Héritiers. Tome 2. Le Businessman et moi de Ruth Cardello
À Fleur de peau. Tome 2. Fever de Maya Banks
La Famille d'Arsac. Tome 2. Audacieuse Sarah d'Eléonore Fernaye
Le Bal des tentations de Leigh Michaels
Coeur indécis de Georgette Heyer
Un cow-boy à l'horizon de Jane Graves

 

Rencontre-0832.JPG

 

L'éditrice de la collection Romance des éditions Milady nous a présenté les coups de coeur de l'équipe pour ces nouveautés qui sont : Confessions d'une fan de Jane Austen & Tribulations d'une fan de Jane Austen de Laurie Viera Rigler ainsi que Fangirl de Rainbow Rowell (qui me tente énormement ! J'ai vraiment vraiment hâte de pouvoir me jeter dessus !).

Nous avons enfin eu la chance de pouvoir assister à une mini-conférence avec l'éditrice des éditions Milady ainsi qu'avec l'auteure Eléonore Fernaye sur le thème de la romance historique dans les livres mais également au cinéma et dans les séries TV. Une conférence hautement intéressante qui m'a permis de vraiment apprendre pas mal de chose sur les différentes époques des romans mettant en scène de la romance historique. Très instructif et très drôle (Eléonore Fernaye est vraiment sympathique et donne envie de découvrir ses romans !).

Enfin, on nous a offert un petit sac cadeau avant de partir, contenant un magnifique kit de calligraphie et le roman, grand format, d'Amanda Grange : Cher Mr Darcy.

De superbes cadeaux pour une superbe journée ! Bref, merci aux éditions Milady, j'ai passé une excellente après-midi !

 

Rencontre-0858.JPG

Voir les commentaires

Rédigé par Evy

Publié dans #Escapades Littéraires

Repost 0

Publié le 13 Octobre 2013

Rencontres Karen Rose

(Photo de Valérie d'Onirik - Passez la souris sur l'image pour lire la légende)

Vendredi 04 octobre dernier, j'ai été invitée à Paris pour rencontrer l'auteur de thriller romantique : Karen Rose, par la maison d'édition qui la publie : Harlequin. Ce fut l'occasion de rencontrer quelques blogueuses absolument adorables : Karen du Boudoir Ecarlate, Melisande de Accroc des livres et Valérie d'Onirik, ainsi que l'équipe tout aussi sympathique des éditions Harlequin. Une rencontre en petit groupe, ce qui était vraiment un plus car nous avons pu dialoguer avec Karen Rose et poser toutes les questions qui nous passaient par la tête !

1377266 589480277781181 86518336 n

(Photo de Melisande d'Accroc des livres - Passez la souris sur l'image pour lire la légende)

 

Et bien sûr, ce fut aussi la rencontre avec une auteure absolument géniale ! Drôle, bavarde, captivante, Karen Rose est une femme pétillante, un écrivain passionné et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle sait parfaitement donner envie aux lecteurs de découvrir son univers et de se jeter sur ses romans !

Une rencontre courte, une heure, dans un cadre magnifique : Le dôme du Marais, dans le 4ème arrondissement de Paris, mais une superbe rencontre ! J'en garde un très très bon souvenir et j'espère que je pourrais vraiment renouveller l'expérience en compagnie des éditions Harlequin, car nous avons été accueillies avec beaucoup de chaleur.

 

Karen-rose-2.jpg

(Photo de Karen du Boudoir Ecarlate - Passez la souris sur l'image pour lire la légende)

 

Karen avait fait un enregistrement audio de notre rencontre et me l'a très gentimment envoyé pour que je puisse le traduire. Vous pouvez donc lire le compte-rendu de notre interview groupée de Karen Rose ! Attention, c'est assez long, Karen Rose est une petite bavarde ! Mais quel plaisir de l'écouter !

 

Karen : Quelle matière avez-vous enseigné ?

Karen Rose : Je n'enseigne plus désormais. J'ai arrêté en 2006. Comme j'étais professeure dans une petite école, j'enseignais beaucoup de matières différentes dont les mathématiques, la physique et la chimie. Pendant quelques années, j'ai également enseigné la lecture et l'écriture, ce qui est vraiment très difficile à enseigner ! C'est beaucoup simple de le faire directement !

 

Evy : Donc, vous avez abandonné votre carrière de professeure pour devenir écrivain ?

Karen Rose : Eh bien en réalité, je devais plutôt enseigner pour gagner ma vie tout en écrivant. J'ai exercé le métier d'ingénieur pendant de nombreuses années et j'adorais ça. […] Donc non, je n'ai pas abandonné ma carrière de professeur. C'était juste un moyen pour moi de payer mes factures. Mais j'ai beaucoup apprécié faire cela, j'ai passé de très bon moment pendant ces années d'enseignement. Mais c'était très difficile car j'ai écris 6 livres tout en travaillant à plein temps et j'étais fatiguée, très fatiguée. J'attendais même avec impatience de démissionner pour pouvoir écrire à plein temps et pouvoir enfin dormir.

 

Karen : A quoi ressemble une journée typique de Karen Rose ?

Karen Rose : Je suis tellement heureuse que mon mari ne soit pas là en ce moment, car il vous donnerait une réponse totalement différente de celle que je vais vous donner et elle ne serait pas très flatteuse [Rires]. En fait, je suis une auteure compulsive, j'écris sans m'arrêter jusqu'à ce que le livre soit terminé. Ce livre-ci, Dors bien cette nuit, je l'ai fini en 17 jours. Ça a été le livre le plus rapide que j'ai écrit et depuis j'espère en écrire un autre aussi rapidement mais ce n'est jamais arrivé. Je vais tout simplement écrire jusqu'à ce que j'ai terminé. Je connais des auteurs qui écrivent 8 heures par jour et pour être honnête, je serais prête à payer pour être capable de faire la même chose, n'écrire que 8 heures par jour et avoir une vie à côté, des amis...J'écris dans mon bureau et quand mes amis me voit rentrer dans “ma cave”, ils savent que je ne vais pas en ressortir avant un mois ou quelques semaines au moins. Je sors pour mes enfants bien sûr, mais ils sont à l'université maintenant donc...La dernière fois que j'en suis sortie, une de mes amies avait déménagé et tout plein d'autres choses se sont passés et je me suis dit : “Oh, mais combien de temps est-ce que je me suis coupée du monde ?”. Cela faisait presque 2 mois en réalité. Le temps passe vraiment vite lorsque l'on écrit. C'est de cette façon que j'écris, je me laisse portée par l'histoire. Donc non, pas vraiment de journée typique. J'écris, j'écris, j'écris et après je rattrape le temps perdu, avec mes amis, mes animaux, les factures, les projets, le ménage.

 

Valérie : Oh non, le ménage, c'est pour votre mari ! [Rires]

Karen Rose : Mais oui, c'est lui qui le fait ! Enfin, plus tellement maintenant, mais c'est lui qui fait toute la cuisine. C'est lui qui m'apporte mes repas dans mon bureau aussi. Quelques fois, il ouvre juste la porte et me laisse un petit plateau. Mais oui, il fait beaucoup de choses. C'est lui qui gère la maison quand je suis dans “ma cave”.

 

Valérie : Une vrai cave ? Comme Batman ?

Karen Rose : J'aimerais bien ! Ça serait cool ! Mais non, c'est simplement une pièce toute simple avec un bureau, des étagères, des masques. Je collectionne les masques et les statues hideuses. Tous les murs de mon bureau sont remplis de statues. J'ai beaucoup voyagé grâce à ma précedente carrière et à chaque voyage, j'achetais une statue. Les plus moches, c'était le mieux ! Et je les ramenais à la maison.

 

Valérie : L'année prochaine, si l'on se revoit, on vous apportera une statue très moche. Une statue française.

Karen Rose : Comme une gargouille ou quelque chose comme ça ? Super. J'ai déjà trois gargouilles sur mon mur, qui me regardent constamment, mais pas des françaises. […]. J'ai aussi beaucoup d'animaux de compagnie. J'ai un chat. Mais nous avons l'habitude d'en avoir plusieurs qui vont et viennent. Mais la plus vieille des chattes que j'ai eu s'appelle Bella et elle est présente dans un de mes livres. Elle a même reçu du courrier de fans ! Et puis, nous avons aussi Lucky et Thor, qui sont des chiens. Thor est un très très gros chien (il fait 48 kg). C'est un très beau chien noir, mais on ne peut jamais le prendre en photo car il disparait tout le temps ! Mais c'est un gros bébé de presque deux ans maintenant. Et finalement, j'ai aussi des chevaux. C'est quelque chose de nouveau chez moi, nous faisons des sauvetages de chevaux avec une association. A cause de la crise, beaucoup de propriétaires de chevaux ont perdu leur terrain sur lesquels les chevaux vivaient et se nourrissaient et du coup, le chevaux commençaient à mourrir de faim alors on les a récupéré et pris soin d'eux.

 

Valérie : Combien de chevaux avez-vous ?

Karen Rose : J'en possède un, qui n'a pas été sauvé. C'est un très beau cheval, que l'on pourrait voir dans un western par exemple. Au cours des deux dernières années, on a sauvé cinq chevaux. C'est comme vivre son rêve de petite fille. On les soigne, on s'occupe d'eux et ensuite on les revend, pour un doller symbolique à de bonnes familles. Nous avons perdu deux chevaux et ce fut vraiment très triste. L'un d'eux s'appellait Patrick et était un descendant du très célèbre Secretariat. Un été, juste avant mon premier voyage à Paris, il y a eu des innondations, le pré dans lequel Patrick se trouvait a été innondé et des serpents sont sortis de la terre et l'on mordu...On a essayé de le sauvé pendant deux mois après cela mais finalement on l'a laissé partir et j'en ai pleuré pendant deux jours. Mais la plupart du temps, on peut tous les soigner et les placer dans de bonnes familles. Il y a des milliers de chevaux dans le besoin, on ne peut pas tous les sauver, mais on peut en sauver quelques uns. D'ailleurs, dans un de mes romans, qui n'a pas encore été traduit en français, l'héroïne a des chevaux et pratique la thérapie équestre car cela l'avait beaucoup aidé lorsqu'elle était enfant et avait subi un grave traumatisme.

 

Evy : Faites-vous beaucoup de recherches avant d'écrire vos romans ?

Karen Rose : Un peu. Enfin, je n'en fais pas tellement avant d'écrire. Si il arrive un moment lorsque j'écris où j'ai besoin d'une information, je vais aller faire quelques recherches mais sinon non. Il y a eu néanmoins un livre pour lequel j'ai fais beaucoup de recherches : Je te volerai ta mort. Une fois, pour des recherches justement, j'ai fais une visite à la morgue...On ne sait jamais ce qui peut devenir un livre, une histoire ! J'ai des amis qui ont une tasse sur laquelle il est écrit : “Faites attention à ce que vous faites, vous pourriez attérir dans un de mes livres !” et c'est vrai !

 

Valérie : Si j'étais un auteur, tous mes ennemis seraient dans mes livres !

Karen Rose : Oh mais tu peux faire ça ! Mais tu dois faire très attention à bien les déguiser pour qu'ils ne se reconnaissent pas ! Cela m'est déjà arrivé de prénommer un criminel dans un livre d'après le nom des ex-mari de mes amies, pour qu'elles puissent les voir mourir à la fin. Enfin, ce n'est pas vraiment leur ex-mari, juste une petite ressemblance ! Dans mon 4ème livre (qui n'est pas encore sorti en France) Nothing to fear, il y a un personnage qui porte le nom, juste le nom, de l'ex-mari de ma meilleure amie et il meurt d'une façon horrible à la fin et mon amie m'a dit “Oh je t'aime Karen merci !”. Du coup, maintenant, j'ai un liste, donnée par mes amies, de noms pour des personnages à tuer, mais cela doit être fait en tout discrétion !

 

Karen : Pourquoi aimez-vous écrire de la romance ?

Karen Rose : Et bien, j'ai commencé avec de la romance. Mon tout premier roman, que personne n'a jamais vu et qui est un très mauvais livre (c'était mon coup d'essai), est une romance. Et la raison pour laquelle j'ai commencé à lire des romances fut pour les fins heureuses. Quand on commence une romance, on nous promet une fin heureuse, c'est le contrat que l'auteure passe avec son lecteur. Quand j'ai commencé à en lire, mon mari avait un cancer et on ne savait pas si il allait s'en sortir, ma fille n'avait que 6 semaines et j'étais en congé maternité. Puis, j'ai dû retourner au travail et je devais énormement voyager et je détestais prendre l'avion. En plus, à ce moment là, je voyagais en me disant que mon mari malade était avec mon bébé à la maison et j'avais peur qu'il ne se passe quelque chose donc j'ai commencé à lire des romances dans l'avion pour ne pas avoir peur de le prendre et les fins heureuses étaient ce que j'attendais le plus, ce dont j'avais besoin à ce moment là. Je savais qu'à la fin, les personnages allaient etre heureux et c'était l'essentiel, c'était reconfortant. Je dis toujours que dans mes livres, le héros et l'héroïne ne risquent rien, ils vont vivre, pareil pour les enfants et les animaux, et pour tous les autres advienne que pourra ! Ils y aura toujours une fin heureuse dans mes livres, pour au moins deux personnages. Sinon, j'apprécie beaucoup les romances avec des vampires.

 

Karen : Vraiment lesquelles ? J'ai lu que vous aimiez La confrérie de la dague noire. Quel est votre personnage préféré ?

Karen Rose : Zadist. Mais je trouve que les derniers romans de J.R Ward sont un peu moins passionnants que les premiers. Mais je les ai tous adoré !

 

Karen: Avez-vous déjà écrit une romance Men to Men ?

Karen Rose : Non. Je mettrais peut-être en scène un couple gay dans un de mes livres mais non pour le moment rien de concret. Car normalement, j'écris ce que je crois pouvoir écrire de façon crédible. J'adore lire ces romances mais je ne pense pas pouvoir en écrire. De la même façon, je ne pourrais jamais écrire un roman se passant à New York ou Los Angeles car je n'y ai jamais vécu, je ne connais pas la façon de parler de leur habitants, leur coutume. Je suis du Mid-West alors j'écris sur des villes que je connais. […] Avez-vous lu la dernière série de JR Ward ? La série de anges ?

 

Karen : Oui!

Karen Rose : Nanili Singh est mon autre auteure favorite.

 

Karen : Quelle est votre saga préférée de cette auteure ?

Karen Rose : Je les adore toutes mais je préfère celle sur les Archanges ! J'adore cette auteure. Je la connais bien et parfois elle m'envoit même ses livres ! Comme nous avons la même maison d'édition (Penguin), j'ai la chance de pouvoir lire ses livres avant leur sortie. Je garde ces livres (et ceux de Ward) comme des récompenses après avoir terminé un de mes romans !

 

Valerie: Pourquoi est-ce que vous n'écrivez pas vous-même de la romance paranormale ?

Karen Rose : Je le ferais peut-être ! J'ai beaucoup de contrats pour écrire des thrillers mais j'aimerais bien être en avance dans mon programme d'écriture pour avoir le temps d'écrire une romance paranormale.

 

Valerie : Avec des vampires ? Ou d'autres créatures ?

Karen Rose : J'ai une autre idée ! Mais je la garde sécrète ! Mais j'adorerais avoir le temps d'écrire ce genre de roman. J'adore écrire mes thrillers et je sais que c'est ce qui paye mes factures mais... J'ai aussi commencé à écrire des nouvelles (qui servent d'intermédiaires entre certains romans) qui sont sorties uniquement en format ebook. Car parfois, j'ai une intrigue un peu trop longue pour certains tomes et je dois couper certaines parties de mes livres qui deviennent ensuite des nouvelles ! Donc voilà, peut-être qu'un jour je pourrais écrire une romance paranormal, mais pas dans l'immédiat.

 

Evy : Je suis curieuse de la manière dont vous écrivez vos livres ? Est-ce que vous vous inspirez de faits divers que vous lisez dans les journaux ou c'est juste votre imagination ?

Karen Rose : Cela arrive que je m'inspire d'un fait divers mais c'est toujours très librement inspiré ! Quelques fois, c'est juste une idée qui me vient ou alors je commence avec un personnage. Comme avec La proie du silence dont le héros est Daniel Hunter. Je recevais des courriers de lecteurs me demandant quand Daniel aurait son propre roman, donc j'ai commencé à me demander ce que je pourrais dire sur ce personnage. En plus, j'avais peur de décevoir mes lecteurs qui attendaient depuis longtemps pour ce livre. Et une amie, qui avait lu tous mes romans, m'a aidé à mettre mes idées en ordre et avec mes scènes de combat (elle est très bonne avec les armes et fait du karaté). D'ailleurs, le criminel dans ce livre est inspiré de quelqu'un que j'ai rencontré dans un café. C'était pendant l'été et comme je n'arrivais pas à écrire chez moi à cause de mes enfants, j'ai décidé d'aller dans un café (ce qui n'était pas une bonne idée, car le café est un endroit très bruyant dans la journée) et j'ai rencontré un couple qui se trouvait devant moi. C'était un premier rendez-vous et la jeune femme s'était faite toute belle. Et cela se voyait que l'homme ne voulait que la ramener chez lui pour la mettre dans son lit. Et ça m'a choqué de voir à quel point les gens parlent fort dans un café comme si personne ne les écoutait, mais moi je les écoutais ! C'est la même chose quand les gens parlent au téléphone, on entend tout sorte de choses. Et alors que j'écrivais, j'ai pensé : “si j'étais une criminelle, je pourrais me faire beaucoup d'argent avec ça ! Je pourrais les faire chanter” et c'est de là qu'est venue l'inspiration pour ce méchant, qui va devenir un maître chanteur. […]. Donc oui, j'ai eu cette idée à partir de la réalité. D'autres fois, ça vient de quelque chose que je vais lire dans les journaux. En réalité, j'ai une vie très ennuyeuse mais les gens que je connais ont une vie plus palpitante que la mienne alors c'est plus de cela dont je vais me servir. […]

 

Evy : Je suis en train de lire Elles étaient jeunes et belles et je n'arrête pas de me dire : “on dirait vraiment une vraie histoire, ça pourrait arriver !”.

Karen Rose : Merci ! Ce roman là est vraiment intéressant. C'est mon deuxième roman et au moment d'écrire le trame, j'ai pensé à une histoire de cambriolage de banque. Mais mon éditrice n'en voulait pas alors je lui ai demandé ce qu'elle voulait et elle m'a répondu : “Je veux un sérial killer !”. Je ne pensais pas que cela intéresserait les lecteurs mais elle m'a convaincu du contraire et ce fut mon premier roman mettant en scène un tueur en série.

 

Evy : C'est vraiment très captivant. J'ai l'impression de lire un très long épisode d'Esprits Criminels ! J'aime beaucoup la façon dont on suit les différents personnages et pas seulement le narrateur mais aussi le tueur, la famille, etc.

Karen Rose : Oui les différents points de vue ! C'est ce qui m'a toujours marqué quand j'étais petite et que je lisais des livres, c'est que généralement on ne parlait pas des familles des détectives, on les voyait juste élucider le crime. Mais ces personnes ont des proches, des amis, des animaux, un travail, des voisins très embêtants, comme dans ce roman. Mais j'ai adoré écrire ce roman. Je suis d'ailleurs devenu enseignante après avoir écrit ce roman. Mais je n'ai pas dis à l'école que j'étais une auteure parce que justement dans Elles étaient jeunes et belles, l'héroine est une prof qui insulte le proviseur. Mais c'était très drôle car je ne pensais pas que mes collègues et supérieurs étaient au courant. Quelques mois après le début de ma carrière de professeur, ce livre est devenu un best-seller (mon premier) et je n'en n'ai parlé à personne. Un peu plus tard, l'école a voulu mettre en place un cours d'écriture et je voulais l'enseigner mais sur papier, je n'avais pas vraiment les compétences requises, donc j'ai décidé de tout avouer à la principale en lui disant : “Je peux enseigner cette matière et il y a quelque chose que je dois vous avouer quelque chose.” On m'avait conseillé de ne pas parler du fait que j'écrivais car dans mes livres, il y a de la violence, des insultes et du sexe et j'avais peur de me faire renvoyer, étant donné que j'enseignais dans une toute petite école assez stricte. Alors quand j'ai décidé de le dire à la principale, elle m'a répondu “Oh j'étais déjà au courant, j'attendais juste que tu m'en parles !”

 

Mélisande : Quel est votre livre préféré et pourquoi ?

Karen Rose : Des miens ou des autres auteurs ?

 

Mélisande : Des votres !

Karen Rose : J'aime beaucoup Dors bien cette nuit car c'est vraiment le livre que j'ai eu le plus de facilité à écrire. L'autre que j'apprécie beaucoup est Et tu périras par le feu, car c'est le premier livre que j'ai écrit sans avoir vraiment rien planifié et au fur et à mesure que j'écrivais, des personnages et des histoires me tombaient dessus naturellement. Ça m'a rappellé mes débuts d'auteure, quand j'écrivais pour moi-même et que je ne savais pas ce qui allait se passer dans la suite de mes intrigues.

 

Karen : Il y a beaucoup de critiques de la part des amateurs de thrillers qui disent que les romances suspense ne sont pas de vraies thrillers. Qu'aimerez-vous répondre à ces détracteurs ?

Karen Rose : Hum, c'est aussi que question que l'on me pose chez moi. Aux Etats-Unis, mes livres sont classés en “Romantic Suspense”. Et j'ai remarqué que les lecteurs de romance vont volontiers lire des thrillers mais que l'inverse n'était pas souvent vrai. Il y a de vrais préjugés contre la romance parfois. Je ne sais pas si c'est la même chose en France, mais aux Etats-Unis, plus de la moitié des livres vendus dans le pays sont des romances. Dans les librairies, il y a plus de romances vendus que tous les autres genres réunis. La plupart des critiques envers ce genre sont que la romance, c'est prévisible et que j'aime répondre à cela c'est “que penseriez-vous si vous achetiez un roman d'horreur qui ne fasse pas peur ? Un western qui se passe dans le New York contemporain ?! Ça vous surprendrez et vous n'aimeriez peut-être pas”. Quand on lit de la romance, oui, on sait comment ça va finir, mais c'est le genre qui veut ça. C'est tout l'intérêt des genres et classificitations. Je pense vraiment que le Romantic Suspence est un des genres les plus intéressants et mettant en scène des personnages très intelligents. […] D'ailleurs, je pense vraiment que les criminels dans mes romans sont des personnages très intelligents mais que les héros doivent l'être encore plus qu'eux ! Et si le criminel n'est pas aussi intelligent qu'il n'y parait, alors le livre ne serait pas aussi intelligent. Et je pense que les lecteurs de romance sont des gens sophistiqués qui savent ce qu'ils aiment lire, tout comme les lecteurs de thrillers ou de romans d'horreur. Et je remercie chacun d'entre eux. Je suis d'ailleurs une lectrice comme cela !

 

Karen : Avez-vous eu des retours de lecteurs qui, à la base, n'avaient jamais lu de thrillers mais ont lu un de vos romans et qui l'ont aimé ?

Karen Rose : Oui absolument ! Je reçois des lettres de ces lecteurs là ! Je pense vraiment que la romance met en avant le suspense. Dans un bon roman de romantic suspense, les histoires sont tellement liées que si vous en enlevez une, le livre s'écroule. Le héros et l'héroïne se rencontrent et interagissent grâce au criminel. Si le criminel n'est pas là, personne n'est là ! Il est vraiment important et c'est lui qui va mettre en place l'action. C'est pour capturer ce criminel que les héros dépassent leur peur, grandissent, etc. D'ailleurs, si le roman, romance ou thriller est vraiment bon, le lecteur doit pouvoir se dire que le criminel est si intelligent qu'il peut vraiment s'en tirer sans se faire prendre ! C'est ce que j'aime lire et j'espère que c'est ce que j'écris. Je pense vraiment que le romantic suspence, en tant que genre, est vraiment sophistiqué.

 

Valérie : Quels autres auteurs de romantic suspense aimez-vous lire ?

Karen Rose : J'aime beaucoup lire Lisa Gardner, c'est vraiment une auteure très intelligente. C'est une de ces personnes qui a l'air tellement douce et gentille que l'on se demande comment elle peut écrire de tels romans. J'aime aussi Allison Brennan. Toutes les deux écrivent vraiment des romans très captivants. Voyons voir, qui j'aime lire ?! Hum, alors j'aime lire ses romans mais ce ne sont pas vraiment des romantic suspense : Michael Connelly. J'adore les livres qui me captivent tellement que j'oublie que je suis une auteure. Nora Roberts est également une auteure dont j'apprécie beaucoup le travail. Les romans de Tami Hoag m'ont également aidé à devenir l'auteure que je suis maintenant car en lisant ces romans, je voulais comprendre comment elle les construisait. J'étais toujours très surprise à la fin et j'ai fini par découvrir qu'il y avait des indices dissiminés partout dans ses livres mais que j'étais tellement absordée par l'intrigue que je n'avais même pas envie de les trouver. Et de fait quand mon éditeur m'a proposé d'écrire des romans de romantic suspense, car au début ce n'était pas ce genre que j'écrivais, j'ai relu ses livres à l'envers, en les disséquant, je suis ingénieure, il ne faut pas l'oublier, pour découvrir comment elle construisait ses romans, ce que j'avais manqué en lisant les romans la première fois, etc.

 

Evy : Je me demandais lequel de vos livres vous me recommanderiez de lire après celui-ci (Elles étaient jeunes et belles) ?

Karen Rose : Et bien, je pense que c'est bien de les lire dans l'ordre, car vous avez différents personnages qui apparaissent dans chacun des livres et que l'on retrouve aussi dans les suivants donc vous pouvez lire leur évolution.

 

Karen-Rose-3.jpg

(Photo de Melisande d'Accroc des livres - Passez la souris sur l'image pour lire la légende)

Une très belle rencontre ! Merci à Karen Rose, à l'équipe Harlequin et à mes camarades blogueuses pour cette superbe après-midi !

Voir les commentaires

Rédigé par Evy

Publié dans #Escapades Littéraires

Repost 0

Publié le 24 Avril 2011

salon-du-livre-de-paris-2011.png
 
Tous les ans j'essaye de me rendre à ce salon du livre, qui est toujours pour moi une sortie plaisir, et cette année j'ai eu la chance de pouvoir m'y rendre à nouveau.
 
Départ à 5h30 de chez moi pour attraper le tram et me rendre à la gare pour prendre le train de 6h08 en direction de Paris Saint-Lazarre. Arrivées à 8h30 et la salon n'ouvrant pas avant 10h00, mon amie et moi décidons d'aller prendre notre petit déjeuner au Starbucks du coin. J'avais vraiment envie d'y aller, l'Angleterre me manquant de plus en plus, en entrant dans un Starbucks et en buvant mon Hot chocolate signature with extra whipped cream, je me serais presque cru revenue dans le pays des scones et des Beatles. Disposant encore d'un peu de temps avant de filer à la caverne d'Ali Baba, nous nous sommes rendues au Passage du Havre où là encore je suis retombée dans ma British addiction avec des magasins tels que BodyShop ou Accessorize que j'appréciais énormément ! Mais je n'ai pas cédé à la tentation et je n'ai rien acheté, je gardais mon budget uniquement pour les livres !
 
Arrivées porte de Versailles à 9h45, nous sommes ébahies par le monde déjà présent alors que les portes ne sont même pas ouvertes. 10h00 nous entrons dans ce que j'appelle "mon petit paradis" et comme tous les ans, je reste baba devant le nombre de livres présents. Rapidement nous faisons le tour et je repère le stand Le livre de poche chez qui je demande un ticket pour la séance de dédicace de Pénélope Bagieu l'après-midi (heureusement j'avais vu sur le blog de cette dessinatrice qu'il fallait retirer des tickets sinon je n'aurais jamais pu la voir). D'ailleurs heureusement qu'on est venues à l'ouverture car pour une séance de dédicace de 1h30, il n'y avait que 20 tickets de distribuer.
 
Ensuite petite balade entre les stands et déjà beaucoup beaucoup trop d'achats :) Vers midi on se décide à aller se balader côté manga avant d'aller se poser un peu pour déjeuner et nous tombons sur le stand Mille Saisons où Henri Courtade était en pleine séance de dédicace. Voulant lire son livre : Loup y es-tu ? depuis des mois, je n'ai pas résister et me le suis offert avant d'aller rencontrer Mr. Courtade qui, est, je dois l'avouer, très charmant. Très chaleureux, il prend le temps de discuter avec ses lecteurs et ma foi, cela donne encore plus envie de lire ses ouvrages.
 
DSCF2044.JPG
 
En plein déjeuner, nous entendons des cris venant de l'entrée : "oui oui oui, je dis oui !". Tout de suite, nous avons reconnu Julien Lepers et nous sommes précipités pour aller voir l'enregistrement de Questions pour un champion, qui touchait malheureusement à sa fin. Déception aussi de voir que la dictée pour les nuls commençait et qu'il fallait s'inscrire au préalable pour y participer ! L'année prochaine peut-être !
 
Petits vadrouillages dans les différents stades enfin jusqu'à 15h, heure du début de la séance de dédicace de Pénélope Bagieu. En passant devant le stand pocket Jeunesse, j'ai vu que Kathrin ..., auteur de la saga jeunesse Ga'hoole était présente, j'ai donc attrapé le premier tome de la saga et je suis allée me le faire dédicacer. Je suis ressortie très déçue de cette rencontre. J'ai posé des questions sur la saga à l'auteur, pour savoir à quoi m'attendre, etc. et je n'ai eu le droit qu'à des soupirs et des regards vides. Je suis déçue car j'adore discuter avec les auteurs de leur travail et là j'avais l'impression que cette auteure n'en n'avait rien à faire des lecteurs et que cela l'ennuyait clairement de se trouver là !
 
Pour me consoler de la déception, petit tour au stand manga où j'ai fais des folies (je ressors du salon avec quand même 5 mangas) pour essayer de combler mes lacunes dans ce genres littéraires.
 
DSCF2047.JPG
 
Vint enfin l'heure de ma dédicace avec Pénélope Bagieu et le moins que l'on puisse dire c'est que je suis ressortie de cette séance de dédicaces absolument ravie car cette dessinatrice est vraiment ADORABLE. Elle a eut la gentillesse de répondre à mes questions concernant ses projets, et m'a même posé des questions sur moi et sur ce que je voulais faire professionnellement. De fait, elle m'a fait une superbe dédicace de Joséphine tenant une grosse pile de livres quand je lui ai dis que je voulais travailler dans cet univers. Je suis ravie de cette rencontre car Pénélope Bagieu est vraiment une personne sympathique et très proche de ses lecteurs. Un grand grand merci à elle.
 
Après cette rencontre, nous étions fourbues et nous avons décidés de rentrer. Je vous épargne le récit de notre trajet en métro, nous étions chargées comme des mulets, avec des sacs remplis à craquer de livres, ça faisait peine à voir.
 
 DSCF2048.JPG
 
DSCF2049.JPG

 

Ainsi encore une fois, je suis plus que ravie d'avoir pu me rendre à ce salon où j'ai fais des folies (voyez plutôt sur la photo), et où j'espère pouvoir y retourner l'année prochaine ! Un grand merci aux employés sur les stands des maisons d'éditions, la plupart d'entre vous étiez charmants et donnaient envie d'acheter les livres (peut-être trop envie même !) et aux auteurs que j'ai pu rencontrer ! Une belle journée que cette sortie !

 

    Joséphine Tome 1 et Tome 2 de Pénélope Bagieu (déjà chroniqué ici)

  Ma vie est tout à fait fascinante de Pénélope Bagieu

Les Gardiens de Ga'Hoole, Tome 1 : L'Enlèvement de Kathryn Lasky

Grimms Manga Tome 1 et  Tome 2 de Kei Ishiyama

Murder Princess Tome 1 et Tome 2 de Sekihiko Anui

Sakurande Moyoco Anno

Loup, y es-tu ?de Henri Courtade

Blanche-Neige et les lance-missiles, Tome 1 : Quand les dieux buvaientde Catherine Dufour

  Birth marked T1de Caragh M. O'Brien

Sans âme (Le Protectorat de l'ombrelle): Une aventure de d'Alexia Tarabotti de Gail Carriger

 

DSCF2006

Voir les commentaires

Rédigé par Evy

Publié dans #Escapades Littéraires

Repost 0

Publié le 13 Mai 2010

cinderellahomepage639

 

Si vous vous baladez quelques fois sur ce blog, vous devez le savoir, j'adore les ballets, aussi quand dans la ville anglaise où je vis j'ai eu l'opportunité de voir ce ballet Cendrillon le soir de la première pour seulement 10 £ (et placée au 5ème rang de la scène) j'ai foncé et réservé ma place. J'avais un peu peur cependant d'être déçue par la mise en scène comme je l'avais été pour l'opéra Carmen, mais je peux vous l'avouer tout de suite, j'ai été absolument époustouflée par ce ballet qui est devenue sans équivoque mon préféré !

 

English National Ballet-1-115-95-85-nocrop

 

Avant de vous parler de mes impressions, comme d'habitude, je vais laisser notre ami wiki et moi même vous faire un petit topo sur ce ballet ô combien merveilleux !

 

"Cendrillon est un ballet en trois actes Op.87 composé par le russe Serge Prokofiev entre 1941 et 1944. Prokofiev commence l'écriture du ballet en 1941 en suivant de près le conte de Perrault. La composition de l'œuvre est interrompue par la guerre entre l'Union soviétique et l'Allemagne. Prokofiev revient à son ballet en 1943 et le termine en 1944. Le compositeur dédie son ballet à Tchaikovsky et écrit:  « ...[je le conçois] comme un ballet classique avec des variations, des adagios, pas de deux, etc... je vois Cendrillon non seulement comme un personnage de conte de fées mais également comme une personne en chair et en os qui ressent et vit parmi nous » puis: « Ce que j'ai voulu exprimer avant tout par la musique de Cendrillon est l'amour poétique de Cendrillon et du Prince, la naissance et l'éclosion de cet amour, les obstacles dressés sur son chemin et, finalement, l'accomplissement d'un rêve. »"

 

Sergei_Prokofiev_02.jpg

 

Prokofiev s'est donc inspiré de la version de Cendrillon écrite par Charles Perrault (que vous pouvez lire ici) pour composer son ballet. Je ne pense pas avoir besoin de rappeller l'histoire de Cendrillon, elle est désormais entré dans les contes populaires. C'est donc avec grande appréhension que je suis allée voir ce ballet, et dès que les premières notes de musique ont retenti et que j'ai découvert les décors et les costumes, j'étais déjà conquise !

                                        dkDSC 4375a     

Le premier acte introduit les personnages principaux : Cendrillon, ses deux demi-soeurs et sa belle-mère et en effet là dessus le compositeur est resté très proche de la version de Perrault. Les danses sont vraiment très drôles, légères et dynamiques, un vrai plaisir. Sans aucun doute, elles donnent la pêche ! Arrive ensuite la marraine la bonne fée et là encore ce fut vraiment un moment de pur régal pour les yeux, des costumes absolument divins, une musique envoutante, que demander de plus ? Certes Prokofiev a pris quelques libertés avec le conte d'origine en y insérant des fées et une danse des quatres saisons, mais c'est tellement beau qu'on lui pardonne aisement ce petit écart !

 

                     am003Cinderella       am012Cinderella

 

A la fin de ce premier acte, la fée fait donc cadeau à Cendrillon d'une très belle robe et d'une calèche avec laquelle elle se hâte de se rendre au bal. Cette dernière scène est vraiment très belle et m'a vraiment enchanté ! Cependant ce que je retiendrai de ce premier acte ce sera : beaucoup de couleurs (dans les costumes), beaucoup de dynamisme (dans les danse et la musique) et de l'audace (la choréagraphie des quatres saisons). En bref, cet acte était une excellent mise en bouche pour ce qui allait suivre !

 

                      dkDSC 4000a        enbcin10

 

Cependant, si j'ai été enthousiasmée par ce premier acte, le deuxième m'a littéralement ravie ! Déjà rien que les décors qui me faisaient penser à la salle de bal dans le dessin animé La Belle et la Bête de Disney (mon film animé préféré !) et les costumes couleur bleu roi et or m'ont comblé ! Mais la mélodie est devenu encore plus enchanteresse et là j'ai complétement fondu de plaisir (je soupirais de bonheur sur mon siège, les gens à côté de moi ont dû me prendre pour une folle).

 

am078Cinderella

 

Dans cet acte, Cendrillon arrive au bal, rencontre le Prince et danse avec lui, puis s'enfuit à minuit en perdant un de ses chaussons de danse. Je ne saurais dire quelles danse m'ont le plus enchanté dans cet acte : les danses des courtisans étaient somptueuses, celles de Cendrillon et de son Prince terriblement émouvantes et celles des deux demi-soeurs désopilantes !

 

                     amCinderella1499           am086Cinderella

 

En revanche, j'ai été un peu moins convaincue par le troisième acte, je dois l'avouer que j'ai trouvé assez expéditif. Cependant il n'en reste pas moins très distrayant bien que beaucoup moins coloré et énergique. Dans cet acte, le Prince visite les maisons à la recherche de la jeune fille à qui appartient le chausson de danse et arrive chez Cendrillon. Les deux demi-soeurs l'essayent (sans succès) et Cendrillon parvint à le mettre, et épouse le prince.

 

                 dkDSC 4292a            ENB Clock-image new

 

Mais, ce ballet restera sans aucun doute un excellent souvenir et je peux le dire très honnêtement désormais, Cendrillon est devenu mon ballet préféré ! Un grand merci à la compagnie English National Ballet qui nous a offert une performance absolument remarquable, ainsi qu'à Prokofiev pour sa musique absolument envoutante !

 

asset74

Je suppose que vous l'avez compris maintenant, je vous recommande chaudement ce ballet ! Si vous avez l'occasion d'aller le voir foncez ! Vous ne serez pas déçue ! Et si comme moi, vous avez une âme un peu romantique, vous ressortirez même de la salle comblé !

 

Cinderella-at-Bristol-Hippodrome-480x262

Voir les commentaires

Rédigé par Evy

Publié dans #Escapades Littéraires

Repost 0

Publié le 20 Avril 2010

Salon-du-Livre-2010

 

 

Salon du livre de Paris 2010

 

Pour la deuxième année consécutive, je me suis rendue au salon du livre de Paris. J'avais réservé deux jours dans mon emploi du temps pour y rester plus longtemps que l'année dernière. J'ai donc pris le ferry de nuit pour rentrer en France (autant le dire, je n'ai pas dormi, la faute aux anglais complétement saoul toute la nuit !), puis un train en partance pour Paris. Comme je suis une vrai tête en l'air, j'ai réalisé quand j'étais assise dans le train que j'avais oublié mon appareil photo ! Malheureusement vous n'aurez le droit donc qu'aux photos de mes dédicaces !

 

Avec ma meilleure amie nous sommes donc arrivés vers la fin de la matiné du samedi 27 Mars au salon des expositions de Paris et comme l'année dernière, j'ai eu l'impression d'entrer dans la caverne d'Ali Baba. Des livres, des milliers de livres exposés partout. Partout où se tourne votre regard, vous êtes irrémédiablement attiré par des stands où des livres vous appellent : "Et toi ! Oui toi là avec la veste grise ! Viens me voir ! Allez craque ! Achète moi !". Bref, j'étais au paradis et comme en plus j'avais économisé depuis des mois pour cette sortie j'ai pu me faire plaisir ! Les livres n'avaient pas besoin de m'exhorter à les acheter !

 

Nous nous sommes donc promenées tranquillement pendant une heure, puis avons pique niqué dans le coin du parc des expo prévues pour cela et ensuite nous avons été faire la queue pour nous faire dédicacer nos romans de Mireille Calmel. J'avais déjà rencontré cette auteur l'année dernière mais je suis retournée la voir cette année avec plaisir. J'aime son travail et elle est vraiment très très sympathique ! J'ai profité donc du salon pour acquérir deux de ses nouveaux romans (chez XO éditions : Le chant des sorcières Tome 3 et La reine de lumière, tome 1 : Elora) pour ma grand-mère (c'est elle qui m'a fait découvrir Mireille Calmel) et pour moi.

 

Comme nous étions un peu en avance sur l'heure prévue, nous étions les premières devant le stand pour la dédicace et quand l'auteur est arrivé nous avons pu discuter avec elle pendant une ou deux minutes de la sortie du dernier tome de sa saga. Une rencontre encore très intéressante avec une auteur très sympathique ! (Ci-dessous, la dédicace à mon nom de mon exemplaire de La reine de Lumière ! Eh oui maintenant vous connaissez mon vrai prénom !)

 

 DSCF1439

 

Comme nous venions de nous acheter le premier tome des aventures de Tara Duncan, Illyria et moi nous sommes glissées dans la file d'attente pour aller faire signer nos exemplaires par l'auteur : Sophie Audouin-Mamikonian. L'année dernière nous l'avions vu également, je lui avais fait signer un livre pour l'anniversaire de ma soeur. Et force me fut de constater que l'auteur a su rester fidèle à elle-même. L'année dernière, elle m'avait surprise par sa bonne humeur, sa gaieté, et sa spontanéité et cette année j'ai retrouvé ces mêmes caractériques chez l'auteur. Comme toujours elle est très proche de ses lecteurs...ce qui nous a malheureusement forcé à attendre 2h30 (oui oui vous avez bien lu ! 2h30 !) pour avoir notre signature. Car en effet certains lecteurs emmènent avec eux plus de 5 livres ainsi que différent objets à faire signer, du coup la queue ne désemplissait pas ! Mais finalement, après bien des périlpes, nous avons réussi à arriver devant Sophie Audouin-Mamikonian qui nous a gentimment signer nos exemplaires et avec qui nous avons échangé quelques mots. En effet, n'ayant encore jamais lu aucun de ses livres, je lui ai demandé à quoi m'attendre pour ce premier tome de Tara Duncan et elle m'a répondu : "à rire ! (je suis prévenue maintenant !) Et à beaucoup d'actions !". A nouveau ce fut une rencontre brève mais quand même bien agréable avec une auteur qui, on le voit bien, s'occupe énormement de ses lecteurs. (En plus, j'ai fais un heureux : mon petit frère à qui j'ai fais également dédicacer le premier tome de Tara Duncan ! Je suis devenue en moins de 5 secondes la meilleure soeur du monde !) (Ci-dessous mon exemplaire de Tara Duncan. Les Sortceliers, dédicacé par Sophie Audouin Mamikonian)

 

DSCF1432

 

Après être sorties du stand de XO editions, petit tour vers celui de Milady où l'écrivain Laurell.K. Hamilton était en séance de dédicaces. Nous avions déjà parlé à une hôtesse du stand dans la matinée qui nous avait prévenu qu'il y avait énormement de monde pour la voir (certains ont fait la queue plus de 6h pour la voir), aussi avions nous prévu d'y aller le lendemain (le dimanche donc). Cependant quand nous sommes passées devant Milady, la séance de dédicaces de 17h30 allait commencer dans moins de 20 min on s'est donc dis :on va tenter ! Et on a bien fait ! Un petit monsieur travaillant pour l'auteur nous a tendu une petite carte de visite où nous avons inscrit nos noms pour que cela soit plus facile pour l'écrivain et ensuite tout a été très vite. La queue défilait très rapidement et nous sommes enfin arrivées devant l'auteur des aventures d'Anita Blake ! Très gentille, Laurell.K. Hamilton, qui semblait épuisée, m'a signé mon tome 1. Plaisirs coupables et nous avons échangés quelques mots (en anglais of course !). Elle me disait qu'elle était très fatiguée mais que c'était une bonne fatigue car elle aimait beaucoup être ici à Paris et plus spécialement au salon du livre ! Je suis ravie d'avoir pû la rencontrer, car je ne pense pas qu'elle reviendra au salon du livre de si tôt et c'était vraiment une occasion unique pour moi que de la voir !

Epuisées, nous sommes nous aussi reparties du salon vers notre hôtel où une autre amie nous y a rejoins dans la soirée ! Nous avions déjà fais des folies questions achats et le lendemain serait encore pire ! (Ci dessous, Plaisirs Coupables, signé par l'auteur !) 

 

DSCF1435

 

Le lendemain, chargées comme des mules, nous arrivons à trois au salon ! D'abord petit tour à la consigne pour y déposer tout nos sacs et ensuite directement le bain de foules. Le dimanche, c'était notre journée flanerie après le stress des files d'attentes pour les séances de dédicaces de la veille. Premier arrêt : le stand des quotidiens presse, puis celui de la maison d'éditions Albin Michel. Là nous avons vu que Bernard Werber venait moins d'une heure plus tard et comme ma deuxième amie aime beaucoup cet auteur nous avons décidé de rester. Je n'avais pas de livres de cet auteur sous la main aussi mon amie m'en a offert un : Les fourmis (Merci beaucoup à elle !) et nous avons pu parler quelques minutes avec Mr Werber. Très charmant, il a signé nos livres et nous a demandé ce que nous faisions dans la vie. J'ai particulièrement aimé la dédicace de mon ouvrage. C'est vraiment agréable de voir qu'un auteur prend son temps pour personnalisé la signature et le petit dessin humoristique qui l'accompagnait m'a vraiment plu, je l'ai trouvé très drôle ! Cet auteur fut le dernier écrivain que nous avons rencontré au salon mais je dois avouer que toutes mes rencontres de ce week-end m'ont plu ! Qu'il est agréable de pouvoir parler avec ces auteurs qui nous font rêver à travers leurs écrits ou tout simplement découvrir de nouveaux auteurs ! En tout cas j'avais adoré le salon du livre de l'année dernière et celui-ci est encore mieux ! (Ci dessous Les fourmis dédicacés par Werber)

 

DSCF1437

 

Le reste de l'après midi fut consacré à la détente. Nous avons flané un peu partout accompagnées par nos valisettes en carton (bien pratique pour mettre tous les livres que nous avions achetés ainsi que les manteaux !) empruntées au stand de la Turquie ! En ce qui me concerne, j'ai fais explosé ma carte bleue cet après midi là. Petit tour chez Flammarion, Gallimard où j'ai fais une razia chez les Folio et les Librio !

Je me suis également mise en quête d'un manga qui me plairait pour découvrir ce genre, mais malheureusement les stands mangas étaient moins nombreux que l'année précédentes et je n'ai rien trouvé du tout. Je voulais une bd également et j'ai trouvé mon bonheur (en fait je ne l'ai pas trouvé, je la cherchais cette bd car depuis que je l'avais vu sur le blog d'Anneso, elle me faisait de l'oeil !) avec Murena, chapitre premier : Le pourpre et l'or de Dufaux et Delaby.

 

Finalement, nous avons repris tous nos sacs à la consignes et nous sommes rentrées (chargées comme jamais !) chez nous dans notre bonne vieille Normandie ! Ce salon fut à nouveau une expérience fabuleuse et l'occasion de rencontres fort sympathiques ! Sans nul doute, j'y retournerai l'an prochain !

 

Avant de vous quiter voici un petit récapitulatif de ce que j'ai ramené avec moi du salon (oui oui vous avez le droit de dire que je suis folle !) !

 

- Sorcière pour l'échaufaud, tome 1 de Kim Harrisson (Milady)
- Au bord de la tombe, chasseuse de la nuit, tome 1 de Jeaniene Frost (Milady)
- L'appel de la Lune, Mercy Thompson, tome 1 de Patricia Briggs (Milady)
- Le cadavre rieur, Anita Blake, tome 2 de Laurell K. Hamilton (Milday)
- Le cirque des damnés, Anita Blake tome 3 de Laurell K. Hamilton (Milady)
- Le feu de la sorcière, Tome 1. Les bannis et les proscrits de James Clément (Milady)

(oui j'ai fais une descente chez Milady !)

- Les fables de La Fontaine (Flammarion)
- Peter Pan de James M. Barrie (Librio)
- Les contes de ma mère l'Oye de Charles Perrault (Librio)
- La trilogie des Elfes, l'intégrale de Jean-Louis Fetjaine (Pocket)
- La sorcière rousse de Francis Scott Fitzgerald (Folio 2 euros)
- La philosophie dans le boudoir du Marquis de Sade (Folio 2 euros)
- Cercueils sur mesure de Truman Capote (Folio 2 euros)
- De Grey, histoire romantique d'Henry James (Folio 2 euros)
- Lady Susan de Jane Austen (Folio 2 euros)
- Le chant des sorcières, tome 3 de Mireille Calmel (XO editions)
- La reine de lumière, tome 1. Elora de Mireille Calmel (XO editions)
- Tara Duncan, les Sortceliers de Sophie Audouin-Mamikonian (pocket jeunesse)
- Murena, chapitre premier : Le pourpre et l'or de Dufaux et Delaby (BD)

Et deux petits livres de cuisine :

- Madeleine, ma petite reine
- Le petit livre de recettes d'Italie

Voir les commentaires

Rédigé par Evy

Publié dans #Escapades Littéraires

Repost 0

Publié le 5 Avril 2010

426px-1875 Carmen poster

 

CARMEN 

de

Bizet


Cela faisait des années que je rêvais de voir un opéra et malheureusement en France, je n'ai jamais eu l'occasion d'assister à une répresentation. Aussi quant à Southampton, en Angleterre, où je vis, j'ai vu que le théatre de ma ville acceuillait la compagnie nationale d'opéra  du pays de Galles ("Welsh National Opera"), je n'ai pas hésité et je me suis pris une place (et ce qu'il y a de bien avec l'Angleterre c'est que les places de théatre, ballets ou opéra sont vraiment bon marché pour les étudiants : 10 £ par personne pour cet opéra !). J'avais le choix entre plusieurs opéras classiques mais l'histoire de Carmen me plaisait vraiment et le fait que cet opéra soit chanté en français m'a fait pencher en faveur de celui-ci !

501564

Avant de vous dévoiler mes impressions, je laisse lire rapidement un petit topo concernant Carmen !

Carmen est un opéra-comique en quatre actes de Georges Bizet, sur un livret d'Henri Meilhac et Ludovic Halévy, d'après la nouvelle Carmen, de Prosper Mérimée. La première eut lieu sous la direction d'Adolphe Deloffre. Créé le 3 mars 1875 à l'Opéra-Comique de Paris, c'est l'un des opéras français les plus joués au monde. L'histoire met en scène un jeune homme de l’armée qui, par amour pour la belle gitane Carmen, se fait contrebandier et criminel. Femme fatale et sensuelle, elle aspire à la liberté et finit par rejeter son amant.

                                                    1123870 3064416             

 

Carmen fut donc mon premier opéra ! Je m'attendais à adorer mais malheureusement je suis ressortie assez divisée de la répresentation.

D'une part j'ai vraiment vraiment adoré la mélodie et les chansons. J'ai été totalement transportée par la musique et ce fut véritablement un coup de coeur. On alterne les moments de mélodies entraînantes comme le Prelude avec des moments de mélodies calmes et charmantes et le tout donne à l'ensemble de l'opéra une dimension vraiment spéciale et une impression de complémentarité parfaite. En bref, Bizet a parfaitement su équilibrer son opéra et c'est avec grand plaisir que je réecoute désormais ses mélodies. Le chant m'a ravie également, les paroles sont douces, recherchées et touches vraiment (ou en tout cas elles m'ont particulièrement touché).

 

wnocar10

 

L'histoire en elle-même est assez intéressante je trouve. Elle n'est pas niaise, au contraire j'ai aimé la tournure que prenait les évenements et le fait que les personnages aient tous une certaine part d'ombre et de vice caché. Je ne connaissais pas du tout l'histoire pour être honnête, avant d'aller voir cet opéra, du coup j'ai vraiment suivi avec attention le déroulement des actes. J'ai été captivée ! Concernant les personnages, ils sont tous très différents et on a une véritable palette de personnalités et c'est un plaisir que de s'attacher à eux ou à les détester (je parle bien sûr de Carmen qui est un personnage plus que versatile et terriblement agaçant !)

 

Voici quelques unes des chansons de cet opéra que j'ai adoré !

 

Le Prélude de Carmen

Votre Toast (chanson du Toréador)

 

Cependant si j'ai eu un véritable coup de coeur pour le fond, je n'ai pas du tout apprécié la forme de cet opéra. La mise en scène laissait vraiment à désirer et cela a véritablement gâché l'ensemble de la représentation. Les costumes n'étaient pas aussi somptueux que je les imaginais, les décors étaient quasiment inexistants. Donc, cet univers minimaliste ne m'a pas du tout convaincu. Je m'attendais à de la saveur et l'ensemble était bien pauvre. Le casting non plus n'était pas fameux. Les voix ne portaient pas assez et certains chanteurs n'avaient pas la bonne tonalité pour leur rôle, ce qui est bien dommage.

 

En bref, l'opéra Carmen m'a conquise et je le reverrai avec beaucoup de plaisir à l'occasion. Néanmoins, la mise en scène de la Welsh National Opera m'a déçu et à mon avis elle gâchait terriblement le chef d'oeuvre de Bizet.

 

Voir les commentaires

Rédigé par Evy

Publié dans #Escapades Littéraires

Repost 0

Publié le 17 Mars 2010

484px-Jane_Austen_coloured_version.jpg

Durant les dernières vacances de Février, je n'ai malheureusement pas pû rentrer en France, ma meilleure amie en a donc profité pour venir me voir en Angleterre (Merciiiiiii) et nous avons décidé d'aller visiter un peu le pays dans lequel je vis depuis des mois.

Mon amie aimant beaucoup Jane Austen (bon moi, je n'ai lu qu'un roman d'elle : Orgueil et Préjugés que je n'ai pas aimé mais je me suis dis que je ne pouvais pas passer à côté de cette occasion de visiter les environs !) on a décidé de se faire un petit parcours de visite en rapport avec cette auteur qui a vécu dans la région dans laquelle je vis : Hampshire.

La première journée nous avons donc été à Stonehenge - aucun rapport avec Jane Austen mais c'était le début le journée et assez près de Winchester donc...on y a été et on a regretté c'était nuuuuuuuul, bref - et ensuite nous avons filé vers la petite ville de Winchester où Jane Austen est décedée en juillet 1817.

DSCF1159-copie.jpg

Nous sommes donc allées visiter la cathédrale de cette ville où l'écrivain fut enterrée et je dois dire que c'était vraiment très très beau à voir. L'extérieur de la cathédrale est très agréable (bon malheureusement il pleuvait quand on y a été !) mais l'intérieur est encore plus beau. C'est riche et très esthétique ! Nous avons marché quelques instants et sommes tombées rapidement sur la tombe de Jane Austen, qui, il faut le dire, est un peu tape-à-l'oeil : une plaque dorée attire tout de suite le visiteur et le force presque à s'arrêter devant. L'épithate est assez intéressante : le frère de Jane Austen l'a fait rédiger et elle fait référence à l'intelligence de sa soeur sans pour autant citer ses écrits ou même son talent pour l'écriture.

DSCF1106 DSCF1117

Le reste de la cathédrale est vraiment très intéressante : les plafonds sont superbes, les vitraux très détaillés, et la crypte (malheureusement inondée quand on y a été, dommage mais on y retournera aux beaux jours !) était vraiment très attractive ! Mais ce que j'ai le plus apprécié ne fut pas de voir la tombe de Jane Austen mais fut la visite de la bibliothèque de la cathédrale où nous avons pu admirer une bible gigantesque (enfin gigantesque...elle faisait bien au moins 50 cm de hauteur) datant du 11ème siècle. Elle était tout simplement splendide - d'ailleurs on voyait encore les annotations des moines copistes sur les côtés des pages, très typique ! - et les illuminures d'or et de lapis lazuli m'ont émerveillées ! En bref, cette visite de la cathédrale de Winchester m'a ravi !

DSCF1212 copie

Le lendemain, nous nous sommes rendues à la maison de Jane Austen à Chawton - désormais transformée en musée - , dans laquelle l'auteur a vécu pendant presque dix ans et où elle a écrit quatre de ses romans : Raison et Sentiments, Orgueil et Préjugés, Mansfield Park, et Emma. Elle débutera même l'écriture de son cinquième roman Persuasion dans cette maison.

DSCF1214


Le moins que l'on puisse dire, c'est que quand on va à Chawton, on arrive vraiment la campagne anglaise et c'est vraiment un endroit agréable à voir. C'est très verdoyant et il y  a plein de jolies choses à découvrir. Le cottage de Jane Austen est presque la première chose que vous voyez quand vous arrivez dans la ville et pour être honnête, il ressemble tellement à une maison ordinaire (sûrement dû aux briques rouges avec lesquelles il a été construit) qu'on est passées devant sans même sans rendre compte. Finalement, nous nous sommes garées (je sais c'est passionnant !) et nous sommes entrées.


Une fois entrées dans le musée, nous avons été regarder un petit film sur la vie de Jane Austen, qui était ma foi, assez intéressant. Ensuite nous avons continué la visite et vu les différentes pièces de la maison...et je dois dire que c'était assez émouvant (même si on n'aime pas forcement Jane Austen) de se retrouver dans la maison où des grands chefs d'oeuvre de la littérature anglaise furent écrits.


Au délà de l'aspect "maison d'écrivain célèbre" cette maison est aussi très intéressante de part son côté historique dans la mesure où on y découvre des meubles et des vetements d'époque. Personnellement le XIX ème siècle m'a toujours passionné et voir cette recomposition de la vie quotidienne (notamment avec la cuisine) d'une maisonnée coquette de cette époque. Les chambres sont très intéressantes également, bien fournies (avec des objets ayant appartenus à la famille Austen) et très bien documentées sur la vie de la famille et les relations entres membres de cette même famille.

DSCF1201


D'ailleurs à l'étage, on a même en exposition, les costumes qui furent utilisés lors du tournage du film "Jane" relatant la vie de l'écrivain. Je n'ai malheureusement pas vu le film mais j'en ai entendu beaucoup de bien, et après avoir visité la maison de Jane Austen, je n'ai qu'une envie c'est de le voir (en plus j'ai vu que c'était Anne Hathaway qui jouait l'écrivaine angaise et j'apprécie beaucoup cette actrice !)


               DSCF1192            DSCF1194

 


Mais ce qui m'a le plus ému, ce fut de me retrouver devant la petite table sur laquelle Jane Austen écrivit ses plus grands romans. Je ne saurais pas vraiment expliquer pourquoi mais ça m'a vraiment plu, et je n'ai pas pu m'empêcher de la mitrailler avec mon appareil photo. La petite dame du musée nous a expliqué que Jane Austen écrivait toujours à l'endroit exacte où se trouve la table maintenant : face à une fenêtre, d'une part pour profiter du soleil, et d'autre part pour pouvoir observer les gens qui passaient devant elle (la fenêtre se trouve au rez-de-chaussé et donne sur la rue principale de la petite ville de campagne). En exclusivité pour vous lecteurs et lectrices de ce blog (eh oui vous en avez de la chance !!), voici la fameuse table !

DSCF1172-copie-1.jpg

Nous avons terminé par la boutique cadeaux (je l'avoue j'adoooooooooore les boutiques cadeaux, c'est dingue quand je rentre dans une boutique cadeau, je n'arrive plus à me contrôler), et j'ai acheté quelques petites choses : des marques-pages, un petit carnet de notes, du papier cadeau et des gift tags ! Bon j'ai été raisonnable non !? Je me suis limitée car certains livres me faisaient bien envie mais bon j'ai été forte !


              bookstore01.jpg                  bookstore02.jpg



En tout cas, ces deux visites : Winchester et Chawton m'auront fait découvrir tout un tas de choses que j'ignorais sur cette auteur et je dirais même plus, ils m'ont donné envie de me replonger dans un de ses romans !

 

Voir les commentaires

Rédigé par Evy

Publié dans #Escapades Littéraires

Repost 0

Publié le 7 Février 2010

 

oxford


OXFORD

 
Avec Azilice et Elsa (camarades assistantes de français en Angleterre tout comme moi) nous avons décidé de profiter de l'alcamie météorologique de ces dernières semaines pour découvrir le beau pays dans lequel nous vivons depuis quelques mois. Il faut dire qu'Elsa et moi habitons à Southampton et que osons le dire, il n'y a pas grand chose à voir dans cette ville, et qu'en plus ce n'est pas un modèle de beauté.

Donc ni d'une ni deux, nous embarquons mes zamies et moi dans la "Nénène Mobile" (ma petite Clio blanche qui me suit partout depuis des années et que j'ai emmenée avec moi en Angleterre) et nous filons vers le grand nord (enfin juste à 1h30 de route au nord de Southampton). Nous arrivons sans emcombre à un Park and Ride (parking à l'extérieur de la ville gratuit : Oxford est tellement petit qu'il n'y a pas de place à se garer) et nous prenons un bus pour Oxford.

Avant de vous conter nos aventures ô combien passionnantes je vous propose un petit topo sur la ville d'Oxford (ne paniquez pas c'est pas long !) :

Oxford est une ville d’Angleterre et le centre administratif du comté de l'Oxfordshire dans l'Angleterre du Sud-Est.

En 2008, on y dénombrait environ 153 900 habitants, dont plus de 30 000 étudiants. L'Université d'Oxford est la plus ancienne université du monde anglo-saxon.

La rivière Cherwell et la Tamise passent par Oxford, au sud du centre ville. Sur une distance d'environ 16 km dans les environs d'Oxford, la Tamise y est appelée l'Isis.

Les bâtiments d'Oxford sont un exemple de toutes les périodes de l'architecture d'Angleterre, depuis l'arrivée des Saxons. Oxford est connu comme « city of dreaming spires » (la ville à la silhouette de rêve), terme inventé par le poète Matthew Arnold en référence à l'architecture harmonieuse des bâtiments de l'université d'Oxford.

Voilà ! Donc nous arrivons dans le centre d'Oxford et tout de suite, je dois dire que j'ai été agréablement surprise par l'architecture de la ville. C'est très joli et agréable à visiter ! Donc nous continuons notre visite de la ville, surtout connue pour ses universités et nous arrivons devant la Christ Church, une des plus célèbres universités de la ville. Les jardins sont vraiment très beaux. Dommage qu'il fasse gris sinon je pense qu'à la lumière du soleil ils auraient été encore plus agréables à observer ! Bon là on s'est dit, c'est sûr ce n'est pas dans nos universités françaises respectives qu'on aurait étudier dans un si jolie cadre !

oxford 2

En lisant le panneau informatif relatif à ce monument on se rend compte que c'est dans cette université qu'à étudier pendant de très nombreuses années l'écrivain Lewis Carroll, auteur - entre autres - d'Alice aux pays des merveilles, et que des scènes des films Harry Potter ont été tournées dans cet endroit ! Etant toutes trois de grandes fans d'Harry Potter on décide d'y aller, malheureusement comme le Dinning Hall (salle de réfectoire qui a servi d'inspiration pour la Grande Salle dans les films HP) n'ouvrait pas avant 14h30 (non mais ces anglais je vous jure !), on reporte notre visite à l'après midi.

Le matin donc nous avons flaner dans les rues d'Oxford (malgré un froid glacial), qui est, je le confirme une ville très sympathique ! Découverte des autres universités de la ville (malheureusement Exeter était fermée) ainsi que d'autres monuments : la bibliothèque Bodléienne (juste la cour extérieure), le Sheldonian Theatre et l Radcliffe Camera. Déjeuner dans un marché couvert et dessert au Starbucks du coin : chocolat chaud (pour se réchauffer !) et muffins ou gateau au chocolat !

 

la poste oxford


L'après midi enfin nous partons visiter Christ Church. Laissons notre ami Wiki nous expliquer rapidement le pourquoi du comment de cette université :

"Christ Church est l'un des plus grands et plus riches collèges de l'Université d'Oxford au Royaume-Uni. Sa chapelle est la Cathédrale Christ Church, siège de l'évêché d'Oxford. L'érudit et imposteur littéraire George Psalmanazar y donna des conférences. Lewis Carroll passa une bonne partie de sa vie au collège, et y rencontra la petite Alice Liddell, fille du doyen, pour laquelle il inventa Alice au pays des merveilles. Plus récemment, le collège a été utilisé pour tourner et également inspirer les décors de quelques scènes des deux premiers films d'Harry Potter."

Mais, avant de rentrer dans l'université nous rentrons dans la petite boutique Alice's shop (boutique spécialisé dans Alice au pays des merveilles et sa suite). J'ai adoré la devanture que je trouvais très typique des petits magasins anglais et surtout le lapin à l'entrée m'avait fait de l'oeil ! Jugez plutôt !
 

Alice's shop

  

J'ai été raisonnable, je me suis seulement acheté quelques marque-page (pour ma collection), deux cartes postales, deux petites boites de thé du Chapelier fou (une pour moi et l'autre pour offrir soit à un membre de ma famille ou lors d'un swap !) et enfin une pièce en chocolat à l'effigie d'Alice et où il est écrit : "Mangez-moi" (ce que je ne vais pas faire bien sûr) !

Boites de thé   marque page Alic 

Fini le shopping, on va visiter Christ Church (4,5 £ l'entrée étudiante). J'ai été vraiment éblouie d'une part par l'architecture de l'université qui est vraiment admirable. On rêverait de pouvoir étudier dans ces conditions, je ne dirais qu'une chose, ça doit motiver l'étudiant pour bosser ! Et d'autre part se retrouver dans les endroits (le cloitre, la salle de refectoire et les escaliers) qui ont servi de décors aux films Harry Potter.


intérieur du cloitre
Christ Church Oxford Hall 2007
Escaliers


(Les photos : 1ére : intérieur du cloître de la Christ church, 2ème : Dinning Hall, salle de réfectoire où les étudiants de l'université mangent tous les jours (la classe quand même !) et qui a servi d'inspiration pour créer la Grande Salle dans les films Harry Potter, 3ème : escalier qui mene à la salle de réfectoire, souvenez vous c'est là que le professeur MacGonagall a fait l'appel dans le premier film HP !)


Comme je l'ai dis, nous sommes toutes les trois de grandes fanas de cette saga et on s'est retrouvées toutes excitées comme des enfants au milieu de ces pièces qui nous rappellaient tellement de bons souvenirs !

Autant vous dire qu'on est reparties de Oxford le sourire aux lèvres ! Pour ma part, cette visite m'a donné envie de me replonger dans la saga Pottérienne à nouveau (malheureusement tous mes tomes sont restés chez moi en France, Damn !) et de lire enfin Alice au pays des merveilles (je sais c'est une honte de ne pas l'avoir déjà lu, mais bon j'ai vu le film de Disney, ça compense ?...non ben...)

En tout cas Oxford est une ville que je vous recommande de visiter (une journée suffit amplement !) si vous avez l'occasion d'aller en Angleterre ! On y passe un très bon moment !

Voir les commentaires

Rédigé par Evy

Publié dans #Escapades Littéraires

Repost 0