Publié le 25 Mai 2017

Colocs (et plus) d'Emily Blaine

Parfois, les hommes font vraiment des choses stupides. Comme noter le prénom de leur conquête d’un soir au creux de leur main pour ne pas l’oublier au réveil, par exemple. Ou bien promettre de ne jamais toucher à la sœur de leur meilleur ami. Connor n’échappe pas à la règle. Connor, c’est le meilleur ami de mon frère. Le mec le plus canon que j’aie jamais rencontré. Et accessoirement l’heureux élu avec qui je me suis honteusement envoyée en l’air j’ai passé un délicieux moment lors d’une soirée très arrosée à la tequila. Une nuit intense, passionnée, mémorable… suivie d’une douche froide quand il a compris qui j’étais et qui j’allais devenir – sa colocataire. Là, il a vraiment eu l’air paniqué. Je me demande bien pourquoi : a-t-il peur que je révèle notre petit secret à mon frère ? À moins qu’il ne redoute que nous ne succombions une fois de plus à la tentation…

Cela faisait un certain temps que je voulais découvrir cette auteure française de romances. Je n’en entendais que du bien et pour la suivre sur de nombreux réseaux sociaux, je la trouve très drôle et spirituelle et je me disais que ces romans devaient être vraiment très sympas. Aussi, quand j’ai eu l’occasion d’emprunter les deux tomes de sa saga des Colocs, à la nouvelle médiathèque de Caen, je n’ai pas hésité et je me suis précipitée. Le début a été un peu chaotique car, sans m’en rendre compte (les histoires pouvant se lire séparément) j’ai commencé par le deuxième tome. Au bout de quelques chapitres, j’ai quand même fini par réaliser mon erreur et je me suis lancée dans le premier tome avec une certaine appréhension (oui car déjà le second tome ne me plaisait pas plus que ça).

Parlons tout d’abord de l’intrigue. Colocs (et plus) met en scène Connor, jeune chef américain qui vit en colocation avec son meilleur ami, Austin, qui est un joueur très connu de football américain. Il collectionne les femmes et ne s’en cache pas. Il n’a jamais été amoureux et ça lui va bien comme ça. Une nuit, dans un bar, après une soirée pour le moins très arrosée, il se retrouve à faire l’amour avec passion dans sa voiture avec un inconnue, qui disparait aussi mystérieusement qu’elle était apparue. Quelle ne fut pas sa surprise de la retrouver quelques semaines plus tard dans son appartement. Quelle horreur de découvrir qu’il s’agissait en fait de Maddie, la petite sœur d’Austin ! Horreur car Connor et Austin ont fait un pacte des années auparavant : pas touche aux sœurs. Mais Connor réussira-t-il à résister aux charmes de Maddie, qui va désormais habiter avec lui ?

Je ne vais pas y aller par quatre chemins. Je n’ai pas aimé. Pas aimé du tout. Et pourtant je me suis forcée. Je me suis dit qu’à force, ça viendrait, que forcement je finirai par accrocher mais en fait non. Rien. Pour tout dire, j’ai même eu envie d’abandonner le roman en plein milieu. Longuette, assez inintéressante, bourrée de répétitions, manquant cruellement d’authenticité…bref, cette romance ne fut vraiment pas une bonne lecture.

Je ne sais pas ce qui m’a le plus dérangé dans Colocs (et plus). Il y a beaucoup d’éléments qui m’ont déplu et je pense que c’est globalement un tout. Tout d’abord, j’ai trouvé l’ensemble trop long, beaucoup beaucoup beaucoup trop long. Je n’en voyais pas la fin et clairement je ne voyais pas l’intérêt de certaines scènes. Beaucoup trop de dialogues inutiles, de scènes inutiles, bref, je me suis terriblement ennuyée.

L’autre aspect du roman qui m’a dérangé, c’est le manque d’authenticité. J’avais suivi un chat sur la page facebook de l’auteure où elle disait qu’elle n’écrivait que des romances se passant en Amérique parce que ça la faisait rêver. Certes, je le comprends et je respecte cela. Après tout, chaque auteur est libre de faire ce qu’il veut de ses personnages et de sa créativité. Mais je trouve ça tellement dommage que dans l’univers de la romance française, des auteures françaises choisissent de « délocaliser » leurs histoires. Pour moi, ça m’a clairement fait prendre de la distance avec la romance et les personnages pour lesquels je n’arrivais pas à avoir de l’empathie. Cela m’a fait ressentir un cruel manque d’authenticité et je l’ai regretté car je pense qu’avec le talent d’Emily Blaine pour l’écriture, cela donnerait de fabuleuses histoires si on pouvait juste s’identifier un peu plus aux personnages ou au décor (je fais le rapprochement avec une autre grande auteure de romances françaises : Angela Morelli, qui est juste très touchante dans ses romans). Après, bien évidemment, il ne s’agit que d’un point de vue personnel mais cela m’a réellement déplu lors de ma lecture.

Pour les personnages principaux (et donc par ricochet, la romance), là encore, mauvais constat. Ce n’est pas qu’ils sont mal dépeints ou pas attachants, je pense que l’auteure les a vraiment bien caractérisés. Mais là, le souci, c’est que je les ai trouvés d’une banalité affligeante. Honnêtement, la plupart des scènes du roman sont juste des bouts de vie quotidienne que le tout à chacun auraient pu vivre, que j’ai pu vivre... Alors là vous vous dites que je ne suis pas cohérente parce que deux lignes au-dessus, je disais que je regrettais le manque d’authenticité du roman et là, je clame que la romance est trop banale. Oui, parce que pour moi, les deux sont totalement différents. Pour le coup, les personnages (et je pense que ce n’était pas du tout le but de l’auteure) ne me font pas rêver. Pas du tout. Ça aurait pu être ma meilleure amie qui me racontent sa dernière histoire d’amour, pour moi, ça revenait un peu au même… Leur histoire ne me font pas rêver, d’autant que je n’ai pas compris certaines réactions des personnages…En tout cas, c’est bien dommage, car, au contraire, j’ai trouvé les personnages secondaires très funs, plutôt attachants et parfois même très drôles (notamment les deux meilleurs amis du couple).

Je finirai par une note plus optimiste car je m’aperçois que ma chronique n’est pas des plus positives…J’ai beaucoup aimé le style d’Emily Blaine. Je crois que c’est d’ailleurs le seul aspect du roman qui m’aura fait continuer la lecture jusqu’au bout. Emily Blaine est très drôle, parfois sarcastique, parfois très juste. Somme toute, une très belle découverte de ce côté-là et je pense que c’est uniquement à cause de son talent que je lirai un autre de ses romans. Peut-être pas la suite de celui-ci, je vais voir, mais j’avoue que pour le moment, je suis un peu refroidie mais je retenterai l’aventure !

Colocs (et plus) fut une belle déception. Trop de longueurs, pas assez d’authenticité et beaucoup trop de banalités, je n’ai pas réussi à accrocher. Néanmoins, un bon point concernant la plume enjouée et enthousiaste de l’auteure.

Colocs (et plus) d'Emily Blaine

Colocs (et plus) d'Emily Blaine
Romance - Editions Harlequin - 448 pages
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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère de la Romance, #Emily Blaine

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Publié le 13 Mai 2017

 Chroniques lunaires. Tome 1. Cinder de Marissa Meyer

A New Beijing, Cinder est une cyborg. Autant dire une paria. Elle partage sa vie entre l'atelier où elle répare des robots et sa famille adoptive. A seize ans, la jeune fille a pour seul horizon les tâches plus ou moins dégradantes qu'elle doit accomplir pour ses sœurs et sa marâtre.
Mais le jour où le prince Kai lui apporte son robot de compagnie - son seul ami -, le destin de Cinder prend un tour inattendu. La forte attirance qu'éprouvent le beau prince et la jeune cyborg n'a aucune chance de s'épanouir, surtout que le royaume est menacé par la terrible reine de la Lune !
Débute alors pour Cinder une aventure incroyable, où elle découvrira que le sort de l'humanité est peut-être entre ses mains.

Si vous suivez un peu ce blog, vous savez que j’adore les contes de fées et leur réécritures, sous toutes les formes, que ce soit en romans, séries, films. Comme cela faisait plusieurs mois que je voyais passer cette série livresque sur la blogosphère, quand j’ai eu l’occasion de lire le premier tome en VO, je n’ai pas hésité et je me suis jetée dessus (d’autant que ma lecture du moment ne me plaisait vraiment pas du tout et que ça en était presque à me filer une panne de lecture). Autant dire que ce roman n’a duré que quelques jours et que j’en ai beaucoup beaucoup apprécié ma lecture. Pas un coup de cœur mais vraiment un chouette roman qui m’a donné envie de lire la suite très bientôt.

Dans un futur plus ou moins proche, le lecteur fait la rencontre de Cinder, jeune fille de 16 ans, qui a été transformée quelques années auparavant en cyborg. Depuis, elle est au service de sa belle-mère et de ses deux filles et travaille comme mécanicienne à New Beijing. Sa vie prend un tournant décisif quand elle fait la connaissance du Prince Kai et que sa sœur adorée Peony attrape la maladie qui gangrène la planète entière. Arrivera-t-elle à sauver sa sœur ? Son attirance pour le prince survivra-t-elle à son statut de paria ?

Pour tout avouer, j’ai commencé ma lecture plutôt dubitative. Cendrillon revisité à la mode robot avec un prince qui a l’air absolument nouille (comme dans le dessin animé quoi…) ? Mouais, je ne m’attendais pas à grand-chose. E bien, je me suis trompée sur toute la ligne. J’ai trouvé l’intrigue très très bien ficelée. Elle tient la route tout en respectant les codes du conte de départ et c’est plus qu’admirable. L’ensemble est plutôt novateur et cette idée de contes à la sauce dystopie m’a beaucoup plu. Certains arcs du récit restent finalement peu développés mais cela ne m’a pas gêné dans la mesure où celui-ci reste très abordable sans. Et puis finalement, ça garde un peu de suspense pour les tomes suivants.

Toujours concernant l’intrigue, deux petits points m’ont fait passer à côté du coup de cœur : d’une part le fait que la révélation concernant Cinder soit finalement très très prévisible et d’autre part, quelques longueurs. Je pense qu’une bonne cinquantaine de pages en moins aurait apporté plus de fluidité au récit car parfois, on bloque sur des descriptions assez longues qui n’apportent pas grand-chose à l’histoire.

Quelques mots sur les personnages, qui sont vraiment un des points les plus positifs de Cinder. Souvent dans la littérature jeunesse, je regrette que les personnages soient trop clichés ou trop manichéens et fort heureusement dans ce roman, c’est loin d’être le cas. Cinder est un personnage qui m’aura beaucoup plu du début à la fin. J’ai aimé sa force et son courage, j’ai apprécié sa détermination et sa fragilité. Je ne l’ai pas trouvé « nunuche » mais justement très avant-gardiste. Bref, une très bonne surprise.

J’avais peur également pour la caractérisation du personnage du prince mais je m’étais fait des frayeurs pour rien. Kai n’est pas niais et j’ai trouvé la psychologie de ce personnage bien développée. La romance entre les deux fonctionne très bien et est – si on peut vraiment utiliser ce terme pour un couple de fiction – réaliste. On n’est pas dans l’amour at-first-sight mais ça fait plaisir de lire une romance travaillé et crédible. Les personnages secondaires sont également bien dépeints et je dois avouer que j’ai plutôt hâte de voir comment certains vont évoluer dans la suite du roman.

Enfin pour ce qui est du style de l’auteure, là encore, globalement une bonne surprise. J’ai lu ce roman en VO et il m’a fallu un petit temps d’adaptation parce que je n’ai plus l’habitude de le faire (il faut absolument que je m’y remette car je suis en train de perdre toutes mes connaissances…) et que le vocabulaire peut parfois être un peu trop technique mais dans l’ensemble la plume de l’auteure est fluide, dynamique et prenante. A part les quelques longueurs dont j’ai déjà parlé, le roman se dévore et laisse le lecteur dans l’attente de la suite (qui fort heureusement se trouve déjà dans ma PAL !).

Cinder fut une agréable découverte. Pas un coup de cœur à cause des longueurs et du côté un peu trop prévisibles de certains arcs du récit mais une lecture palpitante qui a su piquer mon intérêt. L’histoire est bien ficelée, les personnages attachants et touchants et le style très plaisant. A découvrir, à lire et à relire !

 Chroniques lunaires. Tome 1. Cinder de Marissa Meyer

Chroniques lunaires. Tome 1. Cinder de Marissa Meyer
Titre VO : Lunar Chronicles, book 1: Cinder
Young-Adult, Dystopie - Editions Feiwel and Friends - 400 pages
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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère Jeunesse - Young adult, #Marissa Meyer

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Publié le 8 Mai 2017

La Passe-miroir. Tome 1. Les fiancés de l'hiver de Christelle Dabos

Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l'Arche d'Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d'un complot mortel.

C’est grâce au challenge « Cold Winter » que j’ai sorti ce livre de PAL. Je n’en n’avais entendu que du bien, voire du très très très bien et j’étais curieuse de découvrir ce qui semblait être une petite pépite à la française. Finalement, j’ai ouvert le livre, je l’ai dévoré mais je ne suis pas certaine de l’avoir aimé.

Parlons d’abord de l’histoire. Christelle Dabos nous conte l’histoire d’Ophélie. Conservatrice du musée de l’arche d’Anima, elle est aussi ce que l’on appelle une « Passe-miroir ». Elle peut voyager à travers les miroirs. Elle est aussi considérée comme la vieille fille de la famille. Aussi quand un homme venu de la Citacielle, du Pôle, devient son fiancé, elle n’eut pas d’autre choix que d’accepter de le suivre et de quitter sa maison pour entrer dans un monde glacial et dangereux.

Alors que dire de cette lecture ? Hum…Une fois n’est pas coutume, je vais commencer par parler de la plume de l’auteure, qui fut pour moi, une fabuleuse découverte. Ce fut vraiment l’aspect du roman qui m’aura scotché, qui m’aura surprise et surtout que j’ai adoré. J’ai eu un véritable coup de cœur pour le style de Christelle Dabos. Poétique, lyrique, travaillée, sa plume est vraiment fabuleuse. Pour tout dire, cela faisait bien longtemps que je n’avais pas été autant enthousiasmé par le style d’un auteur !

Malheureusement, la plume de Christelle Dabos est ce que j’ai le plus apprécié dans le roman et peut-être même le seul aspect du roman qui aura su vraiment me plaire. Le récit en lui-même est plaisant mais souffre cruellement de longueurs. C’est trop long, beaucoup trop long à mon goût, d’autant que finalement, il ne se passe pas tant d’évènements que cela dans ce premier tome. L’ensemble du roman est finalement assez contemplatif et un peu répétitif, ce qui m’a quand même gêné. Je n’irai pas jusqu’à dire que je me suis ennuyée mais je n’étais pas des plus captivées non plus.

Je salue l’imagination de l’auteur, qui a su crée un monde et un univers riche et varié. Cependant, j’ai regretté le fait que finalement on n’apprenne que très peu d’éléments sur cet univers. Il y a beaucoup de descriptions, à mon sens, un peu inutiles – notamment sur les décors extérieurs – et finalement assez peu de développement de ce monde inconnu pour le lecteur. Je pense que l’auteure a voulu garder de la matière pour la suite des aventures d’Ophélie mais j’ai vraiment trouvé dommage ce manque d’information donné en amont aux lecteurs.

Enfin, en ce qui concerne les personnages. C’est sûrement le point le plus « négatif » ou tout du moins celui qui m’a le moins plu du roman. J’ai eu beaucoup de mal à éprouver de l’empathie envers eux et encore moins pour le personnage principal. Alors, don’t get me wrong, j’ai trouvé le personnage d’Ophélie bien pensé, bien caractérisé, bien écrit mais trop froide et distante. Les autres personnages m’ont fait à peu près le même effet. J’avoue qu’aucun n’a su me toucher ni me ressentir une quelconque émotion.

En bref, un roman porté par une plume magnifique mais qui souffre de quelques longueurs. Ce fut une lecture plaisante mais sans plus. Je lirai la suite mais si elle souffre des mêmes travers que ce premier tome, je pense que je m’arrêterai là.

La Passe-miroir. Tome 1. Les fiancés de l'hiver de Christelle Dabos

La Passe-miroir. Tome 1. Les fiancés de l'hiver de Christelle Dabos
Jeunesse, Fantastique - Editions Gallimard - 591 pages
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Publié le 13 Avril 2017

Chroniques des arcanes. Tome 1. Princesse vénéneuse de Kresley Cole

« Je m’appelle Evie, et je pensais mener une vie normale – si l’on excepte une attirance absurde pour Jackson Deveaux, ce grossier personnage venu tout droit du bayou, et mes nuits hantées par des cauchemars sans nom. Le jour où ces visions ont pris le pas sur la réalité, j’ai cru devenir folle ; je me suis trompée. Si je m’étais fiée à ces prémonitions, j’aurais su que le Flash qui s’abattrait sur nous détruirait tout sur son passage, qu’après cette apocalypse, je ne serais plus jamais la même.Car j’ignore encore ce qui nous attend, mais je suis convaincue d’une chose : l’avenir sera terrible, et les cartes qui en décident n’ont pas dit leur dernier mot… »

Aujourd'hui, je vous parle d’un roman que j’ai lu l’été dernier (promis, c’est la dernière chronique vraiment en retard que j’avais sous le coude ! Maintenant, je suis sage et j’écris mes chroniques tout de suite après mes lectures ! Si, si, c’est possible !) et auquel j’avais bien accroché même si finalement plusieurs aspects m’ont fait un peu tiquer.

Evie mène une vie des plus paisibles. Elle est au lycée, a un aspirant petit copain et une meilleure amie à laquelle elle confie tous ses états d’âme. Cependant Evie a un secret. Elle a des visions et de cauchemars tellement intenses que sa mère, craignant pour sa vie, l’a faite interner l’été précédent. Mais elle est revenue au bahut et espère pouvoir mettre tout cette période noire derrière elle. Mais c’était sans compter sur Jackson Deveaux, un nouvel élève très mystérieux qui débarque au lycée. Alors que Jackson s’intéresse d’un peu trop près à elle et que ses visions s’intensifient, Evie devra bientôt faire face à la plus grande menace que l’humanité ait eu à affronter : le Flash.

J’ai dévoré ce roman qui est pourtant un petit pavé. Certes, il n’est pas exempt de défauts – je vais y revenir – mais l’un dans l’autre, ça reste un bon roman de dystopie, très divertissant bien qu’un peu trop sombre à mon goût. L’histoire peine un peu à se mettre en place. Les premiers chapitres pourtant étaient alléchants mais une ellipse temporelle nous renvoie alors plusieurs mois en arrière et du coup, j’ai eu du mal à vraiment entrer dans le récit. Une fois passé le Flash, là encore un peu de longueurs. Certes les passages de descriptions sont utiles pour bien se situer dans la géographie et la temporalité de l'histoire mais là j’ai trouvé qu’ils n’apportaient rien en termes de compréhension du récit.

En effet, l’univers crée par l’auteure est très novateur et complexe mais pas assez développé ou tout du moins, expliqué, à mon goût. Ne connaissant absolument rien aux tarots, j’avoue que j’ai fait de la surnage sur le sujet tout le long du roman. Et pourtant, je le répète, le récit est bien construit autour de ce postulat de départ qui est vraiment original mais malheureusement, je suis restée un peu sur ma faim.

Le côté « Road-Trip » du roman était plutôt bien travaillée, bien que là encore manquant un peu de rythme, malgré des passages très répétitifs. Néanmoins, l’ensemble tient la route – sans mauvais jeu de mots – et je lirai la suite avec plaisir si j’en ai l’occasion, d’autant que pour le coup, la fin est très bonne et donne envie de lire le deuxième tome tout de suite après avoir terminé le premier.

Concernant les personnages, là, je dois avouer que je suis globalement séduite. Pour le coup, l’auteure nous livre une dystopie très noire avec un côté baroque, un peu gothique très soutenu et j’ai trouvé que les personnages étaient parfaitement en adéquation avec cette atmosphère particulière. On sent que chacun, même s’il ne le sait pas encore, possède une part d’ombre plus ou moins importante en lui et qu’elle ne demande qu’à se révéler. L’auteure joue également beaucoup sur le côté dualité de personnalités (comme ce que l’on peut retrouver sur les cartes d’un jeu de Tarot), ce qui est, pour ma part, un gros plus !

Enfin quelques notes sur la plume de l’auteure. Je n’avais jamais rien lu de Kresley Cole avant de commencer ce roman et j’ai beaucoup aimé. Malgré quelques longueurs et répétitions, le roman se dévore et le lecteur est tout de suite captivé par les aventures des héros. Une bonne surprise de ce côté-là !

Princesse vénéreuse fut une lecture très distrayante. Malgré quelques bémols – problème de rythme, univers pas assez développé, entre autres – l’ensemble est plaisant. La dystopie est basée sur un concept fantastique original et rien que pour cela, je vous recommande cette lecture !

Chroniques des arcanes. Tome 1. Princesse vénéneuse de Kresley Cole

Chroniques des arcanes. Tome 1. Princesse vénéneuse de Kresley Cole
Titre VO : The Arcana Chronicles, book 1: Poison Princess
Dystopie/Young-Adult - Editions J'ai Lu - 475 pages
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Rédigé par Evy

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Publié le 9 Avril 2017

Mille femmes blanches de Jim Fergus

En 1874, à Washington, le président américain Grant accepte dans le plus grand secret la proposition incroyable du chef indien Little Wolf: troquer mille femmes blanches contre chevaux et bisons pour favoriser l'intégration du périple indien. Si quelques femmes se portent volontaires, la plupart des "Mille femmes" viennent en réalité des pénitenciers et des asiles de tous les États-Unis d'Amérique... Parvenue dans les contrées reculées du Nebraska, l'une d'entre elles, May Dodd, apprend alors sa nouvelle vie de squaw et les rites inconnus des Indiens. Mariée à un puissant guerrier, elle découvre les combats violents entre tribus et les ravages provoqués par l'alcool. Aux côtés de femmes de toutes origines, May Dodd assiste alors à la lente agonie de soi, peuple d'adoption...

Ce livre est dans ma PAL depuis des années. Je n'en avais entendu que du bien et je savais que c'était à roman à voir lu au moins une fois dans sa vie. J’ai trainé un peu des pieds mais j’ai fini par le sortir de ma PAL il y a quelques temps, voulant lire autre chose que ce que je lisais habituellement (Romance, jeunesse, fantastique…). Je ne vais pas y aller par quatre chemins, j’ai adoré cette lecture, je l’ai dévoré mais ce ne fut pas un coup de cœur comme a pu l’être Marie Blanche du même auteur, que j’ai lu, il y a quelques années.

May Dodd est une jeune femme qui a été internée par sa famille. Est-elle folle ? Oh que non ! Son seul tort réside dans le fait de vivre hors des lois du mariage avec un homme avec lequel elle a eu deux enfants. Mais en 1874, c’est une raison suffisante pour l’enfermer dans un asile. Aussi May accepte tout de suite une porte de sortie en l’arrivée de l’armée américaine qui cherche à recruter des femmes pour épouser des Indiens et pacifier leurs relations tendues avec eux. May était loin de s’imaginer qu’elle allait découvrir un monde sauvage et fascinant qu’elle apprendrait bientôt à aimer comme le sien.

Une fois n’est pas coutume, je vais d’abord vous parler du style de l’auteur. Jim Fergus est un écrivain dont la plume est absolument savoureuse. Je n’ai pas d’autre mot. Chaque page est un vrai régal pour quiconque aime les belles lettres et j’avoue qu’il m’a, à nouveau, bluffé par ses talents de conteur. L’espace de quelques heures de lecture, j’étais complétement immergée dans le récit. J’étais revenue dans le temps, à la fin du 19ème siècle et j’avais l’impression d’être physiquement présente aux côtés de May pour la découverte de l’univers des Indiens d’Amérique. A nouveau un beau coup de cœur pour cette plume à savourer.

Pour ce qui est de l’histoire en elle-même, j’ai beaucoup aimé la forme de journal que prend le récit. J’ai trouvé que ça apportait un petit aspect authentique au roman et plusieurs fois, je me suis même demandé si ce n’était pas adapté d’un vrai journal de bord d’une américaine. L’auteur donne beaucoup de détails en ce qui concerne le monde des Indiens, le voyage de May, son adaptation dans la tribu et c’est un grand plus car on a vraiment l’impression d’y être. Je dirai même plus, j’avais parfois la sensation de visionner un documentaire tant l’ensemble est graphique et extrêmement bien documenté. La découverte du monde Amérindien a été pour moi une première car j’avoue que c’est une période de l’histoire américaine qui ne m’intéresse pas tellement et pourtant j’ai adoré découvrir les mœurs, coutumes et habitudes de ces peuples.

Pour ce qui est de la partie plus « fictionelle » du récit, là encore rien à dire. L’ensemble tient la route et tient le lecteur en haleine du début à la fin du roman. J’émets juste quelques réserves concernant certaines longueurs que j’ai pu ressentir à la lecture. Comme je l’ai déjà dit, Jim Fergus donne beaucoup de détails sur la vie quotidienne de May et cela donne parfois des pages et des pages de descriptions, qui, si elles n’en restent pas moins intéressantes à lire, ont eu tendance à faire retomber un peu la tension dramatique par moment.

Pour ce qui est des personnages, Jim Fergus a, à nouveau, frappé fort avec des personnalités riches et controversées mais très attachantes. Chacune des femmes que l’on suit dans ce roman a su me plaire à sa façon et je lirai avec plaisir la suite de cette saga qui met en scène deux d’entre elles. Mais là encore un petit bémol. J’ai parfois trouvé que certains personnages étaient un peu trop caricaturaux. Je pense notamment à May qui, finalement, ne fut pas mon personnage préféré car avec toutes les épreuves qu’elle traverse, je n’ai pas compris son optimiste et certaines de ses décisions (notamment en ce qui concerne son amant de l’armée au début du roman). Néanmoins, l’auteur nous offre une belle palette de personnages féminins et masculins particulièrement hauts en couleur mais donne la part belle à ces femmes extrêmement courageuses. De très très beaux portraits de femmes à découvrir !

Mille femmes blanches restera une lecture marquante. Que ce soit concernant le sujet traité (quand on sait que cette fiction est tiré d’un fait historique avéré, cela fait froid dans le dos), le récit en lui-même, passionnant et superbement bien écrit ou encore concernant les personnages qui nous entrainent dans leurs aventures sans même s’en rendre compte. Une lecture poignante et addictive. Un roman à lire et à relire ! 

Mille femmes blanches de Jim Fergus

Mille femmes blanches de Jim Fergus
Titre VO : One thousand white women
Historique - Editions Pocket - 495 pages
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D'autre(s) roman(s) de cet auteur :
Marie-Blanche

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Rédigé par Evy

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Publié le 31 Mars 2017

Si je t'aime prends garde à toi de Céline Mancellon

Ann et Jason.

Côté bleu : Jason.
Trentenaire sûr de son pouvoir sur le beau sexe.
Journaliste et héros d'Ann depuis qu'il a plongé la tête de son « décapiteur de Barbie » dans le bac à sable.
Hobby : fusiller systématiquement les tentatives de cette dernière à trouver le grand amour.

Côté rose : Ann.
Pas de job stable hormis celui rémunéré la semaine des 4 jeudis (web designer).
Forte addiction à la crème glacée causée par une énorme frustration sexuelle.
Hobby : Entraîner ses deux copines Val et Erin dans des délires tordus.

Ils sont amis depuis toujours, habitent sous le même toit... que pouvait-il leur arriver de pire ?

MxM Bookmark est une maison d’édition que je souhaitais découvrir. Aussi étais-je ravie de pouvoir lire un de leurs titres : Si je t’aime, prends garde à toi de Céline Mancellon. Le résumé mais surtout la couverture ultra girly me faisaient de l’œil depuis un moment.

 

Jason et Ann se connaissent depuis la petite enfance, depuis le bac à sable, comme le dit Ann. Ils sont amis et absolument inséparables depuis cette époque. Maintenant adultes, Jason est devenu journaliste et Ann, web designer. Ann ayant des difficultés à trouver du travail et Jason n’ayant aucun souci financier, ils cohabitent depuis des années. Et depuis des années, Jason s’amuse à saboter les relations amoureuses d’Ann, qui est au bord de la crise de nerf.
 

Je vous avoue que je suis bien embêtée pour parler de ce roman. D’une part, je lui reconnais des qualités indéniables (notamment la plume de l’auteure dont je parlerai plus tard) mais d’autre part, je termine le roman avec un sentiment d’inachevé et d’extrême frustration.


Frustration car pour moi le roman est trop court et manque cruellement de substance. Je pense que le côté « rapide » du récit était voulu mais pour ma part, je n’ai pas du tout accroché. L’histoire est trop simple et à la fois trop loufoque. Les quiproquos sont pour moi trop peu réalistes et surtout ils arrivent comme des cheveux sur la soupe, si vous me passez l’expression (personnellement, je n’ai pas du tout vu l’intérêt de tout l’arc narratif autour du mariage de la meilleure amie. Ça arrive tellement vite et c’est bouclé en tellement peu de scènes que je n’ai même pas compris pourquoi l’auteure l’avait ajouté à son récit…d’autant que ça n’apporte strictement rien à l’histoire principal…).

J’ai également eu beaucoup de mal avec le fait qu’il n’y a quasiment aucun background de présent dans le récit, que ce soit en termes de personnages, en termes de décors ou en termes d’histoire. En clair, j’ai eu l’impression de me retrouver parachuté dans un univers dont je ne possédais pas les clés nécessaire pour le comprendre.

Et c’est là où pour moi on arrive au point le plus problématique du roman : les personnages. Tout est tellement rapide, concis et peu développé qu’au final on ne sait rien d’eux. L’auteure nous lâche quelques brides d’informations mais tout est très vague. On ne connait pas leur passé ou très peu, on ne sait pas où ils habitent et je dois dire que si je n’avais pas lu la 4ème de couverture, je n’aurais jamais su quel métier l’héroïne exerçait. De fait, il m’a été totalement impossible de ressentir une quelconque émotion envers eux. Impossible de m’identifier, impossible de les comprendre et de fait, je n’ai pas trouvé que la romance entre les deux personnages fonctionnait. Pour moi, les personnages comme le récit manquent cruellement de substance, de matière, d’étoffement pour que le lecteur soit vraiment accroché par cette lecture.

Pour autant, s’il y a une chose positive que j’ai relevée durant ma lecture, ce fut le style de l’auteure. Cécile Mancellon est très très drôle. Bon, j’avoue, parfois, l’humour est un peu too-much et j’aurais aimé un peu plus d’émotion mais dans l’ensemble, elle a écrit un roman très dynamique, girly et désopilant. Rien que pour cela, je pense que je retenterai l’aventure avec un de ses romans, mais peut-être pas dans le domaine de la romance.

Si je t’aime, prends garde à toi fut une déception. J’aurais préféré que le roman soit plus long mais plus exhaustifs tant en ce qui concerne les personnages que le récit. En revanche, j’ai aimé découvrir la plume hyper punchy de l’auteure !

Si je t'aime prends garde à toi de Céline Mancellon

Si je t'aime prends garde à toi de Céline Mancellon
Romance - Editions MxM Bookmark - 192 pages
Où l'acheter :  Si je t'aime prends garde à toi

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère de la Romance, #Céline Mancellon

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Publié le 21 Mars 2017

 Le protocole de la crème anglaise. Tome 1. Prudence de Gail Carriger

Au nom de la reine, de l’Angleterre et de la parfaite théière.
Quand Prudence Alessandra Maccon Akeldama – surnommée Rue dans l’intimité – hérite d’un dirigeable, elle fait ce que ferait n’importe quelle jeune femme dans des circonstances similaires, elle le baptise : La Coccinelle à la crème. Et elle s’envole pour l’Inde. Là-bas, elle tombe au beau milieu d’un complot mené par des dissidents locaux, du kidnapping d’une femme de brigadier et d’une famille de loups-garous écossais qu’elle ne connaît, hélas, que trop bien. Devant tous ces dangers, Rue devra s’en remettre à sa bonne éducation et, bien sûr, à ses aptitudes surnaturelles pour s’en sortir...

Pour ceux qui suivent un peu ce blog, vous savez que je vous un véritable culte à Gail Carriger depuis que j'ai découvert sa série du Protectorat de l'ombrelle, il y a quelques années. J'adore son style, son humour, ses personnages hauts en couleur et ses romans bourrés d'aventures toutes plus rocambolesques les unes que les autres. Aussi, quand j'ai su qu'une suite aux aventures d'Alexia Tarrabotti était sortie et qu'elle m'était en scène sa fille Prudence, je me suis jetée dessus.

Prudence est une jeune fille très en vues de la bonne société londonienne du 19ème siècle. De part sa naissance particulière et ses parents - biologiques ou adoptifs - elle est connue et invitée partout. Mais elle peine à trouver sa place dans tout cet univers guindée et lorsque son père adoptif Lord Akeldama l'envoie en Inde en mission top secrète, elle se lance à corps perdu dans cette nouvelle aventure, accompagnée de ses fidèles compagnons : sa meilleure amie Prim, son frère jumeau, le professeur Percy Tunstall ainsi que du fils adoptif de Mme Lefoux.

Pour tout avouer, je ne sais pas trop comment parler de cette lecture. Je pense que trop de temps s'était passé entre la fin de la saga du Protectorat de l'ombrelle et cette lecture-ci et de fait, j'ai eu beaucoup de mal à me souvenir de ce qui se passait et de qui était qui. Cela m'a particulièrement gênée durant la première moitié du roman car malheureusement on est vite lancé dans le sujet et il n'y a que peu d'allusions ou de retours en arrière sur ce qui s'est passé dans la saga précédente.

J'ai également été gênée durant tout le premier tiers du roman car l'action peine un peu à se mettre en place. Quelques lenteurs sont présentes et avec les difficultés que j'avais à resituer le récit dans la chronologie de la saga précédente, cela ne m'a pas aidé à vraiment m'immerger complètement dans ma lecture. C'est pour moi le gros bémol de cette lecture et ce qui m'a fait passer à côté du coup de coeur.

Pour le reste du récit, j'ai retrouvé avec plaisir la patte de Gail Carriger. L'ensemble est complètement loufoque, très très drôle, plutôt palpitant (la deuxième partie du roman se dévore comme une bonne baguette chaude) et so british ! Du très bon Carriger !

Pour ce qui est des personnages, là encore une très bonne surprise. Je m'étais beaucoup attachée aux personnages de la saga originelle et j'avais un peu peur de ne pas réussir à accrocher autant à cette nouvelle génération et en fait je les ai trouvé très attachants. Petit bémol, le seul personnage pour qui j'ai des réserves, c'est l'héroïne : Prudence. Pour moi, elle n'a pas le charisme de sa mère et même si c'est un personnage plaisant, je suis loin de l'apprécier autant qu'Alexia. 

En revanche, gros coup de coeur pour les personnages secondaires qui ont su conquérir mon coeur tel un pot de glace Häagen-Dazs au caramel beurre salé (oui, j'écris cette chronique avec l'estomac creux, je crois que ça commence à se voir !). Un peu burlesques, complètement décalés, très bien caractérisés, ils sont terriblement attachants et j'avoue que j'attends avec impatience de les voir évoluer.

Quelques notes enfin sur le style d'une de mes auteures favorites. Encore une fois, j'ai été conquise même si j'avoue que j'ai regretté un certain manque de rythme parfois. Mais l'ensemble se lit très bien. Le style est fluide mais néanmoins travaillé. L'ironie et le sarcasme sont encore une fois bien présents dans ce roman, ce que j'ai apprécié. Autre aspect de la plume que j'aime beaucoup, c'est le fait que Gail Carriger arrive à transporter ses lecteurs là où elle le souhaite et quand elle le souhaite. Personnellement, je me voyais au côté des personnages dans les Indes de l'époque du règne de la reine Victoria. C'est une vraie réussite de ce côté-là.

Prudence fut une lecture très sympathique. Je n'ai pas autant aimé que la série précédente mais ce fut néanmoins avec plaisir que j'ai découvert cette nouvelle génération de personnages et je suivrai la suite de leurs aventures avec autant de délectation. 

 Le protocole de la crème anglaise. Tome 1. Prudence de Gail Carriger

Le protocole de la crème anglaise. Tome 1. Prudence de Gail Carriger
Titre VO : The custard protocol, book 1: Prudence
Steampunk - Editions Le livre de poche - 544 pages
Où l'acheter : Prudence

D'autre(s) roman(s) de cette auteure chroniqués sur le blog :
Le protectorat de l'ombrelle. Tome 1. Sans âme
Le protectorat de l'ombrelle. Tome 2. Sans forme
Le protectorat de l'ombrelle. Tome 3. Sans honte
Le protectorat de l'ombrelle. Tome 4. Sans coeur
Le protectorat de l'ombrelle. Tome 5. Sans âge
The finishing school. Book 1. Etiquette & Espionage

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère de la Bit-lit, #Gail Carriger

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Publié le 14 Mars 2017

Top Ten Tuesday - 10 livres à lire ce printemps

Cette semaine, c'est le printemps qui s'invite sur le blog The broke and the bookish avec le top suivant :

Les 10 livres à lire absolument ce printemps !

1 & 2. Chroniques lunaires. Tome 3. Cress et Tome 4. Winter de Marissa Meyer
J'ai adoré les deux premiers tomes de cette saga et j'ai hâte de pouvoir la terminer ! A mon avis, ces deux tomes ne vont pas faire long feu !

3. Avant toi de Jojo Meyes
J'ai lu : La dernière lettre de ton amant de cette auteur la semaine dernière et sans que ça aille jusqu'au coup de coeur, j'ai vraiment beaucoup beaucoup aimé. En plus, j'ai vu le film adapté de ce roman et j'avais adoré. 

4. La pyramide rouge de Rick Riordan
Cela fait longtemps que je n'ai pas lu de romans de cet auteur, dont j'apprécie énormément l'humour. Du coup, comme j'ai les trois tomes de cette série dans ma PAL, je vais me pencher dessus durant les mois à venir. 

5. L'étrange pouvoir de Finley Jayne de Kady Cross
Un roman steampunk présent dans ma PAL depuis un moment. J'avais craqué sur la couverture et je me dis qu'il serait temps que je me lance !

6. (Presque) jeune, (presque) jolie, (de nouveau) célibataire de Stéphanie Pélerin
J'aime beaucoup le blog de Stéphie et cela fait plusieurs mois que j'ai envie de lire son roman. J'ai vu qu'il était dispo à ma biblio, je vais donc me jeter dessus rapidement !

7. La sélection de Kiera Cass
Encore une saga que j'ai envie de découvrir depuis longtemps ! Je vais tenter le premier tome très bientôt !

8. La vengeance des mères de Jim Fergus
J'ai lu le tome 1 de cette magnifique saga il y a quelques semaines et ce fut à nouveau une belle lecture. J'adore cet auteur et ses talents de conteurs. Aussi quand j'ai découvert que la suite était sortie il y a quelques mois, je l'ai tout de suite ajouté à ma wish-list. 

9. Une aventure de Stéphanie Plum. Tome 1. La prime de Janet Evanovich
Encore un livre qui traîne dans ma PAL depuis un moment et que j'ai envie de lire dans les semaines à venir ! A priori, c'est très drôle !

10. Les Outrepasseurs. Tome 1. Les héritiers de Cindy Van Wilder
Un titre qui me fait de l'oeil depuis longtemps ! J'ai fais la réservation la semaine dernière à ma bibliothèque. Je devrais l'avoir bientôt entre les mains ! 

Top Ten Tuesday - 10 livres à lire ce printemps
Top Ten Tuesday - 10 livres à lire ce printemps
Top Ten Tuesday - 10 livres à lire ce printemps
Top Ten Tuesday - 10 livres à lire ce printemps
Top Ten Tuesday - 10 livres à lire ce printemps
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Top Ten Tuesday - 10 livres à lire ce printemps
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Rédigé par Evy

Publié dans #Top Ten Tuesday

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Publié le 12 Mars 2017

Un Noël à New York d'Anne Perry

Jemina Pitt, la fille du célèbre directeur de la Special Branch, a 23 ans durant l’hiver 1904. Elle décide d’accompagner sa jeune amie Delphinia Cardew à New York, sur le point de se marier avec l’aristocrate Brent Albright. Dans la haute société new-yorkaise, ce mariage est une grande affaire qui liera deux familles prodigieusement riches. Mais Jemina détecte une ombre mystérieuse planant sur la célébration. Maria, la mère de Delphinia, est absente de la fête et les Albright refusent de mentionner son nom. Et quand le frère du marié demande à Jemina de l’aider à retrouver Maria afin de prévenir un scandale, elle n’hésite pas à se lancer dans une enquête aussi inattendue que périlleuse.

De Hell’s Kitchen à Central Park, Jemina devra trouver son chemin à travers les rues enneigées de New York, sans se douter qu’un danger mortel la menace.

A l’occasion du challenge Cold Winter (vous remarquerez encore avec quelle rapidité, je publie mes chroniques, hihihi), j’ai fouillé dans ma PAL pour y trouver des titres se passant soit en hiver soit à Noël et j’ai trouvé ce titre-là. Ayant toujours voulu découvrir la plume d’Anne Perry et n’en ayant entendu et lu que du bien, je me suis dit « Banco ! » et j’ai foncé. Et là bim ! La porte !  Certes, c’est un récit court mais ça n’empêche que j’ai été très très déçue. Explications à venir.

Je ne vous ferai pas un résumé de l’histoire parce que deux mois après ma lecture (promis, promis, j’arrête d’écrire mes chroniques aussi tardivement après ma lecture), je n’en garde pas un grand souvenir. Il faut même dire qu’une semaine après ma lecture, je ne m’en souvenais pas. C’est dire à quel point ce roman m’a marqué. Anyway, si vous souhaitez découvrir le résumé du livre, je vous renvoie à la quatrième de couverture qui est plutôt pas mal écrite.

Pour commencer, je ne m’attendais pas à un récit aussi court. Environ 150 pages pour développer un personnage et une intrigue policière me semblait un peu juste et j’avais raison car j’ai terminé le roman en me disant que tout avait été survolé : l’intrigue, les personnages, le dénouement de l’histoire…Bref, une sensation de « trop-peu », assez dérangeant, ne m’a pas quitté durant ma lecture.

Qui plus est, le récit policier en lui-même m’a semblé assez faible. J’avais deviné assez vite le pourquoi du comment et finalement, quand c’est le cas, on est plus vraiment captivé par l’intrigue (ce qui est plutôt dommageable pour un roman policier). Alors j’ai lu et tourné les pages d’Un Noël à New York sans grand enthousiasme. Première déception donc.

La deuxième déception vint avec les personnages. L’héroïne est plutôt sympathique au demeurant mais avec deux parents qui sont apparemment des supers policiers, on a du mal à comprendre comment elle peut se montrer aussi lente dans ses réflexions. Je vous assure que parfois, j’ai eu envie de la secouer un bon coup. Les autres personnages sont peu développés et finalement assez caricaturaux. J’ai eu du mal à m’attacher à eux, à ressentir une quelconque émotion envers eux.

Le seul aspect du roman que j’ai aimé, ce fut le décor et le côté hivernal qui est bien décrit. Clairement, même si le récit se passe au 19ème siècle, j’ai beaucoup aimé découvrir ce New York enneigé et ce roman m’a encore plus donné envie d’aller me balader dans cette ville qui me fait de l’œil de puis un sacré bout de temps.

Enfin quelques notes sur le style de l’auteure. Là-dessus, j’avoue que je ne sais pas trop quoi dire. Le récit étant très court, je ne suis pas certaine que ce soit le meilleur format pour se faire une opinion sur la plume d’Anne Perry. Le roman est bien écrit mais comme je l’ai déjà indiqué, j’ai trouvé l’ensemble trop rapide et un peu fade. Mais je pense que je retenterais l’aventure avec cette auteure mais avec un roman plus long afin de me faire une vraie opinion de son travail.

Un Noël à New York fut une grosse déception, tant en ce qui concerne l’intrigue policière (prévisible et beaucoup trop rapide) que les personnages qui n’ont pas su du tout me plaire. Heureusement que le cadre sauve un peu l’ensemble. Vite lu, vite oublié malheureusement !

Un Noël à New York d'Anne Perry

Un Noël à New York d'Anne Perry
Titre VO : A New York Christmas
Policier, Historique - Editions 10/18 (Grands détective) - 158 pages
Où l'acheter : Un Noël à New York

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Publié le 7 Mars 2017

Confessions d'un canard sex-toy. Tome 1 & 2 de  Milly Chantilly et Arnaud Poitevin

Dans ses rêves les plus fous, Sigmund est un majestueux canard sauvage.
Hélas, le Tout-Puissant en a décidé autrement... et fait de lui un délicieux objet de plaisir. On imagine trop vite une existence palpitante, faite de jouissance et de volupté... Erreur !
Les confidences de Sigmund, le canard pas toujours ravi de sa condition, vous feront vibrer de plaisir rire !

Aujourd'hui, c'est le premier mardi du mois de mars et qui dit "premier mardi" dit le rendez-vous de lectures "inavouables" de Stéphie. J'y ai toujours participé avec plaisir et cette fois-ci ne fit pas exception.

En faisant du rangement dans mon immense bibliothèque, je suis tombée sur ce coffret de BD, offert par ma meilleure amie il y a quelques années. Je l'avais déjà lu mais après avoir jeté un coup d'oeil aux dessins, je me suis souvenu que j'avais beaucoup apprécié les dessins et je me suis dis que le thème serait parfait pour le prochain rendez-vous du "Mardi, c'est permis".

Le premier volet de ce duo de BD nous conte l'histoire de Sigmund, canard sex-toy qui s'épuise à la tâche afin de satisfaire sa maîtresse. Dans le second tome, un nouveau personnage fait son apparition en la personne du petit-ami de la demoiselle adepte du canard sex-toy.

Chaque page est découpée en deux partie : deux petits strips humoristiques illustrent la vie bien agitée du canard. En tout, une cinquantaine de pages par tome composent ces recueils de brèves coquines. 

Tout d'abord, j'ai beaucoup aimé le thème des BD. Pour moi, raconter une histoire en prenant pour "héros" le sex-toy est follement excentrique et très très drôle. C'est osé également et rien que pour cela, je tire mon chapeau à la dessinatrice et à l'auteur.

Pour tout dire, j'avais un peu peur que l'humour ne soit graveleux mais en fait pas du tout; certains planches sont à mourir de rire. Le ton est léger, spirituel, très soft finalement (je m'attendais à un peu plus de nudité pour tout dire) et les BD se dévorent comme des petits pains. Certes, tous les strips ne se valent pas mais dans l'ensemble, ce fut une lecture coquine très sympathique et divertissante. On regrette même que Milly Chantilly n'ait pas continué de raconter les péripéties de Sigmund en dessins !

Petit point sur la qualité des dessins. Je dois dire que c'était tout d'abord ce qui m'avait le plus interpellé et je dois dire que c'est pour ma part, avec l'humour, l'atout majeur de ces BD. Très girly, très jolis, très bien dessinés, les deux tomes de Confessions d'un canard sex-toy m'ont beaucoup plu en terme de graphismes.

En résumé, une lecture plaisante, divertissante, coquine sans être vulgaire ! Bref, n'hésitez pas à mettre ces BD dans votre panier lecture !

Confessions d'un canard sex-toy. Tome 1 & 2 de  Milly Chantilly et Arnaud Poitevin
Confessions d'un canard sex-toy. Tome 1 & 2 de  Milly Chantilly et Arnaud Poitevin

Confessions d'un canard sex-toy. Tome 1 & 2 de  Milly Chantilly et Arnaud Poitevin
BD - Editions Ankama - 48 pages
Où les acheter : Tome 1 & Tome 2 ou Coffret en 2 volumes

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