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Publié le 12 Mars 2017

Un Noël à New York d'Anne Perry

Jemina Pitt, la fille du célèbre directeur de la Special Branch, a 23 ans durant l’hiver 1904. Elle décide d’accompagner sa jeune amie Delphinia Cardew à New York, sur le point de se marier avec l’aristocrate Brent Albright. Dans la haute société new-yorkaise, ce mariage est une grande affaire qui liera deux familles prodigieusement riches. Mais Jemina détecte une ombre mystérieuse planant sur la célébration. Maria, la mère de Delphinia, est absente de la fête et les Albright refusent de mentionner son nom. Et quand le frère du marié demande à Jemina de l’aider à retrouver Maria afin de prévenir un scandale, elle n’hésite pas à se lancer dans une enquête aussi inattendue que périlleuse.

De Hell’s Kitchen à Central Park, Jemina devra trouver son chemin à travers les rues enneigées de New York, sans se douter qu’un danger mortel la menace.

A l’occasion du challenge Cold Winter (vous remarquerez encore avec quelle rapidité, je publie mes chroniques, hihihi), j’ai fouillé dans ma PAL pour y trouver des titres se passant soit en hiver soit à Noël et j’ai trouvé ce titre-là. Ayant toujours voulu découvrir la plume d’Anne Perry et n’en ayant entendu et lu que du bien, je me suis dit « Banco ! » et j’ai foncé. Et là bim ! La porte !  Certes, c’est un récit court mais ça n’empêche que j’ai été très très déçue. Explications à venir.

Je ne vous ferai pas un résumé de l’histoire parce que deux mois après ma lecture (promis, promis, j’arrête d’écrire mes chroniques aussi tardivement après ma lecture), je n’en garde pas un grand souvenir. Il faut même dire qu’une semaine après ma lecture, je ne m’en souvenais pas. C’est dire à quel point ce roman m’a marqué. Anyway, si vous souhaitez découvrir le résumé du livre, je vous renvoie à la quatrième de couverture qui est plutôt pas mal écrite.

Pour commencer, je ne m’attendais pas à un récit aussi court. Environ 150 pages pour développer un personnage et une intrigue policière me semblait un peu juste et j’avais raison car j’ai terminé le roman en me disant que tout avait été survolé : l’intrigue, les personnages, le dénouement de l’histoire…Bref, une sensation de « trop-peu », assez dérangeant, ne m’a pas quitté durant ma lecture.

Qui plus est, le récit policier en lui-même m’a semblé assez faible. J’avais deviné assez vite le pourquoi du comment et finalement, quand c’est le cas, on est plus vraiment captivé par l’intrigue (ce qui est plutôt dommageable pour un roman policier). Alors j’ai lu et tourné les pages d’Un Noël à New York sans grand enthousiasme. Première déception donc.

La deuxième déception vint avec les personnages. L’héroïne est plutôt sympathique au demeurant mais avec deux parents qui sont apparemment des supers policiers, on a du mal à comprendre comment elle peut se montrer aussi lente dans ses réflexions. Je vous assure que parfois, j’ai eu envie de la secouer un bon coup. Les autres personnages sont peu développés et finalement assez caricaturaux. J’ai eu du mal à m’attacher à eux, à ressentir une quelconque émotion envers eux.

Le seul aspect du roman que j’ai aimé, ce fut le décor et le côté hivernal qui est bien décrit. Clairement, même si le récit se passe au 19ème siècle, j’ai beaucoup aimé découvrir ce New York enneigé et ce roman m’a encore plus donné envie d’aller me balader dans cette ville qui me fait de l’œil de puis un sacré bout de temps.

Enfin quelques notes sur le style de l’auteure. Là-dessus, j’avoue que je ne sais pas trop quoi dire. Le récit étant très court, je ne suis pas certaine que ce soit le meilleur format pour se faire une opinion sur la plume d’Anne Perry. Le roman est bien écrit mais comme je l’ai déjà indiqué, j’ai trouvé l’ensemble trop rapide et un peu fade. Mais je pense que je retenterais l’aventure avec cette auteure mais avec un roman plus long afin de me faire une vraie opinion de son travail.

Un Noël à New York fut une grosse déception, tant en ce qui concerne l’intrigue policière (prévisible et beaucoup trop rapide) que les personnages qui n’ont pas su du tout me plaire. Heureusement que le cadre sauve un peu l’ensemble. Vite lu, vite oublié malheureusement !

Un Noël à New York d'Anne Perry

Un Noël à New York d'Anne Perry
Titre VO : A New York Christmas
Policier, Historique - Editions 10/18 (Grands détective) - 158 pages
Où l'acheter : Un Noël à New York

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Publié le 21 Octobre 2013

La maitresse de rome

 

La maîtresse de Rome

 

Kate Quinn

 

(Site web - Facebook - Twitter)

 

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Jeux du cirque, complots, banquets, orgies... Dans cette formidable saga antique, Kate Quinn fait revivre avec panache l'univers dépravé et sanglant de la Rome du Ier siècle.

Jeune esclave juive soumise aux caprices de l'arrogante Lepida Pollia, sa maîtresse, Thea connaît pour la première fois le bonheur dans les bras du gladiateur Arius le Barbare, la nouvelle coqueluche de Rome. Mais leur idylle attise la jalousie de Lepida, qui s'emploie de son mieux à les séparer.
Cette dernière n'est pas le seul obstacle à se présenter sur la route des deux amants. Grâce à ses talents de musicienne, la belle Thea ne tarde pas àêtre remarquée de l'aristocratie romaine... et d'un dangereux admirateur : l'empereur Domitien, un homme brillant mais cruel qui en fait sa favorite. Devenue la femme la plus influente de Rome, Thea doit plus que jamais garder son amour pour Arius secret.

 

LigneFleur

 

Ce livre a fait vibrer la blogosphère il y a quelques mois et j'avoue que tous ces billets ultra positifs quant à ce roman historique m'ont donné envie de me jeter également dans l'arène (mouahahahah quel beau jeu de mots ! ). Anyway, j'ai donc commencé et dévoré ce roman en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Néanmoins, si j'admets volontiers que j'ai passé une excellent moment de lecture avec La maîtresse de Rome, je suis quand même loin du coup de coeur ou d'être aussi exaltée que d'autres blogueuses.

 

Théa est une jeune esclave, vivant à Rome au temps des empereurs et des gladiateurs. Sa maîtresse, Lepida Pollia, du même âge qu'elle, est une femme cruelle et perverse qui prend plaisir à humilier Théa. Toute sa famille ayant été massacrée, elle est seule et ne parvient vraiment à trouver un semblant de bonheur à sa vie que lorsqu'elle rencontre Arius, un gladiateur. Mais Lepida, qui convoite cet homme, va tout faire pour les séparer.

 

J'ai apprécié le récit. L'histoire est travaillée, bien construite et écrite avec beaucoup de cohérence. Le gros point positif du roman, c'est, pour moi, cette aspect un peu grande fresque dans la mesure où l'on suit les aventures des personnages sur de très très nombreuses années. J'ai apprécié de pouvoir suivre l'évolution des personnages, ce qui leur arrive, etc. Le final est vraiment très réussi, toutes les actions qui s'étaient décantées dans le roman trouvent une fin parfaite dans les derniers chapitres.

 

J'ai noté deux petits points concernant le roman qui m'ont gêné durant ma lecture. D'une part, je trouve l'ensemble un peu long et pas très bien équilibré. Certes, il y a beaucoup de rythme, il se passe constamment quelques actions pour relancer l'intrigue mais j'ai eu l'impression que l'auteure cherchait à en faire trop. D'autre part, et c'est lié à mon premier point, j'ai noté un peu trop de longueurs. Parfois, on sentait que certains dialogues et descriptions étaient superflus et n'apportaient pas grand chose à l'histoire. Dommage !

 

En revanche, les personnages sont une vraie réussite. Très bien caractérisés et dépeints, on prend énormement de plaisir à suivre leurs aventures, à apprendre à les aimer (au début Théa ne me plaisait pas trop, mais j'ai appris à l'apprécier) ou à les détester (Lepida est une juste horrible, mais je pense que c'est certainement un des personnages les plus intéressants du roman, même si parfois, on peut se demander si l'auteure n'a pas voulu en faire trop avec elle, car certaines de ses réactions sont un peu exagérées, voire peu crédibles). Mon préféré restera Arius, qui m'a plu du début à la fin et qui est resté fidèle à lui même tout au long du roman. De fait, les personnages sont assez nombreux dans ce roman, mais l'auteure a réussi le tour de main de tous les rendre captivants (je pense que le changement de voix et points de vue à chaque chapitre y est pour beaucoup d'ailleurs) et j'attends avec impatience de pouvoir lire la suite de cette saga, pour les retrouver quelques années plus tard.

 

La plume de Kate Quinn fut une découverte très sympathique. Assez simple, mais graphique et légère, j'ai apprécié la fluidité du récit, même si j'ai regretté que la traduction ne soit pas à la hauteur du récit (certaines phrases sonnaient vraiment très étranges, voire un peu anachroniques). En tout cas, je pense que je lirais ces prochains romans en version originale.

 

La maîtresse de Rome fut une agréable lecture, passionnante et captivante ! J'ai vibré avec les personnages et adoré les suivre durant toutes ces années. Pour autant, ce ne fut pas un coup de coeur, la faute à quelques longueurs et à certains personnages qui virent un peu au ridicule à cause de traits de caractère poussés à l'extrème. Néanmoins, un roman historique que je recommande !

 

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Titre VO : Mistress of Rome

Historique, Romance - Editions Presse de la cité - 535 pages

Où l'acheter : La Maitresse de Rome

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère des romans historiques

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Publié le 3 Octobre 2012

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La reine violée

 

Tome 1. Eclose entre fleurs de lys

 

Chantal Touzet

 

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La jeune princesse de Bavière, Isabelle, et Charles VI de France, le plus beau et puissant des princes d'Occident, se rencontrent lors d'un pèlerinage. Le roi de France tombe fou amoureux de cette toute jeune fille, et l'épouse en juillet 1395. Un mariage de conte de fées... rapidement avili par une nuit de noces odieuse. Blessée dans sa chair et dans son âme, femme-enfant d'un désaxé, Isabelle est aussitôt emportée dans la tourmente de la guerre de Cent Ans... La jeunesse d'une femme au destin exceptionnel, que la postérité célébrera sous le nom d'Isabeau de Bavière.

 

LigneFleur

 

J'avais trouvé le premier tome de cette saga dans une brocante pour quelques euros et comme je suis toujours aussi friande de romans historiques, j'ai eu envie de me lancer dans cette lecture, dont je n'avais entendu que de bonnes choses.

 

Comme la quatrième de couverture est vraiment bien, je ne vais pas risquer de vous embrouiller avec un résumé "fait maison" et je vais passer directement au vif du sujet : mes impressions de lectures. Bon, je vous préviens tout de suite que cette chronique ne sera pas dithyrambique car j'ai vraiment eu du mal à terminer ce roman, qui s'il possède beaucoup de très bonnes qualités, n'aurait pas sû trouver grâce à mes yeux.

 

Commençons donc par parler un peu du récit. Ce roman historique est indéniablement bien ficelé. La première chose qui m'a frappé en le lisant, c'est le fait que l'auteure a dû effectuer des centaines voir plus d'heures de recherche pour nous livrer un roman aussi complet et bien documenté. Malheureusement, c'est aussi un peu pour cela que ce roman a pêché pour moi. J'ai trouvé le tout trop lourd à digérer et trop compliqué à bien comprendre. Plusieurs fois, j'étais obligée de relire certains passages car je ne comprenais pas tout. La plupart des personnages répondaient à plusieurs noms et les différentes lignées et autres relations de parenté se mélangeaient assez souvent, ce qui fait que j'avais énormément de mal à m'y retrouver dans tout cela et il y avait des chapitres entiers que je lisais sans vraiment bien en saisir le sens. Je pense véritablement qu'il faut avoir une sérieuse connaissance du monde Moyen-Ageux pour vraiment apprécier ce roman à sa juste valeur.

 

Heureusement le récit est construit sur la dualité des chapitres : une fois sur deux, le chapitre est centré sur l'intrigue politique (et je vous avoue qu'à la fin, je sautais presque des lignes entières tellement je souffrais pendant ma lecture) et le chapitre suivant se consacre ensuite plus à la partie romancée du livre. Là encore, je dois avouer que j'ai eu beaucoup de mal à accrocher. Non pas que l'histoire ne soit pas intéressante, au contraire, mais je n'ai pas apprécié cette surenchère de scènes violentes, certes réalistes mais trop dures et assez difficiles à supporter psychologiquement (je ne suis pas prude ou quoi que ce soit, mais j'avoue que là, j'ai été rebutée par pas mal de choses dans ce roman).

 

L'histoire d'Isabelle ne m'a pas vraiment ému. Je suis restée étrangère au récit pendant toute ma lecture, comptant même les pages jusqu'à la fin. Le récit en lui-même aurait pu être captivant car il est rythmé et bien ficelé mais je n'ai pas du tout accroché à la romance ni à l'histoire en elle-même.

 

Et cela est dû en grande partie aux personnages, avec lesquels je n'ai pas du tout accroché. Isabelle, si j'ai compatis avec son malheur, m'est apparue avoir trop changé entre le début et la fin du roman. Je n'ai pas trouvé ses actions logiques ni en adéquation avec son caractère de départ et elle est vite passé de statut de victime à manipulatrice sans coeur et j'ai eu beaucoup de mal avec ce changement. Les personnages secondaires, un peu trop nombreux à mon goût, ne m'ont pas particulièrement marqué. Bien caractérisés, on sent que l'auteure a vraiment chercher à dresser une belle palette de ces personnages. Malheureusement, aucun n'aura su me toucher.

 

Un petit mot enfin sur la plume de l'auteure qui est très agréable à lire. Chantal Touzé a parfaitement su retranscrire l'atmosphère et le décor de cette époque à travers son écriture travaillée et soignée. J'ai noté un peu trop de descriptions à mon goût mais celles-ci n'étaient jamais lourdes ou plombantes.

 

La reine violée est donc une saga, qui a des qualités indéniables mais qui n'a pas répondu à mes attentes et n'aura pas sû me toucher, ni par l'histoire ni par les personnages. Je ne pense pas lire la suite mais je conseille néanmoins ce premier tome à tous les amoureux du Moyen-Age.

 

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Historique - Editions J'ai lu - 541 pages

Où l'acheter : La reine violée, Tome 1 : Eclose entre fleurs de lys

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère des romans historiques

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Publié le 17 Mars 2012

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Joyeux Noël

 

Christian Carion

 

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La guerre qui surgit en plein été 1914 oblige des millions d'hommes à quitter leur foyer pour rejoindre le front. Nikolaus Sprink, prodigieux ténor à l'opéra de Berlin, doit interrompre la carrière qu'il a entamée et se séparer de la belle Anna Siirensen, sa complice à la ville comme sur scène. Le prêtre Palmer, qui s'est porté volontaire, et Jonathan le sacristain quittent leur Ecosse natale, l'un comme soldat, l'autre comme brancardier... Dans la tranchée où il s'est replié avec ses hommes, le lieutenant Audebert ne peut s'empêcher de penser à sa femme dont il n'a plus de nouvelles alors qu'elle est sur le point d'accoucher. La guerre qui devait être courte s'installe. Survient Noël. Les tranchées éclairées par les guirlandes allemandes accentuent la mélancolie des hommes. Soudain, un signe, un coup d'oeil, et voilà que d'un bord à l'autre, on enjambe les tranchées, on se parle, on échange des souvenirs, de l'alcool, des cigarettes. Palmer, Audebert, Ponchel le Chtimi, tous se retrouvent sur le no man's land, entre les tranchées françaises, écossaises et allemandes. Les soldats fraternisent. Nikolaus, qu'Anna a rejoint au mépris de tous les règlements, y donnera son plus beau récital. L'impensable s'est produit.

 

LigneFleur

 

 

Lors de notre swap « Noël en hiver » ma binômette Elsa m’a envoyé ce roman dont j’avais beaucoup entendu parler, grâce au film du même nom. Pour être honnête, j’étais persuadée que ce roman était à l’origine du film, or en lisant la préface, on se rend compte qu’il s’agit du contraire : ce qui m’a toujours interpellé car j’ai du mal à concevoir que l’on peut adapter un roman d’un film. Bref, je me suis lancée une après-midi dans cette lecture, ne sachant pas trop à quoi attendre. Finalement, ce fut une lecture très plaisante et très émouvante.

 

Joyeux Noël nous conte l’histoire de plusieurs soldats allemands, anglais, français et écossais, qui se battent dans le nord de la France lors de la première guerre mondiale, au tout début de la guerre, en décembre 1914.

 

Pour être tout à fait honnête, je ne pensais pas apprécier autant ce roman car au début de ma lecture, j’ai eu beaucoup de mal à me passionner pour l’histoire. Moi, qui pourtant suis très friande de romans historiques, je trouvais le récit trop rapide à mon goût. En effet, on a peu de descriptions des personnages et du décor ; ce qui n’est pas forcément gênant, puisque ce sont les dialogues qui sont privilégiés dans ce roman à défaut de descriptions, ce qui apporte beaucoup de vie à l’ensemble et qui tranche donc avec l’atmosphère noire et oppressante qui se dégage de Joyeux Noël. Mais, en ce qui me concerne, j’aime pouvoir me représenter les lieux, connaître l’histoire des personnages, etc, et je n’ai pas pu le faire au début du roman.

 

En ce qui concerne dans le récit en lui-même, Christian Carion a repris un événement historique réel et a parfaitement su le développer pour en faire une histoire émouvante et terriblement humaine. Ce que je trouvais le plus remarquable et appréciable, c’est le fait que l’auteur s’est attardé sur la stupidité de la guerre et sur ses conséquences dramatiques en prenant le parti de présenter le point de vue de presque toutes les nationalités présentes dans cette guerre. Ici pas de méchants, ni de gentil, seulement des simples hommes face à une machine de guerre qui les dépasse. Et surtout que d’émotions dans ce roman ! Je n’ai pas pu m’empêcher de verser quelques larmes et de sentir ma gorge se serrer à la fin de cette histoire de Noël (j’ai d’ailleurs peur que le film ne soit trop riche en émotions et de fait je ne l’ai toujours pas vu).

 

Portons un instant notre attention sur les personnages de ce roman. Personnages fort en émotions et très bien dépeints. J’ai apprécié leur diversité de caractères mais comme pour l’histoire, j’ai regretté en manque de développement, ce qui m’empêchait de véritablement m’attacher à eux.

 

Enfin quelques mots sur le style de l’auteur dont je retiendrai la simplicité et la vivacité. Beaucoup de dialogues, de descriptions claires et concises, le roman se lit très rapidement et même sans en trouver la plume transcendante, on prend un plaisir certain à en tourner les pages.

 

Joyeux Noël est un roman très émouvant qui saura vous toucher par sa simplicité, son humanité et son histoire qui nous démontre que l’amitié et la solidarité, même en temps de guerre, ne sont pas des valeurs perdues. Un bon roman que je vous recommande vivement !

 

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Historique - Editions Perrin - 178 pages

Où l'acheter : Joyeux Noël

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère des romans historiques

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Publié le 30 Décembre 2011

Le lit d'Aliénor de Mireille Calmel

A douze ans à peine, l'avenir d'Aliénor est tracé.

Elle doit épouser le fils de Geoffroy le Bel, le jeune Henri, prétendant légitime au trône vacant d'Angleterre. Par cette union, la jeune duchesse d'Aquitaine apporte à l'ennemi juré de la France l'une des plus riches régions du royaume. Louis VI ne peut se résoudre à voir triompher les plans de Mathilde de Grimwald, descendante de Merlin et protectrice du pays des druides. Soutenu par l'ordre des Templiers chrétiens, le roi cherche à rompre cette alliance.

La mort prématurée du père d'Aliénor lui offre une occasion inespérée. Le 25 juillet 1137, Louis célèbre le mariage de son fils avec la duchesse d'Aquitaine. Aliénor doit regagner la cour à Paris. Mais elle est accompagnée d'une jeune suivante, Loanna de Grimwald, qui veillera à ce que jamais Aliénor ne donne un héritier à la couronne de France et scelle ainsi une union contraire aux oracles celtiques.

Ce roman, ce fut ma découverte de Mireille Calmel, et depuis entre cette auteure et moi, c'est une histoire d'amour qui dure et dure encore. Le lit d'Aliénor m'avait conquise à l'époque (j'avais 15 ans, il me semble et c'était ma mamie, qui adore aussi Mireille Calmel, qui m'avait prêté le livre) et j'étais curieuse de relire cet ouvrage et de voir si 8 ans après, la magie opérait toujours. De plus, je tenais à me reponger dans ce roman de lire la suite, qui est sortie très dernièrement, et qui est déjà dans ma PAL toujours grâce à ma super mamie !

Le lit d'Aliénor nous conte l'histoire de deux femmes dont les chemins vont se croiser et vont changer la face du monde chrétien du 12ème siècle : Loanna de Grimwald, magicienne, descendante de Merlin, est prête à tout pour que sa compagne Aliénor d'Aquitaine devienne reine d'Angleterre auprès d'Henry Plantagenêt. Une amitié indéfectible va alors se lier entre les deux jeunes femmes qui devront faire face à moult aventures avant d'atteindre chacune leur but.

J'ai retrouvé avec ce roman, la même palpitation, la même passion à la lecture que celle dont j'avais été animée il y a quelques années. A nouveau j'ai dévoré ce roman, même si j'ai un oeil un peu plus critique maintenant et que j'ai reperé une ou deux petites choses qui m'ont gênées. Mais dans l'ensemble, j'ai de nouveau été conquise par Le lit d'Aliénor et j'y ai retrouvé avec bonheur la plume si agréable de Mireille Calmel.

A l'image des troubadours et de leurs récits, énormément présents dans le roman, Le lit d'Aliénor se présente comme une aventure romanesque très bien contée. Ce récit est bien rythmé, captivant et follement romantique et sensuel. J'ai tourné les pages de la première partie à une vitesse folle. Il faut aussi dire que j'ai un goût prononcé pour les histoires qui se passent au Moyen-Âge et qui traitent de rois et reines, de complots et tentatives de meurtres ! Bref, que d'aventures dans cette première partie, qui sert aussi parfaitement bien d'introduction pour les personnages, les lieux et le décor de l'action ! En revanche, j'ai été un peu moins conquise par la deuxième partie. En effet, j'ai remarqué pas mal de longueurs, qui se justifient, je pense, par le fait que cette partie se concentre sur le personnage de Loanna et sur sa romance, ce qui n'était pas l'élément du roman que je préférais.

La grande force de ce roman, c'est aussi ses personnages. Tous sont parfaitement bien dépeints et ne sont pas du tout édulcorés. Loanna et Aliénor ont de très fortes personnalités; une certaine noirceur se dégagent d'elles et j'ai vraiment apprécié cet aspect du roman. Les personnages sont loin d'être idéalisés, que ce soit les deux jeunes femmes ou bien les personnages secondaires. Pourtant, malgré leurs défauts évidents, on ne peut s'empêcher de s'attacher à ces mêmes personnages et de vibrer avec eux. 

Mais ce roman, c'est aussi une redécouverte de la plume de Mireille Calmel. L'auteure a un talent certain de conteuse et on se prend tout de suite d'affection pour ses personnages haut en couleurs et sa façon bien particulière de nous narrer leurs aventures. Le roman est rythmé, fluide et très bien écrit. J'ai beaucoup aimé la plume alerte et bien tournée de Mireille Calmel. Elle est parfaitement en adéquation avec le ton de l'époque choisi, le Moyen-Age, ce qui donne aussi un petit côté authentique au récit. En bref, une jolie plume pour un beau roman.

Le lit d'Aliénor est un roman historique très bien réussi. Tous les éléments d'un bon livre y sont réunis : des personnages forts et attachants, un récit captivant et un style plus que plaisant ! Un belle relecture qui confirme mon amour pour les ouvrages de Mireille Calmel qui arrive toujours à me divertir pendant quelques heures au gré des aventures qu'elle conte !

Le lit d'Aliénor de Mireille Calmel

Historique, Romance - Editions France Loisirs - 544 pages
Où l'acheter : Le lit d'Aliénor, Tome 1

D'autre(s) roman(s) de cette auteure :
Le chant des sorcières. Tome 1
Le chant des sorcières. Tome  2
Le chant des sorcières. Tome 3

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Rédigé par Evy

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Publié le 16 Décembre 2011

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La Princesse effacée

 

Alexandra de Broca

 

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A la prison du Temple, en 1795, un seul membre de la famille royale oublié de tous, a échappé à la Terreur. C'est Marie-Thérèse de France, fille de Marie-Antoinette et du roi Louis XVI. Pour adoucir sa réclusion, ses geôliers dépêchent auprès d'elle Renée Chantereine, une femme d'origine modeste. Au bord de la folie, la princesse se confie à elle : Pourquoi a-t-elle été emprisonnée sans jugement ? En quoi est-elle coupable ?

 

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Férue d'Histoire, je suis particulièrement intéressée par la période de la Révolution française, aussi quand Livr@ddict a proposé ce partenariat avec les éditions Points, j'ai tout de suite postulé pour recevoir ce roman, qui m'intéressait de part son sujet peu commun. En effet, la princesse Marie-Thérèse de France, fille de Marie-Antoinette et de Louis XVI a été peu "médiatisée" si je puis m'exprimer ainsi. Et c'est bien dommage, car en lisant ce roman, on se rend compte qu'il s'agit d'un personnage historique fascinant. Je remercie donc vivement Livraddict et les éditions Points pour cette lecture.

 

En 1795, Renée Chantereine, jeune femme issue du peuple français, a toujours soutenu la Révolution française et la République qui en découla. Son patriotisme et son fort tempérement lui vaut le privilège de se voir confier par les grands de cette même République, la charge de la dernière prisonnière du Temple : la fille de Louis XVI et Marie-Antoinette, dont le sort n'a pas été discuté pendant des années et qui n'est plus désormais que l'ombre d'elle-même.

 

Ce roman, c'est l'histoire d'une amitié d'abord et ensuite l'histoire d'une princesse oubliée, qui malgré ce que le peuple français a fait subir à sa famille, resta toujours fidèle à sa patrie. Je l'avoue, j'ai été très touchée par ce récit car, je ne sais pas si quand vous étiez au collège vous avez eu droit à la même leçon d'Histoire que moi, mais moi on m'a appris en gros : les aristocrates et la royauté : méchants et les républicains : gentils. Or quand on lit ce roman et que l'on étudie un peu cette période on se rend compte que les barbares n'étaient pas vraiment ce que l'on croyait. Personnellement, je suis ressortie de cette lecture écoeurée par certaines action de la république française, et je l'avoue, parfois, j'ai eu les larmes au yeux devant un récit certes romancé mais inspiré de fait réels.

 

Mais comme je le disais, ce roman, c'est avant tout une très belle histoire d'amitié. Beaucoup de sentiments, beaucoup de gentilesse, de patience sont décrits dans ce roman et j'ai pris énormement de plaisir à suivre l'évolution de cette relation. Ce roman est profondemment humain et on ne peut que se sentir captivé et touché par le récit de cette amitié peu commune.

 

La jeune princesse Marie-Thérèse est bouleversante de justesse, de maturité et force. Tout le long du roman, elle m'a fait pensé à un petit oiseau blessé enfermé dans une cage recouverte d'un drap. C'est vraiment le personnage que j'ai préféré dans tout le roman. Rénée est également un personnage fort réussi et c'est surtout le personnage le plus humain et attachant de La Princesse effacée. Le reste des personnage n'est guère développé mais cela n'est pas dérangeant. Au contraire, comme le roman repose sur ce tandem de personnages, il me semblait normal qu'ils soient plus mis en avant que les autres.

 

Un petit mot enfin sur le style de l'auteure que j'ai particulièrement apprécié. Alexandra de Broca a un talent de conteuse indéniable et même si ce roman n'est pas rempli d'aventures ou d'action, on ne s'ennuie pas une seconde. Entre les souvenirs de Marie-Thérese et ses périples présents, le roman est bien rythmé et le lecteur ne peut s'empêcher de tourner les pages du roman. Le tout est bien écrit, avec un joli choix de lexique et de tournure de phrases.

 

En bref, j'ai passé un excellent moment de lecture avec La Princesse effacée d'Alexandra de Broca. L'auteure a voulu nous conter une période clé de notre pays à travers les yeux d'un personnage historique bien trop souvent laissé de côté et elle a réussi à le faire avec brio. Ce roman vous fera découvrir cette période de la Révolution française sous un nouveau jour et vous ne pourrez vous empêcher d'éprouver beaucoup de sympathie envers les deux personnages principaux qui vous toucheront de part leur amitié indéfectible.

 

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Historique, Drame - Edtions Points - 403 pages

Où l'acheter : La Princesse effacée

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère des romans historiques

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Publié le 23 Octobre 2011

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Yrmeline ou le chant des pierres

 

Bleuette Diot


(Site Web, Facebook, Twitter)

 

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Le beau et fougueux chevalier allemand, Lanz von Malberg, ne rêve que d'une chose : intégrer l'Ordre militaire et religieux des chevaliers teutoniques. Au cours de l'été 1338, il quitte Mayence et prend le premier navire en partance pour l'Estonie. Là, de terribles épreuves l'attendent mais Lanz n'en aimera pas moins ce pays farouche dont ni l'évangélisation ni la force des armes n'ont su réprimer l'âme irréductiblement païenne. Aux prises avec les sortilèges qui émanent de ces contrées mystérieuses, le jeune homme se verra rapidement confronter aux survivances d'un autre âge. Sous l'égide de la belle et sensuelle Yrmeline, commencera alors pour lui un éprouvant parcours initiatique dont il ne sortira pas indemne tant l'amour qu'il conçoit pour elle le dévore. D'où Yrmeline tient-elle ses effrayants pouvoirs ? Quelle étrange et dangereuse société secrète a réussi à infiltrer les rangs de l'Ordre teutonique ? En tentant de démystifier le redoutable chef du Temple Noir, Lanz va découvrir les vestiges d'une extraordinaire civilisation disparue, venue des profondeurs de l'espace, des millénaires auparavant, dans le but de s'établir sur terre. Sans le savoir, le héros de cette aventure hors du commun pourrait bien déchaîner les forces incommensurables de l'univers. Mais, heureusement, le vaillant seigneur pourra compter sur l'aide de Petras, un astucieux petit garçon et celle d'un vieil érudit breton dont les connaissances sont pour le moins surprenantes, elles-aussi ! La trame que tisse le diabolique "Temple Noir" va inexorablement se resserrer autour des personnages.

Au fil de ses tribulations, Lanz finira par remonter aux sources de notre très lointain passé et par découvrir le plus extraordinaire secret de tous les temps...

 

 

LigneFleur

 

De ce livre, j'avais entendu énormement, énormement de bien. Je n'avais lu que des chroniques ditirambiques et j'avais eu l'occasion de croiser l'auteure sur quelques forums, qui m'avait paru très sympathique. De fait, j'avais diablement envie de lire ce roman historique. Aussi quand Livr@dicct a proposé ce livre en partenariat, je n'ai pas hésité une seule seconde, et je me suis proposée et j'ai eu la chance d'être selectionée ! Un grand merci à Livraddict et à Bleuette Diot pour l'envoie du livre (avec une superbe dédicace, rohhhh c'était vraiment trop gentil de sa part, et j'étais tout simplement ravie de cette charmante attention !).

 

Ce roman historique nous plonge dans une région du monde peu mise en avant d'ordinaire : les pays baltes et en particulier l'Estonie. Le lecteur y fait la connaissance de Lanz, jeune seigneur allemand venu prendre possession de ces terres dans ce pays encore un peu sauvage. Il va y faire des découvertes impressionnantes sur l'origine de la civilisation et des rencontres qui risquent fort de bouleverser sa vie.

 

Je l'avoue, j'ai eu peur de ne pas apprécier ce roman à sa juste valeur. Au début, j'ai eu un peu de mal à m'immerger totalement dans l'histoire, tout d'abord car je ne lisais que chapitres par chapitres (la faute aux transports en commun) et ensuite car j'avais du mal à me répérer dans la profusion de personnages. Cependant, passé la première moitié du roman, je ne pouvais plus lâcher l'histoire de Lanz et d'Yrmerline et je l'ai terminé en moins de deux jours.

 

Ce que j'ai tout d'abord apprécié, c'est le récit en lui-même. L'histoire est riche, pas seulement grâce à sa mythologie, mais aussi et surtout grâce au récit des aventures de Lanz, parfaitement bien ancré dans l'histoire. J'ai adoré le côté un peu quête mystico-fantastique présent dans le roman. Le décor est également superbe, beaucoup de châteaux, de bois, de lacs, bref un décor proche de la nature qui m'a particulièrement plu !

 

Le roman en lui-même est très bien rythmé, avec beaucoup de retours dans le passé, bien emmenés dans le récit. Le tout est vraiment prenant; en particulier les derniers chapitres qui m'ont véritablement tenu en haleine pendant une cinquantaine de pages. D'ailleurs, j'ai vraiment vraiment hâte de lire la suite de ce roman, la fin m'ayant laissé un peu abasourdie par des révélations fracassantes auxquelles je ne m'attendais pas du tout !

 

J'ai été très très surprise par la mythologie mise en place par l'auteure, et finalement j'ai trouvé que l'ensemble était bien ficelé et surtout très travaillé. Tout le long du roman, je n'ai pas pu m'empêcher d'admirer le travail de recherche que Bleuette Diot a dû fournir pour écrire un ouvrage si bien documenté. Chaques réflexions s'enboitent parfaitement bien les unes avec les autres pour former une mythologie originale et captivante.

 

Petit mot sur les personnages qui j'ai vraiment apprécié. Chacun d'entre eux sont très bien dépeints et particulièrement bien développés. De plus, ils m'ont beaucoup plu en grande partie grâce à leurs nuances. Contrairement aux autres romans historiques que j'ai l'habitude de lire, ici les personages ne sont pas tout blancs ou tout noirs; chacun d'eux possède sa part d'ombre ou de lumière et ce mélange est parfaitement savoureux. J'ai, en particulier, beaucoup aimé Yrmeline, dont le fort caractère ne la rend pas moins attachante.

 

Mais mon coup de coeur dans ce roman va à la plume de l'auteure qui est absolument superbe. Très poétique, très travaillée, très belle, elle rend la lecture agréable et vraiment fluide. Les pages se lisent toutes seules et m'ont vraiment aidé à faire de ce roman un excellent moment de lecture.

 

Yrmeline ou le chant des pierres est un roman historique captivant et magnifiquement bien écrit. Un récit dense et bien travaillé, des personnages touchants et bien dépeints, un décor sauvage à l'image de l'atmosphère du roman, le tout servi par une superbe plume. Que demander de plus ?

 

Star5

 

Historique, Mediéval, Thriller - Editions Périgord - 512 pages

Où l'acheter : Yrmeline ou le chant des pierres

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère des romans historiques

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Publié le 12 Juillet 2011

9782709634137

 

La fiancée de Bombay

 

Julia Gregson

 

(Site de l'auteure)

 

Julia-Gregson-001.jpg

 

Automne 1928. Viva, jeune londonienne désargentée désirant ardemment retourner à Bombay, ville qui a vu mourir ses parents par le passé, se fait engager comme chaperonne de deux jeunes femmes fortunées rejoignant l’Inde elles aussi. Il y a Rose, la candide qui doit épouser un officier britannique sur place et sa meilleure amie, la fantasque Victoria, en quête d’un époux. Viva est aussi en charge du jeune Guy au comportement aussi déroutant qu’inquiétant. À bord du bateau, elle se rapproche peu à peu de Frank, un médecin...

 

LigneFleur

 

Cela faisait longtemps que j'avais envie de me plonger dans un roman historique et quand j'ai vu que ce livre très tentant (j'adore l'Inde, qui est un pays qui m'attire beaucoup) proposé en partenariat sur Livraddict, je n'ai pas hésité et me suis proposée. Un grand merci donc à Livraddict et aux éditions JC Lattès pour cette lecture.

 

J'aimerais vraiment pouvoir dire que ce fut une lecture agréable, passionnante et qui m'a fait rêver...malheureusement ce ne fut pas le cas. Je ne dirais pas non plus que j'ai détesté cette lecture, non certes pas, mais je n'y ai pris aucun plaisir et j'en ressors assez frustrée car finalement j'en attendais peut-être trop.

 

La fiancée de Bombay nous conte l'histoire de trois jeunes femmes à la fin des années 1920, qui quittent leur Angleterre natale pour démarrer une nouvelle vie en Inde. Viva est intelligente, très mûre pour son âge et part à la recherche de son passé. Rose, jeune fille pure et chaste va retrouver son fiancé qu'elle connait à peine à Bombay et enfin Victoria, sa meilleure amie, veut à tout prix vivrent de folles aventures dans ce pays exotique. Toutes trois vont vite déchanter et faire face à leur destin.

 

Le récit est vraiment pour moi, la plus grosse déception de ce roman. En lisant la quatrième de couverture, on s'attends à une épopée captivante et exaltante, à vibrer avec nos personnages, à les suivre dans leurs folles aventures...eh bien non pas du tout. Pour être honnête, je me suis même prodigieusement ennuyée pour la bonne et simple raison qu'il ne se passe quasiment rien du tout dans le roman. Au début, je me suis dis que le démarrage était peut-être un peu long et que la suite aurait plus de rythme...Que nenni ! Déjà un bon tiers du roman concerne la traversée en bateau entre l'Angleterre et l'Inde et là c'était vraiment loooooooooooooooong à lire ! La deuxième partie du roman est un peu plus dynamique avec la découverte du pays par nos jeunes héroines mais la dernière partie est absolument plate, terne sans relief et surtout très décevante. En refermant le livre, une seule phrase m'est venue à l'esprit "tout ça pour ça ?". Oui vraiment je suis déçue par l'histoire convenue, sans surprise, lente et finalement peu captivante. Je m'attendais à une saga haute en couleurs, prenante et pleine d'exotisme et ma lecture s'est revelée être tout le contraire !

 

Concernant les personnages là encore beaucoup de bémols. Les jeunes femmes, au demeurant plutôt aventurière, se revèlent être plutôt fades et sans aucune personnalité. Finalement, à part Viva, et encore, elles n'évoluent presque pas et on les retrouve à la fin du roman dans le même état d'esprit qu'au début. De plus, elles sont peu attachantes. Très puritaines pour Viva et Rose ou trop superficielle pour Victoria, je n'ai rien éprouvé de particulier pour elles à la lecture et je dirais même que leurs sempiternelles états d'âme m'ont vraiment agacées. Les personnages secondaires sont également très ternes et peu intéressants. On pourrait même aller jusqu'à dire qu'ils font un peu partie du paysage et n'apportent pas vraiment de réelle contribution au récit en lui-même.

 

Cependant, il y a un point que je retiendrais concernant ce roman historique, il s'agit de la description de l'Inde que j'ai trouvé vraiment intéressante. Loin des clichés traditionnels sur ce pays, la description de la vie des habitants n'est pas édulcorée et j'ai aimé pouvoir découvrir le quotidien des indiens (ce qu'ils mangent, ce qu'ils pensent de l'éducation des femmes, le climat politique des évenements, etc.). On voit vraiment qu'il y a eu un travail de recherche derrière cet ouvrage, ce qui est plus qu'appréciable !

 

Enfin, petit aparté sur le style de l'auteure où là encore je suis un peu mitigée. D'un côté comme je l'ai dis, j'ai aimé le côté descriptif du roman, j'ajouterais quand même que trop de descriptions tue le roman (du moins à mon gout). Il y a vraiment trop peu de dialogues dans ce livre et de fait il y a de gros gros problèmes de rythme, ce qui rend la lecture vraiment monotome et peu passionnante. Une plume en deux tons donc.

 

La fiancée de Bombay est un roman historique bien décevant à mon gout. Peut-être en attendais-je trop, mais je me suis profondemment ennuyée durant la lecture. Ni le récit ni les personnages ne m'ont plu et je suis ressortie frustrée de ma lecture. Néanmoins, j'ai apprécié la description de l'Inde faite par l'auteure, très pittoresque et réaliste !

 

Star2

 

Titre VO : East of the sun

Historique - Editions JC Lattès - 572 pages

Où l'acheter : La Fiancée de Bombay

 

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère des romans historiques

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Publié le 9 Mai 2011

9782749106496

 

Marie Blanche

 

Jim Fergus

 

(Site Web)

 

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coup de coeur 45

 

Une inoubliable fresque familiale à travers un siècle et trois continents : l'auteur de Mille femmes blanches confirme son exceptionnel talent de conteur et nous offre un chef-d'oeuvre.

1995, région des Grands Lacs. Jim Fergus rend visite à sa grand-mère, Renée, 96 ans. Fille d'aristocrates français désargentés, mariée trois fois, celle-ci a connu un destin hors du commun, qui l'a menée de son petit village natal de la région de Senlis jusqu'aux États-Unis, en passant par les sables de l'Égypte. D'un caractère entier, froide et tyrannique, elle a brisé la vie de sa famille, en particulier celle de sa propre fille, Marie-Blanche, la mère de Jim. Pour essayer de la comprendre, et peut-être de lui pardonner, celui-ci va tenter de retracer son parcours.

En parallèle, à travers le journal intime de sa mère, l'écrivain nous fait entrer dans l'intimité de celle-ci. Internée en 1966 dans un asile de Lausanne, Marie-Blanche se souvient de sa vie, commencée comme un conte de fées mais qui prit peu à peu des allures de tragédie.

Jim Fergus s'inspire ici de son histoire personnelle pour nous offrir une saga familiale bouleversante. À la façon de Dalva, de Jim Harrison, il inscrit l'intime dans l'Histoire et nous présente d'inoubliables portraits de femmes dans la tourmente. On retrouve surtout dans cette fresque qui s'étend sur un siècle et trois continents toute la puissance romanesque de l'auteur de Mille femmes blanches associée à une force d'émotion rare.


 

LigneFleur

 

J'ai eu la chance de recevoir ce livre en avant-première de la part de Solène des éditions Le cherche-midi, que je remercie chaleureusement. Adorant les sagas familiales et n'en n'ayant pas lu depuis des mois voire des années, j'étais ravie à l'idée de me plonger dans celle-ci qui s'annonçait dépaysante et captivante.

 

Marie Blanche nous conte l'histoire non d'une (comme le titre l'indiquait) mais de deux femmes au destin hors du commun : Rénée, née en 1899, elle est la fille d'un comte français et se montrera toute sa vie d'une détermination sans faille pour obtenir ce qu'elle veut et Marie-Blanche, sa fille, personnage troublé qui peinera à trouver sa voix dans le monde. Ces deux récits nous entraînent sur trois continents : l'Afrique (avec l'Egypte), l'Europe (la France et l'Angleterre) et enfin l'Amérique (avec les Etats-Unis).

Au début, je l'avoue, j'ai eu peur quand j'ai vu arriver ce petit pavé dans ma boite aux lettres. Je me disais : "oh la la mais je vais mettre un temps fou à le lire ce roman". De plus, ne connaissant pas l'auteur, je ne savais pas trop quoi m'imaginer tant au niveau du style que de l'histoire...Mais finalement, je ressors de cette lecture absolument conquise et je dirais même plus, ce livre, que j'ai dévoré en moins de trois jours, fut un coup de cœur absolu !

Le récit s'articule donc autour de deux personnages : Renée et Marie-Blanche, et alterne leur différentes voix dans la narration des différents chapitres. Si le récit de Renée est chronologique, celui de Marie Blanche l'est beaucoup moins (encore une façon pour l'auteur de nous montrer le parcours chaotique et illogique de ce personnage) avec des retours en arrière qui arrivent souvent au détours des pages et qui nous apportent beaucoup d'indications sur les deux personnages.

Dans ce roman on voyage certes; on découvre beaucoup de paysages, de villes différentes et c'est vrai que c'est très agréable, mais ce qui m'a le plus plu dans Marie-Blanche, ce sont plutôt les rapports humains et le destin de ces deux femmes qui sont liées l'une à l'autre et qui sont incapables de se comprendre. De plus savoir que ce roman, certes romancé, est l'histoire de la mère et de la grand-mère de l'auteur m'a particulièrement ému et lui donne une dimension toute particulière. Pour tout dire, je suis arrivée à la fin de ma lecture avec les larmes aux yeux et une grosse boule d'angoisse coincée dans ma gorge.

Les deux histoires m'ont touché. De plus, même si je ne me suis pas vraiment identifiés aux différents personnages, ils sont très bien travaillés et très captivants. On est tout de suite happé par ces deux femmes et on ne peut s'empêcher de tourner les pages pour savoir ce qu'il va leur arriver. Renée m'a fasciné, être aussi déterminé, forte et intraitable au point de rejeter sa famille quand elle n'est pas à la hauteur de ses espérances m'a vraiment choqué. Marie Blanche m'a ému. Je n'ai pas compris la plupart de ses choix mais son personnage, faible et voué à l'échec presque depuis la naissance ne peut qu'inspirer non pas de la pitié mais beaucoup de compassion. En ce qui concerne les personnage secondaires, tous m'ont plu même si certains sont absolument détestables (je pense notamment à l'oncle de Renée). Ils ont tous leur personnalité propre et leur rôle à jouer dans le récit. Certains m'ont beaucoup ému (notamment le père de Renée) et je pense qu'ils ont vraiment aidé à rendre le récit plus vivant, plus captivant et surtout à rendre les deux personnages principaux plus attachants.

Enfin coup de coeur absolu pour la plume de Jim Fergus que je découvrais avec ce roman. L'auteur a un style léger, travaillé et tellement agréable à lire. Les mots coulaient tout seuls dans ma tête et me berçaient complétement. C'est une grand nouveauté pour moi, je ne crois pas avoir jamais été aussi touché par un style auparavant. En tout cas j'ai véritablement apprécié toute la finesse et la délicatesse du récit et j'ai maintenant hâte de découvrir d'autres romans de cet auteur.

 

 

Jim Fergus nous offre un roman bouleversant, dur et marquant porté par une plume magnifique. Marie Blanche est une pure merveille et je vous le recommande chaudement.

 

 

Star5

coup de coeur 11

 

Historique - Editions Le Cherche-Midi - 606 pages

Où l'acheter : Marie Blanche

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère des romans historiques

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Publié le 27 Novembre 2010

9782253150794

 

Marie Stuart

 
Auteur: Stefan Zweig

 


Quelques mots sur l'auteur
: Stefan Zweig, né le 28 novembre 1881 à Vienne en Autriche-Hongrie et mort le 22 février 1942, à Petrópolis au Brésil, est un écrivain, dramaturge, journaliste et biographe autrichien.

 

Autre(s) roman(s) de cet auteur (selection) : Cordes d'argent,  Les Guirlandes précoces, Les Prodiges de la vie, Dans la neige, Lettre d'une inconnue, Vingt-quatre Heures de la vie d'une femme, Le Joueur d'échecs, Thersite, La Maison au bord de la mer, Jérémie, Volpone, L'Agneau du pauvre, Dostoïevski, Tolstoï, Nietzsche, Casanova, Marie-Antoinette , Marie Stuart, Balzac, Un caprice de Bonaparte, Le voyage dans le passé

 

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Genre: Historique, Biographie

Edition : Le livre de poche

Nombres de pages : 411

Résumé:
Reine d'Ecosse à l'âge de six jours, en 1542, puis reine de France à dix-sept ans par son mariage avec François II, Marie Stuart est un des personnages les plus romanesques de l'histoire.Veuve en 1560, elle rentre en Ecosse et épouse lord Darnley. Déçue par ce mariage, elle devient la maîtresse du comte Bothwell. Lorsque ce dernier assassine Darnley, l'horreur est telle que Marie doit se réfugier auprès de sa rivale, Elisabeth Ire, reine d'Angleterre. Celle-ci la retiendra vingt ans captive, avant de la faire condamner à mort. Son courage devant le supplice impressionnera les témoins, au point de métamorphoser celle que l'on disait une criminelle en une martyre de la foi catholique...Sur cette figure fascinante et controversée de l'histoire britannique, le biographe de Marie-Antoinette et romancier de Vingt-quatre heures de la vie d'une femme a mené une enquête rigoureuse, se livrant à une critique serrée des documents et des témoignages. Ce récit passionné nous la restitue avec ses ombres et ses lumières, ses faiblesses et sa grandeur.


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Pourquoi j'ai choisi ce livre : Je cherchais tout simplement à terminer mon challenge Ich Liebe Zweig. Il me restait soit un essai (mais je ne suis guère friande de ce genre ci) ou un biographie à lire de cet auteur. J'ai donc cherché dans la longue liste de ses ouvrages et mon choix s'est arrêté sur Marie Stuart. J'avais étudié son règne et celui d'Elizabeth I lors de mon cours de civilisation britannique de deuxième année de licence, et cette période me plaisant beaucoup, je me suis dis que c'était le choix le plus avisé que je pourrais faire. 

 

Mon avis personnel: De fait, je regrette un peu d'avoir fait ce choix pour la biographie choisie. J'ignore si c'est parce que je connaissais bien le sujet mais j'ai noté beaucoup d'erreurs et j'ai eu également beaucoup de mal avec le discours sous jacent de Zweig. Pourtant, la vie de Marie Stuart est tout à fait fascinante et j'ai aimé approfondir mes connaissances sur cette femme parodoxale et mystérieuse. Néanmoins, je reste globalement très déçue par cette lecture et me demande si je relirais un jour du Zweig (il est probable que je lirais scertains de ses romans mais pas avant un certain temps...)

   

Cette lecture fut particulièrement pénible au début. J'ai eu vraiment beaucoup de mal à arriver jusqu'à environ la 2uj1108.jpgpremière centaine de pages. Non pas que le sujet ne m'intéressait pas, bien au contraire, mais j'ai eu énormement de mal avec le style de Zweig (que j'avais pourtant adoré dans Le voyage dans le passé). D'une part, je ne supportais plus, arrivée au bout de 100 pages, les remarques plus que misogynes de l'auteur, dont voici un petit extrait :

 

"[...] Malgré leur envergure extraordinaire, ces deux femmes restent toujours des femmes, elles ne peuvent pas surmonter les faiblesses de leur sexe; la haine qu'elles se portent, au lieu d'être franche, est petite et perfide. Placés dans la même situations, deux hommes, deux rois s'expliqueraient nettement, une fois pour toutes [...]

 

Autant dire qu'après près de cent pages où ces remarques sont presques constantes et où l'auteur passe son temps à dénigrer Marie Stuart (égocentrique et vaniteuse) et Elizabeth (vaniteuse également en plus d'être hystérique, folle et aigrie), je n'en pouvais plus et hésitait franchement à laisser tomber cette biographie.

 

Pourtant, j'ai continué, d'une car même si je n'approuvais pas du tout les remarques de Zweig, sa façon de décrire la vie de la souveraine Ecossaise, en y jetant un regard très voire trop critique du point de vue psychologique était innovant, et d'autre part, car j'ai été captivée par le déroulement de cette vie peu orthodoxe.

 

En effet, Marie Stuart, reine alors qu'elle n'était qu'un bébé, a vécu une vie absolument exceptionnelle. Certes la plupart du temps elle a été passive dans les évenements qui se sont passés lors de son époque mais il n'en reste pas moins que sa vie et sa personnalité très paradoxale m'ont vraiment captivé. Ses relations avec les hommes en particulier m'ont intéressé. Voir à quel point, elle a pu être passionné et manipulé par ses amants était vraiment fascinant.

 

Son rôle dans la politique de l'Ecosse fut aussi très intéressant à suivre. Elle aurait pu devenir une grande reine si elle ne n'avait pas laissé ses émotions et ses passions prendre le dessus sur son devoir. Et cet aspect de l'histoire a été particulierement bien dépeint par l'auteur. Malgré quelques longueurs (surtout au début de la biographie) on retrouve bien cet espèce de décorticage psychologique de cette reine au destin tragique. J'ai néanmoins regretté que la fin de la vie de Marie Stuart soit si rapidement traitée alors que le reste est vraiment bien détaillé. Après, il est fort possible que peu de documents nous soit parvenu sur cette époque mais j'en doute quelque peu.

 

Un bon point pour cette biographie, c'est que le comportement et la vie d'Elizabeth ont aussi été traité longuement (même si le parti pris par Zweig est beaucoup trop visible et rend la lecture passablement agaçante Elizabeth_I_Darnley_Portrait_v3.jpgà cause de ses remarques négatives et je dirais même méchantes vis à vis de la reine d'Angleterre). Elizabeth I est un de mes personnages historiques favoris et j'ai adoré travailler sur son regne pendant mes cours et cette biographie m'a vraiment donné envie de me plonger dans une biographie de cette reine (ne serait-ce que pour voir si elle était vraiment une folle hystérique comme le prétend Zweig - personnellement on ne m'a jamais appris cela lors de mes cours de civilisation anglaise, au contraire).

 

Autre bon point, les extraits de lettres et de poèmes de Marie Stuart ou Elizabeth m'ont vraiment plu, apportant des petites touches d'authenticité à l'ensemble de la biographie.

 

Comme pour le roman que j'avais lu de cet auteur, j'ai trouvé cette biographie était bien écrite avec de jolies métaphores, une plume travaillée et néanmoins fluide, bref, une biographie qui se lit facilement si on fait abstraction des remarques misogynes et du parti pris.

 

Petite précision qui m'a légèrement ennuyé à la lecture, j'ai trouvé que l'auteur prend quand même pas mal de libertés par rapport à l'histoire en général. Darnley, premier époux de Marie Stuart, est décrit presque un martyre alors qu'il était loin d'être un saint. Autre détail plutôt gênant, Elizabeth I est dépeinte tout le long du livre comme le défenseur du protestantisme alors qu'en fait c'est un peu plus compliqué que cela. Elle était le défenseur de l'anglicanisme et a d'ailleurs persécuté des protestants (puritains) durant son règne. Cet amalgame : Marie Stuart : catholique, Elizabeth : protestante est présent dans toute la biographie et je pense qu'il est juste de le mentionner qu'il n'est pas tellement correct...

 

Avec cette biographie, je termine donc mon challenge Ich Liebe Zweig et j'ajoute un nouveau titre au challenge Histoire.

 

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Tout ça pour dire : que j'ai eu du mal à accrocher. A cause de remarques désagréables et un parti pris trop visible, j'ai eu du mal à dépasser la première centaine de pages. Après on se fait au style et on est rapidement captivé par le destin hors du commun de cette reine. En tout cas, cette biographie m'a donné envie de me plonger dans d'autres livres traitant de cette période. 

 

Star3
Où l'acheter: ici

 

Pour aller plus loin :

 

- Site consacré à l'auteur

- L'émission Secret d'Histoire sur Marie Stuart

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère des romans historiques

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