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Publié le 15 Mars 2014

A la mort de son père adoptif, Anne renonce à ses études pour se consacrer à l'enseignement. Institutrice à l'école d'Avonlea, elle exerce son métier avec fougue et passion. Mais l'arrivée de deux jumeaux, orphelins eux aussi, va troubler sa sérénité car ils vont lui en faire voir de toutes les couleurs.

Depuis ma découverte des téléfilms, qui font partis de mes films doudous, je voulais continuer de lire cette saga dont le premier tome avait été un coup de cœur absolu. C'est chose faite grâce à ma chérie qui m'a offert la collection complète des romans pour Noël. De fait, je me suis aussitôt plongée dans le deuxième tome de la saga.

 

Nous retrouvons donc Anne Shirley, qui, du haut de ses 16 ans, est devenue l'institutrice de la petite ville d'Avonlea, située sur L'île du Prince-Edouard au Canada. Anne nous conte sa vie quotidienne, sa rencontre avec son nouveau voisin un peu bourru, ses premiers pas en temps que professeur qui sont loin d'être aussi simples que prévu ou encore sa relation avec Marilla, sa mère adoptive.

 

Bon, si je dois être tout à fait honnête, j'ai passé un excellent moment de lecture en compagnie de ce roman mais je l'ai trouvé néanmoins bien en dessous du premier tome. Ce qui m'a un peu dérangé, ce fut le côté un peu décousu du récit. J'ai eu l'impression de lire une succession de petites histoires qui ne faisait guère avancer la trame principale. Néanmoins, le tout est sympathique et agréable à découvrir, ce serait-ce, à nouveau, que pour le cadre du roman. L'île d'Avonlea est magnifiquement décrite et à chaque fois que je referme un livre de Lucy Maud Montgomery, je ne peux m'empêcher d'avoir une furieuse envie de sauter dans le premier avion en partance pour le Canada et découvrir par moi-même cette île qui m'a l'air tout bonnement enchanteresse !

 

Pourtant, malgré un récit un peu en dent de scie, quel plaisir que de retrouver ces personnages que j'adore ! Anne est également à elle-même : rieuse, adorable, rêveuse, impétueuse, gentille, bref, un personnage que l'on ne peut qu'aimer. J'aime le fait qu'elle grandisse et mûrisse au fil des pages et j'ai vraiment hâte de lire la suite de ses aventures. Les personnages secondaires ne sont pas en reste, bien qu'un peu en retrait dans ce tome-ci : Marilla et Gilbert, par exemple, qui sont mes deux personnages favoris (à part Anne, bien sûr, mais Anne c'est mon amie de cœur, c'est un personnage hors concours) ne sont guère présents et j'ai trouvé cela un peu dommage. Néanmoins, l'introduction de nouveaux personnages apporte un certain renouveau à l'intrigue et ces personnages, peut-être un peu fades par rapport aux autres, sont pourtant très agréables à rencontrer.

 

Quelques mots enfin, sur la plume de Lucy Maud Montgomery, toujours aussi savoureuse à lire. Les mots vous glissent sur la langue, la plume est légère, délicate et terriblement drôle (la faute à Anne et à son humour et son ironie détonnante), bref, rien que pour le style de cette auteure, le livre vaut le détour !

 

Anne of Avonlea fut une lecture plaisir. Qu'est-ce que j'ai aimé retrouver mes personnages doudous : Anne, Gilbert, Marilla, Diana ! Et même si j'ai moins accroché au récit que pour le tome précédent, je reste conquise par ma lecture et je vous recommande chaudement ce roman !

 


 

Anne of Avonlea de Lucy Maud Montgomery
Titre VF : Anne d'Avonlea
Classique - Editions Laurel Leaf books - 276 pages
Où l'acheter :
Anne d'Avonlea

D'autre(s) roman(s) de cette auteure :
Anne of Green Gables

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère des Classiques

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Publié le 11 Juillet 2013

Manon lescaut

 

Manon Lescaut

 

Abbé Prévost & Carlo Vivari

 


L'Histoire du chevalier Des Grieux et de Manon Lescaut écrite par l'Abbé Prévost, a été jugée scandaleuse à sa parution en 1733. Saisi et condamné à être brûlé, ce roman d'aventures érotiques connut par la suite un très grand succès. Qu'ils trichent ou tuent, trompent ou se prostituent, nos jeunes libertins n'ont qu'une excuse : l'impérieux appel du sexe." Mes yeux s'habituant à la semi-obscurité, j'aperçus les pâles genoux de Manon : ils s'écartaient sous la robe haut troussée. À peine sorti de l'?uf, je n'avais jamais encore aperçu ? ni de près, ni de loin ? ce que, en langage de collège, on appelait une "moniche' ? ou encore, ce que les servantes de la maison de mon père, en baissant la voix et s'empourprant jusqu'au blanc des yeux, nommaient leur "nature'. À présent les jambes de Manon s'ouvraient en grand dans l'ombre de la nappe. " Le co-auteur : Auteur " porno " pendant la nuit, et le jour, correcteur au Figaro, Carlo Vivari ne craint pas les chauds-froids. Et même, il les recherche. De là, le manque intolérable ressenti à la lecture des chefs-d'?uvre de la littérature, qu'il entreprend ici de corriger.

 

 

LigneFleur

 

 

Lors de la dernière Masse critique de Babélio, j'avais coché ce titre, car d'une part, Manon Lescaut est un classique que je voulais lire depuis de nombreuses années et d'autre part, car j'avais entendu parler de ces classiques revisitée à la sauce érotique et j'avais bien envie de découvrir ce nouveau genre. Finalement, je suis plutôt satisfaite de ma lecture même si quelques petits éléments m'ont dérangés lors de celle-ci.

 

C'est un soir, en rentrant chez lui après son année scolaire au séminaire que le narrateur, le chevalier Des Grieux rencontre Manon, jeune fille de 16 ans. Une passion dévorante s'empare d'eux et la jeune femme, qui est loin d'être aussi innocente qu'elle ne le parait, réussit à le convaincre de s'enfuir tous les deux et de vivre une vie simple à Paris. Le jeune homme accepte et commence ainsi sa longue descente en enfer.

 

J'ai été relativement surprise par le récit de ce livre, qui, je dois l'avouer m'a tenu en haleine jusqu'à la dernière page. Certes, il ne faut pas s'attendre non plus à un suspense insoutenable, mais l'ensemble de l'histoire est assez palpitante et bien rythmée. Peut-être un peu trop d'ailleurs, car parfois, j'ai éprouvé un peu de lassitude devant tant de rebondissements. Néanmoins, l'histoire est plaisante, bien qu'un peu trop moralisatrice à mon goût (c'était cependant le but recherché par l'auteur donc il faut lire le roman en tout connaissance de cause).

 

Les personnages, en revanche, m'ont beaucoup moins plu. Celui de Manon, égoïste à l’extrême et choisissant toujours la solution de facilité plutôt que celle du travail, m'a beaucoup beaucoup agacé. Et ce ne fut guère plus engageant avec le narrateur qui subit les faits sans jamais chercher à s'en sortir de la façon la plus honnête possible. Sa mollesse m'a irrité et très honnêtement, ce couple ne restera pas gravé dans ma mémoire. Pour contrebalancer un peu tout ce vice (il faut aussi ajouter le personnage du frère de Manon, escroc à la petite semelle), l'auteur nous offre une floppée de personnages beaucoup plus vertueux (l'ami du narrateur, son père, le capitaine du navire sur lequel le couple embarque, etc). En soi, un schéma assez classique des romans de l'époque (même si celui-ci se targue d'être une confession du chevalier à l'abbé Prevost, qui la conte ensuite dans ses mémoires, j'avoue avoir du mal à croire à la véracité d'un tel récit).

 

Parlons maintenant de la spécificité de ce roman : ses scènes érotiques. J'étais un peu anxieuse à l'idée de commencer ce livre, appréhendant la manière dont Carlo Vivari avait pu insérer ces scènes dans le récit et me demandant si la différence entre ces deux styles allait se remarquer. Dans l'introduction du texte, il est bien indiqué que ce dernier a tout fait pour que l'on ne voit pas le passage d'un style à un autre et je dois dire, qu'après lecture, je suis assez bluffée par le résultat car effectivement impossible pour moi de différencier les deux styles et de savoir qui de qui a écrit telle ou telle scène ; d'autant que le livre ayant été jugé scandaleux lors de sa sortie au siècle, je me suis interrogée tout le long de ma lecture sur quelles scènes étaient d'origines et lesquelles avaient été ajoutées. En tout cas, il faut saluer le travail de Carlo Vivari, qui a parfaitement rempli son cahier des charges. Au delà de ça, si j'ai trouvé les scènes érotiques particulièrement bien écrites et en accord avec le style un peu suranné de l'Abbé Prévost, je les ai trouvé un peu trop nombreuses et à la fin, j'en avait un peu assez. J'ai bien envie de vous dire, trop de sexe tue le sexe.

 

Manon Lescaut est un classique à découvrir. L'histoire est prenante, le style très abordable mais les personnages détestables pourront vous rebuter. L'ajout des scènes érotiques permets de dynamiser un peu l'ensemble mais elles finissent par être trop nombreuses et lassantes. Néanmoins, elles sont parfaitement en accord avec le texte d'origine ! A découvrir. Pour ma part, je retenterais bien l’expérience des classiques avec des scènes érotiques !

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Historique, Erotique - Editions La Musardine - 288 pages

Où l'acheter : Manon Lescaut, avec des scènes érotiques

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère des Classiques

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Publié le 15 Septembre 2011

Raison et sentiments de Jane Austen

Fine observatrice de ses contemporains, Jane Austen croque avec lucidité la gentry anglaise du XIXe siècle. Son sens du verbe séduit et ses personnages, emportés par le tourment des sentiments, n’ont pas pris une ride. Les soeurs Dashwood aux caractères opposés, Marianne la passionnée, et Elinor la sage, sont en prise avec les règles sociales de leur époque et se demandent comment faire un mariage à la fois raisonnable et romantique. Équation impossible? Un grand classique à (re)lire absolument.

Ce qui connaissent un peu ce blog savent que je ne voue pas un culte à cette auteure. J'ai malheureusement eu une mauvaise expérience avec elle (j'ai étudié en long, en large et en travers Pride and Prejudice, pendant ma dernière année de licence et à la fin; je ne pouvais plus le voir en peinture ce roman). Pourtant, ne voulant pas m'arrêter sur un échec, j'ai voulu retenter l'expérience avec Persuasion (qui ne fut pas bien concluante, je dois le dire) et comme il me restait Raison et sentiments dans ma PAL, j'ai proposé une lecture commune sur Livraddict pour l'en faire sortir.

Mariane et Elinor sont deux soeurs vivants en Angleterre à l'époque victorienne. Leur père venant à mourir, elles se retrouvent, avec leur mère et petite soeur, chassées de chez elles et dans une situation financière beaucoup plus précaire qu'elles ne l'auraient imaginé. Alors qu'elles emménagent dans un petit cottage près de la maison où vit un cousin de leur mère, elles vont toutes deux se retrouver au prise avec les affres de l'amour. Mais Marianne, la passionnée et Elinor, la raisonnée, ne vont pas y réagir de la même manière.

Comme je le disais, je ne suis guère fan de la célèbre romancière anglaise et j'avais peur de ne pas accrocher à Raison et sentiments. Or, même si ce roman n'est pas un coup de coeur, j'ai néanmoins passé un très agréable mment qui est pour le moment devenu mon préféré de Jane Austen.

Si j'ai aimé ce roman, j'avoue que j'ai eu un peu de mal à me mettre dedans et j'avais du mal à lire plus de deux ou trois chapitres d'affilés. Cependant, passé la première centaine de page, j'ai vite été passionnée et j'ai terminé le roman en moins de deux jours. Le récit m'a donc charmé par sa simplicité et sa fluidité. L'histoire des deux soeurs m'a beaucoup touché et j'ai suivi avec grand plaisir leurs aventures (je connaissais déjà le déroulement du roman, ayant vu au préalable l'adaptation de Ang Lee). L'ensemble se lit très bien et rapidement. On se prend beaucoup d'affection pour les deux personnages principaux et de fait l'on ne peut s'empêcher de tourner les pages pour savoir ce qu'il va leur arriver.

Ce que j'ai vraiment apprécié justement dans Raison et sentiments c'est la jolie palette de personnages que nous offre Jane Austen. Ils sont, à mon avis, bien plus travaillées que dans Orgueil et Préjugés par exemple, et surtout plus nuancés (je pense notamment à Willoughby qui est un personnage que j'ai trouvé particulièrement fascinant). J'ai eu un petit coup de coeur pour Marianne, dont le propre caractère me faisait penser à mon propre côté passionné et pour le colonel Brandon (quel homme !). J'ai eu un peu moins d'affinités avec Elinor et Edwards, couple ô combien bien assorti mais un peu un trop apathique à mon gout. En tout cas, j'ai aimé les différentes romances qui m'ont beaucoup touché car très justes et émouvantes.

Je termine enfin par la plume de l'auteure que j'apprécie toujours autant. Beaucoup d'ironie encore dans ce roman (et j'aime beaucoup l'ironie de Jane Austen, c'est une des choses qui me fait aimer cette romancière) ainsi que de finesse dans l'écriture. Beaucoup de descriptions également dans ce tome, mais au final cela ne m'a pas trop dérangé (à part vraiment au début du roman où la profusion des personnages m'avait un peu perdu). En bref, toujours aussi charmé par Jane Austen.

Raison et sentiments fut donc une très bonne surprise. J'ai complétement adhéré au récit ainsi qu'aux romances qui m'ont charmé. Ainsi malgré quelques longueurs au début, ce roman est devenu mon favori de Jane Austen et me redonne l'envie de me plonger dans les autres oeuvres de cette romancière britannique.

LC avec Sipho, Gentiane, Rose, Pimousse4783, Lynnae, Lizi, Vashta Nevada, Kincaid40.

Raison et sentiments de Jane Austen

Raison et sentiments de Jane Austen
Titre VO : Sense and sensibility
Classique, Romance - Archipoche - 443 pages
Où l'acheter : Raison et sentiments

D'autre(s) roman(s) de cette auteure :
Persuasion

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère des Classiques, #Jane Austen

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Publié le 14 Février 2011

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Persuasion


Auteur: Jane Austen



Quelques mots sur l'auteur
:
Jane Austen, née le 16 décembre 1775 à Steventon, dans le Hampshire en Angleterre et morte le 18 juillet 1817 à Winchester, dans le même comté, est une femme de lettres anglaise. Son réalisme, sa critique sociale mordante et sa maîtrise du discours indirect libre, son humour décalé et son ironie ont fait d'elle l'un des écrivains anglais les plus largement lus et aimés .

 

 

Autre(s) roman(s) de cet auteur : Juvenilia, Sir Charles Grandison, ou l'Homme heureux, Lady Susan, The Watsons, Sanditon, Raison et Sentiments, Orgueil et Préjugé, Mansfield Park, Emma, Northanger Abbey

 

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Genre: Classique, Romance

Edition : Penguin books

Nombres de pages : 298

Résumé:
Anne, la deuxième fille du baronnet Sir Walter Elliot, est une jeune femme de 28 ans, paisible et solitaire. Son seul regret est de ne pas avoir épousé il y a huit ans, Frédérick Wentworth, l'homme qu'elle aimait. Son excellente amie, Lady Russell, l'avait persuadée que cette union lui serait défavorable. Après une longue absence, Frédérick, devenu capitaine, est de retour. Il est riche, et cherche à se marier. Les prétendantes sont nombreuses et il feint d'ignorer Anne. Mais l'a-t-il vraiment oubliée ?

 

Challenge ABC 2011


Pourquoi j'ai choisi ce livre :
Après la grande déconfiture d'Orgueil et Préjugés, je voulais retentée l'aventure Jane Austen, aussi me suis-je donc inscrite au swap Jane and Co organisé par Caro (et que j'ai adoré d'ailleurs). Dans le colis que m'a envoyé ma binôme se trouvait ce livre en anglais et le résumé me disait bien. Néanmoins ayant peur de ne pas arriver au bout de ce roman seul, je me suis dis que proposer une lecture commune serait sympa pour m'aider à me motiver...ce que j'ai fais sur Livraddict.

   

Mon avis personnel: : Et heureusement qu'il y avait la lecture commune pour me motiver, car je me suis profondément ennuyée avec ce roman. Vraiment je suis déçue, par moi (je voulais tellement aimé ce roman dont je n'avais entendu que des bonnes choses), par Jane Austen (j'attendais qu'elle me surprenne après Orgueil et Préjugés, ce ne fut malheureusement pas le cas), par l'histoire, les personnages, etc.

 
Bref, ce ne fut pas une lecture coup de coeur loin de là. Pour autant, je ne dirais pas que ce fut une lecture que je n'ai pas aimé non. Ce fut juste long, trèèèèèèèèèèès long et peu intéressant à mon goût. (Ouille, je sens déjà que mon billet ne va pas plaire aux Janéistes pures et dures).
 
Pers-brock-14.jpgPersuasion nous conte l'histoire d'Anne, 29 ans, qui vit avec son père et une de ses soeurs dans la maison familiale. Son père, expérimentant d'importants soucis financiers, se voit contraint de louer sa demeure et de partir s'installer à Bath. Ses nouveaux locataires ne sont autres que la soeur (et son mari) du capitaine Wentworth, le premier amour d'Anne, qu'elle a repoussé quelques années plus tôt sur les conseils de sa famille et d'une amie. Anne est terrifiée à l'idée de revoir Wentworth qu'elle n'a jamais pu oublier. Quand son père et sa soeur partent s'installer à Bath, Anne part en visite chez son autre soeur, qui est mariée et va faire la connaissance de la famille de son beau-frère. Elle va également y retrouver son amour de jeunesse qui semble l'avoir oublié.
 
L'histoire, donc, ne m'a pas passionné. D'une part car je la trouvais très lente et très longue à démarrer. Le roman est divisé en deux parties et j'ai vraiment eu du mal à aller au bout de la première. La seconde est beaucoup plus intéressante, mais qu'est-ce que c'est long avant d'arriver jusque là ! D'autre part, j'ai trouvé l'ensemble relativement poussif (mais je reviendrais sur ce point plus tard.). Je dirais que ce qui m'a le plus déçue dans ce roman c'est vraiment son histoire et en particulier la romance. J'aime la passion, les amours contrariés, le fait que les sentiments soit bien développés or là je n'ai eu le droit qu'à une bluette timide et terne. Certes la lettre de Wentworth est très belle (bien que trop courte à mon goût) mais ça ne suffit pas à relever l'ensemble.
 
Certains éléments m'ont clairement fait penser à O & P, du coup j'avais un peu une impression de "déjà-lu" (je pense notamment à la relation au début du roman entre Anne et Wentworth, basée sur la fierté du jeune homme, ou bien encore au cousin d'Anne qui m'a fait étrangement pensé à Whickam). De plus, si l'histoire est simple, elle est à mon goût peu captivante. Je n'étais pas, comme je l'ai déjà dis, passionnée par l'histoire, je n'avais pas hâte de connaître la suite, je n'ai rien éprouvé de spécial envers les personnages, bref, je me suis ennuyée.
 
J'ai un peu plus aimé les personnages que l'histoire. Comme toujours, Austen nous offre une belle palette de personnalités (bien que j'ai trouvé les personnages moins travaillés que dans son autre roman que j'ai lu). Pers-brock-23.jpgContrairement à ce que l'on pourrait penser, je n'ai pas beaucoup aimé Anne, trop douce, trop fade, trop gentille  (je n'aime pas les personnages passifs et c'est clairement ce que Anne est). En revanche, j'ai beaucoup aimé les deux soeurs Henrietta et Louisa, elles sont pétillantes, pleines de vie, souriantes, tout ce que j'aime. La personnalité de Wentworth m'a plu aussi mais j'aurai aimé qu'il soit plus présent dans le roman. Petit point négatif là encore, beaucoup de personnages ressemblent à ceux d'Orgueil et Préjugés dans leur caractères (les parents déficitaires d'Anne et ceux de Lizzie, la mère insupportable de Lizzie et la soeur Mary insupportable d'Anne, etc) et c'est bien dommage.
 
Venons en au dernier point de ce billet, le style dear readers. Si je n'avais pas vraiment aimé l'histoire d'Orgueil et Préjugés, force était de constater que la plume de Jane Austen était exceptionnelle, pleine d'ironie, de légèreté, de sous-entendue, bref un régal. Or je n'ai pas retrouvé du tout ce côté magique d'Austen dans Persuasion (mais je pense aussi que ce roman, publié à titre posthume, n'a pas pu être vraiment retravaillé donc...). Il y a très très très peu de dialogues, mais beaucoup de style indirect libre (et un tel dit que...et Germaine répond que...). Je dois avouer que j'ai beaucoup de mal avec ce style. Un ou deux paragraphes de ce genre me va mais un roman entier....En outre, je n'ai pas retrouvé ce côté ironique que j'avais tant apprécié dans O&P. Certes, Persuasion est plus mature, plus dense, mais il reste pour moi bien en dessous du seul roman de cette auteure que j'ai lu.
 
LC avec : Amandine, anasthassia, Betynou, Chantilly, Eden1487, Elea23, Elizabeth-Bennet, Elphaba, Exxlibris, Frankie, Iluze, Jelydragon, jostein, Leyla, Melisende, Morgouille, Niënor, Sakina

 

Tout ça pour dire : que j'ai été déçue. J'attendais de ce roman qu'il me réconcilie avec Jane Austen et ce ne fut malheureusement pas le cas. En effet, sans avoir été une lecture pénible, ce ne fut pas une lecture agréable non plus. Je reste mitigée, il y a de bonnes choses mais pas assez pour me plaire. Il me reste deux ouvrages de cette auteure dans ma PAL, à voir si je les apprécierai plus.

 

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Où l'acheter:
Persuasion en VO & Persuasion en VF


Adaptation : Persuasion de la BBC

 

 

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Pour aller plus loin :

 

- La page bibliomania du livre

- Le site du Jane Austen Center

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère des Classiques

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Publié le 29 Décembre 2010

Un chant de Noël de Charles Dickens

Le soir de Noël, un vieil homme égoïste et solitaire choisit de passer la soirée seul. Mais les esprits de Noël en ont décidé autrement. L'entraînant tour à tour dans son passé, son présent et son futur, les trois spectres lui montrent ce que sera son avenir s'il persiste à ignorer que le bonheur existe, même dans le quotidien le plus ordinaire.

Je cherchais un livre pour mon défi de Noël et réservant le peu d'économies que j'avais pour acheter des cadeaux de Noël, j'ai regardé dans le catalogue en ligne de la bibliothèque dans laquelle je travaille et Un chant de Noël de Dickens est apparu et était disponible. Faisant parti de ma wish-list, je n'ai pas hésité et je l'ai tout de suite emprunté !

Je voulais lire ce roman pour deux raisons : la première : j'en avais beaucoup entendu parler et l'histoire semblait vraiment nous plonger dans l'atmosphère de Noël. La seconde : je n'avais jamais lu de Dickens (je sais, Shame on me !) et je voulais commencer avec un petit roman, histoire de ma familiariser avec l'univers de l'auteur.

Ce livre me donnait donc vraiment envie et c'est avec plaisir que je me suis plongée dedans. Mes impressions de lecture concernant ce roman sont globalement bonnes voire très bonnes. Ce ne fut pas un coup de coeur mais une découverte vraiment très agréable !

L'histoire est ce qui m'a le plus enchanté. J'ai tout de suite été transportée dans l'atmosphère si hivernal et magique des fêtes de fin d'années. Un chant de Noël nous conte l'histoire d'un vieil homme aigri et avare nommé Scrooge. Il déteste Noël et bougonne après les personnes qui célèbrent cette fête. Mais la nuit de Noël, il reçoit la visite de trois fantômes : l'esprit des Noëls passés, l'esprit des Noël présents et l'esprit des Noëls futurs, qui sont venus lui rendre visite pour essayer de lui ouvrir les yeux.

De fait, l'histoire est relativement simple et plutôt contemplative. On assiste en même temps que Scrooge (qui ne peut pas intervenir dans les scènes qu'il voit) aux différents Noëls que les fantômes nous font voir. Certes, ce n'est pas très palpitant mais c'est très doux, très intéressant à lire. On suit avec plaisir les visions de Scrooge et se prend à éprouver les mêmes émotions que les siennes.

Je dois dire avoir été agréablement surprise par cette histoire. Je ne pensais pas aimer autant. Certes, il y a peu d'actions et les scènes sont plutôt rapides mais l'essentiel est là et c'est tout ce qui compte.

En ce qui concerne les personnages, je suis plus mitigée. L'ensemble du roman est court, on n'a pas le temps de véritablement s'attacher aux différents acteurs de ce conte. J'aurais aimé en savoir plus sur le personnage principal. Pourquoi Scrooge est-il devenu si aigri ? Pourquoi ne s'était-il jamais marié ? etc. Les personnages principaux ne sont qu'effleurés. Il n'y a pas de réellement descriptions de qui ils sont ou de ce qu'ils ressentent et c'est bien dommage car certains étaient fort intéressants et auraient pu devenir attachants.

Enfin un petit mot sur le style. Et là, je dois avouer que je ne sais pas trop quoi dire. J'ai eu énormément de mal à lire ce conte, non pas à cause de ce même style mais à cause de la traduction que j'ai trouvé vraiment mauvaise. Certaines phrases ne voulaient rien dire et j'ai du m'y reprendre à plusieurs fois avant de les comprendre. Je butais sur certains passages, ce qui gênait ma compréhension globale.

C'est vraiment dommage car j'ai adoré les descriptions de Dickens, tout en finesse, tout en douceur. J'ai aimé son humour très discret et sa façon de parler de sentiments. Cependant, l'ensemble du roman est agréable à lire et coule tout seul sur la langue.

Tout ça pour dire que ce petit conte de Noël m'a beaucoup plu. Il m'a transporté à l'époque Victiorienne au temps de Noël et m'a beaucoup ému. C'était mon premier Dickens et certainement pas mon dernier. Cependant, j'essayerais de lire le prochain roman écrit de sa main en VO, pour éviter les problèmes de traduction que j'ai eu avec ce Chant de Noël. 

Un chant de Noël de Charles Dickens

Un chant de Noël de Charles Dickens
Titre VO : A Christmas carol
Classique - Editions Le livre de poche - 185 pages
Où l'acheter : Un chant de Noël

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Rédigé par Evy

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Publié le 15 Août 2010

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Le Rouge et le Noir 

 
 Stendhal

 

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 En 1826, dans la France de la restauration, Julien Sorel, jeune homme d'origine modeste et ambitieux, part à l'assaut de la haute société...

 

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 J'entends parler de ce roman depuis des années et je me le suis acheté il y a quelques mois. Cependant, je n'avais jamais eu le temps de le lire. J'ai donc organisé avec Mélisende une lecture commune pour pouvoir enfin faire sortir ce petit pavé de ma PAL ! J'en ai également profité pour avancer avec ce roman dans 3 de mes challenges : J'aime les classiques, CLFE, et Challenge ABC 2010

 

Depuis le temps que je souhaitais lire ce grand classique de la littérature française, je me suis pourtant lancée à reculons dans cette lecture. Tout simplement car j'avais essayais de le lire quelques mois auparavant et je n'avais pas du tout accroché. Cependant maintenant que j'en ai terminé la lecture, je peux dire que je suis contente de cette lecture. Ce n'est pas un coup de coeur, loin de là, mais j'ai néanmoins apprécié Le Rouge et Le Noir.

 

La première chose qui m'a frappé à la lecture de ce classique, ce fut la plume de Stendhal. Pour une raison obscure que seul mon cerveau malade connait (hi hi), je m'étais imaginée que le style de cet auteur était imbuvable et très difficile à lire. Or quelle ne fut pas ma surprise de constater que ce roman se lit extrêmement bien. La plume de Stendhal n'est pas lourde ni ampoulée. Au contraire, le texte est concis, rapide et léger. La lecture n'en n'est que plus simple et agréable. Ce fut donc ce premier point que j'ai particulièrement aimé dans Le Rouge et le Noir.

 

Vient ensuite l'histoire. La trame du roman est concentrée sur un seul personnage Julien Sorel et sur son parcours de fils de  charpentier à secrétaire du Marquis de la Mole en passant par percepteur des enfants du couple De Rénal. Ce roman n'est pas un roman à suspense ou d'aventures et pourtant je me suis surprise à beaucoup aimé suivre le parcours du jeune Julien. Bien sûr, il ne lui arrive pas de grande aventures mais les différentes situations auxquelles il se trouve confronté sont relativement intéressantes et captivantes. Cependant on n'échappe pas aux longueurs extrêmes - je pense notamment au milieu du roman, où Julien est invité dans les salons et qu'il fait la connaissance de toutes les personnes présentes et de leur relations entre elles ainsi que de leur orientation politique - et je dois dire que cela m'a parfois découragé dans ma lecture : la preuve, si j'aimais l'histoire j'ai quand même mis 15 jours à terminer ce roman.

   

Les romances de l'histoire m'ont également particulièrement plu. Je dois dire que j'ai beaucoup aimé les histoires passionnelles (oui mon côté fleur bleue ressort parfois) entre Julien et Mme de Rénal - un peu moins celle entre Julien et Mathilde de la Mole - . Les romances ne sont pas mièvres ce que j'ai apprécié et on sent derrières elles toute la passion et la rage des personnages. La fin de ce roman m'a vraiment plu et je l'ai trouvé vraiment en adéquation avec le reste de la trame et de l'histoire des personnages. Ce fut donc sur une note positive que je terminais ce roman. J'emets une réserve néanmoins sur tout le côté politique du roman. Ne connaissant que très peu la période du règne de Charles X, j'ai eu énormement de mal à me retrouver dans les différents discours politique. En revanche, la trame sociale et la dénonciation des castes et autres injustices de l'époque m'a passionné !

 

Un petit mot enfin sur les personnages. Je dois dire qu'au début, j'ai eu énormement de mal à m'y retrouver car l'auteur nous offre toute une palette de personnages différents et j'ai mis un certain temps avant d'arriver à bien tous les distinguer. On pourrait croire que c'est Julien qui serait le plus attachant, car on le suit pendant tout son parcours initiatique, eh bien pourtant je dois avouer que je n'ai guère apprécié ce personnage. Je l'ai trouvé arriviste, peu attachant et surtout beaucoup trop changeant. Le personnage de Mathilde ne m'a pas non plus convaincu. Trop superficielle, trop volatile, trop capricieuse. A la fin du roman, cependant son personnage devient assez touchant et elle m'a un peu plus ému. Mais le personnage qui m'a vraiment plu dans ce roman c'est Mme de Rénal. Elle m'a vraiment touché avec sa douceur, ses remords, son intelligence, etc. Il faut bien porter au crédit de Stendhal qu'il a réussi dans ce roman une très belle peinture des moeurs, de la vie citadine et rural ainsi que de ses habitants. Il a parfaitement su dépeindre ses personnnages qui sans être très attachants n'en reste pas moins denses et profonds.

 

En bref, malgré de grosses longueurs qui m'ont presque fait arrêté la lecture et un contexte social et politique très difficile à suivre, j'ai apprécié ce roman qui m'a fait découvrir le style épuré de Stendhal et la passion très célèbre entre Julien Sorel et Mme de Rénal

 

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 Lecture commune avec : Karline05, Lynnae, Djak

  
Classique, Roman initiatique - Le livre de poche - 512 pages

Où l'acheter : Le rouge et le noir

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère des Classiques

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Publié le 16 Juin 2010

9782266197465

 

Alice au pays des merveilles


Titre VO : Alice in wonderland

Auteur: Lewis Carroll



Quelques mots sur l'auteur
:
Lewis Carroll (de son vrai nom Charles Lutwidge Dodgson) est un écrivain, photographe et mathématicien britannique né le 27 janvier 1832 à Daresbury, dans le Cheshire et mort le 14 janvier 1898 à Guildford.

 

Autre(s) roman(s) de cet auteur : Micmac, Les aventures d’Alice sous terre, Phantasmagoria et poèmes divers , De l'autre côté du miroir et ce qu'Alice y trouva, Jabberwocky, La Chasse au Snark, Rime ou Raison ou Sans rime ni raison, Isa visite Oxford, Alice racontée aux petits enfants , Sylvie et Bruno, What the Tortoise Said to Achilles

 

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Genre: Jeunesse, classique

Edition : Pocket

Nombres de pages : 123

Résumé:
" Quand le Lapin sortit une montre de son gousset, la regarda et reprit sa course, Alice se leva d'un bond car, en un éclair, elle réalisa qu'elle n'avait jamais vu un lapin avec un gousset et une montre à en sortir. Dévorée de curiosité, elle le suivit à travers champs, et eut juste le temps de le voir s'engouffrer dans un vaste terrier sous la haie. " Pourquoi Alice s'étonnerait-elle alors de rencontrer chemin faisant une Reine de Cœur, un Griffon, un Chapelier, un Lièvre de Mars ou de prendre le thé chez les fous ? C'est au pays des merveilles que l'a entraînée le lapin blanc, un pays où elle ne cesse de changer de taille, et où tout peut arriver. Un pays que Lewis Carroll met en scène avec une rigueur impeccable dans la loufoquerie.

Pourquoi j'ai choisi ce livre : Récemment j'ai vu l'adaptation cinématographique de ce roman de Tim Burton (qui ne m'a pas transcendé je dois bien l'avouer) et une chose m'a frappé, je n'avais toujours pas lu le roman de Lewis Carroll à la base de ce film et de toutes les autres adaptations. Honte à moi ! Comme à l'occasion de cette sortie ciné, ce roman a été reéditer en plusieurs éditions, j'ai craqué sur celle de Pocket (autant pour son petit prix que pour sa couverture que je trouve vraiment réussi) et je me suis lancée dans ce classique. (J'en profite pour continuer mes deux challenge : J'aime les classiques et English Classics)

 

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Mon avis personnel: Je dois avouer que je ne sais pas du tout comment construire ce billet pour la bonne et simple raison que je n'ai pas compris du tout ce livre. Je ressors de cette lecture avec l'impression d'être passée complétement à côté de ce que l'auteur a voulu dire dans son roman.Alice in Wonderland

 

Rétrospectivement, je ne pense pas non plus avoir détesté cette lecture. Cependant, e lle ne m'aurait pas marqué et je ne pense pas que, contrairement à d'autres classiques dont je me fais une joie de relire à l'infini, j'en referai la lecture.

 

Je vais d'abord m'attarder sur les point positifs qui sont malheureusement peu nombreux, mais tout de même présents. J'ai beaucoup apprécié la forme du conte utilisée par l'auteur. Le récit est court mais se lit très bien. Le style de l'auteur n'est pas extraordinaire, il n'a rien d'originale ou d'accrocheur mais il reste néanmoins très sympathique à lire. Il ne faut pas oublier que ce roman a été à la base une histoire inventée pour distraire des jeunes gens. Il faut également saluer l'imagination de l'auteur qui je dois le dire, m'a surprise plus d'une fois lors de son récit. Souvent je me suis dis : "mais où a-t-il été cherché tout cela?". Bon pour être honnête, je suspecte monsieur Carroll de ne pas avoir toujours été très clair quand il a écrit ce roman parce que franchement quelques fois...

 

Bref, tous ces petits points positifs sont vraiment une bouffée de fraicheur dans Alice au pays des merveilles, car il faut bien l'avouer j'ai eu l'impression de rester spectatrice de ce roman pendant toute ma lecture. Pas une seule fois, je ne suis rentrée dans l'histoire ou ai ressenti le moindre sentiment pour un personnage.

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D'ailleurs parlons en des personnages. Si ils sont divers et variés, je les ai trouvés très superficiels et dans leurs caractères très ressemblants. Certes, Alice atteri au pays des fous mais qu'il n'y ait pas de distinction vraiment entre tous les personnages si ce n'est leur genre, j'ai trouvé cela vraiment pesant. Par ailleurs, le personnage principal, Alice, m'a énormement déplu. Elle m'a semblait apathique et disons le franchement un peu niaise.

 

L'histoire en elle-même m'a peu passionné. Je suivais les aventures d'Alice avec une certaine distante. Tout cet univers absurde m'a peu convaincu ni attiré pour la bonne et simple raison que je ne comprenais pas pourquoi toute cet absurdité dans le roman. Je dois avouer que cela m'a déboussolé et ne m'a pas franchement donné envie de continuer ma lecture. Mais j'ai terminé ce roman et je n'en garde pas un souvenir impérissable.

 

Tout ça pour dire : que j'ai l'impression d'être passée complétement à côté de ce classique et je dois dire que je ne comprends pas pourquoi il y a un tel engouement autour de ce récit. D'une certaine manière, je suis quand même contente d'avoir lu ce roman, car c'est vraiment un livre à lire mais n'ayant pas vraiment compris, je ne ressors pas du tout enchantée de ma lecture.

 

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Où l'acheter: ici

Adaptation : (sélection)

 

- Alice au pays des merveilles de Disney

- Alice au pays des merveilles de Tim Burton

 

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Pour aller plus loin :

 

- Lire Alice aux pays des merveilles en ligne (gratuit)

- La page wikipédia  d'Alice au pays des merveilles

- Site sur Lewis Carroll

 

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère des Classiques

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Publié le 21 Mai 2010

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Le Grand Meaulnes


Auteur: Alain Fournier



Quelques mots sur l'auteur
:
Alain-Fournier, demi-pseudonyme d'Henri-Alban Fournier (3 octobre 1886 - 22 septembre 1914) est un écrivain français, mort à l'âge de 27 ans. Fils d'un instituteur, Alain-fournier passe son enfance dans le Sud du Berry et poursuit ensuite ses études à Paris. Ayant échoué au concours d'entrée à l'Ecole normale, il s'engage dans l'armée où il sera élève officier puis sous-lieutenant. En 1910, il partage son temps entre son travail de rédacteur au Paris-Journal et l'écriture du Grand Meaulnes. Trois ans plus tard, il frôle le prix Goncourt (d'une voix). Il est mobilisé dès le début de la Première Guerre Mondiale et est tué en 1914 sur le front, à Dommartin-La-Montagne.

 

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Genre: Classique

Edition : Alphée

Nombres de pages : 342

Résumé:
François, quinze ans, est le fils de M. et Mme Seurel, instituteurs de Sainte-Agathe, en Sologne. Il fréquente le cours supérieur qui prépare au brevet d'instituteur. Un mois après la rentrée, un nouveau compagnon de dix-sept ans vient habiter chez eux. Il se prénomme Augustin Meaulnes. La personnalité mystérieuse d'Augustin, que les élèves appellent bientôt "le grand Meaulnes", trouble le rythme monotone de l'établissement scolaire et fascine tous les élèves.

Pourquoi j'ai choisi ce livre : J'avais entendu parler de ce roman depuis des années. Et depuis des années, je me disais : "il faut que je lise, il faut que je le lise". L'occasion ne s'étant jamais présentée, j'avais abandonné l'idée de le lire, tout du moins pas avant un certain temps. Cependant quand Livraddict a proposé un partenariat avec les éditions Alphée pour lire ce livre, je me suis précipitée sur l'opportunité et j'ai postulé ! A ma plus grande surprise (il n'y avait qu'un seule exemplaire disponible) j'ai été retenue aussi je tiens à remercier Livraddict et les éditions Alphée ! De plus, je cherchais un classique à lire pour ce mois de mai (pour le défi J'aime les classiques) et bien problème résolu !

   

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Mon avis personnel: Je regrette vraiment d'avoir attendu aussi longtemps pour lire ce roman. Je suis ressortie de cette lecture émue et très agréablement surprise par la plume de l'auteur. Pour autant ce ne fut pas un coup de coeur car certaines petites choses m'ont gêné lors de ma lecture.

 

J'ai donc beaucoup aimé ce roman, même si ce n'est pas son histoire, somme toute relativement banale qui m'a séduite en tout premier lieu. C'est une histoire qui même si elle fait penser au bon vieux romans du terroir (je pense que cela est dû en grande partie aux lieux des évènements) est particulièrement captivante. La première partie présente les personnages et met en place le début de la trame principale de l'histoire. Personnellement j'ai eu l'impression d'être en plein rêve lors de la description de l'aventure de Meaulnes : une sensation de lecture que je n'avais encore jamais expérimenter et qui m'a vraiment destabilisée , la deuxième partie, plus terre à terre, se concentre sur la vie des deux garçons mais maintient quand même une part de suspense. La troisième et dernière partie nous apporte presque toutes les réponses à nos questions. Je dis presque toutes car j'ai regretté l'absence réelle de conclusion à l'histoire. Qu'advient-il de Meaulnes après son retour ? Comment François arrive-t-il à gérer ce retour ? etc.

 

L'histoire est donc captivante et les pages défilent rapidement. Il n'en reste pas moins que comme je l'ai indiqué, j'ai trouvé ce roman particulièrement émouvant. La fin m'a beaucoup ému et c'est avec un petit pincement au coeur et presque des larmes aux yeux que j'ai refermé ce livre. Ce roman est une véritable bouffée de fraicheur, de douceur, de candeur et de naturel !

 

Cependant, si j'ai apprécié les grandes lignes du roman, j'aurais apprécié plus de développement concernant les relations entre les personnages, les différents lieux visités (je pense notamment à la vue qu'à mener Meaulnes à Paris d'où au final on ne sait presque rien). Par ailleurs, j'ai eu du mal à m'attacher aux personnages que je trouvais très distant vis-à-vis du lecteur. La narration à la première personne n'aide sans doute pas. Mais ce qui m'a le plus gêné justement c'est que de ce narrateur on ne sache au final presque rien. Il raconte l'histoire de Meaulnes mais pas la sienne. J'ai eu l'impression qu'il restait en retrait tout le long du roman et cela m'a vraiment gêné.

 

C'est le point épineux du roman : les personnages. Comme pour l'histoire, je les aurais voulu plus développés, plus denses. Finalement on ne sait pratiquement rien d'eux et on a de ce fait beaucoup de mal à s'identifier à eux, à les comprendre et tout simplement à les apprécier. Pour ma part, j'ai fini par presque detester Meaulnes tant ses sempiternelles  états d'âme et dépressions ont fini par me laisser. Je l'ai trouvé particulièrement égoiste et c'est dommage quand on sait qu'il s'agit là du personnage central de l'histoire.

 

Un point enfin sur la plume de l'auteur qui m'a vraiment ravi. Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu un roman si poétique et si frais. L'ensemble se lit vite et on passe un très agréable moment de lecture. Le lexique utilisé est clair, varié mais également recherché. On se croierait vraiment revenu au temps du Grand Meaulnes et je n'ai qu'une seule regret concernant cet auteur, c'est qu'il n'ait pas eu le temps d'écrire d'autres romans.

 

Enfin, je terminerais ce billet en vous parlant de l'édition de ce livre : Alphée. Sur la couverture est inscrit : "Les classiques grand format" et effectivement la taille et la police d'écriture sont très grosses et lisible et il est certain que cela donne un confort de lecture supplémentaire que j'ai vraiment apprécié. De plus, le petit prix de ce "gros livre" est vraiment abordable (7 euros) et je trouve que c'est vraiment une très bonne initiative de la part de cette maison d'édition. Petit bémol cependant : la couverture, que malheureusement je ne trouve pas du tout attractive. Mais c'est bien là le seule défaut que je puisse trouver à cette édition.

 

Tout ça pour dire : que ce roman fut une très belle découverte. J'ai admiré la plume de Fournier et l'histoire m'a vraiment captivé même si j'ai déploré un manque de développement et de l'histoire et des personnages. Il n'en reste pas moins que j'ai passé un très bon moment en compagnie de Le Grand Meaulnes. Merci encore à Livraddict et aux éditions Alphée.

 

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Où l'acheter: ici

Adaptation(s) :


- Le Grand Meaulnes de Jean-Gabriel Albicocco, (1967)

- Le Grand Meaulnes de Jean-Daniel Verhaeghe, (2006)

 

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Pour aller plus loin :

 

- Un site sur Le Grand Meaulnes

- Le site Livraddict

- Le site des éditions Alphée

 

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère des Classiques

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Publié le 1 Mai 2010

Jane Eyre de Charlotte Brontë

Jane Eyre est pauvre, orpheline, pas très jolie. Pourtant grâce à sa seule force de caractère, et sans faillir à ses principes, elle parviendra à faire sa place dans la socièté rigide de l'Angleterre victorienne et à trouver l'amour. Jane Eyre est orpheline. Jusqu'à l'âge de dix ans elle vit chez sa tante : Mrs Reed, femme rigide et insensible qui ne fera preuve que de mépris et de méchanceté à l'égard de l'enfant. Jane est finalement envoyée dans un pensionnat pour orphelins Lowood. Jane y restera pendant six ans en tant qu'élève puis deux ans comme enseignante. Quand les gens qu’elle aimait quittent l'école Jane décide de partir aussi. Elle trouve une place comme gouvernante d’une jeune fille française au domaine de Thornfield Hall et c'est ici qu'elle rencontrera Mr Rochester.

Pour tout dire, j'avais lu un version abrégée de ce roman quand j'étais beaucoup plus jeune, et je me souviens avoir adoré. Pour autant, je n'avais jamais lu le roman dans son intégralité et je trouvais ça réellement dommage. Par ailleurs, j'ai choisi de lire ce roman pour plusieurs challenges : English Classics, J'aime les classiques, CLFE et le challenge ABC 2010

Je connaissais déjà l'histoire de Jane Eyre, d'une part, comme je l'ai déjà indiqué car j'avais  déjà lu une version abrégée de ce roman, et d'autre part car j'en ai vu beaucoup d'adaptations cinématographiques.  Cependant connaitre déjà l'histoire ne m'a pas dérangé plus que ça. Au contraire, j'attendais avec impatience les passages palpitants et cette lecture m'a totalement captivée.

Racontée à la première personne du singulier, l'histoire de Jane Eyre débute alors qu'elle n'est qu'une enfant. J'avais lu sur plusieurs blogs que ces passages chez Mrs Reed étaient ceux que la plupart des lecteurs n'avait pas tellement aimé. Eh bien en ce qui me concerne, ce fut le contraire. Dès le début je fus complétement happée dans l'histoire de la petite Jane, et c'est avec grand plaisir que j'ai suivi son parcours : de la maison de Mrs Reed au pensionnat Lowood. Ce laps de temps qu'elle a passé dans ce pensionnat m'a particulièrement plu (non je ne suis pas sadique je vous rassure !) : j'avais l'impression qu'à travers ses mots, Charlotte Brontë nous faisait entrer dans cette atmosphère pesante, étouffante et maladive qui entoure Lowood. Déjà j'étais conquise par la plume de cette auteur.

L'histoire se poursuit et Jane est engagée en tant qu'institutrice à Thornfield-Hall et y fait la connaissance de Mr Rochester. Nous entrons donc dans le vif de l'histoire et quelle histoire ! Une histoire passionnelle, une histoire mystérieuse et dangereuse, une histoire compliquée. Bref, une histoire comme je les aime. Car j'aime les histoires complexes dans leur trame mais également dans leur fond et ce roman correspond parfaitement à ce critère. Jane Eyre soulève énormement de questions concernant (entre autres) le féminisme, la religion, le rang social, la famille, etc. La romance m'a touché également, bien que ce ne soit pas l'aspect du roman que j'ai préféré lire. Cependant on s'attache à ce couple si différent et pourtant si semblable et on ne peut qu'espérer un "happy-end" pour ceux deux personnages qui le méritent amplement !

Si le personnage de Jane enfant avait tendance à m'agacer, celui de la Jane adulte m'a conquis. Nous avons là affaire à une femme forte, intelligente, et qui revendique haut et fort son droit à exister en tant qu'individu. Cet aspect socio/féministe du roman m'a particulièrement plu, dans la mesure il est assez rare de rencontrer de telles héroînes dans la littérature, même dans la littérature contemporaine (mais ceci n'est que mon avis, d'aucuns ne seront certainement pas d'accord). Mais si les passages à Thornfield m'ont particulièrem captivé , ce n'est pas à cause de Jane, mais bien à cause de (et si vous avez lu ce roman vous vous en doutez sûrement) Mr Rochester. J'ai eu, je dois l'avouer, un véritable coup de coeur pour ce personnage. Tout dans sa personnalité complexe m'a séduite : son côté torturé m'a fait énormement pensé à Heathcliff des Hauts du Hurle-Vent, un de mes livres fétiches, et j'ai vraiment apprécié sa franchise, son ironie, et son intelligence. Mr Rochester est un personnage sombre, pour autant, on sent qu'il apporte une certaine lumière, une certaine chaleur dans la vie de Jane et dans l'histoire en général. C'est un personnage tout en paradoxe et je l'ai adoré !

Les autres personnages ne sont pas en reste, bien que peu nombreux. Je me suis attachée à la petite Adèle et aux deux soeurs de Saint John, j'ai eu pitié de Mrs Reed et enfin j'ai trouvé le personnage de Saint-John tout à fait fascinant. Son caractère fort et inflexible m'a laissé perplexe, mais c'est surtout sa relation avec Jane qui m'a étonné. Il est intéressant de noter les différences entre ce personnage et celui de Mr. Rochester. Saint-John, moralement irréprochable, est pourtant bien moins attachant que l'est Rochester. Ainsi grâce à tous ces personnages, nous pouvons observer une véritable palette de sentiments et de personnalité diverses. J'ai particulièrement aimé les trios formés par ces personnages : Jane, Mr Rochester, et sa folle de femme/Jane, Mr Rochester et Saint John/Jane, Adèle, Mr Rochester, etc. Tout le long du roman, j'ai eu l'impression d'assister à une danse entre ses personnages, danse tantôt passionnée ou maternelle, tantôt désespérée ou mortelle. Vous l'aurez donc compris, outre une histoire vraiment passionnante, je fus aussi conquise par les personnages crées par Charlotte Brontë.

Enfin (et j'arrêterai là ma critique étant donné que je viens de me rendre compte que j'avais encore écris un véritable roman), j'aimerai juste parler de la plume de Charlotte Brontë. Un vrai coup de coeur ! L'écriture de  Charlotte Brontë (à l'image de celle de sa soeur Emily, j'ai retrouvé énormement de similitudes entre ces deux styles) est paradoxale car sombre, dense et complexe mais aussi relativement facile à lire ainsi que très légère parfois (je pense notamment au passage avec la petite Adèle). Un vocabulaire riche et varié offre des descriptions vraiment très belles mais à mon gout un peu trop longues et abondantes. Les dialogues sont savoureux et on suit avec plaisir le chemin que Brontë veut nous faire emprunter. 

Tout ça pour dire : que ce roman m'a enchanté : une histoire riche en rebondissements et en personnages fort intéressants, des débats de fond soulevés, et une plume enchanteresse ! Bref que du bonheur ou presque...Ce livre m'a énormement plu, pour autant ce ne fut pas un coup de coeur et ceci pour deux raisons : la première la trop grande profusion de descriptions (ce n'est qu'une question de gout, je préfère un peu moins de descriptions et un peu plus de dialogues) et la seconde : j'aurais aimé un developpement plus important de Mrs Rochester. Son personnage était très intéressant bien que peu ou pas assez exploité à mon gout. Cependant Jane Eyre est un ouvrage que je recommande vivement ! A lire et à relire !

Jane Eyre de Charlotte Brontë

Jane Eyre de Charlotte Brontë
Classique - Editions Le Livre de poche - 539 pages
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Rédigé par Evy

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Publié le 15 Mars 2010

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Le fantôme de l'opéra


Auteur
: Gaston Leroux



Quelques mots sur l'auteur : Gaston Louis Alfred Leroux, né à Paris le 6 mai 1868 et mort à Nice le 15 avril 1927 à Nice , est un romancier français, connu surtout pour ses romans policiers empreints de fantastique.

Autre(s) roman(s) de cet auteur : La Double Vie de Théophraste Longuet, L'agonie de la Russie Blanche, La Maison des juges, Le Mystère de la chambre jaune, Le Parfum de la dame en noir, L'Homme qui a vu le diable, Le Roi Mystère, Le Fauteuil hanté, Un homme dans la nuit, La Reine du Sabbat, Balaoo, L'Épouse du soleil, Rouletabille chez le Tsar, Premières Aventures De Chéri-bibi, Rouletabille à la guerre: Le Château noir, Rouletabille à la guerre: Les Étranges noces de Rouletabille, Confitou, La Colonne Infernale, L'Homme qui revient de loin, Rouletabille chez Krupp, Le Capitaine Hyx, La Bataille invisible, Nouvelles aventures de Chéri-Bibi, Le Cœur cambriolé, Tue-la-mort, Le Sept de trèfle, Le Crime de Rouletabille, Rouletabille chez les bohémiens, la Poupée sanglante, La Machine à assassiner, Les Ténébreuses, La Farouche aventure, Le Fils de trois pères (Hardi-gras), L'Auberge épouvantable, Le Coup d'État de Chéri-bibi, La Mansarde en or, Les Mohicans de Babel, Mister Flow, Les Chasseurs de danses, Histoires Épouvantables, Ton Maître, Pouloulou 

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Genre Policier, Classique, Fantastique

Edition : Le livre de poche

Nombres de pages : 342


Résumé: Publié en 1900, Le Fantôme de l'Opéra de Gaston Leroux, est devenu un classique du roman à rebondissements. Un suspense constant, une intrigue machiavélique, des situations ambiguës et beaucoup d'humour : on se lance sans retenue à la poursuite de ce fantôme "à travers les corridors et les escaliers mal éclairés" de l'Opéra Garnier ! Créature d'autant plus étrange qu'on lui attribue des phénomènes qui coïncident avec le plus fantastique, le plus mystérieux des drames...

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Pourquoi j'ai choisi ce livre : d'une part car j'aime les classiques et j'essaye d'en lire un voire plus par mois et ce mois-ci c'est tombé sur celui ci que j'avais acheté dans une librairie d'occasion, et d'autre part car cela fait des années que j'entends parler de ce roman et que le résumé me donnait vraiment envie (de plus j'adore l'opéra donc je pensais que ce livre me ravirait) !

Mon avis personnel:  A vrai dire, je ne sais que dire concernant ce roman...Je suis assez perplexe.

Tout d'abord, après la lecture de l'à propos et des premières pages, j'ai cru que j'allais abandonner la lecture de ce roman. Je n'ai pas du tout mais alors pas du tout accroché au style de l'auteur que j'ai trouvé assez difficile à lire. C'est probablement dû à la profusion de propositions juxtaposées et d'adjectifs épithètes qui rendent la lecture laborieuse et pour ma part j'ai dû relire plusieurs fois quelques passages parce que je les trouvais beaucoup trop confus à mon goût.

Donc là je me suis dis : "aie, aie, aie, cette lecture ne s'annonce pas terrible". Et j'ai eu raison. J'ai terminé ce roman mais avec grand mal. Concernant le style comme je l'ai déjà dis, je n'ai pas aimé, et cela m'a presque fait lâcher ce livre. Pourtant, au bout d'un moment, on s'habitue à la plume de Leroux et la lecture n'en devient que plus fluide.

Mais si je n'ai pas été captivé par l'écriture, l'histoire n'ont plus ne m'a pas passionné. Le début est intriguant et l'histoire policière est bien menée, mais j'ai trouvé le final décevant. On n'a pas la réponse à toutes nos questions et j'ai trouvé les explications des différents mystères peu convaincantes.

En ce qui concerne les personnages, là encore déception, je ne me suis pas attachée du tout à eux. Le narrateur déjà m'a dérangé, je n'aime pas avoir un narrateur dont on ignore tout. Le fantôme m'a parût trop paradoxale : très sérieux quand il parle aux autres personnages, et presque enfantin quand il écrit ses réclamations aux directeurs de l'opéra. De plus, le pourquoi de son comportement arrive trop tard dans l'histoire et je n'ai malheureusement pas pu ressentir autre chose que de l'agacement ou de l'antipathie à son égard. C'est un peu pareil pour le Persan, personnage qui aurait pu avoir une autre densité si il avait été mieux exploité. Les deux autres personnages principaux : Christine et Raoul m'ont agaaaaaaaaaaaaaacé. Je les ai trouvé apathiques, ennuyeux et geignards ! Je n'avais qu'une envie : leur mettre une baffe chacun pour les réveiller. Les autres personnages ne sont pas assez développés. On peut même dire qu'ils font partis du décor.

Parlons en d'ailleurs du décor : je suis une grand amatrice de théatre, ballet et opéra et j'attendais beaucoup des descriptions des lieux et là encore j'ai été deçue. Le style de Leroux ne m'ayant pas plu, j'ai trouvé ses descriptions longues et la plupart du temps inutiles. Seul le sous-sol de l'opéra est vraiment bien décrit mais malheureusement j'ai trouvé ça beaucoup trop long.

En bref, rien dans ce roman ne m'a convaincu et c'est dommage car l'histoire de départ était vraiment bien trouvée et plutôt originale.

Tout ça pour dire : que ce roman ne m'a malheureusement pas plu. J'en attendais certainement trop mais en tout cas l'histoire a éveillé ma curiosité et j'aimerai beaucoup voir une ou deux adaptations de ce roman : le style de l'auteur est ce qui m'a le plus gêné donc je pense que dans un film cela passera beaucoup mieux.


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Où l'acheter: ici

Adaptation(s) :


- Le Fantôme de l'Opéra de Rupert Julian.

- Le Fantôme de l'Opéra d'Arthur Lubin.

- Le Fantôme de l'Opéra de Terence Fisher.

- Le Fantôme de l'Opéra de Robert Markowitz.

- Le Fantôme de l'Opéra de Dwight H. Little.

- Le Fantôme de l'Opéra de Tony Richardson.

- Le Fantôme de l'Opéra de Dario Argento.

- Le Fantôme de l'Opéra de Joel Schumacher et Andrew Lloyd Webber.

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Pour aller plus loin :

- Un site consacré à Gaston Leroux

- La page wikipédia du Fantôme de l'opéra


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Rédigé par Evy

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