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Publié le 13 Mai 2017

 Chroniques lunaires. Tome 1. Cinder de Marissa Meyer

A New Beijing, Cinder est une cyborg. Autant dire une paria. Elle partage sa vie entre l'atelier où elle répare des robots et sa famille adoptive. A seize ans, la jeune fille a pour seul horizon les tâches plus ou moins dégradantes qu'elle doit accomplir pour ses sœurs et sa marâtre.
Mais le jour où le prince Kai lui apporte son robot de compagnie - son seul ami -, le destin de Cinder prend un tour inattendu. La forte attirance qu'éprouvent le beau prince et la jeune cyborg n'a aucune chance de s'épanouir, surtout que le royaume est menacé par la terrible reine de la Lune !
Débute alors pour Cinder une aventure incroyable, où elle découvrira que le sort de l'humanité est peut-être entre ses mains.

Si vous suivez un peu ce blog, vous savez que j’adore les contes de fées et leur réécritures, sous toutes les formes, que ce soit en romans, séries, films. Comme cela faisait plusieurs mois que je voyais passer cette série livresque sur la blogosphère, quand j’ai eu l’occasion de lire le premier tome en VO, je n’ai pas hésité et je me suis jetée dessus (d’autant que ma lecture du moment ne me plaisait vraiment pas du tout et que ça en était presque à me filer une panne de lecture). Autant dire que ce roman n’a duré que quelques jours et que j’en ai beaucoup beaucoup apprécié ma lecture. Pas un coup de cœur mais vraiment un chouette roman qui m’a donné envie de lire la suite très bientôt.

Dans un futur plus ou moins proche, le lecteur fait la rencontre de Cinder, jeune fille de 16 ans, qui a été transformée quelques années auparavant en cyborg. Depuis, elle est au service de sa belle-mère et de ses deux filles et travaille comme mécanicienne à New Beijing. Sa vie prend un tournant décisif quand elle fait la connaissance du Prince Kai et que sa sœur adorée Peony attrape la maladie qui gangrène la planète entière. Arrivera-t-elle à sauver sa sœur ? Son attirance pour le prince survivra-t-elle à son statut de paria ?

Pour tout avouer, j’ai commencé ma lecture plutôt dubitative. Cendrillon revisité à la mode robot avec un prince qui a l’air absolument nouille (comme dans le dessin animé quoi…) ? Mouais, je ne m’attendais pas à grand-chose. E bien, je me suis trompée sur toute la ligne. J’ai trouvé l’intrigue très très bien ficelée. Elle tient la route tout en respectant les codes du conte de départ et c’est plus qu’admirable. L’ensemble est plutôt novateur et cette idée de contes à la sauce dystopie m’a beaucoup plu. Certains arcs du récit restent finalement peu développés mais cela ne m’a pas gêné dans la mesure où celui-ci reste très abordable sans. Et puis finalement, ça garde un peu de suspense pour les tomes suivants.

Toujours concernant l’intrigue, deux petits points m’ont fait passer à côté du coup de cœur : d’une part le fait que la révélation concernant Cinder soit finalement très très prévisible et d’autre part, quelques longueurs. Je pense qu’une bonne cinquantaine de pages en moins aurait apporté plus de fluidité au récit car parfois, on bloque sur des descriptions assez longues qui n’apportent pas grand-chose à l’histoire.

Quelques mots sur les personnages, qui sont vraiment un des points les plus positifs de Cinder. Souvent dans la littérature jeunesse, je regrette que les personnages soient trop clichés ou trop manichéens et fort heureusement dans ce roman, c’est loin d’être le cas. Cinder est un personnage qui m’aura beaucoup plu du début à la fin. J’ai aimé sa force et son courage, j’ai apprécié sa détermination et sa fragilité. Je ne l’ai pas trouvé « nunuche » mais justement très avant-gardiste. Bref, une très bonne surprise.

J’avais peur également pour la caractérisation du personnage du prince mais je m’étais fait des frayeurs pour rien. Kai n’est pas niais et j’ai trouvé la psychologie de ce personnage bien développée. La romance entre les deux fonctionne très bien et est – si on peut vraiment utiliser ce terme pour un couple de fiction – réaliste. On n’est pas dans l’amour at-first-sight mais ça fait plaisir de lire une romance travaillé et crédible. Les personnages secondaires sont également bien dépeints et je dois avouer que j’ai plutôt hâte de voir comment certains vont évoluer dans la suite du roman.

Enfin pour ce qui est du style de l’auteure, là encore, globalement une bonne surprise. J’ai lu ce roman en VO et il m’a fallu un petit temps d’adaptation parce que je n’ai plus l’habitude de le faire (il faut absolument que je m’y remette car je suis en train de perdre toutes mes connaissances…) et que le vocabulaire peut parfois être un peu trop technique mais dans l’ensemble la plume de l’auteure est fluide, dynamique et prenante. A part les quelques longueurs dont j’ai déjà parlé, le roman se dévore et laisse le lecteur dans l’attente de la suite (qui fort heureusement se trouve déjà dans ma PAL !).

Cinder fut une agréable découverte. Pas un coup de cœur à cause des longueurs et du côté un peu trop prévisibles de certains arcs du récit mais une lecture palpitante qui a su piquer mon intérêt. L’histoire est bien ficelée, les personnages attachants et touchants et le style très plaisant. A découvrir, à lire et à relire !

 Chroniques lunaires. Tome 1. Cinder de Marissa Meyer

Chroniques lunaires. Tome 1. Cinder de Marissa Meyer
Titre VO : Lunar Chronicles, book 1: Cinder
Young-Adult, Dystopie - Editions Feiwel and Friends - 400 pages
Où l'acheter : Chroniques lunaires. Tome 1. Cinder

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère Jeunesse - Young adult, #Marissa Meyer

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Publié le 8 Mai 2017

La Passe-miroir. Tome 1. Les fiancés de l'hiver de Christelle Dabos

Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l'Arche d'Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d'un complot mortel.

C’est grâce au challenge « Cold Winter » que j’ai sorti ce livre de PAL. Je n’en n’avais entendu que du bien, voire du très très très bien et j’étais curieuse de découvrir ce qui semblait être une petite pépite à la française. Finalement, j’ai ouvert le livre, je l’ai dévoré mais je ne suis pas certaine de l’avoir aimé.

Parlons d’abord de l’histoire. Christelle Dabos nous conte l’histoire d’Ophélie. Conservatrice du musée de l’arche d’Anima, elle est aussi ce que l’on appelle une « Passe-miroir ». Elle peut voyager à travers les miroirs. Elle est aussi considérée comme la vieille fille de la famille. Aussi quand un homme venu de la Citacielle, du Pôle, devient son fiancé, elle n’eut pas d’autre choix que d’accepter de le suivre et de quitter sa maison pour entrer dans un monde glacial et dangereux.

Alors que dire de cette lecture ? Hum…Une fois n’est pas coutume, je vais commencer par parler de la plume de l’auteure, qui fut pour moi, une fabuleuse découverte. Ce fut vraiment l’aspect du roman qui m’aura scotché, qui m’aura surprise et surtout que j’ai adoré. J’ai eu un véritable coup de cœur pour le style de Christelle Dabos. Poétique, lyrique, travaillée, sa plume est vraiment fabuleuse. Pour tout dire, cela faisait bien longtemps que je n’avais pas été autant enthousiasmé par le style d’un auteur !

Malheureusement, la plume de Christelle Dabos est ce que j’ai le plus apprécié dans le roman et peut-être même le seul aspect du roman qui aura su vraiment me plaire. Le récit en lui-même est plaisant mais souffre cruellement de longueurs. C’est trop long, beaucoup trop long à mon goût, d’autant que finalement, il ne se passe pas tant d’évènements que cela dans ce premier tome. L’ensemble du roman est finalement assez contemplatif et un peu répétitif, ce qui m’a quand même gêné. Je n’irai pas jusqu’à dire que je me suis ennuyée mais je n’étais pas des plus captivées non plus.

Je salue l’imagination de l’auteur, qui a su crée un monde et un univers riche et varié. Cependant, j’ai regretté le fait que finalement on n’apprenne que très peu d’éléments sur cet univers. Il y a beaucoup de descriptions, à mon sens, un peu inutiles – notamment sur les décors extérieurs – et finalement assez peu de développement de ce monde inconnu pour le lecteur. Je pense que l’auteure a voulu garder de la matière pour la suite des aventures d’Ophélie mais j’ai vraiment trouvé dommage ce manque d’information donné en amont aux lecteurs.

Enfin, en ce qui concerne les personnages. C’est sûrement le point le plus « négatif » ou tout du moins celui qui m’a le moins plu du roman. J’ai eu beaucoup de mal à éprouver de l’empathie envers eux et encore moins pour le personnage principal. Alors, don’t get me wrong, j’ai trouvé le personnage d’Ophélie bien pensé, bien caractérisé, bien écrit mais trop froide et distante. Les autres personnages m’ont fait à peu près le même effet. J’avoue qu’aucun n’a su me toucher ni me ressentir une quelconque émotion.

En bref, un roman porté par une plume magnifique mais qui souffre de quelques longueurs. Ce fut une lecture plaisante mais sans plus. Je lirai la suite mais si elle souffre des mêmes travers que ce premier tome, je pense que je m’arrêterai là.

La Passe-miroir. Tome 1. Les fiancés de l'hiver de Christelle Dabos

La Passe-miroir. Tome 1. Les fiancés de l'hiver de Christelle Dabos
Jeunesse, Fantastique - Editions Gallimard - 591 pages
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Publié le 4 Septembre 2016

The chaos of stars de Kiersten White

Isadora's family is seriously screwed up—which comes with the territory when you're the human daughter of the ancient Egyptian gods Isis and Osiris. Isadora is tired of living with crazy relatives who think she's only worthy of a passing glance—so when she gets the chance to move to California with her brother, she jumps on it. But her new life comes with plenty of its own dramatic—and dangerous—complications . . . and Isadora quickly learns there's no such thing as a clean break from family.

Encore une fois, j’ai été tout d’abord attirée par la couverture (magnifique) et le titre de cette lecture VO. De plus, quand j’ai vu qu’il s’agissait d’une réecriture young-adult des mythes antiques égyptiens, je me suis dit que ce roman avait tout pour me plaire. Malheureusement entre ce que j’imaginais et la réalité, il y a un monde et malgré tous mes efforts, je n’ai pas réussi à accrocher du tout. Que ce soit au niveau du style, de l’histoire ou bien encore du monde crée, rien n’aura vraiment sû trouver grâce à mes yeux…

Parlons tout d’abord de l’histoire. Isodora est la fille d’Isis et Osiris et vit avec ses parents en Egypte. Rien d’étonnant à cela puisque les dieux égyptiens existent toujours et continuent de faire des enfants pour que le nombre de leur adorateurs ne diminuent jamais et donc qu’ils continuent de perdurer sur terre. Bon déjà, là, je me suis dit que c’était moyen moyen comme mise en bouche et comme explications de l’univers mis en place mais soit, continuons. Quand Isis, qui s’apprête à donner naissance à un nouvel enfant, commence à faire des rêves inquiétants mettant en scène Isodora, elle décide de l’envoyer à l’abri chez son frère en Californie. Pour Isodora, c’est le début d’une liberté qu’elle compte bien savourer. Mais le danger rode toujours…

Je pense que je suis partie avec trop d’attentes concernant ce texte. Déjà, je m’attendais un peu à un univers qui ressemblait à celui de Percy Jackson et j’ai été terriblement déçue de voir qu’il n’en était rien. Alors après, si l’univers crée par l’auteure tenait la route à sa manière, cela ne m’aurait pas gêné outre mesure mais dans ce cas précis, on ne peut pas vraiment dire que ce soit le cas. Rien n’est véritablement décrit, la mythologie mise en place n’est pas expliquée, ou très peu et finalement on se demande bien pourquoi l’auteure est partie dans cette direction alors qu’elle aurait très bien pu faire un roman contemporain ou fantastique sans mettre en scène les héros égyptiens sans que cela ne change quoi que ce soit à l'histoire de fond. Pour moi, c’est vraiment raté de ce côté-ci et c’est dommage car l’idée de départ aurait pu être originale et c’est loin d’être le cas.

Concernant l’histoire, la trame en tant que telle, là encore, j’ai beaucoup de réserves. L’ensemble se lit vite, le roman est court (et pourtant ma lecture a trainé pendant très très longtemps, c’est dire si je n’arrivais pas à me mettre dedans) mais malheureusement le récit n’est pas vraiment addictif. Oui, ça se lit bien (et encore) mais on n’est pas accroché, on ne tourne pas les pages avec avidité. C’est gentillet, un peu – beaucoup – convenu et finalement on referme le livre avec le sentiment qu’un mois après, on l’aura oublié. Et ce fut le cas pour moi (d’où ma difficulté maintenant à rédiger une chronique si longtemps après ma lecture ! Ah il faut que j’apprenne à moins procrastiner !). Je ne rentrerai pas plus dans les détails car je ne veux pas spoiler les futurs lecteurs de cette histoire mais sachez juste que, pour ma part, le récit, beaucoup trop manichéen et prévisible, n’aura pas su me convaincre non plus.

Quelques notes sur les personnages, qui ne tirent guère leur épingle du jeu dans cette affaire. Isodora est un personnage vraiment très drôle. Sa façon de raconter la mythologie égyptienne avec beaucoup d’humour m’a plu. En revanche, son côté « je-ne-veux-pas-aimer-parce-que-ça-fait-trop-mal-etc » m’a plus ennuyé. Les personnages secondaires sont plaisants, également assez drôles et bien caractérisés. Malheureusement, le roman est assez pauvre en personnages et de fait manque de densité. J’aurais aimé plus de vie, plus de matière dans cet aspect du roman.

Enfin, je m’attaque au point qui fâche aka le style de l’auteure. Cela m’arrive assez peu souvent de décrier la plume d’un auteur, justement parce que c’est un volet d’une histoire qui est personnel et subjectif mais là je n’ai pas du tout, du tout accroché. Je l’ai déjà dit, j’ai trouvé l’ensemble trop lent. Le style est trop poussif à mon goût, trop ampoulé et surtout Kiersten White s’essaye à des passages limites philosophiques qui m’ont vraiment ennuyé. Bref, encore une mauvaise surprise de ce côté-là.

The chaos of stars fut une grande déception. Ni le récit, ni les personnages et encore moins la plume de l’auteure n’auront vraiment su me convaincre. Le postulat de départ était plaisant mais fut mal exploité. Je reste sur ma faim et je ne pense pas que je retenterai une nouvelle lecture de Kiersten White.

The Chaos of stars de Kiersten White
Young-Adult - Editions HarperTeen - 276 pages
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The chaos of stars de Kiersten White

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère Jeunesse - Young adult

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Publié le 14 Août 2016

Harry Potter and the cursed child de J.K. Rowling, Jack Thorne et John Tiffany

Etre Harry Potter n'a jamais été facile et ne l'est pas davantage depuis qu'il est un employé surmené du ministère de la Magie, marié et père de trois enfants. Tandis que Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, son plus jeune fils, Albus Severus, doit lutter avec le poids d'un héritage familial dont il n'a jamais voulu. Le destin vient fusionner passé et présent. Père et fils se retrouvent face à une dure vérité : parfois, les ténèbres surviennent des endroits les plus inattendus.

Quand le script de cette pièce de théâtre est sorti, je savais que je devais me l’acheter. Harry Potter est probablement ma saga préféré de tous les temps (oui rien que ça), je suis une Potterfan invétérée et je désespérais de ne jamais retrouver cet univers magique qui m’avait transporté dans un monde fabuleux pendant des heures et des heures de lecture quand j'étais plus jeune.

Pourtant quand j’ai eu le précieux sésame entre mes mains, j’ai hésité. Je l’ai laissé trainer dans un coin pendant dix jours. Ce matin, alors même que j’étais décidée à me lancer, je me suis surprise à passer près de dix minutes à regarder l’ouvrage sans avoir le courage de l’ouvrir. Parce que oui, il m’en a fallu du courage pour me lancer dans cette lecture. Et pour quelle raison me demanderez-vous ? Eh bien, dear readers, parce que j’avais peur. Peur d’être déçue, peur que le format ne me convienne pas, peur, aussi, de trop aimer justement et de me dire ensuite que cette fois-ci, c’est bien fini, fini et que je n’aurais plus jamais de nouvelles aventures de mes héros préférés à me mettre sous la dent. Pourtant, j’ai ouvert le livre et j’ai lu…et je ne me suis quasiment pas arrêtée jusqu’à avoir terminé la pièce.

Certes, j’y ai vu des défauts mais la magie a opéré dans tous les sens du terme et je ressors conquise par cette lecture. Sur un petit nuage même. Mes héros m’avaient manqué.

J’ai choisi d’écrire cette chronique à chaud, juste après ma lecture, ce qui ne m’arrive, pour ainsi dire, quasiment jamais. Et pourtant, je ne me vois pas faire autrement. Je pense que j’ai besoin de coucher sur papier toutes les émotions ressenties ces dernières heures et j’ai peur que si j’attends trop longtemps pour le faire, je ne sois plus en mesure de mettre des mots sur ces passages de lecture intenses.

J’ai commencé ma lecture sans avoir la moindre idée du scénario. Je ne connaissais de l’histoire que ce qui était noté sur la couverture : que l’intrigue se passait huit ans après la fin du septième tome et qu’il mettait en scène les héros de la saga originale mais également leurs enfants. Parce que je n’ai pas envie de gâcher le plaisir de lecture à d’autres potentiels lecteurs, je ne vous ferai pas de résumé et je parlerai de l’intrigue de façon très vague (même si l’envie me démange de vous raconter dans les détails tout ce que j’ai pensé de chaque acte !). Chacun a le droit de découvrir la magie de cette pièce sans être parasité par le fait d’en connaître déjà toute l’histoire. Ce n’est que mon avis mais pour une fois, je me félicite d’avoir été raisonnable et de ne pas avoir fait ma curieuse en cherchant des spoilers sur le net. Je pense que cela m’aurait vraiment gâché la partie « découverte » de l'ouvrage.

L’intrigue, pour en parler en deux mots, est bien menée. Un peu rapide, certes, mais n’oublions pas que nous avons là affaire à une pièce de théâtre, qui sera donc, par définition, beaucoup moins développée qu’un roman. On va à l’essentiel et j’ai trouvé que le rythme était bon. Un peu de répétition dans les deux premiers actes, que j’ai moins apprécié que les deux derniers. Pour tout avouer, j’ai fait une pause déjeuné à la fin de la première partie de la pièce (composée de l’acte 1 et 2) et j’étais plutôt perplexe quant à ce que j’avais lu. Replonger dans cet univers magique fut un bonheur mais l’intrigue me semblait un peu faible et prenait, à mon avis, trop le pas sur le ton de la pièce, mais ça je vais y revenir plus tard. La deuxième partie a achevé de me transporter dans l’univers Pottérien. J’ai pleuré (oui, je ne pensais pas, mais des larmes m’ont échappées), j’ai crié en découvrant que j’avais raison depuis le départ en ce qui concernait un personnage, j’ai suivi avec une attention particulière et des palpitations au cœur les aventures de nos héros et de leur famille.

La seule chose qui m’a un peu gêné lors de ma lecture, c’est qu’effectivement, parfois, c’était tellement répétitif et simplet que ça en devenait « too-much ». La pièce aborde des thèmes forts tel que l’amitié dans l’adversité, grandir avec un héritage familiale qui vous hante, être parent quand on a soit même pas eu de parents ou des parents défectueux. Bref, des thèmes qui marquent, qui percutent et qui sont véritablement bien traités, avec intelligence et finesse. Malheureusement ces thèmes sont de temps à autre survolés à cause de l’intrigue – parfois – trop imposante. Je ne m’attendais pas à ce qu’il y est autant de fan-service dans cette pièce et pour moi, c’est loin d’être une mauvaise chose car clairement avec le format proposé, on ne pouvait pas s’attendre à la même chose qu’avec la saga originale mais ce que je regrette, c’est que j’ai quelques fois eu l’impression que ce fan-service se faisait au détriment de la profondeur du récit.

C’est le seul élément un peu négatif que j’ai pu trouver à cette pièce car tout le reste m’a totalement conquise. Le dramaturge a parfaitement su peindre le décor Pottérien crée par J.K Rowling (on se sent tout de suite transporté dans les décors de Poudlard, du ministère de la magie, des maisons des différents protagonistes, etc.) et les personnages sont fidèles à leur double romanesque. J’ai particulièrement aimé le duo de petits nouveaux Albus et Scorpius, que j’ai trouvé touchants et très très mignons. J’ai couiné de bonheur lorsque certains anciens personnages ont refait leur apparition et je ne me remets pas d’une certaine scène au début de l’acte 3 (là où j’ai versé ma petite larme !). Bref, vous l’aurez compris, j’ai pris un pied d’enfer à lire cette pièce de théâtre.

Parlons justement de cette forme particulière. J’étais septique, avant de débuter ma lecture, sur la pertinence d’un tel choix concernant la suite des aventures d’Harry et compagnie. Je ne le suis plus ! J’ai adoré. Certes, je suis, et je l’ai toujours été, très friande de théâtre mais finalement j’avais peur que ça n’enlève une part de la magie à cette saga. Il n’en n’est rien et au contraire, je trouve que cela lui a apporté un rythme nouveau. On va à l’essentiel, les scènes s’enchainent avec fluidité et élément non négligeable, la pièce est vraiment très très abordable pour qui veut se lancer dans une lecture en VO simple et agréable ! Inutile de vous dire que je trépigne d’impatience à l’idée de pouvoir aller la voir au théâtre à Londres car je pense que la mise en scène, les décors et les costumes doivent être à tomber à la renverse !

En bref, ce fut un petit coup coup de cœur. Je ne m’attendais pas à aimer autant et clairement, j’ai été complétement happée par l’univers d’Harry Potter si cher à mon cœur. Si cette pièce n’est pas exempt de défauts, elle n’en reste pas moins une lecture qui m’a fait revivre des sensations de lecture que je n’avais pas éprouvé depuis des années – après tout, comme beaucoup de lecteurs, j’ai grandi avec Harry Potter. Je ne peux que vous exhorter à lire et aller voir cette pièce, sans préjugés et juste en essayant de prendre le plus de plaisir possible.

Pour terminer, je n’aurais qu’une seule phrase à écrire, phrase qui résume bien la relation particulière que j’ai avec cette saga :

"After all this time?"
"Always"

 

Harry Potter and the cursed child de J.K. Rowling, Jack Thorne et John Tiffany
Fantastique, Jeunesse - Editions Little, Brown and company - 330 pages
Où l'acheter : Harry Potter and the Cursed Child

D'autre(s) roman(s) de ces auteurs :
Harry Potter à l'école des sorciers de J.K Rowling
Harry Potter et la chambre des secrets de J.K Rowling
Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban de J.K Rowling
Harry Potter and the cursed child de J.K. Rowling, Jack Thorne et John Tiffany

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Publié le 1 Juillet 2014

Le Pays des contes n’est plus l’endroit enchanté qu’Alex et Conner ont visité il y a un an. Le monde féerique vit désormais dans la peur : l’Enchanteresse maléfique est de retour ! Lorsque ses mauvais sorts atteignent la Terre et que leur mère est enlevée, les jumeaux doivent retourner au Pays des contes.

Aidés du Petit Chaperon rouge, des bandits Jack et Boucle d’or ainsi que du prince Grenouille, ils se lancent à la recherche de la seule arme capable de vaincre la terrible magicienne. Mais cette arme pourrait bien se trouver chez les ennemis les plus redoutés des royaumes, de la sorcière des Mers à la belle-mère de Cendrillon, en passant par la Reine des neiges…

L'année dernière, j'avais eu un beau coup de coeur pour un roman jeunesse qui m'avait fait rêver et revenir en enfance le temps de quelques pages. J'avais aussi découvert un jeune auteur plein de talent et je m'étais promis de lire la suite de sa saga jeunesse. Aussi étais-je ravie de pouvoir découvrir la suite de la série Le pays des contes. Alors certes, je suis peut-être moins enthousiaste qu'après ma lecture du premier tome mais j'ai passé un excellent moment de lecture en compagnie de Chris Colfer et ses personnages !
 

Les jumeaux Alex et Connor ne sont pas retournés au pays des contes depuis plus d'un an. Après leur magnifique épopée de l'année précédente, leur grand-mère, la bonne fée, ne les a plus emmené dans ce pays magique où vivent les personnages de contes de fées. Pire, la grand-mère des jumeaux n'a plus donné signe de vie depuis lors. Aussi quand leur mère est enlevée, ils savent que quelque chose de magique se trame derrière tout ça et décide de s'élancer à la poursuite du ravisseur de leur mère.
 

J'ai retrouvé avec plaisir les différents mondes crées par Chris Colfer et j'apprécie toujours autant ses histoires si magiques et rythmés qu'il raconte avec beaucoup de simplicité mais qui me font toujours retomber en enfance. J'avoue que si le récit en lui-même est bien construit et bourré d'actions, d'aventures et de scènes particulièrement drôles, j'ai quand même ressenti une sorte de lassitude vers le milieu du roman; notamment car l'auteur reprend les mêmes codes, les mêmes ficelles narratives (une chasse au trésor à travers les différents royaumes) que dans le premier tome et malheureusement l'histoire de fond ne fut, à mon avis, pas assez développée. Le final est, en revanche, très réussi. Beaucoup d'émotions et de tendresse s'en dégage et on a vraiment du mal à se dire qu'il va falloir un an pour pouvoir lire la suite !
 

Quelle joie que de retrouver tous ces personnages si truculents et hauts en couleur. Très honnêtement, à part Alex, que je trouve toujours un peu fade en comparaison des autres, j'ai aimé suivre l'évolution des différents héros, notamment Rouge, qui m'insupportait royalement dans le premier tome et que j'ai trouvé presque touchante ou tout du moins absolument hilarante dans ce roman. Dommage que Boucle d'or et Jack n'aient pas été plus mise en avant mais l'introduction de nouveaux personnages tels que Bob, le futur beau-père des jumeaux et Rumpelstiltskin, qui m'a particulièrement ému, est une réussite. Connor reste fidèle à lui-même et je l'apprécie de plus en plus. Autre point très positif en ce qui concerne les personnages, j'ai beaucoup aimé que le personnage de l'enchanteresse soit mise en avant. J'apprécie quand le “vilain” de l'histoire a droit à sa part de récit et là j'ai beaucoup aimé découvrir ce personnage complexe et détestable ! En somme, j'aime ce que Chris Colfer fait de ses personnages, qui sont très bien caractérisés et évoluent avec beaucoup d'intelligence. Vous l'aurez compris, à nouveau les personnages ont fait mouche avec moi !
 

Encore une fois, la plume de Chris Colfer m'a beaucoup plu. Très drôle, parfois émouvante, souvent très bien rythmée, elle porte un récit simple et lui donne une dimension plus réaliste ou tout du moins plus humaine. J'en redemande !
 

Le retour de l'enchanteresse est une très bonne suite d'une saga que je vous recommande vivement. Le récit est peut-être un peu répétitif parfois mais les personnages, l'univers et la plume de Chris Colfer valent largement le détour ! Si vous n'avez pas encore commencé cette série, mais qu'attendez-vous donc ?

 

Le pays des contes. Tome 2. Le retour de l'enchanteresse de Chris Colfer
Titre VO : The Land Of Stories, book 2 : The Enchantress Returns
Jeunesse, Fantastique - Editions Michel Lafon - 472 pages
Où l'acheter : Le pays des contes. Tome 2. Le retour de l'Enchanteresse

D'autre(s) roman(s) de cet auteur :
Le pays des contes. Tome 1. Le sortilège perdu

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère Jeunesse - Young adult

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Publié le 26 Avril 2014

Kira a trouvé un remède au virus du RM. Il coule dans le sang des Partials. Les nouveau-nés survivent, enfin. Si l’espèce humaine n’est plus directement menacée, les Partials le sont : ils meurent à l’âge de 20 ans. Kira doit cette fois sauver l’ennemi d’autrefois. Quête d’autant plus déchirante qu’elle est elle-même une Partial, qui doit trouver sa place dans ce monde fragmenté…

L'année dernière, j'avais dévoré le premier tome de cette trilogie dystopie - Partials - en quelques jours et j'avais eu un beau coup de coeur pour ce roman palpitant et futuriste. Aussi étais-je ravie de pouvoir lire la suite et j'attendais avec impatience d'avoir les réponses aux nombreuses questions que le premier tome avait soulevées. Tout comme avec Partials, j'ai dévoré les pages de ce livre en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Cependant, je suis moins enthousiaste que ma lecture précédente, même si j'ai passé un très bon moment de lecture en compagnie de Fragments.
 

Attention possibles spoilers sur le premier tome.

Kira a découvert l'impensable. Elle n'est pas humaine, elle est une partiale, un être crée de toutes parts par des scientifiques. Alors que le peu d'êtres humains restant sur terre tentent par tous les moyens de vaincre le virus qui tue les nouveaux nés à la naissance, Kira part à la recherche de Samm, le partial qui l'a aidé à sauver l'enfant de sa meilleure amie. Mais le cours de l'Histoire s'accélère quand les partials attaquent les humains et décident de les tuer un par un jusqu'au retour de Kira. Kira, qui décide, malgré tout, de continuer sa quête, en direction des bureaux de Paragen, l'entreprise qui fabriquait les Partials, pour y trouver - enfin - les réponses aux questions qu'elle se pose.

Fragments est une suite bien menée. Très haletant, le récit mis en place par l'auteur fait la part belle au côté aventure que l'on avait déjà pu lire dans le premier tome. Néanmoins, malgré les nombreux rebondissements et changements de décors (ce roman m'a vaguement fait penser à un road movie), je n'ai pas pu m'empêcher de ressentir une certaine lassitude au fur et à mesure de ma lecture. L'ensemble souffre de plusieurs passages relativement longs, qui n'apportent, d'ailleurs, pas grand chose au récit en lui-même, et cela m'a un peu gêné. Heureusement que l'alternance de points de vue entre les différentes personnages à chaque nouveau chapitre permet de rendre le roman plus vivant.

Maintenant, en ce qui concerne l'histoire à proprement parlé. Disons que là aussi, je suis beaucoup moins enthousiaste que je l'aurais souhaité. Si l'auteur distille avec une main de maître diverses révélations et coups de théâtre dans son récit; j'ai trouvé celui-ci parfois difficile à suivre, voire un peu confus et compliqué (je pense d'ailleurs que c'est un effet voulu pour garder un peu de suspense pour le dernier tome de sa trilogie, qui s'annonce tout aussi explosif que les deux premiers). Dommage, car j'ai parfois décroché pendant quelques pages. On notera également une montée en puissance au fur et à mesure du roman. L'auteur, même si il écrit pour de la jeunesse, n'hésite pas à nous livrer un récit sombre et violent, ce que j'ai beaucoup apprécié. Contrairement à beaucoup d'autres auteurs, il ne cherche pas à édulcorer ou minimiser les effets de la guerre.

Le monde dystopique crée est toujours aussi captivant, mais est desservi, au moins dans ce tome-ci, par le côté parfois trop complexe et scientifique du récit. J'aime l'idée de base, un peu moins son développement, un peu trop confus. Cependant, comme après ma lecture de Partials, je n'ai pu m'empêcher de penser que cette histoire pourrait se révéler prémonitoire pour notre société. J'apprécie toujours autant les questions d'éthique que ce roman soulève et rien que pour cette raison, je suis ravie de continuer de lire cette série.

Petites notes sur les personnages, qui là, sont un très bon point, que dis-je, un excellent point du récit. Kira me plait de plus en plus, de part son acharnement et sa combativité, Samm est et restera, je pense, mon chouchou de la trilogie. J'apprécie sont côté pragmatique et je dirais même que, à bien des égards, il m'apparait beaucoup plus humain que d'autres personnages - qui eux, le sont réellement. Leur relation prend peu à peu (et c'est tant mieux, l'évolution se fait en douceur) une tournure un peu plus personnelle, un peu plus sentimentale qui ne fut pas pour me déplaire. Les personnages secondaires ne sont pas en reste et c'est avec plaisir qu'on les observe mûrir et souffrir. Tous sont très attachants et il me tarde de savoir comment vont se terminer leurs histoires respectives.
 
Enfin, concernant le style de l'auteur. Dan Wells nous livre un roman bien écrit, dynamique, noir et prenant. Le lecteur ne peut s'empêcher de tourner les pages à une allure folle, voulant absolument connaitre le dénouement des aventures de Kira et Samm. Une réussite, malgré les quelques passages de descriptions assez longs dont j'ai déjà parlé.
 

Fragments fut une lecture en demi-teinte. Quelques longueurs et un récit parfois un peu trop complexe, m'ont empêché d'apprécier le texte à sa juste valeur. Néanmoins, un roman à fort capital divertissant, aux personnages attachants et au monde dystopique passionnant !
 

Fragment de Dan Wells
Titre VO : Fragments
Dystopie, Young-adult - Editions Albin Michel Wiz - 537 pages
Où l'acheter : Fragments

D'autres romans de cet auteur :
Partials

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Rédigé par Evy

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Publié le 30 Mars 2014

Comment trouver le courage de tuer celui qu'on aime?

Le monde de Rose a basculé lors de la dernière attaque meurtrière contre l'académie: Dimitri s'est fait enlever par les Strigoï. Or Rose lui a juré qu'elle le tuerait plutôt que de le laisser devenir l'un de ces êtres cruels et sanguinaires.
Elle va devoir abandonner sa meilleure amie Lissa et partir à la recherche de Dimitri pour honorer sa promesse.

Attention Spoilers très probables sur les tomes précédents.
 

Il ne m'aura pas fallu longtemps pour me jeter sur la suite de cette saga, qui fait passer mon cœur par toutes sortes d'émotions. Et puis, il faut dire aussi que la fin du tome 3 est tellement palpitante que je savais que je ne pourrais pas me retenir très longtemps avant de lire la suite. J'attendais beaucoup ce tome, je l'avoue, car j'ai été tellement enthousiasmée par le précédent que je trépignais en commençant la lecture. Et que dire si ce n'est qu'à nouveau j'ai littéralement dévoré ce roman, que je me suis régalée, que je dois me faire violence pour ne pas me jeter tout de suite sur le tome suivant et que paradoxalement, je ressors quand même un poil déçue par ma lecture. Alors don't get me wrong, il y a de très très bons éléments dans Promesse de sang, mais certains point m'ont un peu gêné.
 
La fin du troisième tome de Vampire Academy avait marqué un tournant dans la saga. C'est la fin de l'insouciance, la fin de l'innocence et surtout le début d'une rébellion dans l'esprit de Rose. Pour la première fois (et j'ai envie de dire, il était temps), elle décide de se faire passer avant sa meilleure amie Lissa. Car Rose traverse probablement la période la plus difficile de sa vie. Dimitri, l'homme de sa vie, a été transformé en Strigoï lors de la dernière attaque de ces vampires maléfiques et conformément à son souhait, Rose veut à tout prix le retrouver...pour le tuer.
 
Commençons tout de suite par ce qui m'a le plus gêné dans le roman : les longueurs et le côté prévisible de l'intrigue. Je dois avouer que si l'ensemble est bien mené, bien rythmé et que l'on ne s'ennuie pas une seule seconde en lisant ce roman, j'ai quand même regretté que la première partie (avec la venue de Rose en Sibérie et sa rencontre avec la famille de Dimitri) soit un peu longue et surtout répétitive. Il faut attendre presque les deux tiers du roman pour que l'intrigue principale du tome s'enclenche véritablement et cela m'a un peu embêté. Du reste, comme je l'ai indiqué, j'ai regretté une certaine prévisibilité dans certaines révélations (Spoilers : Honnêtement, qui n'avait pas deviné que Abé était en fait Ibrahim, le père de Rose, ça se voyait comme le nez au milieu de la figure ou que Dimitri n'était pas vraiment mort à la fin ? ). De fait, je n'ai pas terminé ma lecture comme avec le tome précédent, c'est-à-dire frustrée, captivée (et un peu dégoutée, il faut bien le dire aussi) et trépignant de rage devant un tel cliffangher.
 
Néanmoins, il faut porter au crédit de l'auteure qu'elle nous livre un roman particulièrement réussi, notamment en terme de caractérisation des personnages. A part Lissa, qui reste fidèle à elle-même (c'est à dire agaçante, ennuyeuse et puérile, mon dieu, plus ça va, plus j'ai envie de la baffer...littéralement....de la baffer), les autres personnages deviennent beaucoup plus matures, en particulier Rose. Dans ce roman, on la voit lutter contre elle-même, contre son amour pour Dimitri, son addiction à ses morsures, lutter pour accomplir la promesse qu'elle lui avait faite, lutter pour ne pas sombrer dans la folie et cela est fortement plaisant à lire. J'entends déjà Caro jubiler mais bon, je me lance, je commence à trouver Adrian fortement agréable. Son côté mauvais garçon évolue (dans le bon sens du terme) et on le sent plus investi dans ses amitiés, plus mature et de fait beaucoup plus intéressant. La même chose est également valable pour Christian (que je n'appréciais pas plus que cela dans les tomes précédents). Mais ma plus grand surprise question personnages fut Dimitri. Je n'arrive pas à croire ce que l'auteure a réussi à en faire. Et d'un sens, je trouve ça fort culotter de la part de Richelle Mead d'offrir à ses lecteurs un personnage qui devient antipathique, prétentieux et égoïste, bref, l'opposé du Dimitri que l'on a appris à connaître et apprécier. Et tout le long de ma lecture, je n'ai pu m'empêcher de soupirer de frustration, parce que ce Dimitri ne me plait pas (forcément) et que je n'arrive pas à croire que l'auteure a pu lui faire ça à lui et à nous lecteurs.
 
On notera également une évolution dans le monde crée par Richelle Mead avec l'apparition de nouveaux personnages avec de nouvelles fonctions (j'ai énormément apprécié Sydney et j'espère qu'on la reverra dans la suite !) ainsi qu'un approfondissement de l'univers que l'on connaissait déjà, notamment concernant les différents pouvoirs que possède les Moroi. Petit à petit, on sent que les petits infos que l'auteure a disséminé ça et là prennent de l'importance et s'associent pour former un univers riche, complexe et captivant.
 

Promesse de sang fut une lecture des plus plaisantes. Un peu en dessous du troisième tome de la série, mais Richelle Mead a fait un pari risqué en changeant radicalement certains de ses personnages et ça marche du tonnerre. Malgré quelques longueurs, ce fut une lecture captivante, sombre et addictive. 

  

Vampire Academy. Tome 4. Promesse de sang de Richelle Mead
Titre VO : Vampire Academy, book 4 : Blood Promise
Jeunesse, Young-Adult - Editions Castlemore - 442 pages
Où l'acheter : Vampire Academy. Tome 1. Promesse de sang

D'autres romans de cette auteure chroniqués sur le blog :
Vampire academy. Tome 1. Soeurs de sang
Vampire academy. Tome 2. Morsure de glace
Vampire Academy. Tome 3. Baiser de l'ombre

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Rédigé par Evy

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Publié le 21 Mars 2014

Hannah, bientôt dix-huit ans, était loin d'imaginer que sa vie prendrait un tel tournant. Ses vacances tant redoutées à Wick vont se transformer en véritable conte de fées, puis en cauchemar... Tout va changer, brutalement. Elle devra affronter l'inimaginable, car les légendes ne sont pas toujours ce qu'on croit.
Leith, ce beau brun ténébreux, mystérieux, ne s'attendait pas non plus à Hannah. Il tombe de haut, l'esprit a choisi : c'est elle, son âme sœur. Pourra-t-il lui cacher ses sentiments encore longtemps ? Osera-t-il lui avouer qu'il n'est pas tout à fait humain ?
Il le devra, elle est en danger et il lui a juré de la protéger, toujours...

Pour le challenge Week-end à 1000, je cherchais des lectures divertissantes, rapides et captivantes. Ayant été presque totalement séduite par le premier tome des aventures de Felicity Atcock de Sophie Jomain il y a quelques mois, je me suis donc tournée vers sa saga jeunesse : Les étoiles de Noss Head dont les deux premiers titres sont dans ma PAL depuis quelques semaines.

Hannah est tout sauf ravie de devoir passer à nouveau ses vacances d'été chez sa grand-mère en Écosse. En effet, c'est l'été de ses 18 ans et elle aurait aimé les passer avec ses amis plutôt que perdue dans un coin de campagne écossaise. Pourtant sa rencontre avec Leah, jeune homme à la beauté incomparable, risque bien de la faire rapidement changer d'avis.
 

En terme de lecture pour le challenge à 1000, je ne regrette pas mon choix de lire ce livre, je l'ai dévoré en une après-midi et ce livre a rempli mes espérances, au moins en ce qui concerne le côté divertissement. Cependant, je dois vous avouer que je suis nettement moins enthousiaste que d'autres lecteurs à propos de ce premier tome. Je ressors de cette lecture mitigée et pour tout dire un peu déçue. Il est fort probable que les nombreux billets élogieux que j'ai lu sur ce roman ont trop élevé mes espérances à propos des Etoiles de Noss Head et j'en suis d'autant plus déçue.

Pour moi, il y a de très bons éléments dans le roman mais également des choses beaucoup moins agréables. Concernant le récit, plusieurs points sont à retenir. Tout d'abord, l'histoire est plaisante, l'intrigue bien travaillée mais surtout très rythmée, ce qui permet un rendu très vivant et dynamique qui rend la lecture très captivante. Néanmoins, tout le long de ma lecture, je n'ai pas pu m'empêcher de penser que le schéma du récit ressemble quand même énormément à celui de Twilight : une jeune femme qui se retrouve perdue dans un coin nordique rencontre un magnifique jeune homme qui se trouve être une créature fantastique qui va mettre sa vie en danger. L'héroïne devient maladroite en sa présence et le jeune homme la sauve de tous les dangers possibles (et d'elle-même d'ailleurs). Bref, cela m'a fortement dérangé lors de ma lecture. Par ailleurs, j'ai regretté le côté trop prévisible de l'histoire. Le coup de théâtre final je l'avais vu venir des chapitres entiers avant et franchement, à plusieurs moment, j'ai juste eu envie de lever les yeux au ciel tellement les actions me semblaient invraisemblables.

Pour autant, il faut porter au crédit de l'auteure qu'elle a su créer un un univers fantastique riche et captivant. Ne lisant quasiment jamais d'histoires mettant en scène des loup-garous, je ne savais pas trop à quoi m'attendre mais j'avoue que Sophie Jomain m'a interpellé avec sa mythologie bien pensée et parfaitement en accord avec le cadre du récit. Avoir choisi l’Écosse comme cadre est d'ailleurs une très bonne chose. Même si ce pays n'est pas encore assez mis en avant dans ce premier tome (peut-être dans la suite ?), j'ai aimé les descriptions faites par l'auteure et par moment, je me serais même cru de retour dans ce pays que j'affectionne tant.

Là où le bât blesse dans ce roman, c'est ce qui concerne les personnages. Si les personnages secondaires sont savoureux, drôles, attachants et bien caractérisés (je pense notamment à la grand-mère d'Hannah, à la famille proche et à la meilleure amie de Leah), les deux héros me sont apparus fades, sans relief et plutôt lisseq. Enfin, cette description caractérise plutôt Leah, qui ne m'a pas du tout fait fantasmer, je dois l'avouer (oui je reste une midinette, j'aime tomber amoureuse des personnages parfois), car Hannah, c'est vraiment un cas à part. Je pense que c'est le personnage qui m'aura le plus horripilé du roman. Mais mon Dieu que ce n'est pas possible d'être aussi niaise et naïve ! J'avais envie de la secouer du début à la fin du roman. Non seulement, elle ne m'est pas apparue très "fute fute" mais en plus son petit côté, "je-suis-soit-disant-une-fille-forte-et-indépendante-mais-je-dois-toujours-être-sauvée-par-mon-copain" m'a sacrément déplu.
 
Quelques notes enfin sur la plume de Sophie Jomain. Comme dans Felicity Atcock, l'auteure nous offre un roman bien écrit, léger, enjoué (un brin trop niais à mon goût mais ça c'est personnel) et très divertissant. J'aime beaucoup son style imagé et travaillé. Pourtant, là encore un - tout - petit bémol. Je n'ai pas aimé les petites touches de phrasés anglaises disséminées dans le texte. Pourquoi ? Parce que je trouve que ça fait surjoué. Pourquoi utilisé deux phrases en anglais au début et rien ensuite ? Pour moi, cela sonne plus faux qu'authentique. (Et puis bon, je ne vais pas m'attarder sur le "Redhead" traduit par "tête rouge" (Seriously ?!)...mais le coeur y est).
 
En me relisant, j'ai l'impression que ma chronique peut paraître très négative et pourtant, je le répète, j'ai aimé ma lecture de Vertige. Pas autant que je l'aurais souhaité certes, mais j'ai passé un moment très agréable en compagnie de ce roman et je lirais la suite (qui est d'ailleurs dans ma PAL également) avec plaisir (et j'ai bon espoir qu'Hannah devienne un peu plus mature dans les tomes suivants de la série).
 

Les étoiles de Noss Head. Tome 1. Vertige fut une lecture plaisante mais en deçà de mes espérances. Le récit trop prévisible et les héros trop creux n'ont pas su me ravir. Néanmoins, une mythologie captivante, un cadre magnifique et une plume fort plaisante me donne envie de continuer à lire cette saga.

 

 

Les étoiles de Noss Head. Tome 1. Vertige de Sophie Jomain
Young-Adult, Jeunesse - Editions France Loisirs - 489 pages
Où l'acheter : Les étoiles de Noss Head, tome 1 : Vertige

D'autre(s) roman(s) de cette auteure :
Félicity Atcock. Tome 1. Les anges mordent aussi

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Rédigé par Evy

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Publié le 23 Février 2014

Loin de Jack, traquée par les sang-d'argent, Theodora se réfugie dans un hôtel particulier à Paris. Dans la capitale la plus fashion du monde vit la seule vampire qui puisse l'aider : la très puissante Isabelle d'Orléans. Theodora se rend au bal des mille et une nuits dans l'espoir de la rencontrer. Mais le vertige s'empare d'elle, son coeur s'emballe : Jack est là, devant elle, plus attirant que jamais. Que fait-il à Paris ? Est-il venu l'aider ou la perdre une fois encore ?

C'est en mettant à jour la page de mes séries livresques en cours (presque une centaine, hum, j'ai honte !) que je suis tombée sur cette saga que j'ai commencé il y a quelques années mais que je n'ai jamais terminé. De fait, quand je cherchais une nouvelle lecture, j'ai tout de suite pensé à me replonger dans celle-là, étant déjà arrivée à presque la moitié de la saga, je me suis dis qu'il serait pas mal que je la termine (et en plus, j'ai décidé que 2014 serait l'année où je mettrais une claque à toutes ces séries que j'ai commencé il y a déjà des années et que je n'ai jamais fini).

 

Que dire de cette lecture, si ce n'est que ce fut laborieux. Je ne ferais pas de petit résumé car je ne veux pas spoiler d'éventuels lecteurs qui ne seraient pas encore arrivés à cet instant de la saga mais je peux déjà vous dire que si j'ai lu ce roman en quelques heures, ma lecture fut loin d'être aussi plaisante que celle des tomes précédents. Explications.

 

Je pense que la principale coupable dans cette histoire c'est moi. En effet, presque deux ans se sont écoulés depuis ma lecture du dernier tome et force me fut de constater que si je me souvenais des grandes lignes de l'histoire, j'ai commencé ce quatrième tome dans un flou total et j'ai été obligée d'aller fouiner sur internet pour combler les lacunes de ma mémoire. De fait, je n'arrivais vraiment pas à me remettre dans l'histoire et malheureusement l'auteure n'a rien fait pour m'aider puisqu'elle ne donne quasiment aucun indice ou petit élément qui ferait référence à ce qui s'était passé dans les tomes précédents. Dommage car du coup, cela m'a vraiment gâcher la lecture.

 

Parlons un peu de l'intrigue. Ici, contrairement au tomes précédents, pas de grandes révélations (dommage, cela aurait apporter un peu de peps au roman) ni vraiment d'intrigue palpitante. L'auteure se contente d'approfondir certains fils rouges déjà mis en place avant et je dois avouer que je n'y ai guère accroché. Pourtant, certains points étaient pas mal trouvés (par exemple l'affection particulière entre Mimi et Kingsley) mais malheureusement trop peu dévéloppés ou trop vite expédiés. De fait, je vois ce tome comme un tome de transition entre deux phases de révélations et donc, l'intrigue patine un peu et j'ai trouvé l'ensemble un peu long.

 

De même, j'ai de plus en plus de mal à accrocher à la mythologie vampirique mise en place par Melissa de la Cruz. Certes, elle est originale et bien travaillée mais trop complexe ou tout du moins, pas assez expliquée pour que le lecteur puisse vraiment en comprendre tous les tenants et les aboutissants.

 

Concernant les personnages maintenant, là je suis plus enthousiaste. J'ai noté une réelle évolution de ces derniers et j'apprécie de plus en plus les différentes relations qu'ils ont entre eux. Bon, j'ai toujours beaucoup de mal avec le personnage de Bliss, qui est d'une mollesse et d'une fadeur sans nom mais le reste des personnages prennent du caractère et de la profondeur même si je ne suis pas convaincue par la romance Jack/Théodora.

 

Quelques mots enfin sur la plume de Melissa de la Cruz, qui fidèle à elle-même, est sympathique mais un peu trop simple. Les dialogues sont privilégiés au détriments des descriptions et même si l'ensemble est assez fluide, il manque cruellement d'un peu plus de charme.

 

Le baiser du vampire m'a laissé une impression d'une lecture en demi-teinte. Toujours beaucoup de difficultés avec la mythologie vampirique ainsi qu'avec l'aspect un peu monotone de l'intrigue. Dommage car on note une réelle évolution des personnages !


 


 

Le baiser du vampire de Melissa de la Cruz
Titre VO : The Van Alen Legacy
Jeunesse - Editions Albin Michel Wiz - 413 pages
Où l'acheter : Le baiser du vampire


D'autre(s) roman(s) de cette auteure :
Les vampires de Manhattan
Les Sang-Bleu

Les Sang-d'Argent

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Rédigé par Evy

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Publié le 20 Février 2014

Depuis la tragique disparition de ses parents, Fennymore Coupure vit seul, ne fréquente plus guère l’école et a pour compagnie Monbijou, son drôle de vélo qui se prend pour un cheval, ainsi que sa tante Else. Tous les mercredis, Fennymore accompagne Else à la chasse au teckel, plat dominical favori de l’étrange tante… Un dimanche, Tante Else, d’habitude si ponctuelle, est en retard pour le déjeuner. Inquiet, Fennymore enfourche Monbijou. Devant la maison de Tante Else, un vieil homme tout de gris vêtu se matérialise au milieu des badauds attroupés, avant de disparaître quelques instants plus tard. Étrangement, les autres adultes ne semblent pas l’avoir remarqué. Ils annoncent une terrible nouvelle : Tante Else vient de mourir. Ainsi débutent les rocambolesques aventures de Fennymore, qui accompagné de sa nouvelle amie Fizzie et de Monbijou, part à la recherche du mystérieux homme en gris…

A l'occasion du marathon de lecture pour le Week-end à 1000 (challenge dont le but est de lire 1000 pages en deux jours et demi), j'ai décidé de sortir ce roman pour enfants de ma PAL, étant très intriguée par le titre, le synopsis et la couverture. De fait, j'ai terminé ce roman en deux heures et j'avoue que je ne sais pas trop quoi en penser.

 

Fennymore est un jeune garçon bien seul. Après la disparition de ses parents, il vit seul dans le « Bronks » sa maison et n'a pour unique parente que sa tante Else dont le passe-temps favori est de faire du Teckel en croûte, qu'ils dégustent tous les deux le dimanche après-midi. Mais un jour, sa tante ne se présente pas à leur rendez-vous et Fennymore s'interroge. Où peut-elle bien être ?

 

Je ne pense pas avoir jamais lu un roman pour enfant aussi étrange que celui-ci. Un vélo qui se prend pour un cheval, de teckel en pâté en croute ? Tout est bizarre dans ce roman et j'avoue volontiers que j'avais parfois beaucoup de mal à comprendre le partie pris de l'auteure de partir dans de tels délires. Néanmoins, l'intrigue principale est très sympathique, simple et agréable à lire. J'ai été cependant un peu déçue par la révélation finale (concernant l'invention des parents de Fennymore) car je m'attendais à bien mieux ou en tout cas à quelque chose d'un peu plus farfelu vu le ton et l'atmosphère du roman.

 

Les personnages sont sympathiques, bien caractérisés et très plaisants à découvrir. Certes, on reste dans le superficiel (il ne faut pas oublier que le roman fait à peine 250 pages, en gros caractères de police et avec des petites illustrations disséminées ça et là) mais l'ensemble est bon. Ce que j'ai le plus apprécié dans ce roman, c'est cette atmosphère à la Roald Dahl que l'auteure a mis en place : mi-fantastique, mi-glauque et ça marche très bien (d'ailleurs je trouve que Kirsten Reinhard va même un peu plus loin que Dalh dans le côté personnages et intrigué un peu « crazy »).

 

Concernant le style de l'auteure, rien à dire, j'ai trouvé le récit fluide et très agréable à lire. On tourne les pages sans même sans rendre compte. La plume est assez imaginée et poétique et les illustrations apportent un petit plus à l'ensemble.

 

En bref, La folle balade de Fennymore Coupure fut une lecture sympathique. Un roman jeunesse dans la lignée des romans de Roald Dahl, complètement fou mais attendrissant.

 

 

La folle balade de Fennymore Coupure de Kirsten Reinhardt
Titre VO : Fennymores Reise oder Wie man Dackel im Salzmantel macht
Jeunesse - Editions Albin Michel Wiz - 220 pages
Où l'acheter : La folle balade de Fennymore Coupure

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Rédigé par Evy

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