Publié le 21 Janvier 2017

Chouette, une ride ! d'Agnès Abécassis

Vous ne mentirez plus jamais sur votre âge !! Anoushka est une jeune auteure de thrillers. Enfin, « jeune », c’est ce qu’elle croyait, avant qu’une succession de micro évènements humiliants se produisent dans sa vie, lui faisant brutalement prendre conscience qu’elle a déjà trente-six ans. C’est à dire techniquement, presque quarante. Donc bientôt cinquante. Elle mène, par ailleurs, une vie totalement ordinaire, entre son métier aux aspects solitaires, ses tâches ménagères barbantes, ses deux filles qui grandissent, son (second) mari toujours ronchon, et sa chienne, une adorable petite boule de poils incontinente. Engluée dans son quotidien, Anoushka étouffe et réalise combien le temps passe vite. Ses années d’insouciance sont déjà si loin… Alors, lorsque sa cousine se marie à l’autre bout du pays, c’est avec sa meilleure amie célibataire qu’elle file célébrer l’événement. Au programme, régression totale : fringues d’ados, propos indignes d’une mère de famille, et surtout envie de respirer un peu… Mais ce mariage va lui réserver bien des surprises. Elle voulait vivre de nouvelles aventures ? Elle va en avoir…

Cela faisait un sacré bout de temps que je voulais découvrir cette auteure française et j’ai profité d’un petit passage à la bibliothèque pour emprunter ce titre qui tombait à point nommée parce que pour la première fois de ma vie, j’ai commencé à ressentir que je vieillissais. Alors certes, je n’ai pas encore trente ans mais il n’empêche que quand tous tes élèves t’appellent « Madame » et que ton esthéticienne te refourgue des échantillons de crèmes anti-rides pour la première fois, eh bien ton capital jeunesse en prend un sacré coup. Du fait, ce titre tombait à pic et je m’y suis plongée avec délectation car je m’attendais à une bonne partie de rigolade.

Mais parlons un peu de l’histoire, dear readers, avant de nous lancer dans mes impressions de lecture. Ce roman se présente sous forme de journal et nous y suivons les épisodes mouvementés de la vie d’une auteure célèbre, Anoushka. Elle a tout de la femme moderne. Maman de deux jeunes filles, remariée avec un homme charmant bien que légèrement absent, elle tente, tant bien que mal de jongler entre sa vie professionnelle, sa vie familiale et la réalisation que -  Ciel ! - elle a bientôt 40 ans. L’âge fatidique. Le début de la fin.

Je ne vais pas y aller par quatre chemins. Je n’ai pas apprécié cette lecture. Je n’ai pas détesté non plus. Mais je n’ai pas aimé. Il y a beaucoup d’éléments qui m’ont gêné durant ma lecture et pour tout dire, je n’arrivais tellement pas à mettre dedans que j’ai lu deux autres romans en parallèle de cette lecture. Tout d’abord, l’histoire en elle-même est loin de m’avoir passionné. Pour tout dire, c’est même l’aspect du roman qui m’aura le plus gêné. J’ai trouvé l’ensemble sans réelle matière, il n’y a pas vraiment de fil conducteur. Franchement, un mois après ma lecture, je suis bien en veine de vous citer une scène qui m’aura marqué ou bien faire un résumé précis du récit. J’ai trouvé l’ensemble beaucoup trop fouillis et de gros moments de creux et des lenteurs m’ont vraiment empêché de profiter pleinement de ma lecture.

Et c’est bien dommage car le fond du roman : le fait de vieillir et de s’en rendre compte, est bien traité. Ce n’est pas forcément une thématique facile à aborder mais c’est fait avec humour et sensibilité sans tomber dans le cliché ni le pathos et c’est l'excellent point que j’ai pu retenir de ce roman.

Les personnages ne sauvent guère ce roman car ils souffrent du même syndrome que le récit : trop survolés, pas assez développés. Ils manquaient, à mon avis, de substance et de matière. Impossible de m’attacher à l’un dans d’entre eux et encore moins à l’héroïne que j’ai trouvé « too-much ». C’est sûrement le seul personnage (sûrement parce que c’est le personnage principal et que le récit est écrit de son point de vue à elle) qui est très développée mais elle m’est restée totalement étrangère. Je n’ai pas réussi à ressentir de l’empathie envers elle ni à véritablement l’apprécier. Les personnages secondaires sont finalement assez peu nombreux et en revanche on a pléthore de personnages tertiaires qui pullulent tout le long du roman tels des petits papillons qui se posent sur une page et repartent la suivante. C’est assez déconcertant, je dois l’avouer que je suis restée vraiment sur ma faim concernant cet aspect du récit.

Enfin quelques mots sur la plume d’Agnès Abécassis. C’est sûrement ce qui m’aura le plus pu dans ma lecture. Alors certes, j’ai trouvé que parfois l’humour était un peu trop poussé et en devenait trop caricatural mais c’est resté rare et dans l’ensemble j’ai trouvé le style de l’auteure enjoué, pétillant et très drôle. J’ai beaucoup aimé le ton parfois caustique parfois très réaliste d’Agnès Abécassis et rien que pour cette raison et même si cette lecture fut loin d’être concluante pour moi, je lirai un autre roman d’elle.

En bref, une lecture qui n’aura pas su me faire décoller. Trop survolé, tant au niveau du récit, qui manquait de profondeur qu’au niveau des personnages qui manquaient de développement, je n’ai pas su en apprécier ma lecture et j’achève ce roman en demi-teinte. J’ai apprécié le style de l’auteure et c’est le petit plus que je garderai en mémoire concernant « Chouette, une ride ! ».

Chouette, une ride ! d'Agnès Abécassis

Chouette, une ride ! d'Agnès Abécassis
Contemporain/Chick-lit - Editions Calmann-Levy - 255 pages
Où l'acheter : Chouette, une ride !

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Publié le 2 Janvier 2017

Bye bye 2016 ! Hello 2017

Bonne année à toutes et à tous !
 

Comme c’est de tradition, début janvier, c’est le moment des traditionnelles bonnes résolutions et de faire le bilan de l’année passée. Je ne vais pas revenir sur l’année 2016 qui fût pour moi encore une année très compliquée mais finalement parsemée de première fois très gratifiantes (premier tatouage, première fois que je passais le CAP Pâtisserie (et que j'ai eu d’ailleurs), première publication…) mais je tenais à vous parler de quelques bonnes résolutions livresques – ou non – pour cette nouvelle année qui démarre.

  1. Reprendre le blogging de manière plus intensive.

Ces derniers mois, j’ai retrouvé le plaisir de blogguer mais malheureusement le manque de temps m’a fait laisser le blog de côté ces dernières semaines et pour 2017 j’aimerais vraiment retrouver mon rythme de lecture et de blogging d’il y a trois ans, avant ma grande pause. Alors, je sais que cela va demander du temps et de l’énergie mais j’aimerais vraiment m’y remettre !

  1. Lire plus et de manière variée.

Même si par rapport à 2015 où je n’avais absolument pas lu, 2016 fut une année un peu plus livresque, j’aimerais vraiment prendre le temps de plus lire cette année. Je pense participer au challenge Goodreads de lecture en essayant de lire 100 livres cette année soit environ 1 livre par semaine. C’est largement faisable mais il faut que je reprenne un meilleur rythme de lecture. Par ailleurs, j’aimerais essayer de diversifier mes lectures. J’ai tendance à lire toujours la même chose car finalement, c’est une solution de faciliter car je sais que je vais aimer mais j’ai parfois eu de bonnes surprises en sortant des sentiers battus et je me dis que ça serait pas mal de faire plus d’efforts de ce côté-là.

  1. Arrêter de rédiger mes chroniques deux mois après ma lecture.

Parce que franchement même si je prends des notes et que j’ai globalement une bonne mémoire, ça devient de plus en plus compliqué pour moi et il y a plein de livres que je n’ai jamais chroniqué car cela faisait trop longtemps que j’en avais effectué la lecture. Du coup, je me fixe comme objectif pour cette nouvelle année de rédiger mes chroniques maximum une semaine après ma lecture. On y croit !

  1. Reprendre la chaine Youtube.

J’aimais beaucoup faire des vidéos il y a quelques années et j’ai follement envie de m’y remettre mais c’est pareil, le manque de temps se fait sentir…Mais si je trouve un moment, j’essayerais de me replonger dedans.

  1. Ecrire toujours plus.

Si le blogging n’a pas été ma priorité cette année, c’est – en grande partie – parce que je me suis consacrée à une autre de mes passions : l’écriture. Et ça a plutôt bien fonctionné car une de mes nouvelles a été sélectionnée suite à un concours pour être publiée. Cette année, j’aimerais continuer sur ma lancée…

  1. Terminer enfin mon premier roman (et en commencer un nouveau)

Grâce au challenge Nanowrimo, se déroulant au moins de novembre dernier, j’ai quasiment fini mon tout premier roman, mon tout premier bébé. Ce ne fut pas sans mal parce que c’est vrai que j’ai tendance à laisser tomber mes projets très rapidement mais là, j’ai tenu bon et il ne me reste que trois chapitres pour terminer ma romance. J’aimerais le faire au mois de janvier pour pouvoir ensuite passer aux corrections. De même, j’ai plein d’idées qui me trottent dans la tête et j’ai hâte de commencer un nouveau projet !

  1. Avoir le courage d’envoyer mes textes à des maisons d’édition.

Je vous avoue que si ma chérie ne m’avait pas poussé aux fesses, je n’aurais jamais envoyé ma nouvelle pour participer à un concours d’écriture et je n’aurais jamais été publiée. J’essaye donc de me convaincre – et croyez-moi, ce n’est pas une mince affaire – que ce que j’écris n’est peut-être finalement pas si mal et que peut-être mes textes pourraient intéresser une maison d’édition. Tout cela reste de l’ordre de l’hypothétique bien sûr mais si j’ai fini les corrections de mon premier roman cette année, je tenterais peut-être de voir ce qu’il vaut sur le marché de l’édition…

  1. Perdre tous ces foutus kilos qui me bouffent la vie.

Là, on va rentrer dans des résolutions plus personnelles…Ces deux dernières années, j’ai repris 15 kilos. Ajoutés aux 15 autres kilos que j’avais déjà pris à mon retour en France après avoir vécu à l’étranger, je vis au quotidien avec 30 kilos en trop et le constat est dur : je ne me supporte plus. Je n’arrive plus à me reconnaitre dans cette femme bouffie que je croise tous les matins dans le miroir et j’en souffre énormément. Dès ce matin donc, j’ai repris la route de Weight Watchers, en me disant que cette fois, je devais tenir !!

  1. Me remettre au sport.

Avec les kilos en trop, l’envie de faire du sport – qui déjà à la base, n’était pas très très importante chez moi, il faut bien le dire – a complétement disparu. Et force est de constater que cela me manque un peu. J’aimerais donc me remettre doucement au sport (marche et natation pour commencer). On verra bien.

  1. Prendre plus soin de moi.

A cause de ma prise de poids, j’ai laissé complétement mon apparence de côté. Je n’ai plus envie de prendre soin de moi, plus envie de me faire les ongles et l’idée même de rentrer dans un magasin où je sais que rien ne va m’aller m’angoisse. Mais cette année, j’ai envie de mettre ce stress de côté et d’essayer d’aller de l’avant et de recommencer à me pomponner.
 

Je profite de cet article pour vous souhaiter une excellente année à tous ! Joie et lectures pour tout le monde en 2017 !

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Rédigé par Evy

Publié dans #Le blabla d'Evy

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Publié le 20 Décembre 2016

Let is snow (Collectif)

Noël, cette fête qu’on adore détester ou qu’on déteste adorer !
Réunion familiale ou tête à tête foireux, de Paris à New York en passant par l’Italie, on peut y vivre des crush ou des clash, qu’importe ! La magie sera toujours au rendez-vous ! Alors… Let it snow !

Pour le challenge Cold Winter, je cherchais des lectures traitant de la période de Noël et si possible des lectures plaisirs, légères et quand je suis tombée sur ce recueil de nouvelles qui fait un peu le buzz sur les réseaux sociaux en ce moment, je me suis dis banco ! Je me mets de plus en plus aux nouvelles et quand j'ai vu qu'il s'agissait de nouvelles romantiques, j'ai tout de suite ajouté ces titres à ma wish-list pour ce challenge Christmassy !

Ces titres étant disponible uniquement sur la plateforme Amazon/Kindle de lecture, j'en ai profité pour tester l'abonnement de lecture qu'elle proposait et j'ai lu ces nouvelles sur mon téléphone (ma liseuse étant une kobo, je n'ai pas eu trop de choix) et même si le petit écran m'a gêné, j'ai apprécié de pouvoir prendre des notes très rapidement à la fin de chaque nouvelle et je vais donc vous écrire quelques lignes sur chacune de nouvelles présentes dans ce recueil.

Crush et crash d'Isabelle Alexis. La première nouvelle du recueil et celle que j'ai le moins apprécié. Certes, on est bien dans l'esprit de Noël avec un dîner de réveillon qui foire complétement mais le personnage principale de la militante écolo et végétarienne ne m'a pas du tout plu. La romance n'est pas vraiment crédible et finalement peu touchante. En revanche, j'ai beaucoup aimé les personnages secondaires (notamment les parents et les proches), bien caractérisés et très réussis.

Y aura-t-il trop de neige à Noël ? de Tonie Béhar. Une nouvelle très choupi. Parfaitement dans l'esprit des romances de Noël. L'héroïne est adorable et le personnage principal masculin est convaincant. La romance fait du bien. Le tout est bien écrit. J'ai juste regretté cette histoire de "neige" qui finalement n'apporte pas grand chose à l'histoire et que je n'ai pas trouvé vraiment nécessaire. L'ensemble est un peu rapide mais c'est le propre des nouvelles.

Le marché de Noël d'Adèle Bréau. Très jolie nouvelle moderne. L'histoire est simple mais touchante et ce que j'ai le plus apprécié dans cette nouvelle, c'est la plume de l'auteure qui est très poétique. J'ai tout de suite ajouté cette auteure à ma liste d'auteurs à découvrir pour l'année 2017 !

La théorie du pingouin de Sophie Henrionnet. Ma nouvelle chouchoute de ce recueil. Un petit coup de coeur. J'ai presque tout aimé : l'histoire tellement mignonne, les personnages adorables ou encore la plume très drôle de l'auteure. Une excellente découverte. Le seule bémol, c'est que je n'ai pas vu l'intérêt de mettre des # un peu partout. Sinon, que du bonheur cette nouvelle et une auteure de plus à découvrir au plus vite !

Keep calm & love Christmas de Marianne Lévy. Je ne sais pas trop quoi penser de cette nouvelle. L'histoire est plaisante. L'idée de base est bonne mais c'est le développement qui pèche. Le style de l'auteure est plaisante et drôle mais je n'ai pas réussi à accrocher. J'ai dû relire la nouvelle deux fois et à chaque fois, je me suis dis que c'était trop fouillis et qu'il y avait beaucoup trop d'éléments qui ne servaient pas à grand chose dans le récit et c'est dommage car le propre d'une nouvelle, c'est d'être concis. Et c'est vraiment dommage car l'ensemble avait beaucoup de potentiel.

Cap ou pas cap ? de Marie Vareille. Une histoire originale, des personnages attachants, une plume légère et enjouée; j'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir l'univers de Marie Vareille avec cette nouvelle qui a parfaitement su me divertir. Pour ma part, je verrai bien cette nouvelle comme le prélude à un roman car il y a moyen de faire-là, une bonne romance !

Dans l'ensemble, j'ai passé un bon moment de lecture en compagnie de ce recueil de nouvelles. Certaines m'ont plus plu que d'autre mais toute furent des moments de lecture très agréables. L'esprit de Noël est présent dans chacune d'entre elles et c'est tout ce que je demandais ! N'hésitez pas à savourer ces nouvelles, emmitouflé dans un plaid en pilou pilou et en sirotant un thé de Noël !

Let is snow (Collectif)

Let is snow d' Isabelle Alexis, Tonie Behar, Adèle Bréau, Sophie Henrionnet, Marianne Levy et Marie Vareille
Romance - Ebook
Où l'acheter : Let it snow

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Publié le 10 Décembre 2016

 La destinée de Kyla de Shana Abé

1117. Accusé d'avoir assassiné sa femme par jalousie, le baron Warwick prend la fuite en compagnie de ses deux enfants, Alister et Kyla. Furieux, le roi Henry somme Roland Strathmore, comte de Lorlreau, de les capturer. Roland se lance donc sur la piste des fugitifs, avec d'autant plus de détermination qu'il était fiancé à lady Kyla. Il la retrouve, désormais seule au monde et pleine de haine à son égard car, pour elle, il est coupable de trahison et responsable de la mort de son frère. Emu malgré lui, Roland parvient à la sauver du courroux royal en réclamant sa main. Les voici mariés... et plus éloignés l'un de l'autre que des ennemis mortels.

Bon définitivement, il faut que j'arrête d'écrire mes chroniques deux mois après ma lecture; parce que même si je prends des notes et que j'inscris sur des post-it les points positifs et négatifs de mes lectures, c'est difficile d'avoir les idées très claires après autant de temps. Mais essayons quand même.

C'est en piochant dans la sélection de romances de ma bibliothèque cet été que je suis tombée sur ce roman. Je ne connaissais pas l'auteure mais le pitch de départ (qui est très bien fait au demeurant donc je ne vais pas vous embrouiller avec un résumé maison qui ne sera pas aussi bien) me tentait énormément et je me suis dis que pour une lecture détente, ça le ferait très bien. Alors verdict : oui ce fut une lecture plaisante mais loin d'être mémorable et certains points m'ont quand même fait tiquer. Explications.

En ce qui concerne le récit, tout d'abord. Il y a de bons éléments. De très bons éléments même. J'ai beaucoup apprécié les décors et paysages du Nord de l'Angleterre. On suit les personnages dans un road trip un peu noir et angoissant, à l'image des paysages de ces contrées et ce fut un très bon point pour ma part, qui suis amoureuse du countryside anglais et écossais depuis des années. De même, j'ai beaucoup apprécié que l'histoire se passe au tout début du Moyen-Age, qui est une période, finalement, assez peu représentée dans les romances (par comparaison par exemple avec la période de la Régence) et un peu sous-exploitée alors que ce côté "château-fort" et "guerrier en armure" est très plaisant à lire et découvrir.

La trame en tant que telle est plutôt plaisante. On a affaire à une histoire pseudo-policière et aventureuse qui vient se greffer à la romance, ce qui change un peu même et fait dans l'originalité si c'est loin d'être parfaitement maîtrisé. En effet, j'ai trouvé que c'était parfois trop. Il arrive beaucoup de malheurs à l'héroïne - peut-être même trop, pour tout avouer - et au bout d'un moment, le lecteur a non seulement du mal à y croire mais à en plus pouvoir s'attacher aux personnages.

Les personnages, voici l'aspect du roman qui m'aura sûrement le plus embêté. Comme je l'ai déjà indiqué, il arrive beaucoup de malheurs à l'héroïne (qui perd quand même toute sa famille en l'espace de quelques mois et se retrouve mariée presque de force à celui qu'elle juge responsable de la mort de son frère cadet) et finalement, l'auteure ne nous dépeint pas une femme qui a l'air de souffrir tant que ça. Alors je veux bien qu'elle ait voulu nous offrir l'image d'une femme forte mais une femme ayant traversé le quart de ce que Kyla a vécu n'aurait, je pense, pas eu les mêmes réactions. Du coup, j'ai eu beaucoup de mal à m'attacher à elle et encore plus de mal à comprendre la romance ou à l'apprécier. Les autres personnages sont sympathiques mais finalement assez peu caractérisés et donc peu attachants.

Enfin, en ce qui concerne le style de Shana Abé, ce fut une découverte plaisante. La plume est fluide et le roman se lit vite (moins d'une journée pour ma part) même si j'ai noté quelques erreurs de traduction qui m'ont gêné durant ma lecture. 

En bref, ce fut une lecture détente sans plus ni moins. Ni la romance ni le personnage principale ne resteront dans les annales mais les décors et le contexte historiques choisis m'ont beaucoup plu. A lire pour le plaisir si on a un moment de libre. 

 La destinée de Kyla de Shana Abé

 La destinée de Kyla de Shana Abé
Titre VO : The Promise of Rain
Romance - Editions J'ai Lu (pour elle) - 311 pages
Où l'acheter : La Destinée de Kyla

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère de la Romance, #Shana Abé

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Publié le 7 Décembre 2016

Cold Winter challenge #1

Si vous suivez un peu ce blog, vous savez que j'aime, que dis-je, j'adore les fêtes de Noël. J'ai même lancé un challenge sur ce thème, il y a quelques années. Du coup, quand j'ai vu que Margaud lançait un challenge sur le thème de Noël mais aussi de l'hiver, je me suis dis "Banco", c'est pour moi !

Il y a deux menus à ce challenge :

  • Montagne enneigée : lire 2 livres dont la thématique principale est le froid, la neige ou l'hiver.
  • La magie de Noël : lire 2 livres se déroulant durant la période des fêtes de fin d'années.

 

Le challenge court du 1er décembre 2016 au 31 janvier 2017, ce qui nous laisse deux mois pour choisir d'effectuer soit un soit les deux menus. Il faut lire à minima deux livres par menu mais on peut choisir d'en lire plus.

Pour ma part, comme je sors d'une panne de lecture de presque deux ans, je vais rester raisonnable et me contenter de faire les deux menus avec deux livre chacun.

Voici ma sélection pour le menu : Montagne enneigée

Cold Winter challenge #1

Et celle pour le menu : La magie de Noël

Cold Winter challenge #1

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Rédigé par Evy

Publié dans #Noël, #Challenges

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Publié le 22 Novembre 2016

Top Ten Tuesday - Top 10 des livres dont on est reconnaissants qu'ils aient été écrits

Cette semaine, c'est Thanksgiving et pour l'occasion le blog The broke and the bookish nous propose de parler des : " Books you are thankful for! ". En d'autres termes :

Top 10 des livres dont on est reconnaissants qu'ils aient été écrits.

1. Je pense que mon top 1, mon livre préféré de tous les temps, enfin plutôt ma série livresque préférée, celle qui m'a, à jamais, donné le goût pour la lecture, c'est la saga Harry Potter de J.K. Rowling. Je pense que si je pouvais remercier J.K. Rowling d'avoir écrit cette saga je le ferai sans hésiter !

2. Je remercie également la comtesse de Ségur pour avoir écrit Les Malheurs de Sophie. Une lecture qui m'a marqué enfant !

3. Merci à Lucy Maud Montgomery pour m'avoir fait découvrir le Canada et m'avoir totalement transporté dans l'univers trop choupi d'Anne dans Anne...la maison aux pignons verts.

4. La saga Le protectorat de l'ombrelle de Gail Carriger. Merci de m'avoir fait découvrir l'univers steampunk et surtout merci à Gail Carriger qui est une auteure tellement drôle !

5. Les BDs de Pénélope Bagieu. Avant de lire les BDs de cette dessinatrice, j'avais beaucoup de mal à me retrouver dans l'univers de la BD contemporaine. Son univers girly et tellement proche de la vie quotidienne a su me plaire dès le départ !

6. Merci à Mireille Calmel et Christian Jacq. Dans deux styles totalement différents, leurs romans m'ont fait aimer, que dis-je adorer les romans historiques et sans eux, je ne suis pas sûre que je les apprécierais autant maintenant.

7. Je n'aime pas les policiers pourtant je suis très reconnaissante à Agatha Christie d'avoir écrit tous ses romans. Pour moi, ce sont de vraies pépites et les seuls romans policiers que j'apprécie et que je peux lire et lire un nombre incalculables de fois !

8. La saga Fascination de Stéphenie Meyer. On peut dire ce que l'on veut de cette saga young-adult mais moi, elle m'a redonné le goût de la lecture à un moment où ça faisait très longtemps que je ne lisais plus et pour ça, je dis merci à son auteure.

9. Je remercie beaucoup Sophie Kinsella et Helen Fielding pour m'avoir fait découvrir le style de la chick-lit. Un style que j'aime énormément et que j'ai découvert grâce à Bridget Jones et Becky Bloomwood !

10. Les soeurs Brontë, Charles Dickens, Shakespeare, Jane Austen...Un grand merci à tous ces grands noms de la littérature anglaise. Les classiques qu'ils ont écrits m'ont tourné vers des études de le langue anglaise. Et c'est toujours un énorme plaisir que de lire un de leurs ouvrages. Tiens, même que ça me donne envie de le faire tout de suite !

          

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Rédigé par Evy

Publié dans #Top Ten Tuesday

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Publié le 19 Novembre 2016

 Kolderick. Tome 1. La fille du Dashi de Christy Saubesty

En Australie, une unité de combattants vampires vit en plein désert, sur le domaine de Kolderick. Leur lutte ancestrale contre un groupement de fanatiques les a conduits à allier leurs forces avec d’autres créatures surnaturelles. Leur but : protéger l’humanité et sauver leur espèce.
Arrachée aux siens avant même sa naissance, Tayla, issue d’un métissage rare, est programmée pour anéantir les vampires jusqu’au dernier, mais ses origines la rattrapent.
Leur première confrontation va bouleverser toutes ses convictions remettant en cause le rôle qu’elle doit réellement jouer dans cette guerre.

En cherchant une nouvelle lecture, je suis tombée sur ce livre dans ma PAL et je me suis dit qu’après avoir lu pléthore de romances ces dernières semaines, au point que cela commençait à me lasser, lire de la fantasy me ferait le plus grand bien. Quand, en plus, l’auteure est francophone, c’est encore mieux. Bref, j’ai sorti cet ouvrage de ma PAL et je l’ai commencé et terminé en un peu temps éclair. Pour tout avouer, même si je l’ai dévoré, je suis bien en peine aujourd’hui de dire si j’ai aimé ou non. Je serais également bien embêtée de devoir faire un résumé du roman car je ne saurais même pas par quel bout le prendre.

En effet, ce qui m’aura le plus gêné dans cette lecture, c’est son aspect fouillis. Il se passe beaucoup de choses mais les personnages, assez nombreux, ainsi que le monde crée, pas assez développé à mon goût, font que je m’y suis souvent perdue. Le roman est relativement court et très rythmé et de ce fait la lecture s'effectue de façon fluide et agréable mais j’ai regretté ce trop-plein d’informations déversées sur le lecteur sans réelles explications derrière.

Je m’explique : j’ai mis beaucoup de temps à me situer dans l’univers de l’auteure. On ne peut contester la richesse, ça c’est certain. Christy Saubesty a su créer un monde avec sa propre histoire et mythologie et l’on ne peut que l’en féliciter. Le souci, c’est que cet univers n’est pas présenté dans sa globalité. On ne distribue aux lecteurs que des brides d’informations disséminées ça et là et de fait, on peine à rester à flots en ce qui concerne les détails du monde dans lequel évoluent les personnages.

Le même problème se pose concernant les personnages justement. Très nombreux, j’ai souvent dû revenir en arrière dans le récit pour savoir qui était qui car là encore trop de confusions dû à un manque de détails. J’ai vraiment regretté que l’auteure ne prenne pas e temps de bien décrire et caractériser ses personnages. De fait, je n’ai pas réussi ni à m’identifier ni à éprouver de l’empathie ou quelconque autre sentiment envers eux. De même, j’ai regretté l’absence d’un vrai personnage principal. Certes, ce n’est pas une prérogative pour un auteur que de choisir cette voie, mais en tant que lectrice, je trouve ça plus simple en termes de visibilité. Ici, on passe du coq à l’âne et c’est encore une fois – parfois – difficile de s’y retrouver.

Concernant le récit en lui-même, j’ai été plutôt séduite. Christy Saubesty nous offre une trame travaillée, bien développée, avec beaucoup d’action. Ça dépote et c’est vrai que l’on arrive vite à la dernière page sas s’en rendre compte. J’ai aimé le fait que l’auteure ne tombe pas dans la facilité et n’hésite pas à maltraiter ses personnages. Elle a également réussi à dépeindre le côté romance de certains fil rouge du récit avec beaucoup d’intelligence, de délicatesse et sans tomber dans la niaiserie, ce qui est plus qu’appréciable. Un seul point m’a cependant fait tiquer : la fin. Trop abrupt, j’ai trouvé qu’elle ne se prêtait pas vraiment à une fin de tome mais plus à une fin de chapitre.

Enfin, quelques notes sur la plume de l’auteure. Là encore une agréable découverte. Le roman est court, les chapitres aussi, ce qui apporte beaucoup de rythme à l’ensemble. Un style très graphique, presque scénaristique mais avec quelques jolies tournures de phrases. Somme tomme une bonne surprise.

En bref, une lecture plaisante mais j'ai encore du mal à dire si je suis séduite ou non. Quelques lacunes dans l'histoire et la caractérisation des personnages m'ont souvent fait décrocher. Néanmoins la plume de l'auteure et son univers me donne envie de lire la suite !

 Kolderick. Tome 1. La fille du Dashi de Christy Saubesty

Kolderick. Tome 1. La fille du Dashi de Christy Saubesty
Fantasy - Editions Rebelle - 267 pages
Où l'acheter : Kolderick. Tome 1. La fille du Dashi

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère des fantastiques, #Christy Saubesty

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Publié le 27 Octobre 2016

 

Mais qu’est-ce qui lui a pris d’accepter ce plan foireux ? Et pire encore : pourquoi a-t-elle fait ce stupide pari avec ses copines ? Résultat, voilà que Louise est : 1) bloquée au fin fond de la campagne (celle avec de la vraie boue et des vraies bêtes) dans la maison d’une-amie-d’une-amie pour un long, un interminable mois de « vacances » 2) condamnée à une abstinence forcée (fichu, fichu pari ! et fichues copines !) Pour une parisienne pure souche qui ne vit que pour son travail et ne connaît pas le sens du mot « repos », ce séjour s’annonce plutôt douloureux. Jusqu’à ce que deux spécimens locaux viennent troubler ses bonnes résolutions vertueuses. D’un côté, Joffrey, bel apiculteur au sourire canaille. De l’autre, Arnaud, artisan en charge des travaux de la grange, dont les manières rustres et la bougonnerie n’ont d’égal que le pouvoir ensorcelant de ses muscles. Et elle qui pensait se trouver à mille lieues de toute tentation...

Toutes les blogeuses qui sont, un peu comme moi, des dinosaures de la blogosphère connaissent Angéla Morelli pour l’avoir suivi quand elle tenait encore un blog de lecture absolument hilarant. J’avais suivi de près son parcours depuis qu’elle avait commencé à publier ses romances aux éditions Harlequin mais je n’avais pas encore eu l’occasion de pouvoir lire un de ses ouvrages et de découvrir sa plume autrement que dans ses posts de blog. C’est maintenant chose faite et je dois dire que si quelques points de ma lecture de L’amour est dans le foin ne m'ont pas totalement séduite, je suis tombée littéralement sous le charme - et je pèse mes mots -  de son style.

D’ailleurs, une fois n’est pas coutume, je vais commencer par parler de ça avant tout le reste. Parce que c’est ce que j’ai le plus aimé, parce que je suis tombée amoureuse de cette plume drôle, enjouée et terriblement divertissante. J’ai adoré le ton du roman, léger et rythmé. J’ai adoré les références d’Angela Morelli, j’ai adoré son humour qui m’a fait rire. Elle écrit ce que je pourrais appeler de la littérature « Feel-good », des romances qui rendent heureux. J’ai eu le sourire tout le long de ma lecture et cela faisait vraiment longtemps que cela ne m’était pas arrivé et rien que pour ça j’aimerais lui dire merci !

Parlons un peu du roman en lui-même maintenant. Angela Morelli met en scène Louise, archétype même de la parisienne ultra pressée qui passe son temps au travail et ne s’arrête jamais. Ayant besoin de prendre un peu l’air et surtout des vacances, elle accepte la proposition d’une de ses amies de garder une maison, perdue en pleine campagne picarde, pour une tierce personne partie en voyage en Inde. Alors qu’elle s’était promis de ne pas craquer sur un homme au cours de ce séjour, elle se retrouve bientôt attirée par un charmant fermier qui élève des abeilles. Et n’oublions pas cet ouvrier du bâtiment, farouche et limite mal élevé mais terriblement craquant !

Le récit fut plaisant mais je dirais que c’est l’aspect du roman qui m’a le moins convaincu. L’histoire est simple et agréable à lire. On y retrouve bien les codes de la romance et c’est très divertissant. Au-delà de ça, j’ai trouvé l’ensemble un peu léger voire un peu facile…Certains arcs du récit auraient mérité un peu plus de développement car parfois on a une impression qu’il manque des informations, notamment sur la fin de ces histoires parallèles ou même concernant la trame en elle-même. Concernant la romance en tant que telle, également, une bonne surprise. Crédible, adorable, touchante, j’ai pris beaucoup de plaisir à suivre les aventures de nos deux héros.

Petit coup de cœur pour les personnages et étonnement, ce n’est pas l’héroïne que j’ai préféré. Certes, elle est attachante et pleine de surprises mais c’est vraiment Arnaud qui m’a conquise. J’ai aimé son caractère bourru, son attachement à sa famille et son côté « nounours-qu’on-a-envie-de-cajoler ». Angela Morelli a un talent certain pour dépeindre ses personnages et pour le coup, j’ai vraiment regretté que cette histoire se passe en vase clos. Il y a peu de personnages et c’est bien dommage. Les petits clins d’œil aux différents autres romans de l’auteur à travers certains personnages ainsi que les notes en bas de page m’ont également beaucoup plu (et tous les autres romans de ces auteure se sont retrouvés subitement dans ma wish-list damn !).

En bref, une lecture qui donne le sourire, la pêche. Une lecture qui sent l’été, la romance et les bons sentiments. Si ce roman n’est pas exempt de défauts, il n’en reste pas moins que je suis ressortie conquise par L’amour est dans le foin et que j’ai vraiment hâte de lire tous les autres romans de cette auteure.

 L'amour est dans le foin d'Angéla Morelli

L'amour est dans le foin d'Angéla Morelli
Romance - Editions Harlequin - 246 pages
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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère de la Romance

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Publié le 4 Septembre 2016

The chaos of stars de Kiersten White

Isadora's family is seriously screwed up—which comes with the territory when you're the human daughter of the ancient Egyptian gods Isis and Osiris. Isadora is tired of living with crazy relatives who think she's only worthy of a passing glance—so when she gets the chance to move to California with her brother, she jumps on it. But her new life comes with plenty of its own dramatic—and dangerous—complications . . . and Isadora quickly learns there's no such thing as a clean break from family.

Encore une fois, j’ai été tout d’abord attirée par la couverture (magnifique) et le titre de cette lecture VO. De plus, quand j’ai vu qu’il s’agissait d’une réecriture young-adult des mythes antiques égyptiens, je me suis dit que ce roman avait tout pour me plaire. Malheureusement entre ce que j’imaginais et la réalité, il y a un monde et malgré tous mes efforts, je n’ai pas réussi à accrocher du tout. Que ce soit au niveau du style, de l’histoire ou bien encore du monde crée, rien n’aura vraiment sû trouver grâce à mes yeux…

Parlons tout d’abord de l’histoire. Isodora est la fille d’Isis et Osiris et vit avec ses parents en Egypte. Rien d’étonnant à cela puisque les dieux égyptiens existent toujours et continuent de faire des enfants pour que le nombre de leur adorateurs ne diminuent jamais et donc qu’ils continuent de perdurer sur terre. Bon déjà, là, je me suis dit que c’était moyen moyen comme mise en bouche et comme explications de l’univers mis en place mais soit, continuons. Quand Isis, qui s’apprête à donner naissance à un nouvel enfant, commence à faire des rêves inquiétants mettant en scène Isodora, elle décide de l’envoyer à l’abri chez son frère en Californie. Pour Isodora, c’est le début d’une liberté qu’elle compte bien savourer. Mais le danger rode toujours…

Je pense que je suis partie avec trop d’attentes concernant ce texte. Déjà, je m’attendais un peu à un univers qui ressemblait à celui de Percy Jackson et j’ai été terriblement déçue de voir qu’il n’en était rien. Alors après, si l’univers crée par l’auteure tenait la route à sa manière, cela ne m’aurait pas gêné outre mesure mais dans ce cas précis, on ne peut pas vraiment dire que ce soit le cas. Rien n’est véritablement décrit, la mythologie mise en place n’est pas expliquée, ou très peu et finalement on se demande bien pourquoi l’auteure est partie dans cette direction alors qu’elle aurait très bien pu faire un roman contemporain ou fantastique sans mettre en scène les héros égyptiens sans que cela ne change quoi que ce soit à l'histoire de fond. Pour moi, c’est vraiment raté de ce côté-ci et c’est dommage car l’idée de départ aurait pu être originale et c’est loin d’être le cas.

Concernant l’histoire, la trame en tant que telle, là encore, j’ai beaucoup de réserves. L’ensemble se lit vite, le roman est court (et pourtant ma lecture a trainé pendant très très longtemps, c’est dire si je n’arrivais pas à me mettre dedans) mais malheureusement le récit n’est pas vraiment addictif. Oui, ça se lit bien (et encore) mais on n’est pas accroché, on ne tourne pas les pages avec avidité. C’est gentillet, un peu – beaucoup – convenu et finalement on referme le livre avec le sentiment qu’un mois après, on l’aura oublié. Et ce fut le cas pour moi (d’où ma difficulté maintenant à rédiger une chronique si longtemps après ma lecture ! Ah il faut que j’apprenne à moins procrastiner !). Je ne rentrerai pas plus dans les détails car je ne veux pas spoiler les futurs lecteurs de cette histoire mais sachez juste que, pour ma part, le récit, beaucoup trop manichéen et prévisible, n’aura pas su me convaincre non plus.

Quelques notes sur les personnages, qui ne tirent guère leur épingle du jeu dans cette affaire. Isodora est un personnage vraiment très drôle. Sa façon de raconter la mythologie égyptienne avec beaucoup d’humour m’a plu. En revanche, son côté « je-ne-veux-pas-aimer-parce-que-ça-fait-trop-mal-etc » m’a plus ennuyé. Les personnages secondaires sont plaisants, également assez drôles et bien caractérisés. Malheureusement, le roman est assez pauvre en personnages et de fait manque de densité. J’aurais aimé plus de vie, plus de matière dans cet aspect du roman.

Enfin, je m’attaque au point qui fâche aka le style de l’auteure. Cela m’arrive assez peu souvent de décrier la plume d’un auteur, justement parce que c’est un volet d’une histoire qui est personnel et subjectif mais là je n’ai pas du tout, du tout accroché. Je l’ai déjà dit, j’ai trouvé l’ensemble trop lent. Le style est trop poussif à mon goût, trop ampoulé et surtout Kiersten White s’essaye à des passages limites philosophiques qui m’ont vraiment ennuyé. Bref, encore une mauvaise surprise de ce côté-là.

The chaos of stars fut une grande déception. Ni le récit, ni les personnages et encore moins la plume de l’auteure n’auront vraiment su me convaincre. Le postulat de départ était plaisant mais fut mal exploité. Je reste sur ma faim et je ne pense pas que je retenterai une nouvelle lecture de Kiersten White.

The Chaos of stars de Kiersten White
Young-Adult - Editions HarperTeen - 276 pages
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The chaos of stars de Kiersten White

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Rédigé par Evy

Publié dans #L'étagère Jeunesse - Young adult

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Publié le 14 Août 2016

Harry Potter and the cursed child de J.K. Rowling, Jack Thorne et John Tiffany

Etre Harry Potter n'a jamais été facile et ne l'est pas davantage depuis qu'il est un employé surmené du ministère de la Magie, marié et père de trois enfants. Tandis que Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, son plus jeune fils, Albus Severus, doit lutter avec le poids d'un héritage familial dont il n'a jamais voulu. Le destin vient fusionner passé et présent. Père et fils se retrouvent face à une dure vérité : parfois, les ténèbres surviennent des endroits les plus inattendus.

Quand le script de cette pièce de théâtre est sorti, je savais que je devais me l’acheter. Harry Potter est probablement ma saga préféré de tous les temps (oui rien que ça), je suis une Potterfan invétérée et je désespérais de ne jamais retrouver cet univers magique qui m’avait transporté dans un monde fabuleux pendant des heures et des heures de lecture quand j'étais plus jeune.

Pourtant quand j’ai eu le précieux sésame entre mes mains, j’ai hésité. Je l’ai laissé trainer dans un coin pendant dix jours. Ce matin, alors même que j’étais décidée à me lancer, je me suis surprise à passer près de dix minutes à regarder l’ouvrage sans avoir le courage de l’ouvrir. Parce que oui, il m’en a fallu du courage pour me lancer dans cette lecture. Et pour quelle raison me demanderez-vous ? Eh bien, dear readers, parce que j’avais peur. Peur d’être déçue, peur que le format ne me convienne pas, peur, aussi, de trop aimer justement et de me dire ensuite que cette fois-ci, c’est bien fini, fini et que je n’aurais plus jamais de nouvelles aventures de mes héros préférés à me mettre sous la dent. Pourtant, j’ai ouvert le livre et j’ai lu…et je ne me suis quasiment pas arrêtée jusqu’à avoir terminé la pièce.

Certes, j’y ai vu des défauts mais la magie a opéré dans tous les sens du terme et je ressors conquise par cette lecture. Sur un petit nuage même. Mes héros m’avaient manqué.

J’ai choisi d’écrire cette chronique à chaud, juste après ma lecture, ce qui ne m’arrive, pour ainsi dire, quasiment jamais. Et pourtant, je ne me vois pas faire autrement. Je pense que j’ai besoin de coucher sur papier toutes les émotions ressenties ces dernières heures et j’ai peur que si j’attends trop longtemps pour le faire, je ne sois plus en mesure de mettre des mots sur ces passages de lecture intenses.

J’ai commencé ma lecture sans avoir la moindre idée du scénario. Je ne connaissais de l’histoire que ce qui était noté sur la couverture : que l’intrigue se passait huit ans après la fin du septième tome et qu’il mettait en scène les héros de la saga originale mais également leurs enfants. Parce que je n’ai pas envie de gâcher le plaisir de lecture à d’autres potentiels lecteurs, je ne vous ferai pas de résumé et je parlerai de l’intrigue de façon très vague (même si l’envie me démange de vous raconter dans les détails tout ce que j’ai pensé de chaque acte !). Chacun a le droit de découvrir la magie de cette pièce sans être parasité par le fait d’en connaître déjà toute l’histoire. Ce n’est que mon avis mais pour une fois, je me félicite d’avoir été raisonnable et de ne pas avoir fait ma curieuse en cherchant des spoilers sur le net. Je pense que cela m’aurait vraiment gâché la partie « découverte » de l'ouvrage.

L’intrigue, pour en parler en deux mots, est bien menée. Un peu rapide, certes, mais n’oublions pas que nous avons là affaire à une pièce de théâtre, qui sera donc, par définition, beaucoup moins développée qu’un roman. On va à l’essentiel et j’ai trouvé que le rythme était bon. Un peu de répétition dans les deux premiers actes, que j’ai moins apprécié que les deux derniers. Pour tout avouer, j’ai fait une pause déjeuné à la fin de la première partie de la pièce (composée de l’acte 1 et 2) et j’étais plutôt perplexe quant à ce que j’avais lu. Replonger dans cet univers magique fut un bonheur mais l’intrigue me semblait un peu faible et prenait, à mon avis, trop le pas sur le ton de la pièce, mais ça je vais y revenir plus tard. La deuxième partie a achevé de me transporter dans l’univers Pottérien. J’ai pleuré (oui, je ne pensais pas, mais des larmes m’ont échappées), j’ai crié en découvrant que j’avais raison depuis le départ en ce qui concernait un personnage, j’ai suivi avec une attention particulière et des palpitations au cœur les aventures de nos héros et de leur famille.

La seule chose qui m’a un peu gêné lors de ma lecture, c’est qu’effectivement, parfois, c’était tellement répétitif et simplet que ça en devenait « too-much ». La pièce aborde des thèmes forts tel que l’amitié dans l’adversité, grandir avec un héritage familiale qui vous hante, être parent quand on a soit même pas eu de parents ou des parents défectueux. Bref, des thèmes qui marquent, qui percutent et qui sont véritablement bien traités, avec intelligence et finesse. Malheureusement ces thèmes sont de temps à autre survolés à cause de l’intrigue – parfois – trop imposante. Je ne m’attendais pas à ce qu’il y est autant de fan-service dans cette pièce et pour moi, c’est loin d’être une mauvaise chose car clairement avec le format proposé, on ne pouvait pas s’attendre à la même chose qu’avec la saga originale mais ce que je regrette, c’est que j’ai quelques fois eu l’impression que ce fan-service se faisait au détriment de la profondeur du récit.

C’est le seul élément un peu négatif que j’ai pu trouver à cette pièce car tout le reste m’a totalement conquise. Le dramaturge a parfaitement su peindre le décor Pottérien crée par J.K Rowling (on se sent tout de suite transporté dans les décors de Poudlard, du ministère de la magie, des maisons des différents protagonistes, etc.) et les personnages sont fidèles à leur double romanesque. J’ai particulièrement aimé le duo de petits nouveaux Albus et Scorpius, que j’ai trouvé touchants et très très mignons. J’ai couiné de bonheur lorsque certains anciens personnages ont refait leur apparition et je ne me remets pas d’une certaine scène au début de l’acte 3 (là où j’ai versé ma petite larme !). Bref, vous l’aurez compris, j’ai pris un pied d’enfer à lire cette pièce de théâtre.

Parlons justement de cette forme particulière. J’étais septique, avant de débuter ma lecture, sur la pertinence d’un tel choix concernant la suite des aventures d’Harry et compagnie. Je ne le suis plus ! J’ai adoré. Certes, je suis, et je l’ai toujours été, très friande de théâtre mais finalement j’avais peur que ça n’enlève une part de la magie à cette saga. Il n’en n’est rien et au contraire, je trouve que cela lui a apporté un rythme nouveau. On va à l’essentiel, les scènes s’enchainent avec fluidité et élément non négligeable, la pièce est vraiment très très abordable pour qui veut se lancer dans une lecture en VO simple et agréable ! Inutile de vous dire que je trépigne d’impatience à l’idée de pouvoir aller la voir au théâtre à Londres car je pense que la mise en scène, les décors et les costumes doivent être à tomber à la renverse !

En bref, ce fut un petit coup coup de cœur. Je ne m’attendais pas à aimer autant et clairement, j’ai été complétement happée par l’univers d’Harry Potter si cher à mon cœur. Si cette pièce n’est pas exempt de défauts, elle n’en reste pas moins une lecture qui m’a fait revivre des sensations de lecture que je n’avais pas éprouvé depuis des années – après tout, comme beaucoup de lecteurs, j’ai grandi avec Harry Potter. Je ne peux que vous exhorter à lire et aller voir cette pièce, sans préjugés et juste en essayant de prendre le plus de plaisir possible.

Pour terminer, je n’aurais qu’une seule phrase à écrire, phrase qui résume bien la relation particulière que j’ai avec cette saga :

"After all this time?"
"Always"

 

Harry Potter and the cursed child de J.K. Rowling, Jack Thorne et John Tiffany
Fantastique, Jeunesse - Editions Little, Brown and company - 330 pages
Où l'acheter : Harry Potter and the Cursed Child

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Harry Potter à l'école des sorciers de J.K Rowling
Harry Potter et la chambre des secrets de J.K Rowling
Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban de J.K Rowling
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