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Publié le 12 Mars 2017

Un Noël à New York d'Anne Perry

Jemina Pitt, la fille du célèbre directeur de la Special Branch, a 23 ans durant l’hiver 1904. Elle décide d’accompagner sa jeune amie Delphinia Cardew à New York, sur le point de se marier avec l’aristocrate Brent Albright. Dans la haute société new-yorkaise, ce mariage est une grande affaire qui liera deux familles prodigieusement riches. Mais Jemina détecte une ombre mystérieuse planant sur la célébration. Maria, la mère de Delphinia, est absente de la fête et les Albright refusent de mentionner son nom. Et quand le frère du marié demande à Jemina de l’aider à retrouver Maria afin de prévenir un scandale, elle n’hésite pas à se lancer dans une enquête aussi inattendue que périlleuse.

De Hell’s Kitchen à Central Park, Jemina devra trouver son chemin à travers les rues enneigées de New York, sans se douter qu’un danger mortel la menace.

A l’occasion du challenge Cold Winter (vous remarquerez encore avec quelle rapidité, je publie mes chroniques, hihihi), j’ai fouillé dans ma PAL pour y trouver des titres se passant soit en hiver soit à Noël et j’ai trouvé ce titre-là. Ayant toujours voulu découvrir la plume d’Anne Perry et n’en ayant entendu et lu que du bien, je me suis dit « Banco ! » et j’ai foncé. Et là bim ! La porte !  Certes, c’est un récit court mais ça n’empêche que j’ai été très très déçue. Explications à venir.

Je ne vous ferai pas un résumé de l’histoire parce que deux mois après ma lecture (promis, promis, j’arrête d’écrire mes chroniques aussi tardivement après ma lecture), je n’en garde pas un grand souvenir. Il faut même dire qu’une semaine après ma lecture, je ne m’en souvenais pas. C’est dire à quel point ce roman m’a marqué. Anyway, si vous souhaitez découvrir le résumé du livre, je vous renvoie à la quatrième de couverture qui est plutôt pas mal écrite.

Pour commencer, je ne m’attendais pas à un récit aussi court. Environ 150 pages pour développer un personnage et une intrigue policière me semblait un peu juste et j’avais raison car j’ai terminé le roman en me disant que tout avait été survolé : l’intrigue, les personnages, le dénouement de l’histoire…Bref, une sensation de « trop-peu », assez dérangeant, ne m’a pas quitté durant ma lecture.

Qui plus est, le récit policier en lui-même m’a semblé assez faible. J’avais deviné assez vite le pourquoi du comment et finalement, quand c’est le cas, on est plus vraiment captivé par l’intrigue (ce qui est plutôt dommageable pour un roman policier). Alors j’ai lu et tourné les pages d’Un Noël à New York sans grand enthousiasme. Première déception donc.

La deuxième déception vint avec les personnages. L’héroïne est plutôt sympathique au demeurant mais avec deux parents qui sont apparemment des supers policiers, on a du mal à comprendre comment elle peut se montrer aussi lente dans ses réflexions. Je vous assure que parfois, j’ai eu envie de la secouer un bon coup. Les autres personnages sont peu développés et finalement assez caricaturaux. J’ai eu du mal à m’attacher à eux, à ressentir une quelconque émotion envers eux.

Le seul aspect du roman que j’ai aimé, ce fut le décor et le côté hivernal qui est bien décrit. Clairement, même si le récit se passe au 19ème siècle, j’ai beaucoup aimé découvrir ce New York enneigé et ce roman m’a encore plus donné envie d’aller me balader dans cette ville qui me fait de l’œil de puis un sacré bout de temps.

Enfin quelques notes sur le style de l’auteure. Là-dessus, j’avoue que je ne sais pas trop quoi dire. Le récit étant très court, je ne suis pas certaine que ce soit le meilleur format pour se faire une opinion sur la plume d’Anne Perry. Le roman est bien écrit mais comme je l’ai déjà indiqué, j’ai trouvé l’ensemble trop rapide et un peu fade. Mais je pense que je retenterais l’aventure avec cette auteure mais avec un roman plus long afin de me faire une vraie opinion de son travail.

Un Noël à New York fut une grosse déception, tant en ce qui concerne l’intrigue policière (prévisible et beaucoup trop rapide) que les personnages qui n’ont pas su du tout me plaire. Heureusement que le cadre sauve un peu l’ensemble. Vite lu, vite oublié malheureusement !

Un Noël à New York d'Anne Perry

Un Noël à New York d'Anne Perry
Titre VO : A New York Christmas
Policier, Historique - Editions 10/18 (Grands détective) - 158 pages
Où l'acheter : Un Noël à New York

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Publié le 7 Novembre 2013

Elles étaient jeunes et belles de Karen Rose

Jeunes, belles et brunes. Nuit après nuit, des lycéennes disparaissent de leur chambre. L'un après l'autre, leur corps est retrouvé quelques jours plus tard, sans vie...
Révolté par l'horreur de ces meurtres qui terrorisent Raleigh, en Caroline du Nord, l'agent spécial Steven Thatcher n'a plus qu'un but : mettre le tueur en série sous les verrous. Hélas, celui-ci a méticuleusement effacé tous les indices, l'enquête piétine. Jusqu'à ce que la ravissante Jenna, un des professeurs de son fils aîné Brad, ne commence à recevoir d'inquiétantes et sombres menaces. De crainte qu'elle ne soit la prochaine cible du tueur, Steven se jure de la protéger. Car comme toutes les victimes de l'assassin, Jenna est jeune, belle et brune...

Quand on m'a proposé de rencontré une auteure américaine très célèbres de thrillers romantiques, j'ai tout de suite sauté sur l'occasion et j'en ai profité pour découvrir l'univers de Karen Rose, que je ne connaissais pas du tout. Ce fut une très très agréable découverte, car j'ai adoré ma lecture de ce thriller (et encore plus ma rencontre avec l'auteure, qui est absolument formidable).

 

La petite ville de Raleigh est en état de choc. En effet, un tueur en série semble sévir dans la région et plusieurs lycéennes sont retrouvés mortes dans les alentours, assassinées de manière monstrueuses. Le détective Steven Thatcher mène l'enquête et va bientôt croiser le chemin de la charmante professeur de sciences de son fils : Jenna à laquelle, il va avoir bien du mal à résister.

 

La particularité des romans de cette auteure, c'est qu'elle mélange savamment la romance et l'intrigue policière et Elles étaient jeunes et belles ne fait pas exception à la règle et nous offre d'une part, une romance très sympathique, grâce aux héros très attachants et crédibles (je vais y revenir un peu plus tard dans cette chronique) et d'autre part, une enquête policière très bien ficelée, qui tient parfaitement la route et balade son lecteur de pages en pages. J'avais échafaudé nombreuses théories et plus d'une fois j'ai été surprise par la tournure des événements. Néanmoins, comme je suis une enquêtrice hors pair (merci le visionnage de 8 saisons d'Esprits criminels cette année !), j'avais trouvé le nom de l'assassin avant la fin mais cela ne m'a pas du tout gâché mon plaisir, bien au contraire.

 

Le récit est très rythmé, très bien équilibré en terme de scènes d'actions et de scènes plus descriptives, ce qui rend l'ensemble dynamique, vivant et très plaisant à lire. Le roman est, pour tout avouer, très addictif. Pour ma part, je l'ai dévoré en moins de 24h !

 

Quant aux personnages, là encore, c'est une réussite. L'auteure nous a indiqué lors de notre rencontre qu'elle voulait vraiment s'intéresser à l'envers du décor des enquêtes, c'est-à-dire s'occuper des proches des héros et c'est particulièrement bien rendu dans ce roman. Le roman est construit de telle manière qu'à chaque chapitre, nous avons le droit au point de vue d'un nouveau personnage, ce qui permetnde créer un kaléidoscope des liens entre les différents personnages. Chacun d'entre eux sont très bien caractérisés, ce qui les rend plus réels, plus vivants et donc plus proches du lecteurs.

 

C'est pour cette raison que la romance fonctionne très bien dans le thriller (au début, j'étais septique. « Hum de la romance mélangée avec du policier, ça doit donner un roman bizarre »). La romance complémente le thriller et ainsi de suite et finalement, on ne peut s'empêcher de prendre beaucoup de plaisir à suivre les aventures de nos deux héros.

 

Le style de Karen Rose est, ma foi, très agréable à lire. Percutant, dynamique, fluide, on ne s’ennuie pas une seule minute en lisant ce roman et j'ai vraiment hâte de me plonger dans d'autres romans de sa bibliographie pour pouvoir savourer une nouvelle de ses intrigues !

 

Elles étaient jeunes et belles fut une très très bonne découverte ! Je ne donnais pas cher de ce roman alliant romance et thriller et pourtant j'ai été embarquée dedans de la première à la dernière page. Une réussite ! Un roman à découvrir !

 

Elles étaient jeunes et belles de Karen Rose

Elles étaient jeunes et belles de Karen Rose
Titre VO : Have you seen her ?
Policier, Romance - Editions Harlequin - 608 pages
Où l'acheter : Elles étaient jeunes et belles

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère des Thrillers-Policiers

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Publié le 19 Août 2013

Drame en trois actes d'Agatha Christie

Bizarre, tout de même, ce décès subit du pasteur Babbington, au moment où il vient de tremper les lèvres dans un cocktail... Rien pourtant ne permet de conclure à un meurtre, d'autant que le pasteur était apprécié de tous. Hercule Poirot ne commencera à froncer les sourcils qu'après un deuxième décès, dans des circonstances analogues : celui d'un médecin, Sir Bartholomew Strange, présent lors du premier. Il faudra une troisième disparition pour que le détective commence à deviner un truquage cyniquement organisé pour détourner l'attention des enquêteurs.

Quand ma merveilleuse copinaute d'amour Jen du blog Bibliobulle m'a proposé une lecture commune, nous nous sommes décidées pour un Agatha Christie, appréciant toutes les deux cette romancière anglaise. Comme d'ordinaire lorsque je lis un récit de cette auteure, je suis ressortie conquise par cette lecture même si je l'avoue, l'ensemble m'a quand même moins plu que d'autres romans que j'avais pu lire de sa plume.

 

Hercule Poirot assiste à un diner au cours duquel un homme tombe mort presque à ses pieds. Alors que le coroner conclue à un mort naturelle, une deuxième mort suspecte survient quelques semaines plus tard. Aidé des amis de la victime, il va mener l'enquête et essayer de découvrir si ces deux morts sont liées, qui est le meurtrier et bien évidemment le mobile !

 

Comme toujours avec les romans d'Agatha Christie, le récit est formidablement bien construit et travaillé et j'avoue qu'il fallait vraiment avoir un esprit incroyable (et un peu tordu aussi pour tout dire) pour réussir à mettre en scène une telle enquête. Celui-ci est absolument captivant et on ne s'attend pas du tout à cet épilogue (personnellement le mobile m'a absolument bluffé, je ne vois pas comment on aurait pu le deviner sans les chapitres finaux et leurs révélations !). Cependant, comme je le disais précédemment, j'ai probablement moins aimé ce roman-ci que les autres que j'ai pu lire, notamment à cause de la grande absence du héros : Hercule Poirot. En effet, si celui-ci est présent au tout début du roman, on ne le revoit pas avant le dernier tiers de celui-ci, et j'avoue que j'ai trouvé le temps long sans mon détective préféré !

 

Pourtant, j'ai beaucoup aimé la structure du roman et en particulier tout l'aspect “théâtre” qui est mis en avant. Toute l'atmosphère tourne autour de ce sujet et le roman en lui-même est découpé en trois actes, ce qui apporte un petit plus à l'ensemble du récit (même si je n'étais pas forcement en accord avec la répartition des actes, pour moi, il y a avait un grand déséquilibre entre le 3ème acte, un peu trop long et les deux premiers trop courts).

 

Quant aux personnages, ils ne sont pas en reste et Agatha Christie nous offre une belle palette de personnages (trop pour certains lecteurs, mais c'est ce qui fait la marque de fabrique de cette romancière. Alors certes, parfois, c'est un peu compliqué de s'y retrouver mais à la fin on se rend compte que chaque personnage avait sa propre importance et raison d'être présent), tous assez différents les uns des autres, pour notre plus grand bonheur de lecteur. Mais mon favori reste sans conteste le magnifique Hercule Poirot, détective brillant qui me fait complétement craqué (pas dans le sens romantique du terme hein ! Non, plus dans le sens où je le trouve exceptionnel). Un personnage excentrique comme je les aime et si drôle (à sa manière). Bref, c'est véritablement lui qui donne tout son souffle à ce roman !

 

Concernant la plume d'Agatha Christie, là encore, rien à dire si ce n'est que je suis avec plaisir ses dialogues si savoureux ! Je pense néanmoins que je vais de plus en plus me tourner vers la version original de ses romans, quand cela me sera possible, car ma traduction n'était pas des plus exceptionnelles et certaines tournures de phrases m'ont parfois dérangées.

 

Drame en trois actes fut une très bonne lecture. Malgré un début un peu moins captivant, dû à l'absence d'Hercule Poirot, le final vaut largement le détour et je me suis faite balader du début à la fin ! Encore un grand roman policier à lire absolument !

 

Drame en trois actes d'Agatha Christie

Drame en trois actes d'Agatha Christie
Titre VO : Three-Act Tragedy
Policier - Editions Le Livre de poche - 218 pages
Où l'acheter : Drame en trois actes

*****

D'autre(s) roman(s) de cette auteure chroniqué(s) sur le blog :
Murder on the Orient Express
Mort sur le Nil

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère des Thrillers-Policiers

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Publié le 9 Janvier 2013

Mort sur le Nil d'Agatha Christie

Un soir, Hercule Poirot dîne dans un restaurant londonien. Sa table jouxte celle d'un jeune couple apparemment très épris, Jackie de Bellefort et Simon Doyle. Quelques semaines plus tard, à l'occasion d'une croisière sur le Nil, le grand détective a la surprise de retrouver Simon Doyle marié à Linett Ridgeway. S'apercevant que Jackie s'ingénie à croiser le chemin du jeune couple, Hercule Poirot sent la tragédie venir à grand pas et il a peur...

Après ma lecture délectable de Murder on the Orient Express du même auteur, lu il y a quelques mois, j'ai eu envie de me replonger dans l'univers de cette dame anglaise à l'imagination si prolifique et tordue (ben oui parce que quand même, quand on voit les intrigues de certains de ces romans, on se dit qu'elle pensait à de drôles de choses madame Christie). De fait, j'ai pioché dans ma PAL ce petit roman, que j'ai dévoré en 24h et j'ai enchaîné sur le film (que j'ai adoré d'ailleurs. Ah ce David Suchet, quel talent !).

La quatrième de couverture étant très bien faite, je ne vous écris pas de nouveau résumé et je vais enchaîner tout de suite avec mes impressions de lecture, qui furent, comme je m'y attendais, très bonnes. Très bonnes oui, mais j'ai quand même un peu moins aimé ma lecture que celle que j'avais faite de Meurtre sur l'Orient Express.

L'intrigue est toujours aussi plaisante à suivre, quelque soit le roman d'Agatha Christie que je lis d'ailleurs, mais celle-ci m'a donné beaucoup de fil à retordre. Comme d'ordinaire, j'eu beau faire marcher mes petites cellules grises, comme le dis si bien Hercule Poirot, je n'ai pas réussi à trouver le dénouement. J'ai donc été baladé du début à la fin et j'ai beaucoup aimé cela !

En ce qui concerne les personnages, je les ai trouvé vraiment bien travaillé, tous ayant une psychologie bien développée et personnelle. Hercule Poirot m'a semblé plus accessible, beaucoup plus humain que dans d'autres de ses aventures. Mais il reste quand même égale à lui-même, un brin hautain et pète-sec mais qu'est-ce que je l'adore ce personnage ! C'est vraiment un de mes héros de littérature préféré et je me fais une joie de le rédecouvrir dans ma relecture de ces romans !

Là où j'ai trouvé que ça pêchait un peu, c'était concernant la traduction. Mon édition étant assez vieille (non ce n'est pas celle en couverture, mais je n'arrivais pas à trouver la mienne, donc j'ai remplacé l'image par une édition plus récente), la traduction était vieillotte, parfois bancale et quelques fois limite raciste (le terme "nègre" par exemple est revenu plusieurs fois et m'a vraiment gêné). Je pense que, de fait, à partir de maintenant, je vais vraiment privilégier la version originale pour ces romans, car j'avais adoré la plume rythmé, graphique et un peu surannée d'Agatha Christie.

Mort sur le Nil est un excellent policier. A nouveau, Agatha Christie balade ses lecteurs avec une histoire bien ficelée et maitrisée, à laquelle est ajoutée un petit côté exotique avec le décor égyptien. Seul petit bémol pour moi, la traduction trop vieillotte.

Mort sur le Nil d'Agatha Christie

Mort sur le Nil d'Agatha Christie
Titre VO : Murder on the Nile
Policier - Editions Le livre de poche - 288 pages
Où l'acheter : Mort sur le Nil


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D'autre(s) roman(s) de cette auteure chroniqué(s) sur le blog :
Murder on the Orient Express
Drame en trois actes

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Rédigé par Evy

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Publié le 15 Octobre 2012

La coupable parfaite de Laura Caldwell

Izzy McNeil, une avocate de Chicago, est sollicitée pour défendre Valerie Solara. Valerie est accusée d’avoir empoisonné sa meilleure amie, Amanda Miller, parce qu’elle était amoureuse du mari d’Amanda. Quand elle n’est pas en train de plaider ou de travailler pour ce procès, Izzy doit s’occuper de ses problèmes personnels, à commencer par ceux que lui posent son ex-fiancé. Cela ne l’empêche pas de se lancer dans la recherche du véritable tueur. Car si Izzy ne croit pas du tout à la version d’un crime passionnel commis par Valerie, elle est persuadée que cette dernière cache de lourds secrets…

Avec cette nouveauté de la collection Mosaïc, je voulais m’essayer à un genre que j’ai peu l’habitude de lire : le policier. Pourquoi ne lis-je que peu de ce genre littéraire ? Tout simplement, car, à part les Agatha Christie, je n’éprouve guère d’émotion en lisant ces livres et surtout je ne ressens pas particulièrement de plaisir à ma lecture. Je ne saurais pas vraiment expliquer pourquoi ce genre ne m’attire pas plus que cela, mais en tout cas, je me suis dis que ce roman pourrait bien me faire changer d’avis sur les policiers et je dois avouer que j’ai eu raison de me laisser tenter par La coupable parfaite car j’ai passé un très bon moment de lecture en sa compagnie.

Izzie est contactée par une de ses meilleures amies pour travailler avec elle sur une affaire difficile. La jeune femme, avocate au civil, est en effet engagée dans une affaire pénale de meurtre. Elle doit défendre Valérie, accusée d’avoir empoisonnée sa meilleure amie dans le but de lui ravir son mari. Mais Izzie va très vite découvrir qu’il y a plus derrière cette histoire que ce que l’accusation veut bien le laisser entendre.

Ce roman est à mi-chemin entre le policier et le roman contemporain et j’ai vraiment beaucoup aimé cette dualité du récit. D’une part, l’enquête est très bien ficelée et j’ai été surprise plus d’une fois par certains rebondissements (même si dans les grandes lignes, on se doute un peu de ce qui va arriver, le dénouement final était quand même inattendu) et d’autre part, j’ai apprécié qu’il y ait certains aspects du récit qui s’intéressent plus à la vie personnelle des personnages, permettant un petit break dans l’histoire policière. Malgré tout, on n’évite pas quelques longueurs au milieu du roman, qui auraient pu, je pense, être éviter, en coupant certaines scènes (notamment dans les passages au tribunal) qui n’apportaient pas grand-chose à l’histoire globale.

Autre très bon point, j’ai beaucoup apprécié suivre cette enquête à travers le monde des avocats. L’auteure étant elle-même avocate, j’ai trouvé qu’elle savait parfaitement bien rendre sur papier l’univers judiciaire avec des explications simples, qui permettent aux lecteurs, tout d’abord de bien appréhender un monde que l’on ne connait pas forcement, mais aussi de suivre une enquête policière sous un autre jour que sous celui plus traditionnel des enquêtes menées par les policiers.

J’ai beaucoup apprécié les personnages, très attachants et bien travaillés. Izzie est une jeune femme forte et intelligente, qui ne se laisse pas dominer par ses émotions mais qui n’est pas non plus insensible. Je me suis énormément retrouvée dans son caractère et c’est avec plaisir que je la retrouverais dans les autres romans de Laura Caldwell. (D’ailleurs, je pense qu’il est bon de noter quand même que ce tome est le deuxième roman d’une saga mettant en scène ce personnage. Toutefois, vous pouvez sans problème lire les tomes indépendamment les uns des autres.) Les autres personnages féminins secondaires sont également très plaisants. J’ai eu un peu plus de mal avec les personnages masculins, moins présents et un peu moins attachants à mon goût.

Quelques mots enfin sur la plume de l’auteure, qui si elle est très agréable à lire, n’est pas non plus exceptionnelle. J’ai apprécié la simplicité du ton et la fluidité du récit et il est indéniable que c’est un roman très sympathique à lire.

La coupable parfaite fut une très bonne surprise. J’ai aimé le récit, qui fait la part belle à une enquête vue sous un jour différent ainsi que la très bonne caractérisation des personnages. Un roman divertissant et qui m’a fait passer un très bon moment de lecture.

 

La coupable parfaite de Laura Caldwell

La coupable parfaite de Laura Caldwell
Titre VO : Claim of innocence
Contemporain, Policier - Editions Harlequin, Collection Mosaïc - 539 pages
Où l'acheter : La coupable parfaite

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère des Thrillers-Policiers

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Publié le 1 Juillet 2012

Le Syndrome E de Franck Thilliez

Une affaire étrange bouleverse l'été de Lucie Hennebelle, lieutenant de police à Lille où elle vit avec ses jumelles. Un de ses ex-petits amis a perdu la vue en visionnant un court métrage acheté au fils d'un collectionneur décédé. Un film muet, anonyme, mais surtout, un film à la mise en scène malsaine et au scénario énigmatique. Au même moment, le commissaire Franck Sharko, ancien de la Criminelle et analyste comportemental à l'OCRVP (Office Central pour la Répression des Violences aux Personnes, Nanterre) suit un traitement par stimulations magnétiques au cerveau à cause d'une schizophrénie tenace. Il cède à l'appel du terrain à la demande de son supérieur et contre l'avis d'Eugénie, la petite fille imaginaire qui le suit depuis la mort de sa femme et de sa fille. Dans le Nord de la France, cinq corps d'hommes impossibles à identifier ont été retrouvés deux mètres sous terre. Mains coupées, dents et yeux arrachés, boîte crânienne tranchée, cerveau disparu, tous en état de décomposition avancé. Alors que Lucie découvre les horreurs que cache le film, un mystérieux Québécois l'informe par téléphone du lien ténu qui existe entre cette bobine et l'histoire des cinq corps. Une seule et même affaire grâce à laquelle Lucie et Sharko, si différents et pourtant si proches dans leur conception du métier, vont se rencontrer… Des bidonvilles du Caire aux orphelinats du Canada des années 1950, les deux équipiers vont mettre le doigt sur un mal inconnu baptisé le syndrome E. Un mal d'une réalité effrayante qui révèle que nous pourrions tous être capables du pire…

Ceux qui suivent un peu ce blog savent que je lis peu voire pas de thrillers ni de policiers (à part les Agatha Christie) pour la bonne et simple raison qu'il s'agit de genre que je n'affectionne pas vraiment. Or, Franck Thilliez venant faire une soirée spéciale dans ma bibliothèque, j'avais décidé de me lancer dans la lecture d'un de ses romans pour pouvoir suivre le déroulement de cette rencontre et éventuellement pouvoir poser quelques questions.

Ce roman, ce fut donc ma découverte de cet auteur. Et, je dois avouer que si ce ne fut pas un franc coup de coeur, j'ai beaucoup apprécié ma lecture et deux des autres romans de la bibliographie de Mr Thilliez sont déjà arrivés dans ma PAL.

Durant l'été, et à quelques centaines kilomètres l'un de l'autre, le lieutenant Lucie Hennebelle et le commissaire Franck Sharko enquêtent sur deux situations bien différentes mais aussi macabres et incompréhensibles l'une que l'autre. Alors que rien ne semblent les relier entre elles, ces deux policiers vont devoir collaborer pour élucider ces deux mystères, dont aucun des deux ne sortira indemne.

Quand j'ai commencé ce roman, je n'ai pas eu l'impression de lire un thriller. L'histoire est complexe, parfaitement bien ficelée et captivante mais je n'étais pas non plus accroché à mon livre, comme j'ai pû l'être pour d'autres lectures de ce genre. J'ai eu l'impression que la découverte du coupable passait un peu au second plan et que les différents meurtres et voyages n'étaient finalement que des excuses pour amorcer les idées sous-jacentes de l'auteur concernant la naissance de la violence dans la société. Et finalement, cela ne m'a pas déranger plus que cela, car ces idées, si elles sont très élaborées et disons le clairement un peu folles, elles n'en restent pas moins plausibles et traitées d'une telle manière que l'on ne peut se demander si l'auteur n'a pas raison. Après, je n'ai pas l'esprit scientifique du tout, et de fait, il m'est arrivé fréquemment, lors de ma lecture, de complètement décroché et de trouvé certains passages relativement longs (car s'étendant trop sur l'aspect technique du cerveau ou sur le côté technique cinématographique du roman).

Attention aux âmes sensibles, Le syndrome [E] n'est pas à mettre entre toutes les mains. Très graphique, noir et surtout détaillé, j'ai parfois eu presque un haut le coeur en lisant certains passages. Néanmoins, j'ai apprécié cette atmosphère sombre et étouffante qui se dégageait du roman, même si cela crée un certain malaise à la lecture.

Petit mot sur les personnages qui furent, à ma plus grande surprise (j'ai toujours beaucoup de mal à m'attacher aux personnages de policier/thiller), très attachant. Sharko, avec sa pathologie très handicapant, m'est apparu touchant et émouvant, et Lucie, forte et déterminée, est un personnage que l'on prend plaisir à suivre. D'ailleurs, ce sont véritablement les seuls personnages dont l'on se souvient, car les autres ne sont finalement que secondaires, n'apportent pas grand chose à l'ensemble du roman. La dynamique du roman repose essentiellement sur ce duo détonnant et au final, cela ne m'a pas dérangé plus que cela.

Mais l'aspect du roman que j'aurais le plus aimé, ce fut la plume de l'auteur. Assez brut de décoffrage, noire, incisive, elle m'a tout de suite plu, et pris aux tripes. Une chose est sûre, on ne sort pas indemne d'une telle lecture.

En bref, Le syndrome [E] m'a fait découvrir un auteur de talent même si je n'ai pas vraiment accroché à l'aspect thriller du roman. Néanmoins, il faut porter au crédit de Franck Thilliez qu'il nous livre ici un roman marquant et fort intéressant à lire.

Le Syndrome E de Franck Thilliez

Le syndrome E de Frank Thilliez
Thriller - Editions Pocket - 510 pages
Où l'acheter : Le syndrome E

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère des Thrillers-Policiers

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Publié le 8 Avril 2012

Murder on the Orient-Express d'Agatha Christie

Alors qu'il rentre de mission et compte s'arrêter quelques jours à Istanbul, Hercule Poirot est rappelé d'urgence à Londres. On est en hiver et à cette époque de l'année, l'Orient Express roule habituellement quasiment à vide. Pourtant, sans l'aide du directeur de la compagnie, Hercule Poirot n'aurait pas trouvé de place à bord, comme si tous les voyageurs s'étaient donné rendez-vous dans ce train ! Dès la première nuit, un homme est assassiné. Le train est immobilisé par la neige qui empêche l'assassin de s'enfuir. Dans les wagons isolés du reste du monde, Hercule Poirot, au sommet de son art, mène l'enquête. Et ce ne sont pas les pistes qui manquent !

J’ai eu la chance de recevoir ce livre lors d’un swap, celui que j’avais organisé : le British Swap (merci encore Touloulou), aussi ai-je ravie quand Le Libr’air m’a proposé une lecture commune sur ce titre car cela faisait des années que je n’avais pas lu un Agatha Christie et ce serait une première pour moi en VO. Finalement je suis ressortie conquise de cette lecture, avec l’envie irrépressible de me jeter sur un nouveau roman de cet auteure, pour continuer cette belle histoire d’amour qui commence entre Christie et moi.

Hercule Poirot rentre d’un voyage en Orient et grâce à l’intervention de son ami M. Bouc, directeur d’une compagnie ferroviaire, il obtient une place dans le train Orient-Express qui le ramènera en Europe. Cependant le train est ralenti et même bloqué par une grave tempête de neige et c’est au cours de cette tempête que le corps d’un des passagers est retrouvé poignardé de douze coups de couteau. Hercule Poirot va mener l’enquête, aidé de M. bouc et du médecin de bord.

Au niveau du récit, je connaissais déjà le dénouement de ce roman pour l’avoir vu lors de mon visionnage du téléfilm adapté du roman (avec le superbe David Suchet dans le role d’Hercule Poirot) mais cela ne m’a pas empêché d’être complètement embarquée dans un très bon suspense et une histoire policière habilement ficelée. On ne peut que porter au crédit d’Agatha Christie que son récit est formidablement bien construit. Le lecteur se perd dans les différents témoignages des suspects, les différentes preuves découvertes et l’auteure nous mène en bateau du début à la fin. Même moi qui connaissais déjà le dénouement, je n’ai pas pu m’empêcher d’être surprise par un ou deux détails que je n’avais pas forcément vu. Je ne suis d’ordinaire que peu friande d’intrigues policières et pourtant là je me suis régalée. L’auteure a parfaitement su m’accrocher, me divertir, m’intrigue… En deux mots, je suis absolument conquise par le talent de narratrice d’Agatha Christie. J’avais déjà lu quelques-uns de ses romans mais je dois dire que pour le moment c’est celui que j’ai trouvé le mieux construit et peut-être le plus prenant de tous. De plus, l’ambiance de celui-ci, il faut le dire, est assez particulière dans la mesure où nous assistons, en plus d’une enquête policière, à un huis clos entre tous personnages qui peuvent avoir commis le crime. J’ai aimé cette atmosphère un peu surannée, exotique ainsi qu’oppressante qui se dégageait du roman.

Au niveau des personnages, là encore un beau travail de fond a été effectué dans la mesure ou même si je connaissais la fin je n’étais pas en mesure de dire qui était qui ou pourquoi telle personne a fait ceci ou cela. La caractérisation des personnages a été travaillée et j’ai retrouvé avec grand plaisir mon Hercule Poirot, mon personnage favori de l’auteur. Je ne peux pas m’en empêcher, je l’adore et dans ce roman, il nous prouve une fois de plus sa grande intelligence et son petit côté fier et sûr de lui m’a à nouveau fait craquer. De fait, j’ai vraiment envie de me plonger dans une autre lecture « Poirotesque » pour pouvoir retrouver ce personnage qui me fait rire et me divertir même temps.

Mais ce que j’ai vraiment le plus apprécié dans cette lecture fut la plume de la romancière anglaise. Honte à moi je n’avais jamais lu d’Agatha Christi en anglais ! C’est désormais chose faite et je ne pense pas que je reviendrai aux versions françaises dans la mesure où j’ai découvert une plume intelligente, travaillée, ironique et savoureuse. J’ai particulièrement aimé les petites touches de français disséminées çà et là dans le récit qui donnent un côté de pittoresque et authentique à l’ensemble. Personnellement je n’ai pas pu empêcher de sourire tout le long de ma lecture.

Murder on the Orient-Express est un roman qui se savoure comme une bonne tasse de thé au coin du feu en hiver. Le suspense est au rendez-vous, le récit est captivant et bien ficelé, les personnages sont complexes et mystérieux et la plume de l’auteur rend la lecture très agréable. On aime et l’on n’en redemande !

L'avis de mes copines de LC : Le Libr'air (qui a aussi adoré) et Karine (qui a aussi aimé).

Murder on the Orient-Express d'Agatha Christie

Murder on the Orient-Express d'Agatha Christie
Titre VF : Le crime de l'Orient-Express
Policier - Editions Harper Collins - 347 pages
Où l'acheter : Murder on the Orient Express: A Hercule Poirot Mystery & Le crime de l'Orient-Express

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Drame en trois-actes
Mort sur le Nil

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère des Thrillers-Policiers

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Publié le 24 Mars 2011

Ne vous fachez pas Imogène ! de Charles Exbrayat

Depuis vingt ans, Imogène McCarthery sème la perturbation dans le bureau de l'Amirauté où elle travaille. Depuis vingt ans, la fière descendante des Mac Gregor fait tourner en bourrique son chef de service. Mais cette fois, la coupe est pleine. Trop, c'est trop. Voilà que cette grande bringue à la tignasse rouge se pavane en clamant qu'elle a été investie d'une mission secrète de la plus haute importance ! Et par le patron de l'Intelligence Department lui-même ! Pas de doute, elle est mûre pour l'hôpital psychiatrique...Pauvre Imogène ! Elle qui est prête à mourir pour la couronne ! Les héros se heurtent parfois à des murs d'incompréhension...

J'ai vu l'adaptation de ce roman au cinéma avec Catherine Frot et j'ai beaucoup ri. De plus étant une fervente admiratrice de l'Ecosse (que j'ai eu la chance de visiter et qui est un pays absolument sublime avec des habitants charmants !), j'avais très envie de découvrir le roman qui avait donné lieu à cette adaptation. C'est maintenant chose faite !

Ne connaissant absolument pas l'auteur, j'ignorais à quoi m'attendre avec cette lecture. De plus n'étant guère friande des policiers j'avais peur de ne pas aimer. Or ce ne fut pas le cas. Alors certes, ce ne fut pas une lecture coup de cœur, loin de là, mais néanmoins, j'ai pris du plaisir à suivre les aventures mouvementées de la pétillante Imogène McCarthery.

Ce roman c'est l'histoire d'Imogène, écossaise proche de la cinquantaine, jamais mariée, travaillant au ministère de la défense anglaise à Londres et adorant plus que tout son pays natal (et par la même occasion détestant les anglais, gallois et irlandais). Imogène se voit un jour confiait une mission sécrète de la plus grande importance et doit, pour la mener à bien, se rendre dans sa vie natale dans les Highlands. Imogène ne reculera devant rien pour remplir sa mission et prouver à ses patrons anglais que les écossais sont les meilleurs habitants du Royaume-Uni.
 
Ne vous fâchez pas Imogène ! est classé comme un livre policier. En ce qui me concerne, je l'aurez plutôt mis dans la case humoristique (mais bon, je n'aime pas trop mettre les livres dans des cases donc passons) car l'intrigue policière n'est là que pour donner la part belle au personnage principal. La trame du récit est très mince et plutôt prévisible (c'était d'ailleurs agaçant de voir Imogène pataugeant un peu pour trouver les coupables alors que c'était d'une évidence même !). De fait, ce n'est pas le point qui m'a le plus plu au contraire, j'arrivais à la fin du roman, j'étais plutôt contente qu'il se termine car il commençait à me lasser (était-aussi car je connaissais l'histoire, l'ayant déjà vu des mois auparavant au cinéma ? Possible car finalement l'adaptation est plutôt fidèle au roman). Ainsi, non, je n'ai pas été passionnée par l'histoire. Elle est gentillette mais pas non plus captivante ni transcendante.
 
La force de ce roman, c'est son personnage principal. Imogène McCarthery est une femme drôle, fantasque, de mauvaise foi, qui n'a pas froid aux yeux et qui a un cœur d'or. De ce fait, on ne peut donc s'empêcher de la trouver terriblement attachante. C'est littéralement elle le roman et tout le reste n'est là que pour la mettre en valeur. En soi, c'est un pari risqué car si le personnage n'arrive pas à toucher le lecteur celui-ci va forcement décrocher. Or c'est un pari réussi pour ce roman. Imogène est si cocasse et unique en son genre qu'on ne peut s'empêcher de continuer la lecture même si l'intrigue policière n'est pas à la hauteur de nos attentes. Coup de cœur donc en ce qui me concerne pour le personnage de cette écossaise pas comme les autres qui gagne à être connu !
 
Les autres personnages sont sympathiques (et aussi très drôles à leur manière) mais sont malheureusement survolés. Ils n'en reste pas moins agréable à lire et à découvrir (en particulier les policiers qu'Imogène rend complétement fou ! Ces scènes là sont fort drôles !). J'espère seulement qu'ils s'étofferont un peu dans les prochains tomes car certains ont un vrai potentiel !
 
Enfin un petit mot sur le style de l'auteur que j'ai trouvé très léger, drôle et amusant. Là encore on reste dans l'humour et l'ironie (l'auteur adore se moquer à mots couverts de son héroïne et nous aussi d'ailleurs !). Il est vrai que certaines scènes sont vraiment rapides ou manque de finesse (je pense notamment aux scènes "romantiques") mais le tout se lit très bien, très vite et nous apporte un petit sourire aux lèvres à la fin de notre lecture !

Tout ça pour dire : que ce fut une lecture en demi-teinte. D'un côté l'histoire ne m'a pas tellement plu ni captivé, et d'un autre côté j'ai eu un coup de cœur pour le personnage principal, pour cette Imogène si particulière ! Je lirai donc la suite avec plaisir, même si je ne pense pas la lire avant un petit moment pour éviter de me lasser trop vite !

 

Ne vous fachez pas Imogène ! de Charles Exbrayat

Ne vous fâchez pas, Imogène ! de Charles Exbrayat
Policier - Editions du Masque - 191 pages
Où l'acheter:
Ne vous fâchez pas, Imogène !

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère des Thrillers-Policiers

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Publié le 26 Janvier 2010

Le Symbole Perdu de Dan Brown

Robert Langdon, professeur en symbologie, est convoqué d'urgence par son ami Peter Solomon, philanthrope et maçon de haut grade, pour une conférence à donner le soir même. En rejoignant la rotonde du Capitole, il fait une macabre découverte. Ce sera le premier indice d'une quête haletante, des sous-sols de la Bibliothèque du Congrès aux temples maçonniques, à la recherche du secret le mieux gardé de la franc-maçonnerie. Une aventure où s'affrontent les traditions ésotériques et la formidable intelligence de Robert Langdon.

Ce livre fait parti d'un projet de lecture en commun que j'ai organisé avec ma meilleure amie. Chacune a choisi dix livres qu'elle avait envie de lire et ensuite on tire au sort le nom des livres pour savoir lors de quelle semaine on va devoir les lire et la semaine dernière c'était au tour de ce roman (autant le dire tout de suite, ce roman ne faisait pas parti de ma liste)

Le Symbole perdu est le premier livre que j'ai lu de Dan Brown et ça sera aussi le dernier ! Une seule phrase suffirait pour décrire mes impressions : « De qui se moque-t-on ? ».

Tout d'abord, je n'ai pas aimé la narration. Mais ce point ci n'est qu'une question de goût et je ne le retiendrai pas contre l'auteur. En effet, je n'ai pas apprécié le fait que les chapitres soient si courts et coupent ainsi l'action. Si certains trouvent que cela permet de densifier le suspense, personnellement ça m'a coupé dans mon élan et j'ai trouvé ça dommage car je n'avais qu'une envie, c'était de « zapper » les passages qui ne m'intéressaient pas et de passer à ceux que j'avais vraiment envie de lire.

Concernant le style de l'auteur, on peut dire que ça se lit bien mais ça s'arrête là. Ce n'est pas de la grande littérature mais l'auteur n'a jamais eu cette prétention donc de ce côté-là encore rien à lui reprocher.

Mais l'histoire bon sang, quelle déception ! Tout d'abord, je tiens à préciser que je n'ai pas lu Anges et Démons et Le Da Vinci Code mais j'ai vu les adaptations et ça m'a suffit pour faire le rapprochement avec Le Symbole perdu. Mêmes courses poursuites par les autorités locales, mêmes méchants au début qui s'avèrent être les gentils à la fin, même présence d'une seule femme au côté de Langdon et j'en passe. Dan Brown fait du recyclage et ça ne prend pas !

Par ailleurs, j'ai trouvé ce roman tellement prévisible ! La plupart des retournements de situation, et des monuments où les personnages devaient se rendre après avoir résolu leurs énigmes, je les avais déjà deviné des pages avant ! Je ne parlerai même pas de la fin (si on peut appeler ça comme ça !) qui est tout bonnement ridicule. C'est confus, c'est brouillon et pas cohérent et du coup je ne suis pas certaine d'avoir tout compris. La réflexion religieuse, philosophique et scientifique que Dan Brown a essayé de développer aurait certainement pu être très intéressante s'il ne l'avait pas noyé sous des tonnes et des tonnes d'informations (la plupart inintéressantes). Bien sûr, cela prouve que Dan Brown a fait un travail de recherche important et méticuleux mais comme dirait l'expression « quantité ne rime pas toujours avec qualité ».

Enfin le dernier point qui m'a gêné ce sont les personnages, bien sûr, ils suivent toujours le même schéma que dans les autres romans de Dan Brown, mais ils ont tendance à m'agacer : Langdon, censé être spécialiste des symboles est obligé de se faire aider le trois quart du temps par Katherine, Katherine elle-même qui manque de mourir à plusieurs reprises mais qui ouf s'en sort in extremis à chaque fois, Sato grand méchant du début qui à la fin les aide...Non ça ne passe pas. A la limite le personnage que j'ai préféré et qui avait une certaine profondeur à mon avis, c'était Mal'akh. Ce personnage m'a touché et j'ai aimé la façon dont l'auteur a su garder son caractère intact jusqu'à la fin (même si j'ai trouvé sa dernière scène ridicule).

Tout ça pour dire : que ce livre fut pour moi une perte de temps. D'ailleurs heureusement qu'on m'a prêté ce roman parce que ça m'aurait vraiment fait de la peine de payer si cher un roman tel que celui-ci. Je préfère garder mon argent pour des romans qui n'ont peut-être pas la même popularité mais qui sont sans conteste beaucoup plus intéressants.

Le Symbole Perdu de Dan Brown

Le symbole perdu de Dan Brown
Titre VO : The lost symbol
Thriller, Aventure - Editions JC Lattès - 595 pages
Où l'acheter: ici

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère des Thrillers-Policiers

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