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Publié le 3 Janvier 2014

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La Grande Catastrophe a anéanti le monde. Depuis six ans, les plantes, les animaux puis les hommes sont tombés malades. La terre est devenue un endroit toxique et ses habitants vivent reclus, avec des réserves de nourritures. Même l'eau est rare. Deux soeurs, Fride et son aînée, Nanna, habitent dans un bunker sur une toute petite île avec leur père. À la faveur de circonstances exceptionnelles - leur père tombe malade - les filles sont obligées de sortir pour trouver des médicaments. Commence alors un long périple à pied dans un paysage désolé : les rencontres, les peurs, la joie surprenante de voir ce monde qu'elles ne connaissent plus, les rendent plus fortes, avec au bout, l'espoir d'une nouvelle vie...

Juste avant que la civilisation humaine soit presque entièrement éradiquée par une catastrophe biologique, un père emmène ses deux fillettes : Nanna et Fride, se cacher dans une vieille maison, isolée sur une île, dont le sous-sol a été transformé en bunker. Plusieurs années passent et les jeunes filles ne supportent plus d'être enfermées dans cet endroit. Grâce au périscope qui leur permet de voir l'extérieur du bâtiment, elles observent les alentours et décident de sortir, contre l'avis défavorable de leur père.

Bon déjà, ce qu'il faut savoir sur moi, c'est que les histoires de fin du monde et autre joyeusetés mettant en scène plein, plein de morts, ça me fait flipper et je n'en suis guère friande. Du coup, quand j'ai lu la quatrième de couverture, j'avais un peu peur de passer complètement à côté de cette lecture voire de ne pas aimer du tout.

Alors, pour être honnête, je ne peux pas vraiment dire que j'ai aimé cette lecture mais je n'ai pas détesté non plus. Le sujet m'a mis mal à l'aise pour tout dire. L'histoire en elle-même est assez simple. Le récit est travaillé et porté par une jolie plume (je vais y revenir) mais j'avoue que le thème du roman est pesant et même si la fin, ouverte, laisse présager un peu d'espoir, j'ai quand même eu une impression de pesanteur et de malaise qui ne m'a pas quitté tout le long du roman. Néanmoins, le roman est addictif, on se prend vite au jeu et je me suis surprise à tourner les pages à une vitesse folle pour connaître la fin des aventures des deux fillettes.

Ce qui m'a néanmoins gêné, c'est que l'auteur, que ce soit au niveau des personnages, de l'intrigue ou du cadre, choisit de rester dans le flou et de ne pas donner aux lecteurs que toutes les clés pour comprendre son roman. J'entends par là, qu'il y a très peu de développement de l'histoire des personnages, de l'histoire de la catastrophe, etc. C'est un parti pris, certes, de laisser le lecteur se faire sa propre opinion, sa propre vision du roman mais personnellement, j’apprécie d'avoir un peu plus de matière quand je lis un livre.

Les personnages, comme je l'indiquais, sont bien dépeints mais peut-être un peu superficiels. Les deux sœurs sont mises en avant mais le reste des personnages est assez survolé, ce qui est dommage car certains, comme le père ou Oiseau auraient mérités un peu plus de travail et aurait apporté un peu plus d'émotion à l'ensemble du récit.

Quelques mots, enfin, sur la plume de l'auteur, qui est probablement ce que j'ai le plus apprécié dans le roman. Une plume poétique et imagée, très agréable à découvrir. Chapeau bas également, au traducteur car la traduction m'a l'air excellente !

Automne fut une lecture déconcertante. Très pesant, j'ai trouvé le récit addictif mais j'ai regretté un manque de développement de l'histoire et des personnages. Néanmoins, je recommande ce roman, ne serait-ce que pour la plume délicate de Jan Henrik Nielsen .

Star3

Automne de Jan Henrik Nielsen
Titre VO : Høsten
Dystopie, Jeunesse - Editions Albin Michel - 280 pages
Où l'acheter : Automne

 

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère de la dystopie

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Publié le 16 Octobre 2013

Partials

Un virus. La guerre contre les Partials – ces êtres mi-humains, mi-robots – a décimé la population. Seuls quelques milliers retranchés à Long Island ont survécu. Et le virus mystérieux – le RM – les tue petit à petit. Chaque nouveau-né vit moins d’une journée si ce n’est quelques minutes. La race humaine s’éteint inexorablement et aucun médecin n’a de remède. Un espoir. Dans cette atmosphère désespérée, Kira, jeune interne en médecine, a une nouvelle hypothèse. Pourquoi les Partials sont-ils naturellement immunisés contre le RM ? Et si la solution venait de l’ennemi juré lui-même ? Une héroïne. Kira se lance alors dans une expédition au risque de devenir une hors-la-loi. Infiltrer les Partials, en capturer un et le ramener à long Island pour l’étudier et peut-être, trouver un antidote. Mais le pari est risqué : soit elle réussit et sauve l’humanité, soit elle échoue et sera considérée comme une terroriste par son propre gouvernement. À moins que ce soient les Partials eux-mêmes qui ne la tuent…

Quand j'ai reçu ce livre, je ne savais pas trop à quoi m'attendre. Je ne connaissais pas l'auteur et je dois avouer que le sujet ne m'inspirait guère. Mais finalement, après avoir lu quelques chapitres, j'ai été complétement happée par l'intrigue et j'ai terminé ce roman en moins d'une journée. Pour tout dire, je n'apprécie pas les bandeau en papier sur les livres avec des phrases accrocheuses telles que " La dystopie la plus passionnante depuis Hunger Games" mais pour une fois, je dois avouer que c'était vrai ! Non seulement ce roman est absolument captivant mais en plus, la réfléxion mise en place par l'auteur est vraiment intéressante.

Kira a 16 ans et vit à Long Island avec le peu de survivants de la race humaine qu'il reste encore sur Terre. En effet, après avoir crée des êtes mi-humains, mi-robots, la civilisation humaine s'est faite écraser par ces créatures et mourut presque entièrement d'un virus appellé RM. Les survivants semblent y être immunisés mais par leurs enfants, qui meurent tous dans les heures qui suivent leur naissance. Kira, interne en médecine et spécialiste du virus va tous faire pour essayer de trouver un remède à ce fléau, même si cela veut dire entrer en terrain Partials pour y trouver la réponse à ses questions.

Le récit est haletant, palpitant et très bien construit. J'ai apprécié le découpage en trois parties distinctes et le rythme apporté par l'auteur. Il y a très peu de temps morts pendant ce roman et je ne me suis pas ennuyée un seul instant. L'ensemble du roman est développé sur une intrigue fort intéressante et particulièrement bien travaillée. On voit que Dan Wells maîtrise son sujet (parfois même un peu trop bien, certains passages, un peu trop scientifiques à mon goût, m'ont un peu perdus, je dois l'avouer) et de fait, le lecteur se retrouve complétement embarqué dans cette histoire un peu post-apocalyptique.

Un des gros points forts de ce roman est vraiment cette aspect "dystopie", basé sur sur des postulats scientifiques que nous connaissons tous (les progrès de la robotique et de la science moderne), ce qui apporte véritablement un côté très réaliste au roman. Plusieurs fois dans le roman, je me suis dis : "ça pourrait vraiment arriver tout ça dans quelques années !". Gros point positif également pour les réflexions éthiques développées par l'auteur : un être mi-humain, mi-robot doté d'une conscience est-il considéré comme un être à part entière ? La fin justifie-t-elle les moyens quand il s'agit de sauver l'espèce humaine ? Les femmes n'ont-elles plus le droit de disposer de leur corps dans de telles conditions ? Bref, autant de questions que le lecteur se pose au fil des pages.

Mais il ne faut pas oublier que ce roman est avant tout un divertissement et Dan Wells a réussi d'une main de maître à me balader de pages en pages sans que j'arrive à voir où il voulait en venir. Si certains points sont assez prévisibles quand même (un gouvernement pourri est un peu la base des dystopie jeunesse du moment), le reste, notamment les révélations finales m'ont particulièrement surprise et je dois dire que je dois me faire violence pour ne pas me jeter tout de suite sur le tome 2, qui est déjà sorti en VO.

Petit point sur les personnages qui sont, là encore, bien travaillés. Même si certains sont plus attachants que d'autres (notamment Samm, mon chouchou du roman), ils fonctionnent très bien entre eux, une bonne dynamique s'installent entre eux et j'ai hâte de voir ce que la suite des aventures de Kira leur réservent.

Quelques mots enfin sur le style de Dan Wells, que je découvrais avec ce roman. Une plume dynamique, légère, assez simple mais très graphique. On se croirait presque transporter dans ce monde violent. Une jolie découverte.

Partials est un gros coup de coeur ! Une dystopie détonnante, qui va vous captiver du début à la fin et vous faire vibrer avec ses personnages ! Bref, si vous ne l'avez pas encore dans votre bibliothèque, courez chez votre libraire vous le procurer et jetez-vous dessus !

 

Star5

coup de coeur 11

Partials de Dan Wells
Titre VO : Partials
Dystopie, Jeunesse - Editions Albin Michel - 522 pages

Où l'acheter : Partials

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère de la dystopie

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Publié le 12 Mai 2013

9782012028579

 

Delirium

 

Lauren Oliver

 

(Site Web - Twitter - Facebook)

 

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(D'autre(s) roman(s) de cette auteur)

Le dernier jour du reste de ma vie

 

Lena vit dans un monde où l’amour est considéré comme le plus grand des maux. Un monde où tous les adultes de 18 ans subissent une opération du cerveau pour en être guéris. A quelques mois de subir à son tour « la Procédure », Lena fait une rencontre inattendue… Peu à peu elle découvre l’amour et comprend, comme sa mère avant elle, qu’il n’y a pas de plus grande liberté que laisser parler ses sentiments. Même si cela implique de quitter ses certitudes…
« Ils prétendent qu’en guérissant de l’amour nous serons heureux et à l’abri du danger éternellement. Je les ai toujours crus. Jusqu’à maintenant. Maintenant, tout a changé. Maintenant, je préférerais être contaminée par l’amour ne serait-ce qu’une seconde plutôt que vivre un siècle étouffée par ce mensonge. »

 

 

LigneFleur

 

Ce roman a fait le buzz, il y a quelques années et j'avais vraiment très envie de découvrir cette dystopie qui semble faire l'unanimité chez tous ses lecteurs. Néanmoins, j'ai remis cette lecture à plus tard pour ne pas être influencée, justement par tous ces avis dithyrambiques. Finalement, j'ai bien fais car même si globalement, j'ai apprécié ma lecture, je ressors quand même relativement déçue par Délirium.

 

Lena vit dans un monde terne et triste, où l'amour, considéré comme une maladie tend à être éradiqué grâce à une opération du cerveau qui vous empêche d'en ressentir ses effets. Cette opération est exécutée sur toute la jeune génération à l'âge de 18 ans. Mais alors que Lena, qui s'apprête à passer ses examens finaux et à subir cette opération, elle rencontre un jeune homme qui va lui faire éprouver des sentiments nouveaux et dévastateurs.

 

Pour tout avouer, j'ai été rapidement ennuyée par l'histoire qui n'a pas su me captiver autant que je l'aurais souhaité (bon, je dis ça et puis j'ai dévoré le roman en deux jours mais c'est quand même vrai). Très honnêtement, même si la trame principale est assez originale (la place de l'amour dans la vie et l'aspect "maladif" de cet amour sont assez bien développés), je commence sérieusement à me lasser de toute ces dystopies qui se ressemblent beaucoup trop à mon goût. Et malheureusement, Delirium n'ai rien qui ne le fasse sortir du lot. Pour moi, le monde présenté est fade et terne. De plus, l'intrigue met du temps à démarrer et n'a vraiment réussi à me tenir en haleine qu'au bout de 300 pages. Par ailleurs, le récit est relativement simplet et assez prévisible. Bref, rien de bien transcendant à mon goût.

 

Les personnages ne m'ont guère passionné non plus. Lena, à l'image de l'histoire, manque de profondeur et possède un caractère lisse et peu intéressant. Elle ne m'a pas vraiment plu, ou plutôt elle m'a laissé complètement indifférente, ne m'a fait ni chaud ni froid. Alex, ce fut bien pareil et je dois avouer que la romance ne m'a pas du tout mais alors pas du tout touchée. Ce qui m'a vraiment gêné, c'est le manque de chimie entre ces deux personnages et la lectrice que j'étais, car le reste des personnages sont beaucoup mieux caractérisés et intéressants. J'ai apprécié la meilleure amie de Lena et sa famille me semble également avoir un beau potentiel, dommage qu'ils ne soient pas mis plus en avant.

 

En ce qui concerne la plume de l'auteure, là je n'ai rien à dire, j'avais déjà beaucoup apprécié le style de Lauren Oliver dans Le premier jour du reste de ma vie, et je dois avouer que j'ai retrouvé avec plaisir ce côté poétique et frais qui s'en dégage. Je dirais même que ce fut, à nouveau, le point le plus positif de ma lecture.

 

En me relisant, j'ai vraiment l'impression que je donne à penser que je n'ai pas aimé ma lecture, ce qui est faux. Alors certes, Délirium ne fut pas une lecture extraordinaire mais j'ai quand même passé un agréable moment (bien qu'un peu long) en compagnie des personnages. Je lirais très probablement la suite (parce que je suis aussi une psychorigide des séries et que dès que j'en commence une, j'ai du mal à m'arrêter avant d'avoir le fin mot de l'histoire).

 

En bref, Délirium fut, pour moi, la dystopie de trop. L'histoire n'est ni passionnante ni vraiment originale et je n'ai pas eu d'atomes crochus avec les personnages principaux. Néamoins, je lirais le deuxième tome, en espérant que maintenant que la trame générale est bien installée, le récit retrouve un rythme plus soutenu.

 

Star3

 

Titre VO : Delirium

Dystopie, Jeunesse - Editions Hachette, collection Black Moon - 456 pages

Où l'acheter :  Delirium

 

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère de la dystopie

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Publié le 23 Mars 2013

Sever

 

Sever

 

coup de coeur 45

 

Lauren DeStefano

 

(Site Web - Facebook - Twitter)

 

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(D'autres romans de cette auteure)

The chemical garden. Book 1. Wither

The chemical garden. Book 2. Fever

 

With the clock ticking until the virus takes its toll, Rhine is desperate for answers. After enduring Vaughn’s worst, Rhine finds an unlikely ally in his brother, an eccentric inventor named Reed. She takes refuge in his dilapidated house, though the people she left behind refuse to stay in the past. While Gabriel haunts Rhine’s memories, Cecily is determined to be at Rhine’s side, even if Linden’s feelings are still caught between them.
Meanwhile, Rowan’s growing involvement in an underground resistance compels Rhine to reach him before he does something that cannot be undone. But what she discovers along the way has alarming implications for her future—and about the past her parents never had the chance to explain.
In this breathtaking conclusion to Lauren DeStefano’s Chemical Garden trilogy, everything Rhine knows to be true will be irrevocably shattered.

 

 

  LigneFleur

 

Aujourd'hui, je vais vous parler de mon plus beau coup de coeur de l'année. Un coup de coeur très innatendu. En effet, ayant été très déçue par le deuxième tome de cette trilogie, je ne pensais pas - même si je l'espérais quand même - que le dernier volet des aventures de Rhine pourrait me plaire autant que le premier tome. Et finalement, je me suis lourdement trompée. Coup de coeur magistral pour ce roman !  

 

Attention Spoilers sur les tomes 1 & 2

 

Alors que Rhine pensait que le fait que son mari Linden soit au courant des méfaits de son père lui permettrait d'être enfin libérée de l'emprise de Vaughn, mais elle se rend vite compte qu'il n'en n'est rien. Linden n'arrive pas à admettre l'étendue des crimes de son père. Mais protégée par ce dernier et Cecily, Rhine se lance bientôt à la recherche de son frère. Son frère qu'elle cherche depuis si longtemps et qu'elle désespère de retrouver.

 

Pour être tout à fait honnête, je ne sais pas comment vous parler de ce roman. Il m'a bouleversé, transporté dans un autre univers. Je l'ai terminé presque en larmes, j'ai découvert la profondeur de certains personnages, j'ai sursauté quand j'ai lu certains chapitres, bref, je suis passée par tout un panel d'émotions toutes plus intenses les unes que les autres et visiblement, je peine à mettre sur papier/clavier mes impressions de lecture concernant Sever.

 

Tout ce que je peux dire, c'est que ce roman est aux antipodes du deuxième tome. En effet, j'avais trouvé ma lecture peu plaisante, trop longue, toujours aussi vague et peu compréhensive et finalement, j'ai entamé ce troisième tome avec peu d'enthousiasme. J'ai vite changé d'avis et j'ai avalé ce roman en moins de 24h. En soi, le livre ne va pas apporter plus de réponses aux questions que je me posais concernant le monde dystopique mis en place par l'auteure, mais au final, on se rend compte que ce n'est pas le plus important. L'important, c'est cette quête pour la vie, pour la liberté, et Lauren DeStefano arrive parfaitement bien à faire entrer le lecteur dans celle-ci.

 

Je ne vais pas m'étendre sur le récit. Je préfère en effet, en dire le moins possible et que vous puissez découvrir toutes les surprises et rebondissements qu'il recèle par vous-même. Néanmoins, je partage avec vous mon avis sur les scènes finales. Sans en révéler le contenu, j'ai trouvé qu'elles étaient parfaitement en accord avec le ton donné dès le premier tome de la trilogie et finalement dans la continuité de l'histoire de Rhine.

 

Ce qui m'a le plus surpris dans Sever, ce sont les personnages. Osons l'avouer, j'avais beaucoup de mal avec l'héroïne principale dans les tomes précédents et là miracle, Rhine m'a énormement ému. J'ai commencé à la comprendre. Mais les autres personnages sont tous aussi attachants et touchants. Cecily, en particulier, m'a beaucoup surprise. Même Vaughn, que je n'appréciais pas du tout, a réussi à me toucher, c'est dire. Les deux seuls personnages avec lesquels j'ai toujours un peu de mal furent Gabriel (SPOILER : heureusement, on ne le voit que deux ou trois fois à tout casser dans le roman, super, car ce personnage mou au possible m'horripile) et Rowan (trop distant à mon gout). Quel plaisir aussi de découvrir de nouveaux personnages, tels que celui de Reed, l'oncle de Linden, un véritable phénomène !

 

Quelques notes enfin sur le style de Lauren DeStefano. Elle nous offre un magnifique récit emprunt de nostalogie, de noirceur mais aussi d'espoir et de poésie. C'est la plume de cette très jeune auteure qui m'aura le plus marqué et séduite. J'ai d'ailleurs vraiment hâte de lire ses prochains romans !

 

Fever fut un très très grand coup de coeur. J'ai été bouleversée par ce récit, par l'histoire de Rhine, Linden et Cecily et ce roman clôt avec brio une trilogie qui ne pourra pas vous laisser indifférent. A lire, si ce n'est pas déjà fait !

 

Star5

coup de coeur 11

 

Titre VF : inconnu

Dystopie - Editions Simon & Schuster- 371 pages

Où l'acheter :  Sever en VO

 

(Pour plus d'avis)

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère de la dystopie

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Publié le 5 Janvier 2013

9782740427965

 

Birth Marked

 

Tome 1. Rebelle

 

Caragh M. O'Brien

 

(Site web - Twitter - Facebook)

 

Caragh o brien

 

Ceux qui portent la marque sont la clé de l'avenir.

Dans le monde de Gaia, il y a les privilégiés, qui habitent derrière le mur de l'Enclave, et ceux, comme elle, qui vivent à l'extérieur. Tous les mois, la jeune fille aide sa mère, sage-femme, à donner à l'Enclave trois nouveau-nés. Mais, un soir, les parents de Gaia sont brutalement arrêtés et conduits derrière le mur. A peine ont-ils le temps de lui confier un mystérieux ruban sur lequel est brodé un étrange code...

 

LigneFleur

 

J'ai craqué sur ce roman il y a déjà plusieurs années, au salon du livre de Paris. Je dois dire que la couverture (superbe avec ce petit ruban qui l'entourait) et le résumé me tentait énormément. Puis le temps a passé et le livre a végété dans ma PAL. Et puis, comme ma moitié s'est lancée dans une dystopie, j'ai eu envie, à mon tour, d'en sortir une de mon immense pile de livres à lire. Et aussitôt, j'ai pensé à celui-ci.

 

Gaïa a 16 ans et vit avec ses parents à l'extérieur de l'Enclave, où vivent les dirigeants de sa société post-changements climatiques. Comme sa mère, Gaïa devient sage-femme et doit livrer les trois premiers bébés de chaque mois à l'Enclave. Sa situation ne lui posait pas de problème avant l'arrestation de ses parents et la solitude et les questionnements qui en résultent.

 

Finalement, je ressors de ma lecture mi-figue, mi-raisin, car si j'ai passé un agréable moment de lecture avec ce roman, mes attentes n'ont pas été complètement satisfaites et je dirais même plus, certains aspects du récit m'ont quand même déplu.

 

Parlons justement du récit, que j'ai apprécié mais qui reste peut-être le point le plus décevant pour moi. La trame de base m'a interpellée et j'ai aimé son côté un peu originale. Mais dans l'ensemble, j'ai trouvé que tout arrivait trop facilement et trop rapidement pour les personnages. Par exemple, j'ai été déçue par toute l'histoire concernant le ruban, très bien introduit au début du roman, mais qui se révèle finalement trop simpliste et trop vite résolu. Autre petit bémol, j'ai noté un problème de rythme dans le roman. Certes, le roman est assez riches en rebondissements et révélations, mais il n'en reste pas moins que j'ai ressenti quand même certaines longueurs dans une bonne moitié du roman.

 

En ce qui concerne le monde dystopique, il est vrai que les idées sous-jacentes à la création de ce monde et à ses conséquences (enlever les bébés à leur mère à la naissance pour les donner à des parents plus aisés par exemple) peuvent déranger mais j'ai apprécié justement ce petit côté réflexion. Par contre, petite déception en ce qui concerne la mise en place de la dystopie, en elle-même, car je l'ai trouvé trop peu développé. Après, je comprends que, comme il s'agit du premier tome d'une trilogie, l'auteure veuille garder un peu de mystère pour la suite, mais j'aurais quand même apprécié plus de descriptions ou d'explications sur l'Enclave, sur ce qu'il y a à l'extérieur...car là, j'ai eu beaucoup de mal à me projeter dans cet univers et de fait, j'ai trouvé que l'ensemble manquait de crédibilité (un exemple : concernant l'Enclave, on ne sait quasiment rien et plusieurs rares descriptions sont assez contradictoires, d'une part, cet endroit semble abriter énormément de population et être assez grand et d'un autre côté, les personnage le traverse, à pied, en quelques minutes et n'y croise presque personne ?).

 

En revanche, question personnages, j'ai été conquise. Gaïa, forte, indépendante et fière m'a beaucoup plu et j'ai apprécié son évolution. Les autres personnages ne sont pas en reste et j'espère vraiment que l'on en apprendra plus sur eux dans le prochain tome, d'autant que le final nous laisse sur un beau suspense.

 

Quelques notes enfin sur la plume de l'auteure, que j'ai trouvé sympathique mais sans plus. Le roman est agréable à lire et se lit rapidement, les dialogues sont nombreux et les descriptions succinctes. Un bon roman pour débuter dans la dystopie, si je puis dire.

 

Rebelle est une bonne introduction à une trilogie dystopique qui a beaucoup de potentiel. Malheureusement quelques soucis de rythme et de crédibilité dans le récit m'ont empêché d'en profiter pleinement. Cependant, ayant plus qu'apprécié les personnages, je lirai la suite avec grand plaisir.

 

Star3

 

Titre VO : Birthmarked

Dystopie, Jeunesse - Editions Mango - 396 pages

Où l'acheter : Birth marked. Tome 1. Rebelle

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère de la dystopie

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Publié le 23 Août 2012

Insoumise.png

 

Insoumise

 

Ally Condie

 

(Site Web - Twitter - Site de la saga)

 

AVT Ally-Condie 4443

 

(Plus de romans de cette auteure)

Tome 1. Promise

 

Cassia enfreint les règles de la Société et part à la recherche de Ky… Cassia a quitté la Société pour s'aventurer dans les Provinces Lointaines, à la recherche de Ky. Cette quête pousse Cassia à remettre en question presque tout ce qui lui est cher, en particulier lorsqu'elle découvre l'existence
d'une vie différente dans le Labyrinthe. Au milieu de cette frontière sauvage de grands canyons, Cassia et Ky se retrouvent enfin, mais un mouvement de rébellion est en marche. Une trahison et une visite inattendue de Xander, personnage clef du Soulèvement, changent à nouveau la donne...
Racontée alternativement par Cassia et Ky, cette suite de Promise les emmènera tous deux aux confins de la Société, où changements de camps et trahisons sèment leur parcours d'embûches.

 

LigneFleur

 

Vous ne vous en souvenez peut-être pas, mais l’année dernière, j’avais fais des pieds et des mains pour que ma bibliothèque achète le premier tome de la saga d’Allie Condie et après l’avoir eu enfin en mains, j’en avais adoré la lecture. Aussi étais-je très contente, il y a quelques semaines, de trouver le deuxième volet des aventures de Cassia dans le bac de nouveautés de cette même bibliothèque (et cette fois-ci, je n'ai même pas eu besoin d'en faire la demande). Comme le premier tome, j’ai dévoré Insoumise en quelques heures, pourtant, si ce fut une lecture plaisante, il n’en reste pas moins que je ressors quand même un poil déçue par cette suite.

 

Cassia a été envoyée en camp de redressement. Ky a été envoyé à la guerre, pour tenter de contenir un ennemi que personne n'a jamais vu. Ils sont séparés et pourtant ne cessent de penser l’un à l’autre. Alors que le jeune homme lutte pour rester en vie et décide de s’enfuir pour survivre, Cassia se lance à sa recherche, bien décidée à retrouver celui qu’elle considère être l’homme de sa vie.

 

Le grand talent d’Ally Condie est de réussir à faire d’un récit où presque rien ne se passe, un roman que l’on ne peut s’empêcher de dévorer. Car oui, clairement, ce tome n’apporte pas grand-chose à l’histoire globale. Pendant presque plus de la moitié du roman, les personnages principaux se cherchent et ensuite, ils cherchent à atteindre le camp des rebelles. Voilà, c’est tout. On n’apprend presque rien sur le monde dans lequel évolue Cassia et je ressors de la lecture frustrée par ce manque d’éléments dévoilés aux lecteurs. Mais, comme je le disais, on ne peut s’empêcher de tourner les pages de ce roman. Pourquoi ? Eh bien pour savoir si Cassia va enfin retrouver Ky, si Ky va survivre à la guerre, si ils ne vont pas être à nouveau séparés, si ils vont trouvés les rebelles, etc. Pour une raison que je ne m’explique pas, même si le rythme est très lent et l’action presque inexistante dans ce roman, je été complètement immergé dans ce récit.

 

Dans ce deuxième tome, la part belle est donc mise sur les personnages. Mais là encore petite déception, car finalement, je n’ai pas trouvé grande évolution dans leurs caractères, ni même de développement de leur personnalité (alors certes, on en apprend un peu plus sur le passé de Ky, mais j’ai quand même trouvé cela très léger). En revanche, j’ai été conquise par les personnages secondaires. Tout en nuances et attachants (en particulier le plus jeune des garçons, dont le nom m’échappe totalement maintenant), j’ai hâte de les retrouver dans le troisième et dernier tome de cette saga (et j’espère un peu plus d’actions et de rebondissements dans ce volet final).

 

Quelques mots sur le décor du roman, qui est un des aspects d’Insoumise (je ne me remets pas du choix de ce titre. Je n’y peux rien, à chaque fois que je lis ou que je l’entends, je pense au titre d’un roman érotique ou d’une romance historique. Oui, mon esprit fait de drôles d’associations d’idées, mais j’assume !), que j’ai préféré. L’utilisation de paysage désertique et montagneux a été particulièrement bien utilisée. L’atmosphère n’en n’était que plus oppressante et étouffante.

 

Enfin, je terminerai cette chronique par en vous parlant de la plume d’Ally Condie, que j’apprécie toujours autant. Très imagée, très poétique, elle nous transporte dans son univers et nous captive. C’est vraiment l’élément le plus interpellant et plaisant de ma lecture et je pense vraiment que rien que pour cette si jolie plume, cette saga vaut le coup d’être lue.

 

Insoumise m’a autant captivé que le premier tome de la saga dystopique d’Ally Condie. Pour autant, je ressors assez déçue de ma lecture dans la mesure où finalement, l’histoire n’avance pas vraiment et les personnages n’évoluent presque pas. Dommage car le décor, l’atmosphère particulière de ce roman et la plume de l’auteur valent vraiment le détour.

 

 

Star4

 

Titre VO : Crossed

Jeunesse, Dystopie - Editions Gallimard Jeunesse - 440 pages

Où l'acheter : Insoumise

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère de la dystopie

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Publié le 7 Août 2012

9782092532300

 

Divergent

 

Veronica Roth

 

(Site web - Facebook - Twitter)

 

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Dans le Chicago dystopique de Béatrice, la société est divisée en cinq factions, chacune dédiée à la culture d'une vertu : les Sincères, les Altruistes, les Audacieux, les Fraternels, et les Erudits. Sur un jour désigné de chaque année, tous les adolescents âgés de seize ans doivent choisir la faction à laquelle ils consacreront le reste de leur vie. Pour Béatrice, la décision est entre rester avec sa famille et être qui elle est, les deux sont incompatibles. Alors, elle fait un choix qui surprend tout le monde, y compris elle-même.
Mais Tris a aussi un secret, celui qu'elle a caché à tout le monde parce qu'elle a été averti qu'il peut signifier la mort. Et comme elle découvre un conflit croissant qui menace de percer cette société en apparence parfaite, elle apprend aussi que son secret pourrait l'aider à sauver ceux qu'elle aime. . . ou pourrait la détruire.

 

LigneFleur

 

Ce roman a crée un petit buzz dans la blogosphère l'année dernière. En effet, cette dystopie semblait faire l'unanimité parmi les lecteurs et avait éveillé ma curiosité. J'ai eu la chance de le gagner l'année dernière sur le blog de Tiboux (que je remercie énormément au passage pour ce cadeau !) et ce n'est que plusieurs mois plus tard et grâce à l'intervention de ma moitié qui m'a dit que le livre était très bien (elle l'a lu avant moi), que je me suis moi-même lancée dans l'aventure Divergent et je ne le regrette pas, car ce fut une très belle lecture, malgré quelques petits points qui m'ont gênés.

 

Béatrice vit dans la faction des Altruistes avec ses parents et son frère. Dans ce monde futuriste où chaque personne choisit et vit dans une même faction toute sa vie, Béatrice se sent différente des autres et pour cause : ses tests pour déterminer quelle faction lui correspond le mieux ne sont pas concluants. Elle est une divergente. Personne n'ose en parler et visiblement être divergent dans cette société est non seulement tabou mais également dangereux. Béatrice devrait à tout prix cacher ce secret, alors qu'elle lutte déjà pour se faire accepter dans sa nouvelle faction.

 

Parlons tout d'abord du récit en lui-même que j'ai beaucoup apprécié. L'histoire est bien ficelée, les pages se tournent toutes seules et force est de constater que l'on arrive bien vite au dernier chapitre de ce roman. La faute à un récit bien mené, une histoire qui tient la route et à un monde dystopique bien construit et qui m'a beaucoup plu - mais je vais y revenir plus tard -. Mais, parce que oui, il y a bien un mais, j'ai quand même trouvé que le rythme du roman n'était pas au mieux. J'ai noté beaucoup de longueurs durant la deuxième moitié du roman (ce qui est compréhensible quand on sait que Tris découvre sa nouvelle faction) alors que la conclusion finale de ce premier tome est bouclée en quelques chapitres très voire trop rapides à mon goût. Il se passe beaucoup de chose dans ces dernières pages, des passages qui auraient pû et qui auraient dû être émouvants mais l'auteure va tellement vite, que j'avais à peine le temps d'assimiler une info, qu'elle passait déjà à autre chose. Et c'est bien dommage, car je pense que c'est ce gros problème de rythme qui m'a empêché de vraiment savoureux ma lecture. Mais, pour contrebalancer tout cela, j'ai beaucoup aimé les petites surprises du récit, car si les grandes lignes du roman sont assez prévisibles, plusieurs événements et retournements de situations m'ont beaucoup surpris.

 

Je vais maintenant vous parler de cet univers dystopique crée par Veronica Roth, univers qui m'a plu et dont j'ai relevé beaucoup de très bons éléments, mais qui, comme beaucoup de roman du même genre (par exemple Wither de Lauren DeStefano ou Promise d'Allie Condie) souffre d'un manque de développement. Je pars toujours du principe que pour appréhender correctement un univers dystopique, l'auteur doit fournir des explications, des clés aux lecteurs pour qu'ils puissent accèder à la compréhension du monde crée. Or là encore, si le monde dans lequel Tris évolue est plus ou moins bien décrit, il y a tout un pan du décor et de l'univers laissés de côté (les sans-faction ? qui est l'ennemi ? Qu'y a-t-il en dehors de Chicago ? etc). Alors, je comprends que l'auteure n'a pas voulu "griller toutes ses cartouches" dans le premier tome mais j'aurais apprécié un peu plus de détails sur cet univers dystopique.

 

En revanche, j'ai beaucoup beaucoup apprécié le fait que ce monde ne soit pas aussi terne et apocalyptique que ceux des autres romans du genre que j'ai pu lire jusqu'à présent. Ici, même si on sent un système répressif et pourri derrière la facade bien lisse présentée, des petites touches d'espoir et de lumière se dégagent des descriptions de Veronica Roth. J'ai aimé l'importance de la famille, le peu d'élément trop futuristes intégrés dans le récit. Tout cela m'a donné l'impression d'un monde réaliste, dans lequel on peut facilement s'imaginer vivre. Et ce fut un très très bon point à mon goût.

 

Autre très bon élément du roman : ses personnages. Ils sont tous captivants, attachants et surtout très nuancés. J'ai particulièrement aimé Quatre, personnage qui a su me séduire dès le début, et Tris, jeune fille forte mais qui cache une grande sensibilité sous sa carapace. Les personnages secondaires ne sont pas en reste avec les amis de Tris qui ont tous leur personnalité propre et des évolutions dans leur caractère que je n'avais pas vu venir et qui promettent de bien belles aventures dans le deuxième tome.

 

Enfin, je vais m'attarder un peu sur la plume de Veronica Roth qui est vraiment agréable à lire. Le récit est fluide, léger et bien équilibré. En effet, même si il s'agit d'un premier tome et que l'auteure pose les fondations de son récit et univers, elle a su créer un bon équilibre entre descriptions et dialogues, ce qui rend la lecture plaisante et très addictive. 

 

Divergent est un premier tome d'une saga dystopique très prometteuse. Malgré quelques problèmes de rythme, il met en scène des personnages forts, évoluant dans un univers captivant et mystérieux. Je lirais avec plaisir la suite (en VO) et j'espère que Veronica Roth saura répondre aux nombreuses questions qu'elle a soulevés dans ce premier volet d'une série livresque que je vous recommande chaudement.

 

Star4

 

Titre VO : Divergent

Young-Adult, Dystopie - Editions Nathan - 440 pages

Où l'acheter : Divergent

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère de la dystopie

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Publié le 8 Mai 2012

feverS

 

Fever

 

Lauren DeStefano

 

(Site web - Facebook - Twitter)

 

lauren

 

(Plus de romans de cette auteure

The chemical garden. Book 1. Wither

The chemical garden. Book 3. Sever

 

Rhine and Gabriel have escaped the mansion, but they’re still in danger. Outside, they find a world even more disquieting than the one they left behind. Determined to get to Manhattan and to find Rhine’s twin brother Rowan, the two press forward, amidst threats of being captured again - or worse.


The road they are on is long and perilous— and in a world where young women only live to age 20 and men die at age 25, time is precious. In this sequel to Lauren DeStefano’s harrowing Wither, Rhine must decide if freedom is worth the price—now that she has more to lose than ever.

 

LigneFleur

 

Attention spoilers concernant le tome 1 !!!

 

Après ma lecture du premier tome l'été dernier, j'étais curieuse de savoir ce qu'il allait advenir de Rhine et Gabriel après leur fuite du manoir et j'espèrais que Lauren DeStefano nous livrerait quelques clés pour comprendre l'univers qu'elle avait crée et je suis ressortie de ma lecture déçue, frustrée et avec le sentiment d'avoir été flouée. Bref, vous l'aurez compris, je n'ai pas vraiment apprécié ma lecture.

 

Rhine, capturée à 16 ans pour devenir l'une des trois épouses d'un homme fortunée, s'est enfuie de sa prison dorée en compagnie de Gabriel, un domestique dont elle est tombée amoureuse. Mais, à peine a-t-elle réussi à quitter le manoir qu'elle tombe entre les griffes d'une personne tout autant malveillante que l'était Vaughn, son diabolique beau-père.

 

Pour être honnête, je ne sais pas vraiment quoi penser de cette lecture. Au niveau du récit, il est clair que j'ai été très déçue et que je me même suis terriblement ennuyée durant ma lecture. J'avais l'impression qu'il arrivait toujours la même chose aux personnages et qu'en plus, on n'apprennait rien de plus sur eux. Bref, un gros problème de rythme dans ce tome, avec beaucoup de longueurs et de descriptions inutiles (j'avais eu le même soucis dans le tome 1 mais je m'étais dis, que ça allait forcement s'arranger dans la suite...ce fut râté !). Seul le final remonte un peu le niveau dans la mesure où il se passe enfin quelque chose (d'ailleurs, j'ai trouvé le tout vraiment précipité, mais passons) mais cela reste quand même assez peu comparé au reste du roman où l'on manque de peu de s'endormir (j'exagère à peine).

 

Mais l'aspect qui m'a le plus dérangé dans ce roman, c'est à nouveau le monde crée par l'auteur. Je ne comprends pas où Lauren DeStefano veut nous emmener, je ne comprends pas ce monde et j'attendais de Fever qu'il me donne des clés pour me familiariser avec lui...Or, je suis restée sur ma faim. Le monde crée n'est pas du tout développé, pas expliqué, j'avais l'impression de rester en surface tout le long de ma lecture, de ne jamais réussir à adhérer au propos de l'auteure. Pour être tout à fait franche, je ne trouve pas l'univers dystopique présenté crédible et de fait sans explications de pourquoi ni comment on en est arrivé à ce point là, je m'avoue totalement perdue et surtout fatiguée de chercher à comprendre.

 

Heureusement, comme dans le premier tome, j'ai aimé cette atmosphère particulière qui se dégage de Fever  : pesante, noire, étouffante, un peu à l'image des drogues présentées dans le roman. J'ai enfin beaucoup apprécié que l'on sorte du huit-clos du premier roman avec la découverte de ces Etats-Unis dévastés.

 

Autre bon élément que j'ai noté dans ce roman, c'est l'évolution des personnages et en particulier celui de Rhine, qui commence à montrer des caractéristiques d'une jeune fille de son âge, avec ses doutes et ses questionnemements (elle m'était apparue un peu trop apathique et intouchable dans le premier volet de ses aventures). Gabriel aussi évolue mais pas dans un bon sens à mon goût et je l'ai trouvé assez insipide dans ce deuxième tome de la saga. La très bonne surprise de ce roman réside principalement dans la découverte de nouveaux personnages qui sont, ma foi, fort attachants et surtout terriblement humains. Enfin des personnages auxquels je peu m'identifier et qui m'ont beaucoup plu.

 

Enfin, le dernier bon point que j'ai relevé durant ma lecture fut la plume de l'auteure que j'apprécie toujours autant : beaucoup de finesse et de poésie s'en dégage et de fait, c'est grâce à cette plume (et aux personnages) que j'ai perséveré dans ma lecture.

 

Fever est un deuxième tome dans la lignée de Wither mais qui m'a terriblement déçu. Trop de questions restent sans réponse, trop de longueurs, pas assez de développement de l'univers présenté, bref, je ressors frustrée de ma lecture et sans grande envie de lire la suite. Heureusement que les personnages et la plume, sympathique, de l'auteure sont là pour relever un peu le niveau de ce roman fort décevant.

 

Star2

 

 


 

Titre VF : Le dernier jardin. Tome 2.

Dystopie, Jeunesse - Simon & Schuster - 368 pages

Où l'acheter : Fever (VO)

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère de la dystopie

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Publié le 31 Octobre 2011

9782749914503

 

Possession

 

Elana Johnson

 

(Facebook, Site Web, Twitter)

 

Elana-Johnson.jpg

 

Violette connaît les règles : les filles ne parlent pas aux garçons, et elles doivent encore moins imaginer les embrasser. Les Penseurs, qui régissent la Société, ont le pouvoir de lire dans l’esprit des citoyens et de les influencer. Mais Violette refuse d’être contrôlée et ne cesse d’enfreindre les règles. Alors qu’un soir de couvre-feu elle rend visite à Zenn, celui qu’elle aime depuis toujours, elle est envoyée en prison. Est-ce lié à ses soupçons quant aux étranges disparitions de son père et de sa sœur ?
Là-bas, elle fait la connaissance de Jag, l’un des membres actifs de la Résistance. Prétentieux et dangereusement charismatique, le jeune homme ne lui inspire pas confiance. Elle va pourtant très vite comprendre qu’il peut l’aider à retrouver les siens. Pour cela, elle devra affronter la vérité sur le monde dans lequel elle vit...

 

 

LigneFleur

 

J'avais vraiment envie de lire ce roman, dont la couverture et le résumé m'avaient interpellé, et quand je l'ai reçu de la part des éditions Michel Lafon (que je remercie vraiment au passage), je sautais de joie ! J'avais hâte de le lire...Et finalement je ressors de ma lecture plus que déçue, car même si j'ai lu ce roman en une après-midi, je suis ressortie très frustrée de cette lecture.

 

Violette vit dans un monde futuriste. Un monde dirigé entièrement par les penseurs. Mais la jeune femme refuse de se laisser dicter sa conduite et décide de prendre ses propres décisions. Un soir, alors qu'elle se baladait illicitement avec son petit amie Zenn, elle se fait arrêter. Conduite dans une prison, elle y fait la rencontre de Jag, jeune rebelle, qui va lui apprendre bien des choses sur sa famille et sur elle-même.

 

Ce qui m'a le plus dérangé durant ma lecture, c'est que parfois je ne comprenais vraiment rien à l'histoire. L'auteure embarque son lecteur dans un monde futuriste, mais ne lui donne pas les clés pour en comprendre le fonctionnement. De fait, on parle de Tech (mouais, pas trop compris le concept mais bon...), de Penseurs, de Gardiens, sans nous expliquer de quoi il s'agit...Déjà là, ça pêche...Comment adhérer à un monde ou un univers que l'on arrive pas à définir ? En ce qui me concerne, j'aime à penser que lorsque l'on débute une saga, il est bon de pauser les bases de ce monde, or dans Possession, Elana Johnson part du principe que le lecteur connait déjà son univers...What !!?

 

Autre point concernant l'histoire qui m'a fait tiquer, c'est son déroulement. Je ne trouvais absolument aucune logique aux évenements. On passe du coq à l'âne sans arrêt dans la mesure où les scènes s'enchainent mais on ne voit pas trop le lien entre elles. Je me demande d'ailleurs si ça vient du roman en lui-même ou d'un souci de traduction mais en tout cas, j'ai terminé ce roman très frustrée car il y a certains passages où je ne comprenais absolument pas où l'auteure voulait en venir.

 

Ces deux points un peu négatifs sont vraiment dommage, car l'histoire partait sur de bonnes bases : un monde futuriste intéressant, une histoire captivante, des secrets de famille...Mais comme l'ensemble reste très brouillon et confus, ces bons éléments n'arrivent pas à contrebalancer les mauvais points de Possession.

 

Parlons un peu des personnages. Là encore, je n'ai pas accroché du tout. Violette m'a parut trop versatile et égoiste. Je ne me suis pas du tout identifié au personnage et le plus souvent, je ne la comprenais pas. Jag...Ah Jag...Comment dire...Moi, j'aime les hommes, les vrais, le genre macho/tendre si vous voyez ce que je veux dire...Or Jag, c'est tout le contraire, déjà pleurer deux fois en l'espace de moins de 100 pages pour des broutilles...Bof ! En plus son côté, nounours attentioné envers Violette, c'est beaucoup trop facile et niais à mon gout. (C'est aussi pour ça que je n'ai pas trop adhéré à la romance, vraiment trop simple et rapide !). Les personnages secondaires avaient vraiment du potentiel, certains sont vraiment attachants ou intriguants, mais malheureusement l'auteure ne s'attarde pas assez sur eux.

 

Enfin côté style, je n'ai rien de particulier à dire....Elana Johnson conte bien son histoire. Beaucoup de rythme et dialogues dans ce roman rendent la lecture agréable, mais je ne ressors pas du tout transcendée par la plume de l'auteure. Et comme je l'ai regretté, le tout est vraiment tout rapide et brouillon. L'histoire en aurait gagné si certains points avaient été plus développés.

 

Possession est un roman dystopique bien décevant à mon goût. Si la trame de départ est très intéressante, elle est mal développée voire mal écrite. L'histoire est confuse, les personnages trop superficiels et la plume plaisante mais sans plus. Néanmoins, je serais curieuse de découvrir la suite de l'histoire, la fin m'ayant plutôt interpellé.

 

Star2

 

Titre VO : Possession

Dystopie, Jeunesse - Editions Michel Lafon Jeunesse - 378 pages

Où l'acheter : Possession

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère de la dystopie

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Publié le 15 Octobre 2011

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Wither

 

Lauren DeStefano

 

(Site Web - Facebook - Twitter)

 

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(D'autres romans de cette auteure)

The chemical garden. Book 2. Fever

The chemical garden. Book 3. Sever

 

Que faire de sa vie quand on connaît la date exacte de sa mort ?


Les scientifiques ont créé des enfants génétiquement parfaits, immunisés contre toutes les maladies. L'humanité a cru voir son avenir assuré...jusqu'au jour où le verdict accablant est tombé. Ces jeunes gens ont une espérance de vie incroyablement courte : 25 ans pour les hommes, 20 ans pour les femmes, sans exception. Dans ce monde désolé, des jeunes filles sont kidnappées et contraintes à des mariages polygames pour la survie de l'espèce.


Rhine, âgée de seize ans, a été enlevée de force à son frère. Elle se réveille enfermée dans une prison dorée, un manoir où des serviteurs veillent à ses moindres désirs. Malgré l'amour sincère de son mari et la confiance qui s'instaure petit à petit avec ses sœurs épouses, Rhine n'a qu'une idée en tête : s'enfuir de cet endroit.

 

LigneFleur

 

J'ai longtemps attendu la sortie de ce livre. Tout d'abord car je trouvais son sujet absolument passionant, ensuite car je suis tombée en pâmoison devant la couverture et enfin car je ne lisais que de bonnes choses sur ce roman. De fait, à peine sortie en VO, je l'ai acheté, ne voulant pas attendre la version française. Finalement, je ne me suis décidée à le lire que grâce à une LC organisée sur Livr@ddict !

 

Rhine est âgée de 16 ans et vit à Manhattan avec son frère jumeau après la mort de leur parents quelques années auparavant. Dans un monde où les jeunes femmes meurt toutes à 20 ans et les jeunes hommes à 25 ans, personne n'est à l'abri des différentes menaces que celui-ci présente. Un jour, Rhine est enlevée par des hommes armés et vendue à un homme pour devenir une de ses épouses. Rhine se retrouve donc prisonnière d'une nouvelle vie qu'elle n'a pas choisie, condamnée à passer le peu de temps qu'il lui reste mariée à un homme qu'elle n'aime pas.

 

Pour être honnête, j'ai passé un excellent moment avec ce roman mais ce ne fut pas le coup de coeur que j'attendais et ceci à cause d'un petit problème de rythme dans le récit. J'ai beaucoup aimé le récit, l'histoire de fond sur les manipulations génétiques et dans l'ensemble les aventures de Rhine m'ont tenu en haleine. Cependant, j'ai trouvé le roman un peu trop contemplatif. En effet, le rythme est vraiment vraiment lent et finalement, il ne se passe quasiment rien dans le roman. De plus, beaucoup, peut-être trop, de questions restent en suspens. L'auteure nous offre une belle reflexion mais en ne nous offrant aucune réponse à nos interrogations, je suis ressortie un peu frustrée de ma lecture.

 

En revanche, ce que j'ai vraiment aimé, ce sont les personnages, Rhine en tête. Son personnage m'a frappé par sa force de caractère. Dès le début, elle décide de se battre, de lutter contre son sort et refuse de capituler. Tout le long du roman, je n'ai cessé de l'admirer et je suis vraiment conquise par cette jeune femme. Les autres personnages sont tout aussi intéressants et émouvants (je pense notamment aux "soeurs" de Rhine aux deux personnalités bien différentes et pourtant terriblement attachantes) et avec beaucoup de nuances (le personnage de Linden par exemple, sans qu'il ne me soit vraiment sympathique est vraiment bien travaillé).

 

Autre très bon point de ce roman, ce sont les questions d'éthique qu'il soulève : la polygamie, les manipulations génétiques et dans son ensemble les dérives de la science. Dans le fond, j'ai trouvé ces reflexions vraiment captivantes et bien emmenées dans le récit. Elles soulevent des questions sans pour autant tombées trop dans le détail et l'explication trop détaillée et scientifiques.

 

Un petit mot également sur la romance que j'ai trouvé juste parfaite. Elle est légère, pas niaise du tout et est parfaitement intégrée dans le récit. Elle ne prend pas le pas sur l'histoire en général. Les deux personnages vont parfaitement bien ensemble et j'ai hâte de voir ce que l'auteure a prévu pour eux dans le deuxième tome !

 

Enfin, j'ai quand même eu un petit coup de coeur dans ce roman, pour la plume de Lauren DeStefano. Poétique, travaillée, posée et très fluide, j'ai tout de suite apprécié ma lecture de ce roman en grande partie grâce à ce style si délicat.

 

Wither est un premier roman très prometteur. Un bel univers travaillé, des personnages intéressants et captivants, le tout porté par une magnifique plume. J'ai beaucoup aimé l'ensemble même si ce ne fut pas un coup de coeur. En tout cas, j'ai hâte de lire la suite qui devrait sortir au début de l'année 2012.

 

Star5

 

Titre VF : Le dernier jardin. Tome 1. Ephémère

Dystopie, Jeunesse - Editions Simon & Schuster Children's Publishing - 368 pages

Où l'acheter : Le Dernier jardin, Tome 1 : Ephémère & Wither: Book One of the Chemical Garden

 

LC avec Cln, Ellysandre, Iani, Tousleslivres, karline05, Kassandra, Rose, Ch00kette, etc.

 

 

 

 

challe10

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère de la dystopie

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