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Publié le 19 Novembre 2016

 Kolderick. Tome 1. La fille du Dashi de Christy Saubesty

En Australie, une unité de combattants vampires vit en plein désert, sur le domaine de Kolderick. Leur lutte ancestrale contre un groupement de fanatiques les a conduits à allier leurs forces avec d’autres créatures surnaturelles. Leur but : protéger l’humanité et sauver leur espèce.
Arrachée aux siens avant même sa naissance, Tayla, issue d’un métissage rare, est programmée pour anéantir les vampires jusqu’au dernier, mais ses origines la rattrapent.
Leur première confrontation va bouleverser toutes ses convictions remettant en cause le rôle qu’elle doit réellement jouer dans cette guerre.

En cherchant une nouvelle lecture, je suis tombée sur ce livre dans ma PAL et je me suis dit qu’après avoir lu pléthore de romances ces dernières semaines, au point que cela commençait à me lasser, lire de la fantasy me ferait le plus grand bien. Quand, en plus, l’auteure est francophone, c’est encore mieux. Bref, j’ai sorti cet ouvrage de ma PAL et je l’ai commencé et terminé en un peu temps éclair. Pour tout avouer, même si je l’ai dévoré, je suis bien en peine aujourd’hui de dire si j’ai aimé ou non. Je serais également bien embêtée de devoir faire un résumé du roman car je ne saurais même pas par quel bout le prendre.

En effet, ce qui m’aura le plus gêné dans cette lecture, c’est son aspect fouillis. Il se passe beaucoup de choses mais les personnages, assez nombreux, ainsi que le monde crée, pas assez développé à mon goût, font que je m’y suis souvent perdue. Le roman est relativement court et très rythmé et de ce fait la lecture s'effectue de façon fluide et agréable mais j’ai regretté ce trop-plein d’informations déversées sur le lecteur sans réelles explications derrière.

Je m’explique : j’ai mis beaucoup de temps à me situer dans l’univers de l’auteure. On ne peut contester la richesse, ça c’est certain. Christy Saubesty a su créer un monde avec sa propre histoire et mythologie et l’on ne peut que l’en féliciter. Le souci, c’est que cet univers n’est pas présenté dans sa globalité. On ne distribue aux lecteurs que des brides d’informations disséminées ça et là et de fait, on peine à rester à flots en ce qui concerne les détails du monde dans lequel évoluent les personnages.

Le même problème se pose concernant les personnages justement. Très nombreux, j’ai souvent dû revenir en arrière dans le récit pour savoir qui était qui car là encore trop de confusions dû à un manque de détails. J’ai vraiment regretté que l’auteure ne prenne pas e temps de bien décrire et caractériser ses personnages. De fait, je n’ai pas réussi ni à m’identifier ni à éprouver de l’empathie ou quelconque autre sentiment envers eux. De même, j’ai regretté l’absence d’un vrai personnage principal. Certes, ce n’est pas une prérogative pour un auteur que de choisir cette voie, mais en tant que lectrice, je trouve ça plus simple en termes de visibilité. Ici, on passe du coq à l’âne et c’est encore une fois – parfois – difficile de s’y retrouver.

Concernant le récit en lui-même, j’ai été plutôt séduite. Christy Saubesty nous offre une trame travaillée, bien développée, avec beaucoup d’action. Ça dépote et c’est vrai que l’on arrive vite à la dernière page sas s’en rendre compte. J’ai aimé le fait que l’auteure ne tombe pas dans la facilité et n’hésite pas à maltraiter ses personnages. Elle a également réussi à dépeindre le côté romance de certains fil rouge du récit avec beaucoup d’intelligence, de délicatesse et sans tomber dans la niaiserie, ce qui est plus qu’appréciable. Un seul point m’a cependant fait tiquer : la fin. Trop abrupt, j’ai trouvé qu’elle ne se prêtait pas vraiment à une fin de tome mais plus à une fin de chapitre.

Enfin, quelques notes sur la plume de l’auteure. Là encore une agréable découverte. Le roman est court, les chapitres aussi, ce qui apporte beaucoup de rythme à l’ensemble. Un style très graphique, presque scénaristique mais avec quelques jolies tournures de phrases. Somme tomme une bonne surprise.

En bref, une lecture plaisante mais j'ai encore du mal à dire si je suis séduite ou non. Quelques lacunes dans l'histoire et la caractérisation des personnages m'ont souvent fait décrocher. Néanmoins la plume de l'auteure et son univers me donne envie de lire la suite !

 Kolderick. Tome 1. La fille du Dashi de Christy Saubesty

Kolderick. Tome 1. La fille du Dashi de Christy Saubesty
Fantasy - Editions Rebelle - 267 pages
Où l'acheter : Kolderick. Tome 1. La fille du Dashi

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère des fantastiques, #Christy Saubesty

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Publié le 3 Juillet 2013

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Il existe une ville dans le Maine où tous les personnages de contes de notre enfance sont piégés entre deux mondes, sous l'emprise de la terrible malédiction de la Méchante Reine. Pour Henry, dix ans, seule Emma, sa mère biologique qu'il n'a jamais connue, peut les délivrer.

Lorsque le garçon la retrouve et lui annonce qu'elle est la fille de Blanche-Neige et du Prince Charmant, Emma pense qu'il s'invente des histoires. Inquiète, elle décide de le ramener chez lui, à Storybrooke, où elle fait la rencontre de Regina, l'inquiétante mère adoptive de Henry. Dans cette ville à l'atmosphère irréelle, Emma devra accepter son destin, car face à l'amour véritable, même les pires maléfices sont impuissants.

Once upon a time, c'est ma série coup de coeur de ces dernières années. Moi, qui suis une grande fan des fairy tales depuis toute petite, j'étais plus que ravie de découvrir que mes contes préférés allaient être adaptés sur petit écran. Et j'ai tout de suite accroché à ce mélange de fantastique et de réalité. Aussi, quand j'ai appris que la série allait être adaptée en roman, j'étais extatique. De fait, je suis ravie d'avoir eu la chance de pouvoir découvrir cette novélisation.

Blanche-Neige a enfin droit à son happy ending, avec son Prince Charmant et tous ses amis réunis. Oui, mais la méchante reine, Régina, furieuse d'avoir été déboutée, ne compte pas en rester là et lance une terrible malédiction sur tous les habitants du pays enchanté. Ils devront vivre dans un monde où le bonheur leur est inaccessible et où ils ne se souviennent absolument pas de leurs vies passées. Une personne, néanmoins, est capable de les sauver : Emma. Reste encore à la convaincre que les personnages de contes de fées existent réellement et qu'ils sont tous à StoryBrooke.

Pour tout avouer, je ressors de ma lecture très déçue, car si je m'attendais à ce que ce roman soit très similaire et moins fourni en détails que la série, je ne m'attendais pas à ce que l'auteure prenne autant de raccourcis concernant la trame générale. De fait, je ne suis même pas certaine qu'un lecteur lambda, qui n'aurait pas vu la série auparavant, serait capable de tout comprendre ou même tout simplement d'apprécier l'histoire.

Donc oui déçue, car le livre est vraiment court (à peine trois cents cinquante pages) et je pense qu'au minimum deux cents pages de plus aurait permis de véritablement approfondir le récit, qui reste très superficiel, et d'y intégrer un peu plus de magie, de fantasy. En effet, le plus gros défaut de ce roman, outre le manque de développement, c'est l'atmosphère féerique et fantastique de la série que je n'ai pas du tout, mais alors pas du tout retrouvé lors de me lecture. Dommage quand on sait que l'histoire parle de contes de fées...

Autre point qui m'a gêné, les personnages sont survolés et leur différentes relations ne sont pas du tout expliquées ou mises en avant (comme par exemple l'histoire de famille entre Rumple et son fils, qui est presque complétement passée à la trappe) et de fait, on a beaucoup de mal à s'identifier à eux. D'ailleurs, je pense que l'auteure va avoir du mal à continuer son récit dans les tomes prochains, car beaucoup d'intrigues annexes dont on va avoir besoin dans la saison deux, ne sont pas du tout mentionnées dans ce premier tome.

Quelques notes enfin sur la plume de Odette Beane, plume agréable et fluide s'il en est, mais je n'en garderais pas un souvenir impérissable. L'auteure a voulu garder le même schéma narratif que dans la série, à savoir une intrigue dans le présent et des flash-backs dans le passé, ce que j'ai trouvé appréciable, mais là encore le manque de développement plombe un peu l'ensemble.

Once upon a time, Tome 1. Renaissance fut donc une déception tant au niveau du récit que des personnages. Il ne faut donc pas s'attende à avoir un complément d'informations sur la série avec cet ouvrage, mais le lire comme un roman rapide et divertissant, si on n'a pas vu la série télé originelle.

 

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Once upon a time. Tome 1 : Renaissance d'Odette Beane
Titre VO : A Once upon a time tale, book 1 : Reawakened
Fantastique - Editions Michel Lafon - 343 pages
Où l'acheter : Once upon a time : Renaissance

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère des fantastiques

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Publié le 13 Mars 2013

Le hobbit

Bilbo, comme tous les hobbits, est un petit être paisible qui n'aime pas être dérangé quand il est à table. Mais un jour, sa tranquillité est troublée par la venue d'un magicien nommé Gandalf, et de treize nains barbus qui n'ont qu'une idée en tête : récupérer le trésor de leurs ancêtres, volé par Smaug le dragon sur la Montagne Solitaire. Suite à un malentendu, Bilbo se retrouve malgré lui entraîné dans cette périlleuse expédition.

Quand j'ai été sélectionnée pour lire ce roman dans le cadre de l'opération Masse Critique de Babélio, j'étais ravie car adorant l'univers de Tolkien et ayant beaucoup aimé le film adapté de Peter Jackson, sorti il y a quelques mois, j'avais envie de découvrir ce célèbre roman de fantasy. Néanmoins, j'avais un peu peur de le commencer, n'ayant jamais réussi à aller au bout du Seigneur des anneaux (trop de descriptions ont tué mon intérêt pour les romans). Et c'est avec une grande surprise que j'ai découvert que je n'allais pas lire ce livre mais plutôt l'écouter (oui quand j'ai coché ce titre, je n'avais pas regardé l'édition et j'ai donc reçu un livre audio) et finalement ce fut une très belle surprise car j'ai adoré cette écoute ! Mais je vais y revenir.

Bilbo est un hobbit qui mène une vie bien tranquille. Comme tous les hobbits vivants dans la Comté, il n'apprécie guère l'aventure et se plaît très bien dans son trou qui lui sert de maison. Aussi quand le magicien Gandalf s'invite chez lui avec toute une bande de nains, le hobbit n'est guère enthousiaste à l'idée de partir avec eux. Pourtant, le sort s'en mêle et bientôt, il se retrouve embarqué dans une fabuleuse aventure !

Comme je l'ai déjà indiqué, j'étais ravie de pouvoir découvrir cette histoire et je dois dire que la première partie du roman m'a beaucoup plu. Les aventures de cette petite bande de joyeux lurons me divertissaient beaucoup et j'ai apprécié faire la connaissance des différents personnages. Malheureusement très vite, j'ai commencé à m'ennuyer. Si le récit ne souffre d'aucun temps mort, j'ai trouvé les différentes actions et enchaînements de situations trop similaires et finalement arrivée à mi-parcours de mon écoute, j'éprouvais déjà un sentiment de lassitude qui ne devait plus me quitter avant la fin.

Alors certes, l'histoire est plaisante, le décor très bien décrit mais malheureusement la magie n'a pas opéré sur moi. Cela est sûrement dû aux personnages pour lesquels j'ai eu du mal à éprouver quoi que ce soit. Les nains sont malheureusement trop nombreux et semblables pour véritablement s'attacher à eux (Thorin est certes mis en avant mais ça n'a pas suffit à me captiver) et Bilbo m'est devenu presque antipathique au fur et à mesure de ma lecture (heureusement que son comportement s'améliore un peu à la fin, car j'ai trouvé son côté un peu hautain et égocentrique pesant à la fin).

Quelques notes sur la plume de Tolkien que j'ai trouvé quand même beaucoup plus digeste que pendant ma lecture du Seigneur des anneaux. Certes, certains chapitres sont quand même relativement longs et un peu trop riches en descriptions mais j'ai beaucoup aimé les dialogues vivants qui apportent beaucoup de rythme à l'ensemble. Un gros point noir cependant dans cette lecture fut la nouvelle traduction du roman. Alors je comprends que le traducteur ait voulu dépoussiérer le texte mais de là à changer complètement quasiment tous les noms propres du roman, fallait pas pousser non plus. Pour moi, par exemple, le nom de Bilbo Sacquet est plus que rentré dans les moeurs, pourquoi le remplacer par "Bilbo Besac" ? Non franchement, cette traduction n'est vraiment pas une réussite et a vraiment gêné mon écoute !

Dommage car j'ai littéralement adoré l'aspect "audio" de ce livre, d'une part, car je pense que Le Hobbit a plus une dimension orale qu'écrite (comme pour les contes) et d'autre part, car Dominique Pinon est un conteur absolument exceptionnel. J'ai écouté beaucoup de livres audio et c'est vraiment le meilleur lecteur que j'ai pu écouter. Je vous recommande chaudement de mettre la main sur ce livre audio et je vous garantis que vous ressortirez tout aussi enchanté que moi !

Le Hobbit fut une écoute plaisante. J'ai eu un coup de coeur pour le talent de Dominique Pinon qui nous conte cette histoire. Je fus un peu moins séduite par le récit de Bilbo mais j'en garderai néanmoins un bon souvenir.

 

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Le Hobbit de J.R.R Tolkien, lu par Dominique Plon
Titre VO : The Hobbit
Fantasy - Editions Audiolib - 614 min
Où l'acheter : Le Hobbit, Livre audio

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Rédigé par Evy

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Publié le 10 Février 2013

Orianor Tome 1

Rihel, la Cité aux sept murailles, agonise dans les flammes : quarante années de siège, pour une poignée de cendre... Depuis des millénaires, les humains sont en guerre contre les forces de So'Ghol, la Montagne Noire. Après la chute de Rihel, un seul Trône reste encore aux mains des humains : celui de la Citadelle de Céless, cœur du royaume de l'Endriel. Beaucoup disent que la situation est sans espoir, et pourtant plusieurs se tiennent encore debout, déterminés à poursuivre l'œuvre de résistance. Ensemble, ils continuent d'écrire une épopée traversant les âges. Les voici qui s'avancent : Kahel, chevalier de l'ordre des Ivataris, mages ayant pour arme la lumière. Blanc, un enfant qui a désormais un empire contre lui. Jad, Iridia et Raygone, jeunes héros répondant à l'appel de l'Endriel, l'ultime rempart du monde libre, sur le point de tomber entre les griffes de l'envahisseur. Et Uriss, ancien roi amené en esclavage au cœur de la Montagne Noire pour y rencontrer un sort tragique : être enchaîné à son pire ennemi, par une chaîne lui faisant subir les souffrances qu'il inflige à l'autre...

Quand l'auteur de cette saga fantasy m'a proposé de lire ses romans, je dois avouer que j'ai tout de suite sauté sur l'occasion. Pourquoi ? D'une part, car la fantasy est un genre que je lis peu mais que j'apprécie beaucoup et d'autre part, le formet court des deux premiers tomes m'avait interpellé. De fait, je ressors plutôt conquise par cette découverte et j'ai hâte de lire la suite.
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Le résumé de la quatrième de couverture étant très bien écrit, je ne vais pas vous faire de petit résumé personnel et vais passer directement à mes impressions de lecture.
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Comme je l'ai indiqué, le récit est court - à peine 120 pages - mais, si ce point a pu gêner certains lecteurs, moi, j'ai trouvé qu'au contraire cela apportait beaucoup de rythme et de vivacité au récit. J'ai aimé le côté concis du texte; l'auteur va droit au but et pose rapidement les bases de son univers. Parlons justement de ce monde d'Orianor, personnellement, il m'a plu. Noir, terne, violent, il s'en dégage une atmosphère très pesante et particulière que j'ai beaucoup apprécié.
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Au niveau de l'histoire, à nouveau, ce fut une bonne surprise. Le côté épopée est bien mis en avant. Le très bon point de ce récit reste pourmoi le changement de voix narrative à chaque chapitre, ce qui permet de découvrir rapidement les différents personnages.
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Concernant les personnages, la rapidité du récit ne m'a pas permis de véritablement m'attacher à eux, néanmoins, tous sont très bien caractérisés. Chaque personnage possède une personnalité et histoire propre et on a vraiment envie de découvrir ce qu'il va advenir d'eux dans leurs prochaines aventures. Celui qui m'aura peut-être le plus touché est le roi Uriss, dont le courage et le chagrin m'ont véritablement ému.
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Enfin, quelques notes, sur la plume de l'auteur, que j'ai aimé découvrir. Poétique, claire, concise, agréable à lire, elle nous fait passer un très bon moment de lecture. La seule petite chose qui m'a fait tiquer, ce fut la façon qu'à l'auteur de dire souvent ce que les personnages pensent ou éprouvent, ce que je trouve un peu regrettable : j'aime bien un peu plus de subtilités dans le texte.
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Ce premier tome de la saga Orianor est une parfaite mise en bouche d'une série fantasy qui vaut le détour. Epique, bien rythmée, il tient le lecteur le haleine de la première à la dernière ligne. Une bonne découverte, qui donne envie de se jeter rapidement sur la suite !
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Orianor. Tome 1. La cité aux sept murailles de Jean Avril
Fantasy - Editions Cima - 116 pages

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Rédigé par Evy

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Publié le 22 Janvier 2013

Terra wilder

 

Souhaitant oublier l'accident de voiture où il a perdu sa femme et où il a lui-même failli laisser sa vie, Terra s'installe dans une petite ville de la Colombie-Britannique afin d'y enseigner la philosophie. Concïdences? Fatalité? Dès son arrivée, d'étranges phénomènes et d'extraordinaires changements s'opèrent en lui.

Au moment où Terra parvient enfin à s'adapter à sa nouvelle vie, son passé ressurgit comme un cauchemar, l'obligeant à replonger dans le projet secret sur lequel il travaillait aux États-Unis avant l'accident. Saura-t-il faire face aux Chevaliers Noirs et à leurs sombres desseins?

Quand j'ai eu la chance de découvrir un nouvel ouvrage de cette célèbre romancière québécoise, j'ai sauté sur l'occasion et j'ai tout de suite entamée cette nouvelle saga, la toute première qu'a écrit Anne Robillard.

Terra Wilder est un ancien physicien travaillant pour la NASA. Après un terrible accident de voiture, au cours duquel il perd son épouse et ses jambes, il décide de quitter son emploi et de partir enseigner la philosophie dans une petite ville du Canada. Mais dès son arrivée, d'étranges phénomènes se produisent.

Bon, je vais être honnête avec vous, terminer ce roman portait plus du miracle qu'autre chose. En effet, dès les premières lignes, j'ai senti que je n'accrocherais pas, mais j'étais loin de m'imaginer que j'aurais autant de mal à aller au bout. Alors qu'est-ce qui m'a le plus déranger dans cette lecture ? Malheureusement, je dirais que ce fut un peu de tout. Non seulement, le récit ne m'a pas passionné mais je dirais même plus, plus j'avançais dans ma lecture, plus je m'ennuyais, plus je soufflais et moins j'avais envie de continuer. Je dirais que le gros défaut de l'histoire, c'est que l'auteure a voulu mettre trop de choses dans son récit : envoyés de Dieu, réincarnation, chevalier de la table ronde...tout ça mélangé, ça donne un résultat fouillis et brouillon. Ce qui m'a également gêné, c'est le manque de crédibilité du récit, sa rapidité (en trois jours, les personnages principaux, qui se sont vu deux fois, tombent amoureux pour la vie ? Mouais...Les terreurs du lycée deviennent des ados bien sages et réceptifs aux idées du prof après un cours ? non, ça marche pas non plus), et sa facilité. Alors certes, il se passe plein d'événements dans l'histoire, mais tout est résolu trop vite et trop facilement pour que le lecteur puisse y trouver un quelconque intérêt.

Malheureusement les personnages n'auront pas su me passionner davantage. Terra Wilder et les autres personnages ont même eu le don de m'agacer prodigieusement (la théorie de l'étiquette, franchement, je n'en pouvais plus à la fin !). Trop gentils, pas assez crédible ou travaillés, manquant cruellement de profondeur, je n'ai pas su m'attacher à eux et leurs sorts respectifs ne m'a fait ni chaud, ni froid.

Quelques mots enfin sur la plume d'Anne Robillard. On sent vraiment qu'il s'agit là d'un de ses premiers écrits. La plume est hésitante, maladroite et pas franchement agréable à lire. Honnêtement les cent cinquante premières pages m'ont donné l'impression de tourner en rond. L'ensemble est trop brouillon et confus pour que la lectrice que j'étais prenne vraiment du plaisir à la la lecture.

Qui est Terra Wilder ? fut une grande déception. Je n'ai apprécié ni l'histoire, ni les personnages ni la plume de l'auteure. Néanmoins, je pense que ce roman peut plaire aux jeunes amateurs de romans fantastiques ou de science-fiction. A lire si on aime vraiment beaucoup Anne Robillard.

 

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Terra Wilder. Tome 1. Qui est Terra Wilder ? d'Anne Robillard
Fantastique, Science-fiction - Editions Michel Lafon - 480 pages

Où l'acheter : Qui est Terra Wilder ?

D'autres romans de cette auteure chroniqués sur le blog :
Les chevalier d'Emeraude. Tome 1. Le feu dans le ciel
Les ailes d'Alexanne. Tome 1. 4h44
Les ailes d'Alexanne. Tome 2. Mikal

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Rédigé par Evy

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Publié le 26 Septembre 2012

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D'après une légende qui remonte à des temps immémoriaux, régnera sur la Terre des Anciens celui ou celle qui parviendra à retrouver les trônes mythiques de Darius le Sage et de son ennemi juré, le sorcier Ulphydius. Depuis plus de sept siècles, les aspirants au pouvoir sont nombreux et s'affrontent sans relâche. Toutefois, seule une Fille de Lune de la lignée maudite pourrait redresser les torts causés par ses aïeules, responsables de ces luttes sans merci que se livrent des peuples autrefois pacifiques. Mais les descendantes de cette lignée sont toutes disparues. Du moins, semble-t-il...

À vingt-cinq ans, la vie de Naïla bascule. Sous le choc de son double deuil, elle accepte d'aider sa tante à rénover la maison familiale. Voilà donc la jeune femme de retour dans ce petit village en bordure du fleuve St-Laurent, où les innombrables souvenirs de vacances devraient lui apporter du réconfort.
Mais une trouvaille faite dans le grenier de la maison ancestrale empêchera Naïla d'y trouver la quiétude tant espérée. Les découvertes troublantes se succèdent, remettant en questions non seulement ses origines, mais aussi ses croyances et ses convictions...

Je me suis fait lâchement influencée par mes viewers de ma chaine youtube, qui m’ont assuré que la saga Filles de lune d’Elizabeth Tremblay était absolument géniale et que je devais me dépêcher de la lire. Comme je ne suis pas contrariante (hum hum, ma moitié vous dirait sûrement le contraire), et que j’aime découvrir de nouvelles histoires de fantasy et que en plus la série commence à être publiée en format poche, je me suis décidée à acheter les deux premiers tomes et je me suis jetée à corps perdue – ou presque – dans le premier volet : Naïla de Brume.

Naïla vit au Québec et traverse actuellement une période difficile. Sa fille de deux ans et son mari sont tous deux décédés récemment et le deuil est long et douloureux. Pour essayer d’obtenir un peu de calme et de sérénité, elle décide d’aller vivre chez sa tante pour l’aider à rénover sa maison. Dans cette demeure, au bord de la mer, Naïla va découvrir des troublants éléments sur son passé et celui de sa famille.

Bon que dire de cette lecture…ah si, un mot me vient à l’esprit : déception. On me l’avait tellement bien vendu cette saga que je m’attendais certainement à quelque chose d’extraordinaire mais passé la première centaine de pages, je suis vite redescendue de mon nuage. Le récit se divise en deux parties : la première où Naila découvre ses origines et doit décider de ce qu’elle va faire plus tard et dans la seconde, nous découvrons avec elle, le monde fantastique où elle se rend. Bon, disons le clairement, je me suis ennuyée ferme pendant le trois quart du roman et j’ai trouvé la première partie terriblement longue, peu captivante et franchement ennuyeuse. Beaucoup d’atermoiements, beaucoup de questionnements, beaucoup – trop – de descriptions inutiles et interminables. Bref, j'ai même pensé à reposer mon roman. Mais comme je suis courageuse et téméraire, j'ai continué et entamé la deuxième partie...Alors certes, je n'ai pas non plus dansé la lambada de joie en terminant cette partie tellement je m'ennuyais aussi en la lisant, mais je dirais quand même qu'elle relève un peu le niveau de l'ensemble du roman. Plus rythmée, plus captivante, plus noire aussi, elle m'a quand même paru beaucoup plus intéressante que la première. Néanmoins, je reste sur ma faim car il y a encore de nombreuses longueurs et surtout trop de complexité dans le récit parfois.

J'aimerais quand même faire une petite parenthèse pour parler de l'univers crée par l'auteure. Je n'ai pas pû m'empêcher de remarquer qu'Elizabeth Tremblay avait fait un travail remarquable de recherche et d'imagination en amont pour l'écriture du premier tome de cette saga; car il est indéniable qu'elle offre à ses lecteurs un univers riche et varié, que les amateurs de fantasy ne manqueront pas d'apprécier. En ce qui me concerne, si j'ai trouvé louable la volonté de l'auteure de prendre le temps de vraiment poser son décor, j'ai été trop de fois face à une situation où je devais relire plusieurs fois le même passage car je ne comprenais rien, pour vraiment en apprécier la richesse. Je m'explique : des personnages appelés par deux noms différents, j'avais du mal à savoir quel monde correspondait à quoi ainsi qu'où se situaient les personnages. Trop souvent, je me suis retrouvée perdue dans cet univers et cela m'a vraiment déplu.

Quelques notes sur les personnages, justement, qui ont fait chou blanc avec moi. Je ne saurais pas vraiment expliquer pourquoi mais je n'ai vraiment rien éprouvé de particulier pour aucun des personnages de la saga, sauf peut-être pour la tante de Naïla, que j'ai trouvé assez touchante dans son malheur. Naïla m'est apparue trop lointaine; trop inhumaine d'un sens. J'ai eu cette impression avec tous les autres personnages, ce qui est bien dommage car du coup, je n'ai pas vraiment accroché à cet aspect, pourtant important, du roman.

Je ne vais pas m'attarder sur la plume d'Elizabeth Tremblay. Comme je l'ai déjà indiqué, elle nous livre un récit riche mais trop lent et long. Trop de descriptions à mon goût, un langage parfois trop soutenu dans certains dialogues, bref, là encore une déception. Enfin, j'aimerais bien juste que certains lecteurs éclairent ma lanterne. Parce que je vois partout que ce roman est classé soit en jeunesse, soit en fantastique et franchement, j'en suis un peu choquée parce que non seulement vu la complexité de la langue utilisée, je ne le ferais pas lire à des enfants, mais en plus certaines scènes répétées (SPOILER : celle du viol notamment ou lorsque Naïla parle du suicide de son mari) sont très noires voire trop choquantes à mon goût pour des enfants. Alors je m'interroge !

En bref, Naïla de brume est une grosse grosse déception. Je me suis profondément ennuyée lors de ma lecture et ni l'intrigue (parfois trop lente et complexe) ni les personnages ni le style n'ont su trouver grâce à mes yeux. J'ai le deuxième tome dans ma PAL, je me demande vraiment si je vais oser me plonger dedans !

 

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Filles de lune. Tome 1. Naïla de brume d'Elizabeth Tremblay
Fantastique - Editions Pocket - 407 pages

Où l'acheter : Filles de Lune, Tome 1 : Naïla de Brume

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Rédigé par Evy

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Publié le 10 Mai 2012

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L’inquiétant manoir de Collinwood est le théâtre d’une véritable passion. Barnabas, fils d’un grand armateur anglais, conquiert le coeur de sa délicieuse servante Angélique. Mais cette romance va tourner court lorsque le fringant héritier demande la main d’une autre.
Malheureusement pour lui, sa première compagne n’est pas une femme ordinaire. Élevée dans la magie noire et dans l’art du vaudou, elle a vendu son âme au diable pour devenir Immortelle. Déterminée à prendre sa revanche, elle le condamne à l’éternité en le transformant en vampire avant de l’enterrer vivant.
Deux cents ans plus tard, Barnabas est enfin libéré de sa tombe et traque son ancien amour. Métamorphosée, Angélique est devenue une femme d’affaires redoutable. À l’aide de sa nouvelle complice Julia, Barnabas ne reculera devant rien pour se venger de celle qui a fait de sa vie un enfer.

Etant une grande fan de Tim Burton et de Johnny Depp, j'étais plus que charmée quand j'ai été selectionnée pour lire ce roman qui avait été adapté pour le dernier film de ce réalisateur et de cet acteur. En effet, la bande annonce m'avait charmée, et je m'étais dis que si le livre était dans le même ton, je ne pouvais que passer un très agréable moment de lecture. Or ce ne fut malheureusement guère le cas.

Angélique est âgée d'à peine huit ans quand sa mère la confie à son père, qu'elle croit riche planteur en Martinique, pour lui offrir une vie qu'elle estime meilleure pour elle. Or la jeune fille découvre bien vite que son père n'est pas celui qu'il prétend être et qu'il ne souhaitait avoir sa fille auprès de lui que pour en faire une fausse déesse, vénérée par ses esclaves. C'est pour échapper aux mauvais traitement qu'Angélique se tourne bien vite vers la magie et pas n'importe quelle magie...la magie noire.

Je dois l'avouer, j'ai eu énormement de mal à lire ce roman. J'ignore si c'était la mauvaise période ou non mais j'ai mis plus de 10 jours à lire la première moitié de Dark Shadows. Pourtant, une fois que j'étais partie, j'ai dévoré la deuxième moitié en une après-midi. Il faut dire que les 200 premières pages sont d'une lenteur horrible. Moi qui pourtant adore les récits se passant dans les îles avec des histoires de magie et de vaudou, j'ai eu beaucoup de mal à me passionner pour celui-ci. Dans l'ensemble, j'ai trouvé le roman trop peu dynamique et manquant cruellement de rythme. De fait, je n'ai vraiment été passionnée (et encore le mot est un peu fort) que par la romance (mon côté fleur bleue qui ressort) et par les parties se passant dans les années 1970 (qui n'étaient que très peu nombreuses).

Malgré tout, j'ai beaucoup apprécié l'atmosphère se dégageant du roman. A l'image du vaudou et de la magie noire, elle est sombre, étouffante et pesante. De plus, de part la profusion de descriptions, cette atmosphère est presque palpable et visuellement très réussie. Un excellent point à porter au crédit de l'auteure.

Le roman repose sur une dynamique duelle entre Angélique et Barnabas et malheureusement ce ne sont pas des personnages très sympathique. Si l'auteure essaye de nous présenter Angélique et Barnabas comme des victimes, personnellement, je les ai plus vu comme des être foncièrement mauvais (au moins pour Angélique) ou qui méritaient leurs malheurs. Ainsi, je ne me suis guère attachée à eux, même si j'ai apprécié le côté nuancé du personnage féminin d'Angélique. Les personnages secondaires sont assez quelconque. On passe vite dessus et ils sont vite oubliés.

Je terminerais cette petite chronique en parlant de la plume de l'auteure que j'ai beaucoup apprécié. Riche, travaillée, elle nous plonge directement dans cette atmosphère si particulière de la magie vaudou. Même si j'ai regrettté un peu trop de descriptions par rapport aux dialogues, j'ai néanmoins été charmée par le style de Lara Parker.

En bref, Dark shadows m'a déçue. Je m'attendais peut-être à mieux mais le récit molasson et les personnages peu charismatiques ne m'ont pas vraiment convaincus. En revanche, l'atmosphère et la plume de l'auteure sont deux éléments que je retiendrais de cette lecture.

 

Star3

 

Dark Shadows, tome 1 : La Malédiction d'Angélique de Lara Parker
Titre VO : Dark Shadows : Angelique's Descent
Fantastique, Historique - Editions Michel Lafon - 426 pages

Où l'acheter : Dark Shadows, Tome 1 : La malédiction d'Angélique

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère des fantastiques

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Publié le 19 Mars 2012

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Et si les êtres maléfiques des contes de notre enfance existaient réellement?

Sans doute ces créatures vampiriseraient-elles notre planète. Elles seraient de tous les génocides, manipuleraient les plus grands dictateurs. Bref, tapies dans l’ombre d’Hitler ou sous le feu des projecteurs des plateaux télé, elles auraient entre leurs mains expertes le devenir de l’humanité.

Sinistre tableau !

Si de tels êtres vivaient, il serait à souhaiter que leur alter ego bienfaisant existe également. Qu’en ce début du XXIe siècle, ces personnages merveilleux s’éveillent et décident de se battre.

Et alors, qui sait de quel côté la balance pencherait…

C’est au salon du livre de Paris de l’année dernière que j’ai eu l’occasion de rencontrer Henri Courtade au détour de mon parcours livresque et je dois avouer que j’ai rarement eu la chance de rencontrer un auteur aussi sympathique et proche de ses lecteurs que M. Courtade que je remercie d’ailleurs beaucoup pour sa gentillesse. De fait, après cette rencontre, j’étais plus qu’enthousiaste à l’idée de lire Loup y es-tu ?, d’autant que, et vous le savez sûrement si vous suivez un peu ce modeste blog, j’adore lire des réécritures de contes. Au sortir de cette lecture, je ne peux que féliciter l’auteur pour ce roman qui est un véritable petit bijou.

Marilyn Von Sydow est une femme de pouvoir qui est mis le monde moderne à ses pieds. Mais elle est aussi bien plus qu’une simple femme d’affaires impitoyable, elle est aussi la méchante reine des contes de fées qui a pris sa revanche sur ces péronnelles de princesses. D’ailleurs, elle est bien décidée à les faire toute disparaître de la surface de la terre pour pouvoir y régner sans partage et sans risque de destitution…

Au tout début de ma lecture, j’ai un peu peur d’être déçue ou de ne pas apprécier le roman à sa juste valeur car je trouvais les deux premiers chapitres traitant de deux héroïnes de contes de fées un poil trop rapide et j’ai craint l’espace d’un instant que tout le roman ne soit écrit de la même manière. Or, pas du tout, passé les premières pages introductrices de l’univers crée par l’auteur, le lecteur plonge dans une intrigue originale et très bien ficelée. J’avoue d’ailleurs avoir été plusieurs fois surprise par la tournure que prenait l’histoire.

Ce qui m’a le plus marqué dans ce roman, c’est avant tout le travail de fond que l’auteur a dû fournir pour nous livre un ouvrage si intelligent et documenté (j’ai aimé les clins d’œil aux contes originaux mais surtout le fait de placer une partie de l’action durant la seconde guerre mondiale). Le tout est très bien rythmé et le récit nous tient en haleine jusqu’à la dernière page (je suis d’ailleurs ressortie un peu frustrée de ma lecture car je trouve le final parfait, bien en accord avec le reste du roman, mais il donne l’idée qu’une suite serait possible et pour le moment je ne pense pas qu’elle soit prévue par l’auteur, d’où ma petite frustration). En outre, le côté réécriture de contes a été travaillé de façon très spirituelle mais aussi respectueuse des œuvres des auteurs d’antan tout en y apportant une touche de réalisme et d’humanité qui m'a séduite. 

Du côté des personnages, on ne peut qu’observer qu’Henri Courtade nous livre une très belle palette de personnages hauts en couleur et tout différents les uns des autres. Tous sont très bien dépeints, détaillés et très complexes (spoiler : j’ai adoré la particularité du loup. Je ne m’attendais pas du tout à cette révélation !). J’ai également beaucoup aimé que ces personnages respectent bien le caractère de leurs homologues des contes de fées originaux. Pourtant, l’auteur a su les rendre beaucoup plus humains, beaucoup plus proches des lecteurs que ne le seront jamais les « vrais » princesses et autres sorcières et nains que nous connaissons depuis notre enfance.

Enfin, un petit mot sur la plume de l’auteur. C’est véritablement l’aspect du roman que j’ai préféré. En effet, j’ai eu un beau coup de cœur pour ce style travaillé, poétique et très agréable à lire. J’ai apprécié le côté ironique qui s’en dégageait et je n’ai pas pu empêcher de tomber sous le charme de la plume d’Henri Courtade. Il a parfaitement su accrocher la lectrice que je suis et aiguiser mon intérêt jusqu’à la toute dernière page de son ouvrage.

Loup y es-tu ? est une réécriture de contes de fées originale et fort divertissante ! Un récit bien mené et captivant, des personnages complexes et passionnants, une plume tout à fait savoureuse… Que demander de plus ? Courez le lire !

 

Star5

 

Loup y es-tu ? d'Henri Courtade
Fantastique, Contes de fées - Editions Mille Saisons - 344 pages

Où l'acheter : Loup, y es-tu ?

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère des fantastiques

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Publié le 4 Mars 2012

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Jeremy, jeune homme de 23 ans, est sauvagement assassiné. En devenant un Ange, il réalise que la lutte pour survivre n'est pas terminée et qu'il peut aussi mourir dans ce nouvel univers. En effet, pour ne pas disparaître, tout Ange doit se nourrir de sentiments humains. Et Jeremy va bientôt découvrir avec effroi qu'il doit même les provoquer ! Provoquer la haine, l'amour, la joie, la tristesse, la peur, la compassion... Seules les émotions fortes peuvent rassasier les Anges, colorant leur peau en bleu pour les émotions positives, en rouge pour les négatives.

Recherchant la raison pour laquelle il a été tué, Jeremy piste alors Allison, une vivante de 20 ans, témoin involontaire de son exécution. À force de côtoyer, jour et nuit, la ravissante et naïve jeune fille, il finit par en tomber follement amoureux. Mais l'assassin de Jeremy cherche à supprimer à tout prix ce témoin indésirable...

Alors que des Anges se liguent aussi contre lui, Jeremy parviendra-t-il à sauver Allison ? Sera-t-il capable de sacrifier ses sentiments et de vivre à jamais séparé d'elle ?

Ce roman a créé un petit buzz sur la blogosphère il y a quelques semaines et j’avoue volontiers que j’étais curieuse de découvrir de quoi il retournait, d’autant qu’avec cet auteure qu’est Sophie Audouin-Mamikonian, j’ai soit adoré ses écrits (Indiana Teller) soit été très déçue (premier tome de la saga Tara Duncan). Aussi quand j’ai été sélectionnée pour lire et chroniquer ce livre en partenariat avec Livr@ddict et les éditions Robert Laffont, j’étais extatique. Un grand merci à eux deux !

Jeremy, jeune surdoué de 23 ans, passe de vie à trépas, décapité par un samouraï. Mais quelle n’est pas sa surprise quand il découvre qu’il est devenu un ange et que l’endroit où il se trouve désormais est loin de ressembler au paradis. Il va devoir s’habituer à son nouveau statut et protéger la jeune fille qui a assisté à son meurtre et qui ne laisse pas du tout indifférent.

Je l’avoue, au début de ma lecture, j’ai eu énormément de mal avec l’histoire que je trouvais, ma foi, follement originale mais à laquelle j’ai eu du mal à accrocher dans la mesure où le récit me semblait un peu simpliste et enfantin. Pourtant, passé la première moitié du roman, j’ai littéralement dévoré le reste de La couleur de l’âme des anges ! L’histoire s’étoffe, gagne en intensité et en noirceur et le final m’a tenu en haleine jusqu’à la dernière page. En effet, si j’avais deviné quelques petites choses concernant la fin, j’ai été bluffée par le combat final et certaines révélations (inutile de vous dire que je meurs d’envie de lire la suite !).

Mais, ce qui m’a peut-être le plus charmé dans ce roman, c’est toute la mythologie angélique développée par l’auteure. J’ai été agréablement surprise par l’originalité et le travail de fond fournis par Sophie Audouin-Mamikonian pour créer cet univers riche et follement captivant. Je pense d’ailleurs, qu’aux vues de certaines conversations qu’ont les personnages entre eux dans le roman, que cet univers n’a pas fini de nous étonner et qu’il va sûrement nous réserver d’autres surprises dans les prochains tome de la saga.

Intéressons-nous maintenant aux personnages, point très positif du roman. J’ai aimé leurs différentes personnalités : Jeremy pour son côté vaillant et protecteur, Allison pour ses doutes et ses passions, Flint pour son côté intrigant et Lily qui est loin d’être aussi superficielle que l’on pourrait le penser au premier abord. Dans l’ensemble, je les ai trouvé très bien dépeints et attachants, avec beaucoup de nuances (même si on sent un petit côté manichéen trop prononcé chez certains). Mais le petit plus de ce roman réside dans la grande diversité des personnages secondaires. J’ai adoré retrouver des personnages tels que Einstein ou d’autres personnages historiques connus, d’autant que la plupart sont très drôles. Concernant la romance, même si je l’ai trouvé très agréable et plutôt bien développée, j’aurais aimé qu’elle ne soit pas si soudaine (mais cela résulte d’un goût personnel pour les romances impossibles et torturées), mais elle n’en reste pas moins très mignonne (et plutôt logique au demeurant ; les deux personnages se ressemblant énormément, on sent très vite qu’ils sont faits l’un pour l’autre).

Quelques mots enfin sur la plume de l’auteure. Comme au début de Tara Duncan, j’ai trouvé que la première moitié du roman souffrait un peu de simplicité et d'un côté "ado" un peu trop présent. Et c’est vraiment le seul défaut que je pourrais faire à cette plume qui est finalement très légère et agréable à lire. Sophie Audouin-Mamikonian a su donner beaucoup de rythme à son récit et le suspense étant au rendez-vous, on ne peut s’empêcher de dévorer ce roman pour en connaître la fin.

La couleur de l’âme des anges est une excellente surprise. Après un début un peu difficile, j’ai été absolument captivée par l’intrigue bien ficelée, les personnages drôles et attachants et une mythologie des plus originales. Même si je pense que ce roman pourrait se suffire à lui-même, je suis très curieuse de voir ce que l’auteure nous réserve pour la suite. Mais en attendant le début d’année 2013 et la sortie du second opus de la saga, je ne peux que vous recommandez de vous procurer et de lire le plus vite possible ce roman qui ne manquera pas de vous divertir et de vous faire passer un très bon moment de lecture.
 

Star5

 

La Couleur de l'âme des anges de Sophie Audouin-Mamikonian
Jeunesse, Fantastique - Editions Robert Laffont, Collection R - 444 pages

Où l'acheter : La couleur de l'âme des anges

D'autres romans de cette auteure chroniqués sur le blog :
Tara Duncan. Tome 1. Les Sortceliers
Indiana Teller. Tome 1. Lune de printemps 

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Rédigé par Evy

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Publié le 1 Mars 2012

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L'Empereur Noir, Amecareth, a levé ses armées monstrueuses pour envahir les royaumes du continent d'Enkidiev. Bientôt, la terre de Shola subit les attaques féroces des sinistres dragons et des impitoyables hommes-insectes. Pourquoi les troupes d'Amecareth reviennent-elles sur le continent après des siècles de paix, mettant à feu et à sang le royaume glacé de Shola ? Les sept Chevaliers d'Émeraude - six hommes et une femme - sont les seuls à pouvoir percer ce mystère, inverser le destin et repousser les forces du Mal. Ils devront pour cela accomplir l'étrange prophétie qui lie Kira, une petite fille de deux ans, au sort du monde.

Après avoir commencé la saga Les ailes d'Alexanne de la même auteure et ayant été séduite par la plume d’Anne Robillard, j’ai été ravie de recevoir le premier tome de cette saga dont j’avais beaucoup entendu parler. Finalement je ressors assez mitigée de cette lecture qui fut néanmoins très divertissante.

Le roi Emeraude Ier règne avec sagesse et bonté sur son peuple et son royaume. Sentant que de sombres événements se préparent, il décide, avec l’aide de son magicien, de faire revivre la confrérie des chevaliers d’Emeraude pour les protéger. Wellan en en devient rapidement le chef et devra faire preuve de beaucoup de courage et de force pour mettre à mal les plans du maléfique Empereur Noir.

Ce premier tome d’une saga fantastique présente un univers qui m’a beaucoup plu. J’ai aimé découvrir ce monde qu’est le royaume d’émeraude et il faut bien porter au crédit de l’auteure qu’elle a pris le temps de bien décrire les différents pays et créatures peuplant cet univers. Néanmoins, je pense que cet aspect descriptif est peut-être un peu trop mis en avant par rapport au ratio « action » du récit. En effet, si la première moitié du roman est assez palpitante avec la découverte du monde, des personnages et des premiers rebondissements de l’histoire, la seconde moitié souffre cruellement d’un effet de redondance (les chevaliers font le tour des royaumes, ils reviennent à la capitale, ils repartent, etc.). De fait, le rythme assez soutenu des premières pages s’essouffle rapidement et un petit effet de lassitude s’installe, d’autant que le final est assez décevant mon avis car finalement relativement prévisible. C’est un des autres points qui est à mon avis assez décevant : le récit, la trame de fond de l’histoire m’a semblé un peu facile, un peu convenu. Tout arrive presque tout cuit dans le bec des personnages et c’est vraiment dommage.

Côté personnage justement, j’avoue avoir été totalement séduite par les différentes personnalités présentes dans Le feu dans le ciel. Chacun des personnages est bien dépeint et surtout se distingue bien des autres de par son caractère. Tous sont attachants (en particulier la petite Kira et l’empereur). La profusion de personnages ne m’a pas dérangé, au contraire, elle apporte une certaine densité et complexité au récit et permet au lecteur de trouver plus facilement le personnage avec lequel il aura le plus d’affinités. J’attends d’ailleurs avec impatience de voir comment certains d’entre eux vont évoluer (j’ai cru comprendre que la série s’étendait sur plusieurs années et je suis curieuse de voir l’évolution des différentes personnalités croisées dans ce premier tome) car je sens déjà quelques zones d’ombre chez certains d’entre eux.

Un petit mot enfin sur la plume d’Anne Robillard qui est toujours aussi agréable à lire. Comme je l’ai déjà indiqué, ce premier tome mettant en scène l’univers de la saga, le livre est truffé de descriptions mais l’écriture légère et plutôt simple d’Anne Robillard n’en rend pas la lecture fastidieuse. Le livre est finalement très rapide à lire et on en tourne très facilement les pages.

Le feu dans le ciel est un premier tome qui m’aura laissé une impression de lecture en demi-teinte. En effet, malgré de très bons points : un univers riche, des personnages attachants, une plume très agréable à lire, j’ai regretté la simplicité et la monotonie du récit. Néanmoins, l’histoire m’a mis l’eau à la bouche et je lirai la suite avec plaisir. Un grand merci aux éditions Michel Lafon pour cette jolie découverte.

 

Star3

 

Les chevaliers d'Emeraude.Tome 1. Le feu dans le ciel d'Anne Robillard
Jeunesse, Fantastique - Editions Michel Lafon - 362 pages

Où l'acheter : Les Chevaliers d'Emeraude, Tome 1 : Le feu dans le ciel

 

D'autres romans de cette auteure chroniqués sur le blog :
Les ailes d'Alexanne. Tome 1. 4h44
Les ailes d'Alexanne. Tome 2. Mikal

Terra Wilder. Qui est Terra Wilder ?

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Rédigé par Evy

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